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ToxicVision

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  • Groupe : Slipknot
  • Album : 5 : The Gray Chapter
  • Sortie : 2014
  • Label : Roadrunner Records
  • Style : Néo-Thrash Metal
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

 

Néo-Thrash Metal, Etats-Unis, la tombée des masques est la seule remarque qui me viendra à l’esprit à l’écoute et autour de SlipKnot ces 4 dernières années.

Suite à la mort de son bassiste « 2 » ou Paul Gray, on a affaire à un groupe qui se fragilise psychologiquement en concerts, enchaînant ainsi les hommages sur scène (tunique du monsieur, une de ces basses, drapeau du groupe tombant laissant la place à un gigantesque « 2 », paroles entre plusieurs morceaux à son hommage…)

Finalement, le groupe évoluera, et les infos évolueront aussi autour du groupe, ainsi Donnie Steele sera de retour, Joey Jordison quittera le groupe (ou se fera virer, ça dépend les versions) pour laisser place à quelqu’un, que beaucoup de personnes penseront qu’il s’agit de Chris Adler, batteur de Lam of God (information qu’il démentira) et également le Clown qui parle de son avenir dans le groupe, prévoyant que son fils le remplacera un jour ou l’autre.
Mais une information brouillon de la part de Corey Taylor dans une interview nous dévoilera que « l’identité du nouveau bassiste et du nouveau batteur ne seront pas dévoilées » donc pour moi, le doute plane : Donnie Steele est-il réellement de retour ? A suivre …

Puis finalement, un nouvel album sera annoncé avec un trailer de « The Negative One », qui annonce, certes une vidéo plus new-school dans le style visuel, mais qui cependant s’approche plus des derniers clips que SlipKnot aura pu sortir ces dernières années, puis le clip en lui-même qui annonce un morceau clairement dans la veine de l’album éponyme. L’impatience commence à monter en moi, SlipKnot a l’air d’être de retour ! Puis sorti « The Devil in I », certes moins burnés, mais qui pourrait rappeler un certain « Wait and Bleed » dans les passage hurlés/clair et finalement Custer qui ne m’a absolument pas convaincu.

Planchons maintenant sur l’album : c’est gras, mais pas assez, les sons cradingues qui faisaient l’énergie de SlipKnot s’atténuent d’albums en albums depuis Vol.3 : The Subliminal Verses, laissant place à une production de plus en plus lisse, moins massive sur l’ambiance mais beaucoup plus sur les guitares, le chant de Corey Taylor et la batterie de celui que j’appellerais « Drumhead. »
Des percussions un peu moins présente également, et que dire des samples sinon qu’ils sont oubliés ? On change clairement les habitudes ici, toujours pour une production plus lisse, voir beaucoup trop à mon goût. De plus, si on retire la production guitare, on peinera à entendre la basse, mais comme les grattes sont là… Dommage.

Passons la production, et penchons nous sur les morceaux. « XIX », introduction sympathique au demeurant, cependant toujours trop « claire » comparée à un 742617000027 ou (515). Des morceaux qui seront plus apte à passer pour des morceaux de transition tels que la « Power Ballad » « Goodbye » pour « Nomadic« , ou encore « Be Prepared For Hell » pour « The Negative One » (ce n’est pas pour autant que c’est mauvais, il y a de l’idée, cependant cela aurait pu être pousser plus loin.)

Et en parlant de ce que je pourrais qualifier de Power Ballad sans en être ; « AOV », « Goodbye » comme cité précédemment, « Killpop »… Elles ont toutes un point commun ; ce côté  » lover  » que l’on retrouve dans la voix de Corey Taylor dans … Stone Sour, et ça depuis … 2006.

Mais ne boude pas ton plaisir vieux fan de la vieille : si tu veux retrouver les pulsions de folie qui t’ont contaminer comme moi sur « Liberate« , « Eyeless » ou encore « Tattered and Torn« , des morceaux comme Custer et son refrain avec son côté musical complètement dérangé (même si au niveau des paroles, Cut cut cut me up and fuck fuck fuck me up, il faudra avouer qu’il y a déjà eu plus de recherches dans un texte des Knot), la spirale infernale et répétitive du morceau n’est en aucun cas lourdingue, on s’y prends bien et on retrouve l’énergie dévastatrice des 9. « Sarcatastrophe« , avec son intro brumeuse et son départ sur un riff simpliste mais néanmoins puissant risque de décrocher quelques têtes, et le chant hurlé sans chant clair… un véritable plaisir ! J’ai autant de plaisir à écouter ce morceau qu’un Spit it Out ou un Eyeless, clairement.

L’album se clôturera avec un « If Rain is What You Want » des plus calmes malgré un solo fracassant, démontrant que SlipKnot arrive quand même à mélanger mélodique et pure violence. N’ayant pas l’édition spéciale avec les deux morceaux en plus, la chronique s’arrête ici.
Au final, que penser de cet album ? Certains auront les dents qui grincent, certains diront « C’est le meilleur album qu’ils aient jamais sortis !!! xd » mais d’autres à mon image vous diront que SlipKnot reste SlipKnot dans cet album, un souffle nouveau arrive sur le groupe, plaira ou déplaira à certains, cependant on peut attribuer un mérite à SlipKnot, si le groupe existe depuis plus de 20 ans, jamais il n’a fait la parodie de lui-même, et nous a toujours offert un Metal qui continue dans leurs linéarités.
A vous les studios !


Tracklist :
 
01. XIX
02. Sarcastrophe
03. AOV
04. The Devil in I
05. Killpop
06. Skeptic
07. Lech
08. Goodbye
09. Nomadic
10. The One That Kills The Least
11. Custer
12. Be Prepared For Hell
13. The Negative One
14. If Rain Is What You Want
 
(Bonus Track)
 
15. Override
16. The Burden

 

 

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  • Groupe : Raide Mort
  • Album : A Terrible Mass Of Living Corruption
  • Sortie : 2014
  • Label : Auto-Production
  • Style : Black Metal à teinte Death-Doom
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


Black à teinte Doom-Death, Raide Mort est l’alliance de Christopher Georges et du non moins célébrissime batteur de Soilwork ; Dirk Verbeuren. Ce duo qui a déjà officié sous le nom d’Eostenem et nous avait régalé de deux démos et un album entre 2001 et 2004, nous sort un EP en ce mois d’Octobre sous un nouveau nom.

Mais c’est là que je vais être chiant : un EP, c’est quoi ? Un EP, « c’est un format musical plus long que celui du single mais plus court qu’un album » et « Un EP contient généralement quatre plages, pour 10 à 15 minutes de musique. » Tandis qu’un single serait plutôt défini comme « un enregistrement court (en général moins de dix minutes au total), contenant généralement un ou deux morceaux. » (Merci Wikipedia)
C’est pour cela que, dans le cas de Raide Mort, j’aurais plus tendance à parler d’A Terrible Mass of Living Corruption comme un single et non un EP.

Enfin bref, finit la partie chiante, on attaque le gros du lard : Raide Mort, ça n’a rien à voir avec l’état d’ébriété soit disant non recherché d’un jeune adolescent comme il ferait croire à ses parents pendant sa soirée de neuneus du coin, où il finira complètement ivre avec 2 grammes dans le sang en essayant de tirer la culotte de Madeleine, la fille soit-disant la toute pieuse du quartier, vomissant ses Chocapics du matin et son omelette du midi, non non non.

