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Metal

  • Groupe : Dol Ammad
  • Album : Cosmic Gods : Episode II Astroatlas
  • Sortie : Juillet 2018
  • Label : Auto Prod
  • Style : Indus / Orchestral / Metal / Opera
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

Ceux qui m’entourent et qui écoutent le même style musical, connaissent très bien ma passion pour les productions de Thanasis Lightbridge, un compositeur Grec que j’affectionne tout particulièrement pour sa sympathie et sa sincérité.
Ce compositeur aux multiples facettes et aux vidéos toujours étonnantes, a su aux fils des années glaner de l’expérience dans le domaine de la musique en variant les plaisirs. Dol Theeta, Dol Kruug et Dol Ammad son trois facettes de Thanasis qui représentent son état d’esprit. Chaque formation, chaque projet apportant sa pierre à l’édifice que le Grec construit au fil du temps. Electro, Indus, Symphonique, Metal, Techno, Synthétique, Orchestral… difficile de classer l’homme et ce qu’il fait avec chacun de ses groupes. Le sait-il lui-même ? Je le crois car si tout est lié, rien ne se croise ou ne s’entrechoque. Dol Theeta, Dol Kruug et Dol Ammad, tout est à sa place, parfaitement agencé et rien ne dépasse jamais.

Nous n’avions pas eu beaucoup de nouvelles de Dol Ammad depuis la sortie de l’excellent Cosmic Gods : Episode I Hyperspace, mis à part un étonnant single arrivé sur Youtube, rendant hommage à John Williams, le compositeur de la bande son de Star Wars, avec le titre « Duel of the Fates » que vous pouvez regarder ici . Thanasis est fan, mais je ne m’attendais pas à entendre un jour une telle reprise, un tel hommage. A quand Vangelis ou JM Jarre ?

Cette seconde partie de Cosmic Gods intitulé Astroatlas reprend les principes du premier épisode. A savoir de belles orchestrations, de splendides voix d’opéra, comme d’accoutumé des chanteuses et chanteurs lyriques Grecs, des riffs puissants sur lesquels je reviendrais un peu plus tard, une batterie et une rythmique très industrielle et enfin des passages oniriques d’une douceur sans égale.

Ce second épisode est malheureusement et contrairement à son prédécesseur disponible uniquement en digital sur BandCamp. Dommage que l’on n’ai pu avoir cette belle pochette en version vinyle comme l’a été Hyperspace, mais niveau budget, je comprends que cela soit un peu serré pour un seul homme. On peut toujours espérer, car vraiment je serai fier de voir un tel disque trôner à côté de son grand frère.

Passons au contenu. Le titre d’ouverture donne immédiatement le tempo. Je crois que c’est l’un des plus beaux morceaux composés par Thanasis. Quelle performance, autant vocale que musicale. C’est puissant, très mélodique, les arrangements sont grandiloquants mais nullement pompeux. Certaines lignes de claviers sont franchement incroyables, très discrètes, au casque c’est un régal. Que dire aussi du solo de guitare qui vous frappe et vous fait dresser les poils. Dommage qu’il n’y en ait pas plus sur l’album. Je crois d’ailleurs que c’est le plus plus gros défaut de ce disque, la quasi absence de solo de guitare. Certes Astroatlas n’en a de prime abords pas la nécessité, mais je crois qu’il aurait pu devenir un joyaux encore plus brillant avec de belles lignes de guitares sur des solos placés ici et là tout au long de l’album.
Pour les metalleux un peu frileux d’entendre toute cette rythmique Industrielle je conseille fortement l’écoute du petit bijou qu’est « Astroatlas » envoyant loin derrière des groupes de Symphonique Orchestral. De plus avec ses riffs tout droits importés d’un disque de Blind Guardian, Dol Ammad assomme son auditoire. Quelle merveille que ce brassage de musique de toute provenance et de tous styles. Comment ne pas s’étonner de l’efficacité du break sur « Replicant Paradox » aux claviers presque 70’s.

Ecoute après écoute, je découvre de plus en plus de choses sur cet album. Des mélodies finement placées, des sons cachés qui ne s’identifient pas aux premiers coups et je prends de plus en plus de plaisir à chercher et à découvrir certaines choses. Cela permet aussi de trouver, à contrario, des petits défauts, car outre ce manque de solos, je regrette aussi que Thanasis n’ai pas choisi une composition avec un chanteur unique, comme il avait pu le faire par le passé avec DC Cooper. Bon évidemment les deux titres où le chanteur de Royal Hunt pose sa voix sont pour moi parmi les plus beaux titres de toutes ma cdthèque, donc je suis un peu impartial … Mais si ce n’est pas lui, pourquoi pas un autre ? Oui, une composition avec un chanteur aurait pu amener à une bouffé d’air frais dans tout ce dédale de voix et de sons. Enfin, dernier reproche, et j’arrêterai là, parfois, Thanasis a trop voulu en faire. Les compositions deviennent complexes, car il y a trop de sons qui nous arrivent dans les oreilles, trop d’effets. Je pense notamment aux bidouillages sur « Nebula 71 » où il aurait peut-être été bon de laisser la rythmique et le clavier travailler seuls (autour des 3,15), histoire de respirer un peu.

