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Archives mensuelles : février 2016

brainstorm-scary Creatures

  • Groupe : Brainstorm
  • Album : Scary Creatures
  • Sortie : Février 2016
  • Label : AFM
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

Brainstorm n’a pas l’habitude faire traîner les choses  et un an et demi après la sortie de Firesoul, voici que débarque Scary Creatures.
Que dire concrètement de la sortie de ce nouvel album ? Power, Allemagne, Metal.. 
Ça serai simplifier la chose au maximum, mais c’est pourtant le cas. C’est à ça que l’on pense en écoutant ce nouvel album de Brainstorm

Mine de rien, Scary Creatures est le onzième album du groupe Allemand et il est désormais temps de se demander si Brainstorm mérite d’être associé à d’autres formations de Power Metal telles que Blind Guardian, Helloween, Accept ou bien encore Angel Dust, Rage ou Gamma Ray
Le groupe de Andy B. Franck a désormais l’expérience qui convient, ainsi qu’un back catalogue conséquent et de qualité. Sur scène je pense qu’il n’y a trop rien à redire, le groupe martèle bien et dégage une certaine puissance et efficacité. 
Mais qu’en est-il réellement avec ce Scary Creatures La qualité du dernier rejeton laisserai à le penser qu’en effet il est tant d’installer Brainstorm parmi l’élite du Metal Teuton, aux cotés des groupes sus nommés. Mais est-ce réellement le cas ?

Pour en être convaincu il suffit d’écouter deux petites compositions telles que « We Are… » ou « Where Angels Dream ». Vocalement Andy est fidèle à lui-même et niveau gratte cela envoie carrément du lourd. 
L’album est assez cohérent et se veut-être dans la droite lignée de son prédécesseur. C’est direct, percutant et forcément très bien produit. La rythmique la tient haute face à la guitare, mais c’est la voix de Andy qui prend nettement le dessus. Les quelques cordes présentes sur le titre éponyme associées aux riffs marteau-pillon font merveilles. Avec un peu plus de présence dans le mix, ces orchestrations auraient pu rapprocher Brainstorm d’un Rage and the Ligua Mortis. « Scary Creatures » est un petit bijou qui aurait sans doute pu mériter quelques minutes de plus. 
Lorsque le groupe accélère le tempo il n’en reste pas moins efficace (« Twisted Ways »), idem sur le Thrash « Scars in your Eyes »

What else ? Pas grand chose, il n’y a pas de ballade, ni de titre vraiment faible, donc pas vraiment de point négatif important à signaler. Brainstorm est fidèle à lui même quant à sa musique. Et c’est justement là qu’il y a un hic. L’album a beau être de manière générale de qualité, il manque l’étincelle, le coup de génie. C’est un bon album de plus et rien d’autre. 
Voyons ça de deux positions différentes : Dites cette phrase à la façon de Winny puis à la façon de Bourriquet : « Cet album est sympa » et vous comprendrez pourquoi je reste quelque peu sur ma faim.

Rendez-vous en juillet 2017 pour le prochain album Andy et merci pour ce moment. Et non Brainstorm n’égale toujours pas ses pères. 


 

Tracklist:
01. The World To See
02. How Much Can You Take
03. We Are…
04. Where Angels Dream
05. Scary Creatures
06. Twisted Ways
07. Caressed By The Blackness
08. Scars In Your Eyes
09. Take Me To The Never
10. Sky Among The Clouds

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  • Groupe : A Dream of Poe
  • Album : An Infinity Emerged
  • Sortie : Octobre 2015
  • Label : Solitude Productions
  • Style : Doom / Doom 80’s
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

 

Revoilà A Dream of Poe avec un deuxième album, juste pour notre plaisir d’amateur de Doom et de riffs sombres et lents.
Travaillant désormais loin du Portugal, puisqu’ayant migré vers l’Ecosse, la formation n’en reste pas moins fidèle à son style de prédilection.

Cependant An Infinity Emerged est plus léger que son prédécesseur, plus aérien, passant d’un Funeral Doom à un Doom plus Gothique. Si par le passé A Dream of Poe concourait aux cotés des premiers My Dying Bride ou de formations plus lourdes, aujourd’hui le groupe se rapproche plus de Katatonia, ou Candlemass avec de belles mélodies et un chant clair de toute beauté.