Raide Mort c’est deux gars qui envoient dès les premières notes un Black Metal puissant, teinté de la hargne du Death Metal et de l’ambiance hypnotique du Doom Metal, même si ça se sentira moyennement, je ne peux pas écrire sans passer à côté, surtout présent dans « The Chosen Ones ».

D’un côté, Christopher qui fait tous les arrangements avec ses instruments et nous offre des riffs par moment rapides et tranchants avec sa guitare, puis alternera avec des passages plus calmes, le tout oscillant avec le son du clavier qui fait une majeure partie de l’ambiance « Doom » soit dit-en passant, et nous faisant voyager dans un monde d’obscurité tout ce qu’il y a de plus violent. Dommage cependant que la guitare couvre beaucoup les instruments, surtout la basse qui en devient quasi-inexistante et le chant qui se retrouve parfois en dessous et de l’autre Dirk Verbeuren nous fait plaisir d’un jeu de batterie très axé Black tout en le variant techniquement, à coups de mid-tempo et passant aisément des percussions aux cuivres.

Raide Mort est un duo qui, certes ne révolutionnera pas le Metal, mais en apporte une nouvelle vision comme chaque nouveau groupe pourrait le faire. L’EP single qui nous est offert ici annonce quand même quelque chose de pas trop mal, mais avec seulement deux titres, je vous avouerais avoir du mal à pouvoir faire un jugement très objectif. A suivre…


Tracklist :
 
01. Doomed for Eternity
02. The Chosen Ones

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  • Groupe : Mascarade
  • Album : Rien n’a Foot
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : Independant
  • Style : Rock Hip-Hop
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

Hip-Hop de rockeurs, France, Mascarade … Rien que par le nom tu la sens l’arnaque là ? … Ou pas, puisque l’anagramme de Mascarade est Camarades. Mascarade, c’est un groupe formé en 2011 avec des membres de Marcel et son orchestre (le guitariste JIBE et le claviériste Bidingue) ou encore de Tof, ex-guitariste de La Cavaska.

Qu’est-ce qu’on peut s’attendre de cet EP concept sur le « Sport-Roi » en 7 titres ? Le groupe se désigne lui-même sur une base de rock’n’roll et de hip-hop (Dès la première écoute, ce sont les premiers genres que vous pourrez en sortir) mais aussi des influences (moins appuyées que les deux premiers styles) Punk-Rock, Electro ou Rap.

Du coup que nous racontent de beau ces gentils Camarades ? Un EP intéressant qui nous parlent du football (et oui ils osent !) et uniquement du football, la majorité des titre sont surtout à travers la vision d’un fan de football. (4 titres sur 6 si on ne compte pas l’intro)

On commencera avec l’échauffement, et là ceux qui ont un groupe comprendront l’hilarité des débuts de répétitions. (même sans groupe, ça reste bien bien fendard quand même !) Du plus simple qui veut faire ses preuves sur le terrain ou de celui qui aime le foot tout simplement (« Rien n’a Foot » ou « J’aime Bien l’Foot ») ou au fan le plus extrême (« Allumez la Télé » ou « j’tue le Chien ») en passant à travers le beauf de service (« Le Football c’est violand ») dont on ne citera aucun nom, la chanson étant assez explicite et même le titre laisse un bon indice.

Mascarade nous offre un rock sympathique à l’écoute, avec de bonnes tranches de rire en perspective ! A travers tout le fun, on trouve quand même une part de sérieux (explicite dans le morceau « Pas un Hymne de Foot ») mais aussi un sérieux implicite qui dénonce le fanatisme du sport concept.

Amateur de Stupeflip ou d’Andréas et Nicolas, vous allez apprécier cet EP concept, on y retrouve cette patte musicale spécifique aux groupes français complètement barrés et funs, le tout teinté d’humour sympas. Par contre, aux bouts de 7/8 écoutes successives le temps parait un peu long, surement dû au fait que l’EP soit un peu court. (17 minutes) Cependant, on a affaire à des flows de qualités et à un travail de qualité, et en ce qui me consterne, moi, personnellement je ne peux que vous dire de faire gaffe à vous, Mascarade est dans la place !


 Tracklist :

01. Echauffement
02. Rien n’a Foot
03. Allumez la Télé ou j’tue le chien
04. Pas un Hymne de Foot
05. Le Football c’est violand
06. Ma Femme porte le Short
07. J’aime bien l’foot

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  • Groupe : Amenra et Madensuyu
  • Album : Split 10″
  • Sortie : 2014
  • Label : ConSouling Sounds
  • Style : Sludge Doom Acoustic et Indie Rock/Noise
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

Doom Sludge + Indie Rock/Noise, ce split de 2 titres nous propose le titre « Razoreater« , déjà apparu sur le split avec Hitch en 2007 mais cette fois en acoustique par le quintet d’Amenra formé en 1999 chez mes voisins belges, ainsi que le titre « Days and A Day » sortie de l’album Stabat Master sortie en 2013 par le duo d’Indie Rock/Noise Madensuyu, formé quand à eux dans le début des années 2000, fort d’une discographie d’un EP et de trois albums.
L’artwork de la pochette est … spécial, photographie de Mirjam Devriendt, des espèces d’os (?) reposant sur des coussins, s’il y a une symbolique là-dedans, elle est bien cachée ! Cela reste simple, mais je ne vois pas vraiment ce que ça veut dire …
Partie A : Amenra nous fait voyager à travers un glacier d’émotions, voguant entre tristesse et mélancolie puis break … Nous voici emmenés dans un délice vocal et de guitare acoustique, certes techniquement pauvre mais l’émotion y est, et la batterie reviendra de plus belle tout doucement dans l’ombre de cette poésie. Oui, dans l’ombre, car ce morceau acoustique n’est rien d’autre qu’un part d’ombre mélancolique, perdue entre deux murs que sont la tristesse et l’accablement. La chanson finira sur un rythme lent, limite dépressif, la tristesse l’emportant sur n’importe quelle émotion positive tel un arbre perdant ses feuilles en ce début d’Automne.

Partie B : Madensuyu nous fait un somptueux mélange de pommes d’amour caramélisées et de compotes de pommes. (oui monsieur, voilà à quoi je pense quand j’écoute de la musique par moment) Un rock dur d’apparence avec des sonorités noisy hypnotiques qui emmène l’auditeur vers un monde fait d’inconnus, mais qui cache pourtant de belles subtilités acoustiques tout de même et une mélodie pleine d’amour, malgré le fait que ce soit un amour meurtri. Un titre planant qui ose couper également en plein milieu pour remettre l’auditeur sur terre, puis le faire repartir dans l’ascenseur émotionnel qu’est « Days and a Day« .