Côté production, le résultat est clairement à la hauteur de mes attentes. C’est monstrueux et j’aimerai bien qu’un jour Jean Michel Jarre puisse sortir un disque avec une production aussi massive et efficace. J’imagine très bien Chronologie être remixé avec cette qualité de production, il suffit d’ailleurs d’entendre le plus aérien, « Biobomb » pour en être convaincu. D’ailleurs Thanasis a su influer à cette composition un esprit cataclysmique sans pour autant être brutal.
L’album se conclu, comme il l’avait commencé, à savoir sur une longue piste dépassant les 7 minutes. Le titre est lui aussi très beau, avec des voix magnifiques, un beau solo de guitare et des mélodies à faire dresser les poils (les dernières minutes sont magistrales et n’ont rien à envier au mastodonte Trans Siberian Orchestra).

Thanasis Lightbridge rend donc un très bon album. Je le mettrai à égalité avec Hyperspace, malgré quelques regrets. Il se rattrape par les émotions et la puissance qu’il dégage, à tout point de vue.
En espérant ne pas attendre 6 années de plus pour avoir un nouveau disque de Dol Ammad, je vais aller de ce pas me réécouter toute la discographie de ce Monsieur.


Tracklist:
01. « Force of Freedom »
02. « The Nova Temple »
03. « Planet Doomsday »
04. « Astroatlas »
05. « Replicant Paradox »
06. « Nebula 71 »
07. « The Healer »
08. « Biobomb »
09. « Silent Arrival at the Alpha Leonis Lighthouse »

  • GroupeAurey Horne
  • Album Blackout
  • SortieJanvier 2018
  • Label : Napalm Records
  • Style :  Hard Rock / Classique Rock
  • Site Web : www
  • Note : 18,5/20

Peut-on s’imaginer que ces mecs soient au départ membre de groupe de Black Metal ? Absolument pas.
Et pourtant, Audrey Horne est aujourd’hui l’une des meilleurs formations de Hard Rock sur le marché. 
Difficile de trouver mieux. Et ce Blackout, tout fraîchement dans les bacs confirme la puissance et le haut de niveau de ce groupe hors norme. 

Après un merveilleux Pur Heavy et un Youngblood sans faute Audrey Horne allait devoir une fois de plus se montrer fort pour placer son album au niveau des précédents. 
Et c’est chose faite. Blackout est terrible. 

A la première écoute, j’avoue avoir été un peu déçu. Même avec quelques titres vraiment parfait (« Blackout » et son final de feu qu’on l’on aimerai 2 minutes plus long, ou bien « This One » en mode Rock Cool attitude) j’ai eu la sensation qu’il manquait un petit truc pour égaler Pur Heavy.
Et puis finalement, Blackout se veut juste plus frais, plus festif (?), bref un poil différent. Pas besoin de vous dire que les mecs maîtrisent le sujet. Dès le premier album, que tous prenaient pour un simple projet, les qualités des musiciens se sont révélées et à chaque sortie elles se confirment. 
Vocalement Toschie (aka Sylvia Wane) se rapproche de plus en plus de Gary Cherone (Extrême) et ça en devient de plus en plus jouissif. J’adore. 
« This is War », qui ouvre le bal,  fortement inspiré par Iron Maiden, niveaux riffs, donne la pêche. Je n’avais pas du tout aimé cette composition à la première écoute et au final, c’est peut-être désormais ma préférée de l’album. 

L’album est très hétérogène, non pas en qualité -on parle de Audrey Horne, mais au niveau des influences. Tantôt Maiden, comme dis plus haut, mais plus punk par moment (« Audrevolution »), plus Rock 70’s façon Molly Hatchet (« Blackout »), ou bien encore le speed « Light Your Way » qui n’aurait rien à envier à un tube de Deep Purple, avec sa rythmique brûlante et son clavier 70’s. Etc…
Que dire de plus… Aucun mauvais titre, pas trop long, très bien produit… Que des éloges !

Franchement c’est l’album Rock de ce début d’année. Impossible de passer à coté de cette pépite.


Tracklist:

01. « This is War »
02. « Audrevolution »
03. « Blackout »
04. « This One »
05. « Midnight Man »
06. « Light Your Way »
07. « California »
08. « Satellite »
09. « Naysayer »
10. « Rose alley »
11. « Juggernaut » (bonus track)
12. « The end » (bonus track)

  • GroupeTrivium
  • Album The Sin And The Sentence
  • SortieOctobre 2017
  • Label : Road Runner
  • Style :  Metal / Peut être Trash Mélo ou Death Mélo ou Metalcore Mélo…
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20

Suis-je le seul à trouver les trois précédentes productions de Trivium de très bonne qualité ? Effectivement, on parle de-ci de-là de perte de vitesse, de chanson Pop…
Selon moi, In Waves était incroyable, tant de puissance et de mélodies dans un seul disque, tout bonnement le meilleur album du groupe. Vengeance Falls était lui aussi très bien foutu, certes un poil plus doux, mais les mélodies étaient toujours au service d’une efficacité pure. Que dire de Silence in the Snow, plus doux encore que son prédécesseur, mais au combien calibré. Des tubes, tellement de tubes qu’on pouvait s’imaginer Trivium avoir trouvé la potion magique qui allait leur permettre de continuer ainsi éternellement.

