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Archives mensuelles : juillet 2015

Ça y est nous y sommes enfin  ! Après un apéro sucré/salé la veille avec Dying Fetus, il est l’heure de commencer à taper dans le vrai bout de gras avec l’un des rendez-vous incontournables de la France  ; vous l’auriez bien compris, on parle ici du Hellfest  ! Valises posées, le site connaît déjà plusieurs changements, notamment avec ces escaliers en fer qui ont disparus  ! Alléluia  ! Après un détour du côté des divers petits stands à l’entrée du camping et le gros morceau qu’est l’Xtrem Market, on va pouvoir allez voir ce que donne quelques groupes de la scène française au Metal Corner.

Malkavian  : 20h40 – 21h20

Et nous commencerons ce soir avec un des deux représentants du label Finisterian Dead End présent au Hellfest  ; Malkavian. Avec son Power/Thrash efficace sur CD on avait hâte de voir ce que donnait le combo sur scène, et autant dire qu’on peut être loin de la déception. Non content de fournir un très bon résultat audio, le groupe envoie une pêche d’enfer sur scène, véritable reflet de leur musique … mais c’est que ça bouge en plus  ! Dès le premier morceau, le public est déjà à bloc et à rendre hommage au groupe et la communication passe super bien, que demander de plus  ? Et bien un guest  ! Thomas le fou furieux n’hésitera pas à venir foutre un peu le bordel sur scène sur le morceau …
Avec son style rentre-dedans et un jeu de light convaincant, Malkavian a su nous offrir une presta à la hauteur de la tente où ils étaient ce soir, dommage que le son entache un peu la presta, avec un chant en deçà du reste trop souvent, et une batterie un peu trop omniprésente à mon goût.

Setlist : The Dust, Drag’ Em Down, The Worshipping Mass, I Suggest…, K.B.A., Ultimatum, The Rotten Conspiracy, Out of Madness Pt.2

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Heart Attack  : 21h40 – 22h20

On passe à une formation pas inconnue de par mes multiples écoutes avec un membre de moins comparé à la formation précédente, avec un EP, un album et un deuxième en cours au compteur (avec le titre Burn My Flesh qui clôturera le concert), gagnant du Headbang Contest pour participer au Motocultor 2015 et venant tout droit de Cannes, voici que déboule Heart Attack sur la scène du Metal Corner avec un line-up tout frais taillé pour le live (nouveau bassiste qui remplace Flora) nous allons enfin pouvoir apprécier à sa juste valeur ce que donne le groupe après de très bonnes impressions en studio.
Autant dire qu’à l’image de Malkavian, nous ne fûmes pas déçu également, puisque l’ambiance sera de mise aussi à gros coup de circle-pit et de braveheart qui s’ouvrira jusqu’à la console. On notera une nette amélioration du son également, faisant inexorablement d’Heart Attack nos favoris de la tête ce premier soir d’ouverture du festival, possédant quelque chose de littéralement oppresseur. Et qui dit moment spécial dit aussi titre spécial, et le groupe nous fera l’honneur de nous proposer un titre de leur album à venir. Quoi que n’étant pas spécialement fan des passages claires qui tranchent un peu trop avec la prestation massive, au moins ils sont juste et bien placés sur les morceaux, on n’en demandera pas plus du coup.

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Le before du festival s’arrêtera pour nous ici, afin d’être frais pour la suite, mais ce qui est sûr, c’est que les shows de ce soir donnent véritablement envie de continuer à soutenir la scène locale, car si des groupes de cet acabit monte, il y a de fortes chances pour que certaines salles deviennent fortes intéressantes ces prochaines années.

Craving

  • Groupe : Craving
  • Album : Fucked Up Beyond Repair
  • Sortie : 2011
  • Label : Autoproduction
  • Style : Thrashmetalcore
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

2011, du côté de Chartres ! Craving formés depuis deux années proposent leur tout premier EP de six titres d’un metalcore corrosif dans la joie et la bon humeur et c’est sur celui ci que nous allons nous pencher.