Ce split nous emmène à faire un nouveau voyage (pour les âmes sensibles, vous serez toucher par la beauté des morceaux) à travers des sonorités acoustiques ou noisy ruisselantes. Un deux titres sympathique pour faire deux nouvelles découvertes musicales, deux groupes dont l’univers n’est pas si éloignés que ça malgré les étiquettes, cependant deux titres, cela reste très court quand même et me laisse sur ma faim …


Tracklist :
 
Amenra :
 
01. Razoreater (acoustic)
 
Madensuyu :
 
02. Days and a Day

DMALC#7

Vendredi 19 Septembre 2014, fête des transports publics, célébrons en cette journée l’éco-partage avec des moyens de transport tels que le tandem, le bus ou … Ah ? Oups, ce n’est pas le sujet … (Changement de fiche)

Vendredi 19 Septembre 2014, aujourd’hui débute la première journée du festival « Du Metal à la Campagne » qui revient pour sa 7ème édition, et qui nous gratifie d’une affiche très très alléchante ! On y retrouve en tête d’affiche Lofofora, Benighted, Colossus, General Lee … Mais je m’y attarderais à un autre moment, puisque sur les 2 jours, 12 groupes nous seront proposés. Et le festival en lui-même ? Il s’agit ici d’un petit festival/village avec une assez grande superficie avec des animations comme le Karaoké Metal, des arts de la rue, un coin détente, un stand Guitar Hero,etc… et possède 2 scènes (La Source et Meulen Hof)

On va commencer mais pas par l’affiche ! Vu que le festival est sur 2 jours, un camping sera proposé (1ère année pour le festival d’ailleurs) à environ 10 minutes de marche de la scène La Source/Meulen Hof … Pratique ! On est donc sur un festival à taille humaine, et ça, c’est quelque chose qui me plait, vraiment, sans aucune ironie ni prétention. Après avoir installé la tente, nous voici donc partis pour la scène  » La Source « , ouverture de la billetterie à 19h30, je n’ai pas eu à attendre bien longtemps pour avoir mon pass, cette histoire s’est réglée rapidement et … GO ! Nous avons pu rentrer dans l’enceinte du festival donc.

VENDREDI 19

Cadre sympathique et reposant s’il en est, on se sent « comme » à la campagne, des tables pour discuter et se poser avant les concerts ou entre deux ou juste pour attendre sont un bon point, surtout qu’une pizzeria était présente avec une carte de pizza axée aussi Metal que le festival. (Mention spéciale à la Cannibale Corpse, entièrement composée de viandes !) La facilité, peut-être, certains en verront même trop, mais c’est ce genre de référence qui m’a plu, et les pizzaïolos, des gens très accueillants et souriants qui n’hésitent pas non plus à faire la fête ! Mais assez parlé bouffe, il est 20h00 !

Unstable, groupe originaire de Calais qui est désormais basé à Lille ouvre donc cette septième édition Du Metal à la Campagne … Grosse « surprise », pour ceux qui suivent le groupe, ce n’est pas la peine de le faire remarquer, mais pour ceux qui veulent le découvrir, Unstable a changé de line-up à maintes reprises ces dernières années (Je les ais vu pour la première fois en 2011) donc autant dire que la différence s’est faite sentir. Unstable nous offre « pour l’honneur » si je puis reprendre les mots du chanteur, un Metalcore Melodique qui alterne entre passages lourds et passages mélodiques …
« Ouais c’est du Metalcore Melodique quoi, ça sert à quoi que tu le précises qu’il y ait des passages lourds de Metalcore et du clair du Melodique !? »
Pour ceux qui le savent pas banane ! Cela dit même si ça reste basique dans les mots, Unstable ne se limite pas à copier bêtement ce qui existe déjà et nous montre sa propre vision du Metalcore Melodique. Fan de Caliban, vous risquez de vous prendre une sacré trempe suite à l’écoute de leur second EP éponyme. Légère déception quand même, dû à un public qui n’était pas très présent malheureusement, mais ceux qui était là ont quand même su donner à Unstable le La, pour l’honneur !

Setlist : Sick, Bleed For Nothing, Control, Seeking of His Life, Supernova, Gone&Augmented

 

  • UnstableMetal à la Campagne 7
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Oh Eh ! Oh Eh ! Du bateau ! Nous voguerons ensuite au rythme des voiles du groupe boulonnais Netfastcore qui jette l’ancre avec son Hardcore/Deathcore furieux avec une touche légère (mais vraiment légère) de Grindcore et de Prog par moment. Formé en 2003 et déjà fort d’une démo et de deux EPs, le groupe débarque donc à la Campagne pour défendre son premier album qui sortira dans le courant du mois prochain : « And Everything Returns To Dust « .

Un groupe complice, c’est la seule définition qui me viendrait en tête pour Netfastcore ; autant entre eux qu’avec le public, la formation sait faire entrer le dialogue, notamment dû au fait que Gauthier, le chanteur, n’hésite pas à se mettre souvent accroupi pour passer le micro au public. Un régal pour les oreilles et l’une des bonnes découvertes de ce festival.

Setlist : Mycenae, Augustus/Eternal Realm, The Plot, The Landanum Effect, The Fall, How to Start a Tsunami, Broken and Bruised, And Everything Returns to Dust, Legion of The Hopelessness

 

  • Netfast CoreMetal à la Campagne 7
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Une pause s’impose ! Pizza avec de bons amis qui viennent de loin ? Passons donc un bon moment ensemble ! Puis suite à ça, WILD entamera son set. SAUVAGE c’est quoi ? Non évitons cette mauvaise blague, WILD ou Wake Initiated Lucid Dream, c’est une musique vachement méchante et groovy qui tabasse bien comme il faut avec un Jérôme au chant qui growl et, de temps à autre, nous fait de méchants et vicieux pig squeals comme on aime. Pour l’anecdote, WILD s’appelait WILD Karnivor et Jérôme chantait en français. (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, même si les titres de l’époque de WILD Karnivor sont encore joués en live)
Et pour ce soir c’est un show très très particulier que WILD nous réserve : en effet, monsieur Vincent Bigaillon, guitariste de l’époque WILD Karnivor est revenu dans le groupe !!! Autant vous dire que ce « changement » n’apporte que du bon dans le groupe et qu’il en est même plus qu’appréciable !
Puis arrivé à la fin du show, Jérôme propose à quelqu’un de monter sur scène pour 2 reprises et … votre serviteur s’y est collé ! Nous avons donc partager le même micro durant Mouth for War de Pantera ainsi que Slave New World de Sepultura (durant le solo de cette dernière, des fans ont littéralement chopés Fred, le guitariste du groupe pour lui faire un slam, et il a tenu toutes les notes et n’a rien raté le bougre !) et aussi une bouteille de Jack Daniel’s, mais ça c’est une toute autre histoire !

Setlist : Groovy Death, Erinye, Contexte, Torture, L’Appel, Mouth for War (Pantera cover), Slave New World (Sepultura Cover)

 

  • WildMetal à la Campagne 7
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Pour finir cette soirée, j’espère que vous êtes prêts à « move your ass on the dancefloor » puisque ce sera Dancefloor Disaster qui clôturera ce premier jour du Metal à la Campagne, septième du nom. Formé en 2010, cette formation d’Electro-Metal, qui est la réunion de membres de Omaïra et Kiemsa pour ne citer que ces noms-là, nous proposent un show bien huilé à la boule et au crâne à facette, mais peux aussi compter sur la présence de deux chanteurs. En effet, on aura le droit à des remix (et là j’insiste bien sur le terme de remix, car il ne s’agit pas que de simples reprises) de titres tels que The Rythm of The Night de Corona « Corones« , Gangnam Style de Psy « Gangbang Style » ou Omen des excellents Prodigy « Oh Men! ».