Beaucoup attendent donc que The Sin And The Sentence renoue avec la puissance d’un Shogun. Ce nouvel album est’il parvenu à renouer avec le passer ?
Personnellement je pense que ce huitième album est la synthèse de la carrière du groupe. On retrouve l’impact mélodique incroyable du combo originaire de Floride. « Other Worlds » flirte même avec le Post Metal, « The Heart From Your Hate », l’un des singles, est une pure claque, n’en déplaise à certain, le refrain reste dans le crane de nombreuses heures. C’est ce que j’aime chez Trivium, vous m’en voyez désolé… « Silence in the Snow »
Fort heureusement la formation appuie aussi le champignon et cela rassurera les amateurs de rythmiques plus Thrash ou Death. Je pense notamment à « Betrayer » où on applaudira la performance du nouveau batteur Alex Bent. « The Wretchness Inside » plombé au possible surprendra par la performance cette fois ci vocale de Matt Heafy, hurlant comme au bon vieux temps. Quelle puissance !

Outre ces compositions sus nommées, « Other Worlds » surprend par un refrain dantesque. « Beauty in the Sorrow » agressif, où c’est le chant hurlé qui se retrouve sur le refrain. 
On appréciera également la présence de compostions plus travaillées, telles que « The Revanchist » dépassant les 7 minutes ou bien encore « Throw Into the Fire » au goût quelque peu Death Mélodique pur, que n’aurait pas renier Soilwork par exemple. 

Malgré toutes ses qualités, non, je pense que ce The Sin and the Sentence n’égale pas un In Wave ou un Vengeance Falls. D’excellents titres certes, des puissants, des mélodiques, des doux… Mais les doux, n’arrivent pas au niveau des albums précédents et les puissants manquent d’un certain génie que l’on avait sur Shogun ou In Waves pour ne citer qu’eux.

A vouloir, sans doute écouter ses fans Trivium stagne, dommage. 


Tracklist:
01. The Sin And The Sentence
02. Beyond Oblivion
03. Other Worlds
04. The Heart From Your Hate
05. Betrayer
06. The Wretchedness Inside
07. Endless Night
08. Sever The Hand
09. Beauty In The Sorrow
10. The Revanchist
11. Thrown Into The Fire

  • GroupeSparzanza
  • Album Announcing the End
  • SortieOctobre 2017
  • Label : Despotz Records
  • Style :  Hard Rock / Stoner / Metal / Rock Gras
  • Site Web : www
  • Note : 19.5/20

Whaou. Je suis long à la détente. J’adore Sparzanza et voilà seulement que je découvre leur nouvel album, Annoncing the End.
Ça va être rapide, sur cette rondelle, il n’y a rien à jeter.
Concentré de tubes, tout simplement et du début à la fin. L’amateur de Rock Gras et de Stoner trouvera immédiatement son bonheur.

Ça débute tambour battant, avec un titre éponyme, très Heavy où ça gueule même un peu. Quelle efficacité. Le son est dingue. La production est sans faille. Et ça ne s’arrête qu’à la dernière seconde « Truth is a Lie »
Si le premier titre est gros coup de poing Heavy, le groupe revient à son style de prédilection immédiatement. C’est du tout bon je vous dis.
Si il y un titre à retenir de ce Annoncing the End, c’est évidemment « Whatever Come May Be » auquel je pense. Le refrain avec une voix féminine qui accompagne Fredrik Weileby ce n’est que du bonheur et le coup de génie du sifflement façon Western… Un bijou je vous dis.

Annoncing the End que je ne découvre qu’en ce début de 2018 est clairement l’album de 2017 ! Une pépite, un must have !!
La Chronique est courte, mais je n’avais nullement envie de vous ennuyer sur des détails, puisque ce disque est parfait.


Tracklist:
01. Announcing The End
02. Damnation
03. Whatever Come May Be
04. Vindication
05. The Trigger
06. Breathe In The Fire
07. One Last Breath
08. To The One
09. The Dark Appeal
10. We Are Forever
11. Truth Is A Lie

  • Groupe : Tagada Jones
  • Album : La Peste et le Choléra
  • Sortie : 2017
  • Label : Enragé Production
  • Style : Metal / Hardcore / Punk
  • Site Web : www
  • Note : 18,5/20

 


Alors c’est vrai que je suis fan de Tagada Jones et que j’aie aimé leur dernier album studio Dissident. Aussi, je n’ai pas pu résister à l’envie de chroniquer leur nouvelle galette lorsque j’ai appris la sortie de La Peste & le Choléra. Mais n’allez pas croire pour autant que j’aurais été tendre dans mes propos (et la note) si l’album ne m’avait pas plu, Holà ! Que nenni.

– Alors dis donc mon bon Ian, qu’en est-il de ce nouveau breuvage des Tagada ? Content, pas content ? Bon, pas bon ? Dis-nous tout !

Hé bien mes ami(e)s je vous le dis : mieux que bon et plus que content, une vraie réussite c’t’album. Il déchire la race de ta mère sur son scooter (Hooo ! ça fait d’jeuns ça, non ?). On y retrouve le groupe au mieux de sa forme, nous atomisant les esgourdes à coup de Harcore/Metal/Punk hargneux saupoudré de l’acidité des textes de Niko, qui excelle dans ce domaine.