Pour 55 minutes le disque ne contient que 5 compositions, vous voilà prévenu. Les cinq titres tournant tous autour des 11 minutes. Comme tout bon disque de Doom qui se respecte l’utilisation de ces minutes est d’une précision minutieuse et sans faille.
Les parties vocales puis instrumentales sont superbes. On ne s’ennuie pas une seule seconde.

L’univers musical est bien plombé avec un battement par minute souvent très lent, mais les mélodies éclaircissent bien le ciel. Le chant clair apporte aussi cette touche mélodique qui apporte tant à l’univers Doom. D’ailleurs il n’y a pas de chant hurlé ou grogné et c’est un plus indéniable. Rien de tel pour attirer de nouveaux fans et porter intérêt.  « Lethargus » m’a beaucoup fait penser à Candlemass avec cette rythmique lente et ses riffs si particuliers. Idem pour « Lighthouse of the Dead » qui est un pur régal pour les oreilles de part l’univers et l’ambiance qui se dégage des mélodies. Un must qui pourrait facilement trouver sa place sur un album des groupes déjà sus nommés. A Dream of Poe semble avoir voulu rendre un hommage au Doom des années 80. C’est de toute évidence réussi.

La production est quant à elle très bonne. La voix est mise en avant laissant le mur de riffs en retrait. Ceci permet de ne pas écraser le reste des instruments et de laisser la voix pleinement s’exprimer.

An Infinity Emerged est un must have pour tout amateur de Doom des années 80.
Remercions chaudement A Dream of Poe de faire vivre la flamme de ce Doom si particulier. Pour la peine, je vais me refaire une partie de la discographie de Candlemass.


 

Tracklist:

01. Egregore
02. Lethargus
03. The Isle Of Cinder
04. Lighthouses For The Dead
05. Macula

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  • Groupe : Roadkill XIII
  • Album : Triskaidekaphobia
  • Sortie : 2014
  • Label : Rebirth the Metal Productions/Satanath Records
  • Style : Death/Thrash/Groove Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

Encore une découverte reçue par Satanath Records qui au gré d’une collaboration nous présente cet album de Roadkill XIII.

Le combo nous vient d’ Allemagne et s’est formé en 2002 et c’est ici le second album q u’ils nous proposent, et l’ambiance proposée mixe un death bien thrash , comme à l’époque où les teutons perçaient) avec une touche également groove metal.

Ce sont huit titres bien corrosifs qui nous sont proposés, des titres qui vous pousseront au headbang et au moshpit.

Prenons une bonne dose de tarte dès l’ouverture sur « Hunt and Kill » avec ce début bien 90s et saccadé puis cette suite qui déroule bien énergiquement. Deux chants crachent leur venin, tous deux dans un ton éraillé et l’on pourra penser à ce niveau par moment à Crack Up autre combo germain, ou encore à Martin Shirenc de Pungent Stench (entre autres).

De la double pédale qui tartine et du riff qui flaire bon l’époque, l’énergie est dans la place.

On apprécie la bonne formule de « No Salvation » également qui partira en croisade contre le down tempo par le biais de rythmiques et de riffs incisifs et bien couillus ou encore l’excellente touche thrash guerrière d’un titre comme « Quintessence Of Fire » avec cette rythmique digne d’une marche au combat qui ne sera pas sans déplaire aux amateurs de Bolt Thrower par exemple toujours alternant sur cet esprit thrash des familles qui ici ne sera pas sans rappeler Kreator.

« Downfall » aussi met la gomme et la raclée avec ce riff méchamment accrocheur. Je mettrais ma bière à bouillir que vous n’headbanguiez pas au gré des riffs old school et de cette puissance ambiante ainsi que sur l’eightisante « Purblind Gods ».

Un titre se démarque des autres : « Exitus Letalis Yersinia Pestis » de par cette atmosphère beaucoup plus glaciale et black metal. Nous avons ici le titre le plus long, non dépourvu de variations avec toujours cette bonne sueur thrashouilleuse, des roulements de caisse claire, des passages de grattes alternant le lourd et le dynamique et ce chant arraché.

C’est un album qui donnera bien du plaisir aux nostalgiques de vestes à patches, de bonnes bières tièdes et de moshpits à l’ancienne, avec de bons riffs, de la bonne ambiance générale qui laissera des thrashes sur les murs !