Un groupe à écouter et à voir en live, assurément, chacun son avis, mais après avoir écouté dans la voiture l’après-midi la version studio, il me semble nettement plus intéressant de voir leur prestation en concert. Petit moment détente pendant la reprise de la fameuse « Macarena » ou l’un des deux chanteur fait monter une poignée de filles sur scène pour faire la fameuse danse, ça ou alors après la fin du show, moment Dancefloor où la possibilité de monter sur scène pour danser à fait naître quelques stars du télé-crochet « Danse avec les Stars » sans le moindre doute !

Setlist : LMFKO (LMFAO – Party Rock Anthem), Testiculer (Britney Spears – Womanizer), I’m Escape Man (Scatman – Scatman), No Limits (2 Unlimited – No Limit), Gang Bang Style (Psy – Gangnam Style), Hey Boy New (Chemical Brother – Hey Boy Hey Girl), Till The World Bends (Britney Spears – Till The World Ends),  N’arrête donc pas la fête (Black Eyed Peas – Don’t Stop the Party), Corones (Corona – The Rythm of The Night), Mocorena (Los Del Rio – Macarena), Lady Gras Gras (Lady Gaga – Telephone), Oh Men! (The Prodigy – Omen), Quoi c’est l’amour (Haddaway – What is Love), Staticfation (Benny Bennassi – Satisfaction), Gettin Over Crew (David Guetta – Gettin’ Over You)

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Fin de la soirée, rencontre avec les membres de différents groupes, discussion autour d’un verre, des anecdotes intéressantes, des rencontres, et bonne surprise, Jacou Pierre, le bassiste d’Ultra Vomit et Black Bomb Ä (au choix) était présent ! Je rassure certains qui lisent ces lignes : on m’a rien dit à propos d’un éventuel nouvel album du Vomit, quoi que …
Retour au camping, et autant dire que l’ambiance était un peu au calme plat, au moment où nous sommes arrivés, quasiment tout le monde se reposait sur ces deux oreilles. J’ai donc passé la nuit à droite à gauche avec des connaissances ou amis, jusqu’à ce que l’aube se lève. L’ambiance se fit plus sentir au matin qu’au soir quand même. Enfin, je vais passer tout ça, et l’on va aller plus tard dans la journée.


 

SAMEDI 20

 

14h30 : ouverture de la billetterie de la grosse journée.
15h00 : Ouverture des portes et également ouverture du set de Screaming Flames.

Aaaaaaaaaah … Screaming Flames … Que dire, que dire, que dire ? Metalcore Melodique, mais cette fois-ci rien à voir avec Unstable ; on a deux chanteurs présents sur scène (Compteur de groupes avec deux chanteurs : 2) qui arrivent à bien s’harmoniser, c’est le mot et bien plus doux et plus calme que les Instables la veille. Personnellement, ce n’est pas le groupe qui m’aura le plus fait vibrer, je ne me suis pas senti véritablement à travers leur musique, le courant n’est pas passé entre nous …

Mais ne boudez pas votre plaisir chers lecteurs, peut-être les aimeriez-vous avec leurs riffs qui sont quand même chatoyants à l’oreille et porteurs d’une certaine attention ? Je vous laisse donc découvrir.

Setlist : Self Fight, Death In Your Eyes, Bullet In Your Head, Religions, Screams of the Walking Dead, Megalodon, A Sun In My Sky

 

  • Screaming FlamesMetal à la Campagne 7
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On enchaîne ensuite avec Fool’s Paradise, groupe local à l’image de Screaming Flames, venant défendre son MCD « Forest of Lies » sorti en Mars de cette année. Amateur d’ambiance de forêts verdoyantes ou de délires complètement psyché mélangés à une sauce Heavy Metal, vous allez prendre votre pied !

Outre le chanteur qui bouge énormément sur scène, qui fait valser son pied de micro un peu partout et qui, de temps à autre, part en coulisses pour revenir sur scène juste après (oui, véridique), ils savent mettre l’ambiance ! Et quelle ambiance ! Une autre des agréables surprises du festival, sans concession, à suivre également.

Setlist : Overload Screens, Wasting My Soul, Heaven’s Image, Monopoly Society, The Sole Survivor, Misunderstood

 

  • Fool's ParadiseMetal à la Campagne 7
  • Fool's ParadiseMetal à la Campagne 7
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Pause, j’en profite pour faire un tour dans l’espace détente où je discute avec des amis, puis je croise Holy, (ndlr : batteur de GOON ce soir-là mais également du groupe de Stoner calaisien Zoé) souriant comme à son habitude, et la surprise fût d’autant plus grande après que j’ai pu croiser ce cher Anthony Dubois. (ndlr : sa réputation en tant que photographe n’est plus à faire, et il est de ceux qui m’inspirent dans mes clichés) J’en profite donc pour discuter photos avec, puis je repars pour un nouveau shoot.

Initialement prévu, Tyson Boogie à du annuler son show … Dommage, mais leurs remplaçants en vaut largement la chandelle, puisqu’il s’agit du groupe One Eye Dollar. (Dans lequel on retrouve le guitariste de WILD, Fred, soit dit-en passant)
Ami du bourbon, de revolvers et autres gâchettes facile du far-west, ce groupe est pour toi ! One Eye Dollar, c’est l’énergie du Stoner pur mélangé à une touche légèrement Metal Groove, et la recette te donne One Eye Dollar. Show énergique, prestation de folie, ambiance de saloon garantie, le groupe sait y faire, et c’est clairement le groupe qui m’aura le plus fait voyager durant tout le festival.

L’ambiance étant le gros mérite à ce commentaire, ce qui ne veut pas dire que la musique n’y est pas, bien au contraire, elle valorise même les musiciens qui ont véritablement la patate sur scène ! Venu défendre leur premier EP, il s’agit là d’un groupe à suivre.

Setlist : One Eye Dollar, From Skies to Dust, This Lake of Sorrows, No Place Like Home, Dead Cheerleaders Dead, Bumblebeer

  • One Eye Dollar Metal à la Campagne 7
  • One Eye Dollar Metal à la Campagne 7
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Balade improvisée entre la zone de détente et le côté de la salle, et là, on va avoir à faire à du méchant, du rétif , du vicieux ! Colossus est dans la place et le sextuor (j’aurais bien dit sextet, mais il aurait fallu faire passer Colossus pour du jazz, et on est loin d’être dans un style aussi posé) à clairement un message à faire passer, et c’est celui de foutre le bordel et de tabasser toute forme de vie présente.
Colossus, si on devait leur coller une étiquette, selon moi ce serait du Brutal Deathcore, ou du Brutal Death moderne, voyez par vous-même. Le Colosse est bicéphale, d’un côté Fab‘ et de l’autre Jordan, qui sont clairement compatibles l’un avec l’autre. (puisque c’est au-dessus d’harmonieux à un tel niveau et d’ailleurs pour la blague : compteur de groupes à deux chanteurs : 3) Les musiciens montrent également un niveau de technique très élevé, tout en ne s’éloignant pas trop loin et ne partant pas dans la cacophonie non plus.