C’est vrai que depuis la sortie de Dissident, beaucoup de choses se sont passé sur notre belle planète et apparemment ça a vraiment énervé les potos de Tagada, mais énervé grave. Cela se ressent à l’écoute de leurs nouvelles compos, plus brutales, plus couillues que sur les précédents albums, véritable ‘décalquage de tronche’ en règle. Bon, je tiens à vous rassurer, tous les ingrédients qui font qu’on aime leur musique est là, quelques titres à tendance plutôt Punk (« Mort Aux Cons », « Le Monde Tourne à L’Envers », « Pas De Futur »), des « Hohoho Hohohoho », des refrains fédérateurs scandés en cœur, mais avec en plus une bonne dose de Metal bien présente, qui fait que chaque compo est un véritable uppercut dont vous aurez du mal à vous relever.

Le groupe nous balance quelques ogives Metalo-Nucléaires comme « La Peste & le Choléra », « Envers et Contre Tous », « Guns », « Narcissique » et « Enfants des Rues » qui nous rappelle que les Tagada savent encore nous botter les fesses sévères. Ils nous offrent également avec « Vendredi 13 », une compo qui évoque les tristes événements du 13 novembre 2015, ce titre d’ouverture nous mets tout de suite dans le bain et nous rappelle, justement, qu’il ne faudra, surtout, ne jamais oublier. On y trouve, bien sûr, les futurs hits qui feront un malheur en live, feront suer et s’époumoner des milliers de fans tous acquis à leur cause, tels que « Mort aux Cons », « Je Suis Démocratie », « Pertes et Fracas » (entre autres). Et pour clôturer cet excellent opus, ils poussent même le vice à nous pondre un morceau très différent du reste de l’album, voir de leur style habituel avec « Le Point de Non Retour », beaucoup plus sombre et plus lourd, sur lequel Job, le batteur, fait un superbe boulot (musicalement, l’atmosphère du titre me fait penser à du Coheed & Cambria, bizarre non ?).

Les textes, toujours aussi importants, sont corrosifs et tranchants à souhait, n’épargnant rien ni personne, ils tapent là où ça fait mal, dénonçant toutes les traitrises (et les traites) de notre société, disant bien haut ce que beaucoup (trop d’ailleurs) pensent tout bas. C’est vrai que c’est dernier temps, Niko a eu de quoi trouver l’inspiration (malheureusement serait-on tenté de dire, car forcément si nous vivions dans un monde de Bisounours où tout était merveilleux, des groupes comme Trust, Beru ou Tagada Jones n’aurait pas lieu d’être), bref sur La Peste & le Choléra, les paroles sont autant efficaces que la musique (après on adhère ou pas, comme avec les casseroles).

Cet opus put la colère et la rage, ça suinte par tous les pores. Tagada Jones nous a pondus là, un de ses meilleurs albums, avec des titres dévastateurs qui feront mouche en live, raviront les fans (et en fédérera beaucoup d’autres) et vous feront réfléchir par la même occasion. De plus, cerise sur le gâteau, l’artwork est vraiment superbe.

Le groupe a fêté ces 20 ans, mais une chose est sûre, ils ont toujours la hargne et une bonne paire de ‘Cojones’, toujours l’envie de crier à qui veut l’entendre que c’est la merde ici bas, bordel et ils nous le balancent avec furie en pleine gueule, mais qu’est-ce que ça fait du bien (leur musique hein ! pas la merde). Jetez-vous sur cet album histoire de vous mettre une bonne claque (aux mauvaises odeurs) et tous en cœurs nous scanderont :

«Mort aux cons …. Et longue vie au Tagada Jones ».

Putain, c’est trop bon, je m’en vais me le remettre !

 


Tracklist :

01. Vendredi 13
02. La Peste et le Choléra
03. Pertes et Fracas
04. Envers et Contre Tous
05. Guns
06. Mort aux Cons
07. Le monde Tourne à L’Envers
08. Narcissique
09. Enfant des Rues
10. Pas de Futur
11. Je Suis Démocratie
12. Le Point de Non Retour

  • Groupe : Noise Emission Control
  • Album : Désordre et Mépris
  • Sortie : 2016
  • Label : Auto-Productions
  • Style : High Energy Rock
  • Site Web : www
  • Note : 18,5/20

 


 

En 2014, lorsque je suis allé voir Tagada Jones aux 4 écluses à Dunkerque, il y avait 2 groupes qui ouvraient pour eux et parmi ces 2 groupes, il y avait Noise Emission Control que je ne connaissais, alors, que de nom sans m’y être vraiment intéressé …. Honte à moi et très grosse erreur de ma part ! Ben oui, car ce soir là, je me suis pris une énorme claque dans la tronche, mais de celle qui fait un bien fou. Leur High Energy Rock, comme ils qualifient leur musique, m’avait tout simplement enthousiasmé et ils avaient gagné là un nouveau fan.