Tracklist:

  1. Hunt and Kill

  2. Swarm Of Rats

  3. Quintessence Of Fire

  4. No Salvation

  5. Downfall

  6. Exitus Letalis Yersinia Pestis

  7. Purblind Gods

  8. Inferno

 

nordicunion

  • Groupe : Nordic Union
  • Album : Nordic Union
  • Sortie : Janvier 2016
  • Label : Frontiers Records
  • Style : Hard Rock / Hard FM / Metal Melodique
  • Site Web : www
  • Note : 17.5/20

 

A chaque fois que Frontiers annonce la formation d’un superband, beaucoup crient au scandale. Malheureusement (ou heureusement plutôt) ce sont ces même personnes qui s’inclinent en remerciant Serafino de la qualité de ses choix. Allen / Lande, WET, Work of Art, Dracula ou bien encore Level 10 et Kimball / Jamisson, voilà l’une des plus belle création de Serafino. Les créer ne fait pas tout, l’alchimie entre les musiciens et compositeurs doivent aussi être efficace. Jusqu’à présent, le dirigeant Italien ne s’est jamais trompé en réunissant tel ou tel guitariste ou chanteur. Et ce Nordic Union composé de Ronnie Atkins (Pretty Maids) et de Erik Mårtensson (Eclipse, W.E.T.) se révèle plutôt fondé dans ce moule de la réussite.

Concrètement si vous aimez le chant de Pretty Maids et sa voix éraillée et si vous aimez le Rock musclé de Eclipse alors Nordic Union arrivera quoi qu’il arrive sur votre étagère aux cotés des autres productions Frontiers.

Avec le premier single « The War Has Begun » Nordic Union avait réussit à me titiller les oreilles. Il faut dire que le titre est très bien choisi. Rythmé et puissant on note bien le style des deux protagonistes. « Hypocrisy » m’a beaucoup fait penser à du Bon Jovi. C’est en soit un excellent morceau, avec un refrain qui te percute le cortex et qui te suce le cerveau jusqu’au bout. Le refrain tu le gardes dans la tête toute la journée. Le talent de Erik Mårtensson en tant que compositeur est absolument indéniable. C’est d’une finesse et d’une maîtrise assez rare et qui dans le style peut largement être comparé à Winger ou à Harry Hess. La succulente mélodie qui nous accueille sur « Wide Awake » le prouve tout comme la montée progressive et l’explosion du refrain. La rythmique de se titre rappelle à 100% ce que le compositeur signe chez Eclipse.
Le Suédois n’en oublie pas pour autant les titres plus softs, notamment la power ballade « Every Heartbeat », vraiment foutue et chargée d’émotion. Le talent des Suédois pour ce genre de morceaux n’est concrètement plus à démontrer, avec entre autre Wig Wam ou bien encore Lande.
Le nombre et la qualité des brûlots sur ce disque éponyme est assez incroyable. Il n’y a réellement rien n’à jeter. Et le haut niveau proposé ici n’est pas sans me rappeler un certain Bleed & Scream signé… Eclipse. Lorsque tu te prends dans la poire une composition comme « When Death is Calling » ou « Point of No Return » tu vois de suite que tu n’as pas à faire à des débutants.

Pour donner vie à tout ça, les deux lascars se sont bien entourés et Erik Mårtensson en bon ami à su faire venir autour de lui du beau monde. Thomas Larsson (Six Feet Under, Glenn Hughes) sur « Every Heartbeat » et « Wide Awake »; Fredrik Folkare (Scudiero, Unleashed) sur « Point of No Return » et « Hypocrisy », Magnus Henriksson (Eclipse), sur « The War Has Begun » sans oublie à la batterie Magnus Ulfstedt originaire de Eclipse lui aussi.
La production est juste énorme, comme elle l’est d’ailleurs depuis le début chez Eclipse.

Serafino n’est pas un créateur de miracle, il est juste un savant chef cuisinier qui sait qu’en prenant un peu de ceci et un peu de cela l’on peut faire des merveilles.
Des merveilles comme celle-ci, je ne suis pas du tout contre le fait d’en écouter une par an. Attention toutefois de ne pas écorner la corne d’abondance comme cela a été malheureusement le cas avec Magnus Karlsson durant un certain moment, Erik Mårtensson ayant lui aussi désormais beaucoup de cordes à son arc…


 

Tracklist:
01. The War Has Begun
02. Hypocrisy
03. Wide Awake
04. Every Heartbeat
05. When Death Is Calling
06. 21 Guns
07. Falling
08. The Other Side
09. Point of No Return
10. True Love Awaits You
11. GoBonustrack (Japanese Release)
12. When Death Is Calling (Acoustic Version)