Venu défendre son deuxième album Lobotocracy et après un passage remarqué où ils ont fini deuxième sur le concours SFR Pression Live au Hellfest, Colossus est clairement un groupe qui envoie du bourrin en live, autant dans leur musique que dans l’émotion ressentie en les voyant. (Surtout quand le chanteur fait pratiquement 35cm de plus que toi et qu’il te fixe en te gueulant dessus)

Setlist : The Combustion Point, Evolution Failure, Endless Torments, Uninvited Guest, Worst Clone Award, The Path of Retaliation, We are The One Called Devils, The Beyond Chronicles, Seize My Final Breath

 

 

  • Colossus
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Pour la scène de la Source, c’est fini, Colossus remballe son matos, et il est l’heure d’aller à la grande salle, près de la scène Meulen Hof.
Sympathique ouverture, avec barbecue, stands Guitar Hero (ndlr : où votre rédacteur à fait un malheur et fût redemandé au passage) bref tout ce qu’il faut pour rendre le cadre encore et toujours sympathique.

20h00 et GOON lance son show ! Je les ais ratés une première fois (ndlr : le 3 Mai avec Quintessence of Versatility et Unstable) alors je ne pouvais pas passer à côté cette fois-ci !
Fort de leur maxi 4 titres, Until The End, (ndlr : que j’ai chroniquer juste avant leur passage) et des cendres du groupe Se7en (tournée en France et à l’étranger avec Gojira, Avenged Sevenfold, Loudblast, Dagoba, Lofofora entre autres) les Goonies arrivent sur scène et voilà que sonnent les premières notes de Protocol A.D., et autant vous dire que les pogos se sont lancés aussi vite que celles-là, GOON sait se faire respecter autant en live qu’en studio et ça, c’est toujours que du bonus pour eux. Le fameux bijou Big Drone était l’avant-dernier morceau, pour finir sur Boomerang. Un spectacle mémorable, une photo avec les fans, GOON à clairement assurer ce soir.

Setlist Protocol A.D., Shamanic Governance, Stay in Position, Call of Dirty, Bury to Forget, Fed’Up, Keiser Söze, Speed Hating, Colors of Pain, Big Drone, Boomerang.

 

  • GoonMetal à la Campagne 7
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Amateurs porcins et d’autres piq squeals, vous allez être ravis ; Benighted vient défendre son dernier album (sorti en Février cette année) dans nos contrées nordiques, autant dire que pour ça, il a fallu être en forme … et le public l’était, c’est le moins que l’on puisse dire. (et sans barrière, ça a était dur pour les photos) Julien (ndlr : chanteur) n’avais même pas fini d’énoncer le fameux titre de « LET THE BLOOD SPILL BETWEEN MY BROKEN TEETH » que le public était déjà parti ! Experience Your Flesh sera très demandé également, un véritable carnage, des pogos ultra-violents et un wall of death.

 

Autant dire que Benighted a fait très forte impression ce soir-là. Ce sera également le moment pour découvrir Emmanuel Dalle (Guitare) ainsi que Pierre à la basse.

Setlist : X2Y, Noise, Let The Blood Spill Between My Broken Teeth, Collapse, Experience Your Flesh, Prey, Fritzl, Collection of Dead Portraits, Slaughter-Suicide, Slut, Asylum Cave.
 
  • BenightedMetal à la Campagne 7
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  • BenightedMetal à la Campagne 7
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22h15 et General Lee ouvre son set avec Letter Of Aaron Kosminski From Hell. J’ai souvent entendu parler de ce groupe, et il est déjà passé pas loin de chez moi à quelques reprises (mais manque de curiosité, je n’ai jamais fait le déplacement), et autant vous dire qu’y repenser me fait mal au cœur, car ce groupe est fou proportionnellement à sa sympathie, entre leur chanteur qui descend dans le public, qui me fait gueuler dans son micro et autres, le General à clairement su se faire remarquer avec son propre son.

Je ne pourrais pas vous donner un style précis tellement le groupe est singulier dans sa démarche musicale, le mieux à faire est encore d’aller écouter pour se rendre compte, mais imaginez vous un mélange entre Black Label Society, Paradise Lost et Metallica, tout un programme donc !

Setlist : Letter of Aaron Kosminski From Hell, Hellbound on VHS, The Witching Hour, Medusa Howls With Wolves, Colossal Rains, Junon, Satanico Pandemonium, The Nameless Six.

 

  • General LeeMetal à la Campagne 7
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Ah et là, ça y’est, on arrive au dernier groupe et pas des moindres … Lofofora ! Le groupe vient fouler les planches de Rexpoëde pour défendre leur dernier album sorti quelques jours auparavant, l’Epreuve du Contraire. Toujours fort de l’énergie qui le caractérise, le cactus hallucinogène nous fait un show des plus électriques, avec des musiciens plus en forme que jamais. Les ayant vu au Hellfest quelques mois plus tôt (à l’image de Colossus), autant vous dire que la rage et l’énergie était au rendez-vous, autant que la date Clissonnaise, et l’on ne se lasse pas des mimiques perpétrées par le ‘sieur Reuno sur scène, toujours aussi positif et exaltant dans sa façon de faire. Les titres défilent et le public met l’ambiance dans la fosse sans se reposer à un seul moment.

C’est avec un dernier hommage au Père Schultz de Parabellum et sur ses notes de poésie que Lofofora clôturera son concert. Petit after avec Fatherless Child et ses mixs de chansons Hard/Metal, discussion autour d’un verre avec Arno de Black Bomb Ä et Julien de Benighted ainsi qu’Anthony Dubois, et c’est terminé, on retourne as’baraque comme on dit dans ch’nord !

  • LofoforaMetal à la Campagne 7
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Setlist : Le Fond et la Forme, Mémoire de Singes, Utopiste, La Chute, Envie de Tuer, Au Secours, Charisman, Contre Les Murs, Pornolitique, Psaume Cac 40, Cannibale, Autopilote, Le Malheur des Autres, L’Oeuf, Justine, Tsarine, Ilôt Amsterdam (Cover Parabellum)

 

 

Alors que penser de cette septième édition Du Metal à la Campagne ? L’installation d’un camping était cohérente et il fallait que ça se fasse, du fait que la soirée du Vendredi était gratuite sur présentation du billet du samedi. (et ça, c’est vraiment bonus, 4 concerts gratuits quoi !) Une très belle affiche pour un billet à prix réduit. (12 groupes pour 15€, ça revient quand même à 1,25€ le groupe) Les organisateurs ainsi que les bénévoles sont souriants et accueillants, on a envie de taper la discussion avec eux, mais ce n’est pas pour autant qu’ils faut les gêner dans leur travail !

Deux très belles salles également, cependant au niveau de la scène de La Source, le son du chant était assez bas par moment, seul petit bémol. De très bon moments passés, que ce soit avec certains festivaliers ou avec les artistes qui était présents pour leurs groupes au festival ainsi que des artistes qui n’était là qu’en spectateur. (Arno ou Jacou de Black Bomb Ä entre autre, mais il y avait aussi Tom, chanteur du groupe Arkanan ou encore Aldo, guitariste du groupe Zoé.) Cette septième édition m’a paru être une belle réussite, et je n’hésiterais pas à y retourner, pour le Metal à la Campagne#8.