Après 2 démo, le groupe avait sorti son 1er album éponyme il y a 4 ans, et 4 ans ça fait long de nos jours. Alors pour nous faire patienter encore un peu, en attendant la sortie d’un prochain album (prévu pour 2017), N.E.C. nous propose ici un EP 5 titres intitulés Désordre et Mépris. 5 titres, 15 minutes, 5 ambiances différentes, mais 5 brûlots qui vont vous saccager le bulbe, vous mettant K.O dès le 1er titre intitulé : « Hurlez ».

Aucun temps mort, pas de prisonniers, N.E.C. est impitoyable, vous écoutez, vous encaissez les coups et vous vous retrouvez, les yeux hagard, la bave aux lèvres, meurtris par les riffs, laminé par la section rythmique, et achevé par la voix agressive et percutante de Fred.
Les cinq compos s’enchainent : « Hurlez », « L’An Pire », « Désordre et Mépris », « Computer » et « Le Style » sans qu’un seul ne se détache vraiment, tant ils tous aussi bons les uns que les autres. Mêlant Hard Rock burné, Metal et Hardcore, on y décèle également quelques touches de Punk, voire de Stoner. Ce cocktail explosif Made in Noise Emission Control est ultra efficace et bougrement jouissif. On peut penser, par moments, à Tagada Jones (Et c’est un compliment venant de ma part, j’vous l’dit !), mais un zeste plus Rock.

Bref, on ne s’ennuie pas une seconde et la galette est vite avalée, trop vite même. Ce qui est le défaut des EP lorsqu’ils sont excellents. En tout cas après l’écoute on se dit : « Puta** ! vivement l’album ! » et ça c’est plutôt bon signe, non !

Désordre et Mépris vaut vraiment le détour et personne ne devrait passer à côté de ça. Qu’on se le dise, Noise Emission Control est de retour et il revient très fort avec toujours autant de rage, ça va faire mal !

Autre chose aussi, si N.E.C. passe par chez vous, courez-y, vous ne serez certainement pas déçu, éclate totale assurée !

 


Tracklist :

01. Hurlez
02. L’An Pire
03. Désordre et Mépris
04. Computer
05. Le Style

Itw_Eros

Bienvenue dans le Bordelais, pays du bon pinard, mais pas que ! Hé non ! Je ne vais pas vous parler du vin qui fait la fierté de la région, mais du groupe de Metal EROS. EROS voit le jour en 2012 sous l’impulsion de Sophie (chant) et Sebastien (Guitare). Ils seront rejoints par la suite par Quentin (batterie), Thibault (basse) et enfin Paul comme second guitariste. Après avoir pas mal bossé et fait moult concerts, le groupe décide en 2015 qu’il est temps de passer aux choses sérieuses et d’enregistrer leur 1er album. C’est ainsi que sort en décembre, The Damage Is Done, excellent 1er opus du combo que j’ai beaucoup apprécié (chronique ici). J’ai donc décidé de leur donner la parole au travers de cet ITW afin que le monde entier sache qu’EROS n’est pas que le Dieu de l’amour.

Bonjour, comment allez-vous ? Pour commencer, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

EROS est un groupe de Groove Metal, très influencé par PANTERA et MACHINE HEAD, chanté en anglais et composé de 5 musiciens :
– Quentin (batterie)
– Thibault (basse)
– Paul (guitare)
– Sébastien (guitare)
– Sophie (chant)
Sinon ça va super bien.

Racontez-nous un peu la genèse du groupe ?

EROS est né d’un ancien groupe avec Sébastien et Sophie, qui côtoyaient déjà Quentin à cette époque-là. Sébastien possédait beaucoup de compositions, le groupe est né à trois, Thibault s’est rapidement joint à l’ensemble, puis il a été décidé de recruter un deuxième guitariste, Adrien, qui nous a apporté sa fougue et son approche plus directe et nerveuse de la musique. Paul est avec nous depuis maintenant un an et demi.

Quels ont été, depuis la formation du combo en 2012, les moments forts, les moments clés d’EROS ?

Le premier gros moment pour nous a été la composition du titre « Rotten Hero », élaboré en intégralité par Sébastien et Adrien, à partir duquel nous avons commencé à bâtir notre signature musicale. Ce morceau est un beau résumé de notre identité.
Début 2014, nous avons fait venir le groupe BUKOWSKI à Bordeaux pour une date qui reste inoubliable pour nous tous. S’est vite ensuivi le départ d’Adrien, pour études, qui a été un gros coup d’arrêt. Nous avons néanmoins rapidement pallié à son départ.
Puis fin 2015 la sortie notre album bien entendu avec un concert excellent dans notre repaire, le bar « Les Runes » à Bordeaux en compagnie de nos potes de BURY ALL DREAMS. Une soirée vraiment cool où nous avons pu sentir l’attente qu’avait généré notre enregistrement.

Qui compose et comment se passe l’élaboration d’un nouveau morceau ? Tout se fait-il en répète ?

En règle générale, tout part d’un riff venant d’un de nos deux guitaristes en répétition. On Jam dessus pendant un bon quart d’heure s’il tourne bien et qu’il plait à tout le monde. Puis chacun propose ses suggestions et comment il, ou elle, voit la structure à partir des éléments qui sont ressortis. Au bout de deux répétitions, on arrive à avoir un morceau de quatre ou cinq minutes sur lequel viendra se greffer le chant de Sophie, qui commence par trouver l’air et ensuite les paroles qui lui sont inspirées par ses ressentis.