Les + :

– Les Stands de merch des groupes

– Les différents points nourritures à proximité (pizzeria, snack, etc…)

– L’accueil des organisateurs, des bénévoles …

– L’affiche à prix réduit

– L’organisation du village

– Le camping mis en place

Les – :

– Son de la scène  » La Source  » un peu bas pour le chant par moment, voir souvent.

– Les lights de la scène  » La Source  » …

– La pluie et l’orage le premier soir du camping, bien que dissipés rapidement.

  • Groupe : Goon
  • Album : Until The End
  • Sortie : 2014
  • Label : Auto-production
  • Style : Metalcore
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

Metalcore, France. L’appel des guerriers du nord se fait clairement entendre avec ce maxi 4 titres à la production massive et tout simplement destructive qui nous vient tout droit de Dunkerque. GOON est un groupe qui est sorti des cendres d’un autre groupe (Se7en) dont faisait parti Holy (Batterie), Grod (basse) et Deuck (guitare, qui était le chanteur de Se7en).

Qu’attendre donc de la réminiscence de l’œuf de ce phénix après une carrière bien remplie ? (Entre autres des concerts avec Gojira, Dagoba, Imazighen, Avenged Sevenfold, Psykup, Loudblast, Black Bomb Ä, l’Agony Fest 2010,etc…) Et bien GOON n’est en aucun cas le clone réanimé de son frère, le groupe n’étant pas tombé dans l’erreur (récurrente) de reproduire la même musique et de nous offrir un Metalcore différent et bien tourné !

Que peut-on donc entendre dans ce petit Maxi de 4 titres ?? On a ici affaire à une musique sauvagement burnée avec une batterie bien mise en avant comme il faut, la caisse claire est d’ailleurs ce que j’ai le plus retenu de l’album avec le chant qui est tout simplement une joie à écouter ! (sensibilité du micro oblige) Tant les passages hurlés que les passages clair/parlés qui nous emportent dans le monde de GOON d’une façon cohérente en restant simple tout en n’arrivant pas comme un cheveu sur la soupe, et ça, Romain au poste vocal l’a très bien compris ! Et du blast-beat qui s’enchaîne, et des riffs tranchants d’un autre côté …

Et c’est pas fini ! La basse qui ne s’efface sur aucun titre de l’album, bien au contraire, puisqu’elle aura l’audace d’ouvrir sur deux morceaux, elle ne se fondra pas dans la masse des autres instruments, et ça, c’est que du bonus pour le groupe ! Je ne peux que vous conseiller d’écouter Big Drone pour vous en rendre compte. (le bijou de l’album, sans exagération)

Que pourra-t-on penser de ce Until The End ? J’avouerais qu’à part que du bien, je vois pas que dire d’autre dessus, certes ceux qui ne sont pas fans du genre ne trouveront peut-être pas ce qu’ils cherchent pour vibrer, mais en tout cas, on a affaire ici à un Maxi 4 titres de bonne qualité, que ce soit dans la bonne production massive que dans le son en lui-même. GOON ou alors un groupe qui apparait prometteur sur la scène française. Rendez-vous donc ce week-end au Metal à la Campagne#7 pour en savoir davantage !



Tracklist:
 
01. Colors Of Pain
02. Big Drone
03. Protocol A.D.
04. Shamanic Governance

Rational Pain

  • Groupe : Hyperdump
  • Album : Rational Pain
  • Sortie : 2012
  • Label : Season of Mist/Klonosphere
  • Style : Hybride Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 

Hybride-Metal, France, il est impossible de donner un genre précis à ce  » Rational Pain  » tellement les influences sont variées sur ce disque, perdu entre la musicalité Néo, la voix Hardcore, les touches d’Indus et la teinte Alternative.

Back to 2012, Klonosphere sort une compilation avec beaucoup de noms que j’apprécie et certains groupes que j’écoute depuis un sacré moment ; Loudblast, Hacride, Otargos … Puis suivit une écoute plus aléatoire et je fus attiré par ce nom : Hyperdump. Fort d’une première démo et d’un album, l’Hyper Décharge fait la promo de ce morceau  » Fake  » me promit une sorte de Death/Indus/Hardcore qui tapait bien dans le sac de sable, pour l’EP de l’année suivante : Syncretism.

Bon … par où commencer dans ce joyeux bordel ? Avant de parler de tout ça, un petit soucis technique : la chanson n°5 et n°8 sont inversés, du coup Pig Song est n°5 et Loser n°8. Ensuite on entamera par la première chanson tout simplement ! Wake Up porte bien son nom, une petite mise en bouche qui fait guise de sonnerie de réveil-matin, à coups de guitare saturées et de batterie saccadées, de piano, de chant hurlé et de chant clair, le parfait petit-déjeuner en somme.

Après cet éveil, on va pouvoir bien débuter la journée de boulot, métro,dodo. Les morceaux se suivent et on a affaire à une journée bien remplie : le patron se montrera tantôt à gueuler façon Hardcore parce que t’as pas fais ton taf, tantôt à te parler clairement d’une manière simple et claire pour que tu ailles faire ses photocopies, mais assez punchy quand même pour ne pas te décrocher du boulot. On se mettra au boulot avec  » Working Men  » qui est la chanson la moins  » variée  » de l’album, portant un Néo-Hardcore qui donne la pêche et l’envie de s’éreinter pour son boss.

Les deux sous-chefs à la guitare envoient des projets de riffs assez percutants, voir même hypnotiques sur certains morceaux (ceux de Breaking Life sont bien tranchants et affûtés comme leurs CV, la batterie suivant avec un double blast-beat monstrueux). Ces riffs saccadés qui accompagnent Julien le patron avec des chœurs qui influencent pas mal la composition et ajoute  » le  » petit truc qui pourrait manquer à la composition. D’ailleurs en parlant de truc qui pourrait manquer, l’employé bassiste sera absent du bureau aujourd’hui, au détriment d’un patron et de deux sous-chefs mis un peu trop en avant.

On va au dodo à présent, et on finit sur un  » morceau  » bonus (10ème morceau alors qu’il est supposé y en avoir que 9) avec Pig Song mais version saloon comme je la qualifierais. Bonne ambiance autour d’une vieille table en bois, avec une bonne chope de bière (ou de limonade, ça dépend) avec son piano qui nous donne l’envie de chevaucher pour la ruée vers l’or, un pistolet et un lasso dans chaque main.

L’Hyper Décharge nous livrera une première galette assez … déroutante de par sa multitude de genres, ce qui donnera l’originalité de son propre son. On aimerait entendre l’employé Sylvain avec sa basse un peu plus à l’avenir, l’instrument étant absent sur l’album. Un bon groupe français, à eux désormais de choisir la bonne direction afin de ne pas se perdre dans la myriade de groupes présente sur notre scène.


 

Tracklist :
 
01. Wake Up
02. Waves of Nothingness
03. My Confusion
04. Working Men
05. Pig Song
06. Urizen
07. Breaking Life
08. Loser
09. Hatred
10. Pig Song (Saloon Version) (Bonus Track)

Affiche GoHelle

6 Septembre 2014, début de la rentrée des classes, on retourne à l’école … Mais aussi en concert ! L’un des fests les plus anticipés pour ma part dans le nord est bien sûr le GoHelle Fest, avec une affiche qui, pour une première édition, me parait prometteuse sur tout les points.
Inayah ouvrira le bal, ce groupe originaire de Valenciennes ayant une petite dizaine d’années d’existence viendra défendre sur la scène de Loos son 1er album sorti en début d’année, suivi de Diary of Destruction, formation Lilloise, ayant également une première galette à se mettre sous la dent depuis une bonne année et demi. Après les représentations locales on va toucher dans le gratin : Loudblast, avec Stephane Buriez qui sera le parrain de cette 1ère édition du GoHelle Fest précédera les légendes de la scène Grind Napalm Death et ce sera les papes de la scène teutons qui fermeront la soirée, je veux, bien évidemment, parler de la bête massive qu’est Kreator.

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ALORS ! (captage d’attention pour pas que vous vous endormiez) il est 16h00 et la salle se remplit doucement, et à 16h30 Inayah commence son concert. Au début je pensais que le chant était en retrait comparé aux autres instruments, mais être trop proche de la scène m’a peut-être étourdi, ce chant, et quel chant ! Mr. Zico sait user de son micro et les titres s’enchainent, et s’enchainent mais ce n’est pas pour autant que ça ne s’arrête pas, il y un très bon contact entre le groupe et son public qui répond positivement. Personnellement ce sera la surprise de la journée, (Outre les rencontres faites, mais c’est encore autre chose) on aura un groupe typé un peu Hardcore/Djent pour le plus grand plaisir des oreilles et les musiciens savent y faire, la technicité sera au rendez-vous ! Un petit set mais ce n’est pas pour autant que l’on boudera notre plaisir.

Setlist : Intro, Wolf in the Sheepfold, Psychonnection, End of the New Lords,Bliss is a Risk, Le goût du sang, Reach a new low, And God Will Say.

 

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Pause, quelques courtes interviews donnés avec mon ami Nick, et reprise à 17h30 avec Diary of Destruction, alors déjà première chose qui m’a attiré pendant ce groupe (et non je ne parle pas que la voix dans ce groupe soit faites par une femme); c’est cette basse … Doux Jésus, quel son, d’ailleurs ce sera bien l’instrument qui me fera vibrer sur le set de Diary Of Destruction ! Oscillant entre Death Melodique et avec une légère touche de symphonique, on n’est pas sans reste avec cette bande de joyeux lurons qui ont véritablement tout donnés ce jour-même. Le show sera d’ailleurs divisé en deux parties : les trois premiers morceaux viennent de leur premier album, et la suite sera sur la prochaine galette, à surveiller donc. Des riffs intéressants, on passe d’un growl à une voix clair cristalline, bref tout pour contenter le fan de Death Melodic, Diary of Destruction à su s’imposer.

Setlist : Dazzling Dark, Hit The Road, That’s It!, Merge, Your Fate, Do You Want War?, The Path I Will

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Nouvelle pause, nouvelle interview, la tension commence à monter avec Loudblast qui se prépare à jouer et là, on y est … 18h30, Cette musique épique qui glace le sang arrive et on enchaine direct avec A Bloody Oath, je vois que la bande à Buriez est plus en forme que jamais depuis que je les ais vu au Hellfest ! Loudblast est là et le groupe à clairement un message à faire passer : BOUGEZ VOTRE PUTAIN DE CUL !!! Les titres s’enchainent, le public se déchaine, réceptif au Metal extreme de Loudblast dont je ne me lasse pas, et c’est la 3ème fois en 7 mois que je les vois ! Quand Flesh à retenti je n’ai pu m’empêcher d’être électriser, ce morceau est juste LE morceau de Metal qui s’imbrique dans la culture Metal française. Il sera suivi de The Horror Within pour leur pote Frederic Leclerq (ndlr : Bassiste de DragonForce) présent ce jour-même. Cross the Threshold et finalement les notes de My Last Journey retentiront pour mettre fin au show démoniaque des 4 brigands avec remerciements chaleureux aux organisateurs à la clé.

Setlist : A Bloody Oath, The Bitter Seed, The Abstract God, Taste Me, Emptiness Crushes My Soul, From Dried Bones, Never Endin’ Blast, Flesh, The Horror Within, Cross The Threshold, My Last Journey.

 

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Pause, je m’en vais me réhydrater (Il fait trop chaud dans cette salle c’est dingue !) et discuter avec des amis présents de chose et d’autre, on profite de l’ambiance qui règne puis retour dans la salle, 20h15, les anglais débarquent (4 en particulier); Napalm Death est dans la place ! On met l’ambiance avec Multinational Corporations et le public devient vite furieux ! Les titres s’enchainent et comme à son habitude Barney est complétement fou sur scène, à courir partout, à bondir … Un concert complètement anarchique et l’ambiance qui suivra avec, on voit à qui on à affaire ici, et Napalm Death ne lâche rien, ce sera une setlist de 26 morceaux qui sera proposé ce soir, rien que ça ! Le concert continue et on aura le droit à la fameuse reprise des Dead Kennedys; Nazi Punks Fuck Off suivi de la fameuse balle You Suffer. Le show se finira sur Siege of Power et le public se déchainera toujours autant, même après plus d’1h de concerts.

Setlist : Multinational Corporations, Silence is Deafening, Everyday Pox, The Wolf I Feed, Unchallenged Hate, Suffer The Children, When All Is Said And Done, Errors in the Signals, Breed to Breathe, Human Garbage, Success?, On the Brink of Extinction, Social Sterility, Self Betrayal, Protection Racket, Taste The Poison, Necessary Evil, Mass Appeal Madness, Scum, Life?, Deceiver, The Kill, Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover), You Suffer, Greed Killing, Siege of Power.

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On arrive en fin de soirée, Napalm Death ont fini de jouer, du coup je sors un peu pour respirer et discuter avec les gens, et d’un coup Mars Mantra retentit, je me dépêche donc de rentrer et je ne rate rien. 22H00, Kreator lance donc son set avec cette intro de son dernier album Phantom Antichrist, avec la suite logique du titre éponyme, Phantom Antichrist. Ambiance de furie dans la salle Varet, on se perd corps à corps entre pogo, circle pit et autre Wall of Death lancés par le ‘sieur Petrozza. Grosse espérance avec un jam de Painkiller de Judas Priest mais qui ne se fera pas … Bonne surprise aussi, Mitch Harris (Guitariste/chanteur de Napalm Death) viendra partager la scène des Pères du Thrash teutons sur le titre Riot of Violence (moment surprenant passer avec Danny Herrera, le batteur de Napalm Death d’ailleurs !). Un jeu de scène carrément impressionnant de la part des allemands, multipliée par les jets de fumée devant la scène. Ce soir-là, Kreator nous à démontrés que son statut de légende du Thrash Metal n’était pas volé, loin de là.

 

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Alors que dire cette première édition du Gohelle Fest ? Plus de 1000 personnes pour une première édition, c’est vraiment pas mal du tout, c’est même très très bien. Kreator, Napalm Death et Loudblast pour la toute première édition d’un festival ? C’est juste impensable, et pourtant c’est bien ce qui est arrivé au GoHelle Fest ce Samedi 6 Septembre 2014. En plus de nous servir cinq groupes de qualité, on nous offre une organisation de qualité, sans réel soucis de son à quelque moment que ce soit, avec un accueil souriant et chaleureux, un staff passionné par son travail et également souriant et totalement ouvert à la discussion. Une initiative à suivre très sérieusement, puisque l’on a un projet qui pourrait aller très loin, je reviendrais sans concession.