The Damage Is Done est sorti il y a maintenant un peu plus de 3 mois. Que vous ont apporté l’enregistrement et la sortie du premier album ?

Après deux ans de concerts sur Bordeaux et proches alentours, nous avons pu nouer de sérieux liens avec toute la sphère Rock et Metal en Gironde, ce qui nous a permis, comme je le disais précédemment, de créer de l’attente, de la demande pour ce nouvel album qui a vraiment bien été reçu à sa sortie. De plus, avec un support CD, cela nous permet de mieux nous vendre car nous possédons maintenant un produit fini.
Concernant l’enregistrement, c’est un processus toujours particulier car il ne faut rien laisser au hasard, le moindre détail compte. L’exigence est donc de mise, tout le monde n’a pas le même avis sur telle ou telle chose, sur quels morceaux choisir. C’est un gros consensus à cinq, et les débats sont régulièrement agités, mais le résultat vaut la peine et le groupe n’en ressort que plus uni et grandi.

Comment a été l’accueil du public et des chroniqueurs ?

Des deux côtés c’est un succès. Notre public est ravi du travail accompli, qui correspond à ce que nous produisons sur scène, donc pas de surprise à ce niveau. La production est propre, le son massif. Côté chroniques, les retours sont très positifs pour le moment, mettant en avant la performance vocale qui reste notre atout premier. Nous avons un son assez accessible, une signature musicale et une voix qui marque, il n’y avait donc aucune raison que ce produit fini ne plaise pas au final et comme les compliments pleuvent, nous redoublons d’efforts pour nous faire connaître plus loin qu’autour de Bordeaux.

L’enregistrement s’est déroulé au « Bud Studio » avec Mathieu Pascal (GOROD), combien de temps y êtes-vous resté et comment cela s’est-il passé ? Vous deviez être satisfait de Mathieu sur les 2 titres enregistré en 2013 pour refaire appel à lui ?

Il faut savoir que Mathieu est avant tout musicien, et quel musicien… Il gère son groupe de Tech-Death GOROD de A à Z au niveau de la composition. Il a une belle vision de la musique, et c’est quelqu’un qui ne va pas se limiter à appuyer sur le bouton « record ». Il te donne son avis, te pousse à te donner à fond lors de l’enregistrement, même s’il faut faire 20 fois la prise. C’est de plus une personne adorable, donc tous les voyants étaient au vert pour à nouveau enregistrer en sa compagnie.
L’enregistrement s’est déroulé sur environ 50 jours, à un rythme très décontracté. La batterie et la basse ont été faites très rapidement, les guitares sont venus se greffer ensuite avec un travail beaucoup plus méticuleux, puis le chant et les arrangements. Sachant qu’entre chaque étape se place un envoi de fichiers pour écoute et analyse de l’ensemble pour éviter de laisser passer les défauts. Donc cela prend du temps, et ensuite vient la phase d’équilibrage et de mix qui a bien pris 3 mois pour que tout nous convienne. Mais le résultat en vaut la peine.

Est-ce que l’album correspond à votre attente au niveau du son, de l’artwork, des titres choisis ?

Il est très dur de prendre du recul sur un produit qu’on a finalisé il y a si peu de temps. Cela représente des dizaines d’heures d’écoute à la recherche du moindre détail sur des morceaux que nous jouons déjà depuis plus de deux ans pour certains. Au niveau du son, nous avons décidé de travailler avec Mathieu pour avoir un son de qualité et une belle production, nous sommes très satisfaits car le contrat est rempli. Pour les morceaux choisis, nous avons suffisamment délibéré sur la question pour ne pas être satisfait. L’artwork a été une partie qui nous a donné du mal car nous avions décidé à la base d’utiliser un dessin, mais nous n’étions pas sur la même longueur d’onde que la personne à qui nous avions fait appel. C’était l’été, difficile de joindre les gens, de faire des demandes particulières, donc nous avons accusé pas mal de retard à ce niveau. En septembre nous avons enfin vu le bout du tunnel avec Vincent Sanroma, un de nos fans de la première heure qui a réalisé l’artwork complet de l’album. L’ensemble nous correspond parfaitement et les différents retours que nous avons, nous confortent dans cette idée.

D’ailleurs comment avez-vous choisi les 10 titres qui figurent sur l’album, je suppose que vous en aviez un peu plus en réserve, non ?

Nous avions effectivement une quinzaine de compositions parmi lesquelles choisir. Huit morceaux étaient évidents, tandis que « Fuck Me » et « Child In Flames » l’étaient moins dans un premier temps, car nous avions un ou deux morceaux plus anciens en stock, et il a fallu trancher. Au final, « Fuck Me », qui est notre dernière composition en date, a été choisi pour sa rythmique ternaire et son impact au refrain, et « Child In Flames » pour son côté Crossover entre Heavy Metal et Hardcore à la finition. Mais que le choix n’a pas été facile et les débats s’enflamment vite quand on est cinq à parler.