Les + :

Accueil chaleureux
Bonne ambiance
Festivaliers, staff ouvert à la discussion et sympathiques
Présence de divers petits commerçants (Bijoux, cds, livres de logos…)
Baraque à frites
Les stands de merch

Les – :

Trop chaud dans la salle !
Pas de stand de merch Napalm Death
Pas de t-shirt du festival en vente

Shining pochette

  • Groupe : Shining
  • Album : 8 ½ – Feberdrömmar I Vaket Tillstånd
  • Sortie : 2013
  • Label : Dark Essence Records
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

 


 

Black … Black Metal, Suède, franchement, je ne saurais pas dans quelle « case » intégrer Shining, tellement ce groupe s’est vu changer de « direction » depuis ses débuts.
Trouver où aller pour écrire la chronique sans pour autant faire du listing style « liste de courses » à été compliqué (après chacun fait ce qu’il veut mais à titre personnel, j’aime pas trop faire comme ça) mais finalement, avec un peu de recherches et de réflexion je vous l’amènerais comme ça : d’une part on parlera des 3 premiers titres (nouveaux) et des 3 derniers (anciens remixés), pour ma part, je pense que ½ vient du fait qu’on assiste là à une moitié de Shining.

Let the game begin ! On assiste, musicalement et au niveau ambiance, à un léger retour aux sources ; quelque chose de froid, malsain voir lugubre, qui ferait pâlir le plus bronzé d’entre tous, un véritable spectacle aux horreurs. Jamais Shining n’avais paru si sombre depuis … longtemps, c’est dire.
Cependant, si je ne parle que d’un << léger >> retour, c’est bien parce que l’époque où Shining était déprimant à en mourir est un tant soit peu révolue, car ici on a une musique bien plus réactive qu’avant, beaucoup plus rapide mais qui reste dans cet antique esprit cependant.
Au niveau des guests on est ici bien gratiné : entre Famine de Peste Noire (dans l’ouverture de « Terres des Anonymes » m’aura tantôt fait rire, tantôt un poil consterné avec son « Si si si La Famine, j’viens dégueuler mon putain d’fromage, plein d’vermine, sur ta Suède à pâle mine, gros, en direct live de La Chaise Diable, 2013, à La mesnie Herlequin « ou » comme je dois te niquer ta mère » plus loin dans le morceau), Attila de Mayhem ainsi que Pehr Larsson d’Alfahanne, ce dernier trouvant sa voix noyée par les instruments, en particulier par la guitare du ‘sieur Peter Huss.
Round 2 … Fight ! Pour ceux qui veulent écouter les morceaux originaux, « Selvdestruktivitetens Emissarie » s’appelait à la base « Självdestruktivitetens Emissarie » et fait partie de l’album éponyme de ce morceau (3ème album), « Black Industrial Misery » s’appelait « Svart Industriell Olycka » (fait également partie de « III – Angst – Sjalvdestruktivitetens Emissarie« ) et « Through Corridors Of Oppresion » sort du Split avec Dolorian de 2004.
Que dire ? Tout simplement qu’on a à faire aux sons du Shining de début mais avec un petit + : des touches de synthé ajoutées rendant l’atmosphère plus << douce >> (quand j’vous parlais de léger retour aux sources, c’est que c’était pas énorme !) mais qui ajoute son effet quand même, « Selvdestruktivitetens Emissarie » avec notre Gaahl nous envoie dans une hypnose complète, voir dans un pan de la musique qui se révèle cosmique, en fermant les yeux, c’est simple, vous verrez l’univers, puis vous le verrez se distordre avec la musique écrasante de Shining. Cela dit, on finira un peu sur notre faim avec « Through Corridors of Oppresion« , puisque de quasiment 8/9 minutes de chansons, on en finira avec un petit 4 minutes…

Que penser de ce demi album de Shining ? Et bien qu’il s’agit là d’un album avec ses points forts comme ses points faibles, et que musicalement on s’éloigne de l’univers un peu de Niklas Kvarforth pour aller dans celui de Shining, puisque le père Suédois ne chantera que sur une seule chanson. En attendant le prochain effort du groupe, il s’agit là d’une passerelle avec un son caligineux qui reste « sympathique » à écouter.

 


 

Tracklist:
 
01. Terres des Anonymes (Feat. Famine de Peste Noire)
02. Szabadulj Meg Önmagadtól (Feat. Attila Csihar de Mayhem)
03. Ett Liv Utan Mening (Feat. Pehr Larsson de Alfahanne)
04. Selvdestruktivitetens Emissarie (Feat. Gaahl de God Seed,Wardruna)
05. Black Industrial Misery (Maniac de Skitliv)
06. Through Corridors of Oppression

 

Pochette Malditura Sombras de la Muerte

  • Groupe : Malditura
  • Album : Sombras de la Muerte
  • Sortie : 2012
  • Label : Auto-Production
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 

 


Black Metal, Panamà City mon gars ! Malgré le fait que je vois pas trop en quoi c’est l’été en ce moment vu qu’il pleut des cordes et pas que de guitare ou de basse, c’est pour ça qu’on va partir en vacances à l’entrée de l’Amérique du Sud (mais pas trop longtemps vu qu’il s’agit d’un EP de 4 chansons). Mais qu’est-ce qu’un Malditura ? Malditura, c’est un groupe formé en 2006, qui part clairement sur une base Black Metal. Pour commencer avec le Malditura, le truc qui frappe : une production bien cradingue, bien dégueulasse comme on peut en retrouver chez les groupes « Trve vndregrovnd » et ça fait bien plaisir, le son de Malditura n’en est que sublimé, d’ailleurs !

– « Mais et musicalement, ça donne quoi ? ». Musicalement, on partirait plus dans la veine d’un Mayhem un peu moins speed mais en espagnol s’il vous plait, n’oublions pas que nous sommes en vacances. Niveau chant on alterne pas mal entre chant growl et érayé, mais on reste cependant plus souvent dans du chant hurlé (pour les chœurs aussi, d’ailleurs). Le chant est rythmé et diffère bien sur les morceaux, ça reste bien sympathique à entendre. La basse, mais cette basse ! Clairement présente sur tous les morceaux, elle s’accouple bien avec la guitare même si les riffs sont un peu répétitifs, il faudra écouter « Mesias » et « La Cuarta Compuerta » sinon , il reste quand même cette griffe noire et puissante.
Cependant, la batterie est un peu en retrait, et c’est dommage car on y gagnerait à l’entendre un peu plus.

Alors ? Que peut-on retenir de ce petit voyage à l’entrée de l’Amérique du Sud ? Bien qu’il soit sympathique, des choses restent à améliorer et c’est assez linéaire, cependant notre destination est rempli d’embûches et c’est ce qui fait le bonheur de cet EP ! Et dans ce trip, qu’on regrettera du à sa longueur, on aura peut-être un petit pincement au cœur, car il se finira un peu vite sur un « Todo se Quema » de 2 petites minutes, et qui néanmoins restera un bon souvenir bien sympathique et bien ficelé.


Tracklist:
 
01. Mesias
02. Sombras de la Muerte
03. La cuarte Compuerta
04. Todo Se Quema