Sophie, est-ce toi qui écris les textes ? Si oui, pourquoi tant de haine 🙂 ? Tu as quand même, au niveau des paroles, un regard très sombre sur le sexe et sur la vie ? N’y a-t-il que la souffrance qui t’inspire ? Le sexe ne peut-il pas être quelque chose de beau, fait avec douceur et passion (Attention, ITW interdit au moins de 18 ans) ?

C’est en effet moi qui écrit les paroles, certains de mes textes sont très sombres et témoignent du passé d’autres sont bien plus fun où je parle aussi de sexe : je mentionnerai « Sex’n Roll » et « Fuck me ». J’ai un regard sombre sur la vie, pourtant je suis très heureuse et épanouie actuellement, mais ça n’a pas toujours été le cas. La souffrance m’inspire beaucoup et me touche profondément, je ne me vois pas parler de la pluie et du beau temps ou même de la nature ou de la Terre qu’on exploite. Je veux faire passer des sentiments forts, pénibles ou heureux et cela passe souvent par la souffrance, la musique qui est composée, influe beaucoup sur mes textes, si les morceaux sont enjoués, les paroles seront funs, si les morceaux sont brutaux les paroles le seront aussi.

Justement pourquoi avoir choisi d’appeler le groupe EROS, car je ne pense pas que le Dieu Grec voyait l’amour comme ça, vous êtes plus proche du « Marquis de Sade » que d’ »Eros » tout de même ?

« Eros » est dieu d’amour et de la puissance. Puissance nous avons, amour, pas toujours rose, mais nous avons aussi. EROS vient surtout du groupe DEFTONES, dont Quentin est un énorme fan, c’est le nom de l’album qu’ils devaient sortir avec leur bassiste avant qu’il ait son accident et décède plus tard. MINERVA (toujours en rapport à DEFTONES) a été longtemps envisagé, mais l’ensemble du groupe n’était pas satisfait donc nous nous sommes orienté sur EROS.
Je rajouterai qu’on est quand même loin du « Marquis de Sade », on ne s’appelle pas DEFEAT THE EARTH !

Parlez-moi de vos influences, j’évoque dans ma chronique de The Damage Is Done une influence d’OTEP, mais Sophie n’avait pas l’air trop d’accord avec moi (la vilaine) !

Nous avons tous des styles très différents, mais nous nous retrouvons tous sur PANTERA, MACHINE HEAD, GOJIRA ou encore METALLICA. Thibault écoute peu de Metal dans l’absolu et est bien branché Electro, Sebastien est très Death Mélo à la suédoise, Paul est plutôt Thrash et Hardcore, Quentin, lui, est le plus éclectique et va de Selah Sue à STRAPPING YOUNG LAD, Sophie écoute beaucoup de Soul (Aretha Franklin, Selah Sue aussi), mais aussiu beaucoup de Metal, fan incontestable de BLACK LABEL SOCIETY, DORO, MACHINE HEAD, en passant par le Black et le Death Metal. Il y a énormément d’influence dans la musique d’EROS, nous essayons de les faire varier entre nos morceaux où on retrouve de-ci de-là des petites références à des groupes qui nous tiennent à cœur.

Parlons un peu de la scène Metal Bordelaise, Comment se porte t-elle, que ce soit au niveau des groupes, des orgas, des salles ? Est-ce un bon endroit pour un groupe jouant la ‘music of the Devil’ ?

Il y a de très nombreuses choses au niveau du Metal à Bordeaux. A notre niveau, il y a 4 structures permettant à n’importe quel type de groupe de répéter dans de bonnes conditions, réparties de belle façon autour de la ville, ce qui créé une belle émulation créative. Au niveau au-dessus, 4 salles de plus ou moins grosse capacité permettent d’accueillir des artistes nationaux et internationaux, avec ces deux dernières années de belles programmations Metal. La scène locale est menée par les groupes GOROD, OTARGOS et BREAKDUST, qui sont vraiment au-dessus de tous les autres. Concernant les orgas, une seule association réellement Metal existe et elle est plus portée sur le Black et le Death, ce qui ne nous correspond pas. A Bordeaux, si tu te bouges, tu peux faire au moins deux concerts par semaine. Ce qui est aussi un problème parce que le public ne se déplace que peu, et pas en grand nombre, ce qui fait qu’on peut globalement dire que la scène Metal est saturée sur Bordeaux. Les gens ici se déplacent plus pour des concerts pop-rock, avec le fantôme de NOIR DESIR dans tous les esprits.

Quels sont vos projets dans les semaines et/ou les mois à venir ?

Les projets pour les mois à venir sont simples. Il s’agit de continuer à envoyer de nos CD pour avoir des chroniques et interviews, essayer de choper des dates dans d’autres villes et si possible signer avec un label et/ou un tourneur.

Je vais vous demander, maintenant, de me faire une playlist, votre «Magic Playlist Of Fire», donnez-nous les morceaux qui vous ont le plus marqué, que vous écoutez toujours avec plaisirs, ou que vous chantez sous la douche ?

Quentin :

  • DEVIN TOWNSEND PROJECT : Deadhead”
  • GOJIRA : “Ocean Planet”
  • ARTHUR H : “Cosmonautes Père et Fils”
  • MACHINE HEAD : “Halo”
  • KLONE : “The Dreamer’s Hideway”

Thibault :

  • X-RAY DOG : “Dethroned”
  • PUSS IN BOOTS : “The Puss Suite”
  • THE PRODIGY : “Voodoo People Pandulum Remix”
  • MASTODON : “Blood and Thunder”
  • THE SUPERMAN lOVERS : “Starlight”

Paul :

  • THROWDOWN : “No Love”
  • MISERY SIGNALS : “Coma”
  • NEWTON FAULKNER : “Clouds”
  • GORE ELOHIM : “Lord Of Plagues”
  • DRY KILL LOGIC : “Paper Tiger”

Sophie :

  • BLACK LABEL SOCIETY : “In this River”
  • IN THIS MOMENT : “Burn”
  • HEBOÏDOPHRENIE : “Héboïdophrénie”
  • DORO : “Revenge”
  • ENSLAVED : “Forsaken”
  • MACHINE HEAD : “Descend the Shades of Night”

Sébastien :

  • MACHINE HEAD : “Aestethics of Hate”
  • GOJIRA : “Born in Winter”
  • NORDIC UNION : “Point of No Return”
  • STRAPPING YOUNG LAD : “Aftermath”
  • PINK FLOYD : “High Hopes”

Je vous laisse le mot de la fin, si vous avez un message à faire passer, une annonce, un coucou, allez-y c’est à vous ! Et merci d’avoir pris de votre temps pour répondre à cet ITW.

On cherche des concerts et un label bordel de diiiieeeeeeuuuu du Sexe !!!!
STAY SEX STAY METAL

Slash

  • Groupe : Slash Feat. Myles Kennedy & The Conspirators
  • Album : World on Fire
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : RoadRunner
  • Style : Rock’N’Roll
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

 


 

Le père Slash, pas besoin de le présenter, Myles Kennedy non plus, mais qui sont donc ces fameux Conspirators qui accompagnent le guitariste des Velvet Revolver et le chanteur d’Alter Bridge ? Vous me direz, ça on s’en fout, l’essentiel c’est ce que fait le Slash avec sa guitare et ce que donne Myles Kennedy derrière son micro. Et pourtant il est bon de savoir que ce sont Todd Kerns à la basse et Brent Fitz à la batterie qui tiennent le rythme sur ce putain d’album de Rock’N’Roll.

Car oui, World on Fire est un putain de disque de Rock’N’Roll, comme il s’en fait peu aujourd’hui (Gotthard restant un increvable du genre). Comme Apocalyptic Love en son temps, ce World on Fire envoie du bois et du riffs ! Ok, il n’apporte rien de plus mais l’efficacité des compositions présentes et leur dynamique suffisent à passer un très grand moment. Le style est reconnaissable autant guitaristiquement parlant que vocalement. Myles Kennedy est au top. Moi qui l’avait trouvé criard sur le dernier Alter Bridge me voilà remis à ma place par le chanteur.

Qu’est-ce que l’on peut trouver de négatif à ce disque ? Réellement peu de chose, si ce n’est la volonté ou non pour Slash de se rapprocher par moment des tubes de Guns N Roses. « Wicked Stone » à comme un air de « Welcome To The Jungle » alors que « Iris Of The Storm » rappelle « Sweet Child o’ Mine ». Coté ballade l’on ne peut qu’être déçu, car le guitariste n’a pas le talent escompté à ce niveau et enfin, une longueur d’album un peu abusive (1h15) qui en effet aurait mérité d’être écourté de deux ou trois morceaux nettement en dessous de l’ensemble (notamment le dernier titre « The Hunter »).

Coté brûlots Slash, Myles et les potes Conspirateurs nous ont cependant bien gâté !  Un bon disque de Slash ne l’est pas s’il ne contient son florilège de hit, comme à l’époque de Slash’ Snakepit. Le single titre éponyme de l’album « World of Fire » envoie du lourd et donne le ton d’un album souvent rythmé et très dynamique. C’est comme ça qu’on l’aime notre homme au chapeau.
Les deux hommes ont composés à eux deux quasiment l’intégralité des 17 titres de l’album et on se dit que le mariage prend plutôt bien, notamment sur le premier titre dont je viens de parler, mais aussi sur « Shadow Life », « Automatic Overdrive » ou bien encore « Avalon ». Je n’oublierai pas de mentionner « Beneath the Savage Sun », l’une des meilleurs compositions de l’album, très bien ficelé avec son pont ultra doux et un riff dantesque.

World on Fire est un très bon disque qui se veut dans la lignée logique de ce qu’à fait Slash tout au long de sa carrière. Pas de surprise, mais une efficacité dingue.
L’homme au chapeau, Saul Hudson se fait plaisir, il nous fait plaisir. Tout est dit.


Tracklist:
01. « World on Fire »
02. « Shadow Life »
03. « Automatic Overdrive »
04. « Wicked Stone »
05. « 30 Years to Life »
06. « Bent to Fly »
07. « Stone Blind »
08. « Too Far Gone »
09. « Beneath the Savage Sun »
10. « Withered Delilah »
11. « Battleground »
12. « Dirty Girl »
13. « Iris of the Storm »
14. « Avalon »
15. « The Dissident »
16. « Safari Inn »
17. « The Unholy »