Axés sur les mélodies et ornés de breaks façon mosh part, le metal proposé sait être varié.

Avec des passages thrash, des passages épiques plus heavy sur les parties soli de grattes, le combo ravit et possède cette bonne petite touche old school des familles. Le chant,lui, sait s’apprécier par son flow bien placé et son côté éraillé.

Ca galope pas mal rythmiquement sur « Kalaschnimosh » et la folie énergique vous décrochera à coup sûr quelques vertèbres.

Prenons exemple également sur « Krâken » qui mélange parfaitement un death mélodique aux touches bien accrocheuses à un thrash bien old school qui dépote.

On retiendra également « Fucked Up Beyond Repair » qui se pose un peu plus lourde dans le tempo triggué. Les influences heavy se permettent à nouveau de venir apporter cette variation au sein de ce titre très hardcore metal dans l’ensemble. De bonnes petites accélérations en imposent et dégagent un côté dansant du morceau.

L’ensemble varie selon les titres avec l’aspect mélodique bien mis en avant, un bon lot de passages qui plaira aux amateurs de mosh pit, des passages qui raviront les nostalgiques de vestes à patches, en bref, un sympathique moment de 20 minutes proposé par Craving qui donne envie de se pencher sur la production suivante : « Batârds de Beauce » sorti en 2013.


Tracklist:

  1. Bad Romanz

  2. Kalaschnimosh

  3. Fucked Up Beyond Repair

  4. Krâken

  5. Chili Con Carnage

  6. Yaya

 

bask

  • Groupe : Bask
  • Album : American Hollow
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Stoner Rock/ Doom
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Allez, ce n’est pas vers l’Espagne que nous allons nous diriger mais vers les Etats Unis avec Bask qui nous proposent un bon gros stoner/rock au travers de leur premier album.

« Endless Summer » est un titre bien posé aux accents rock limite psychédéliques et aérés assez planants. Le son de basse lui, en revanche se fait écrasant et saturé. On appréciera également un côté assez post-rock en fait un titre accessible à tout auditeur.

« American Hollow » donne dans l’atmosphère très rock planant également. Le côté mélancolique pourrait rappeler une version de City and Colour avec des interventions hurlées sur le final développant l’aspect progressif plus rageur qui clôt ce titre.

« Shake The Soot From Your Boots » possède un côté à la Graveyard avec cette alternance de passages « ballade » et de passages de grattes bien fuzz qui intègrent une patte 60s/70s. On pourrait penser également à Witchcraft du début. Une ambiance southern rock se dégage également de ce titre et elle se mêle à un moment bien lourd et doom sur la fin.

« Land Of The Sky » est bien planante et elle démarre avec des airs post/southern rock. Des arpèges sur fond de roulements martiaux à la batterie font plaisir. La montée bien progressive précède un rythme plus énergique et rock, puis la boucle revient sur un passage posé comme au début. Le psychédélisme prononcé se voit appuyé sur la fin par des gutturalités rageuses.

On replonge dans un tableau southern rock sur « A Man’s Worth » avec ce chant aigu bien placé et apaisant. Cette bonne ballade donnerait à tout Hell’s Angel l’envie de se siroter tranquillement un petit Jack Daniel’s.

« High Mountain Pass » est bien catchy par sa rythmique et ce riff endiablé. Le titre à lui même possède ce petit quelque chose à la Q.O.T.S.A., ce genre de rythmique dansante, cette bonne vieille gratte fuzz qui sait faire planer aux passages adéquats. Le chant quant à lui est puissant en matière d’émotions.

Vous l’aurez compris, Bask propose un album varié sur les styles alternant stoner, southern rock, post rock et doom. Les morceaux s’enchaînent facilement, se complètent et offrent une formule efficace.


Tracklist:

  1. High Mountain Pass

  2. American Hollow

  3. Land Of The Sky

  4. Shake The Soot From Your Boots

  5. A Man’s Worth

  6. Endless Summer

Groupe : The Articocratsthe aristocrats

  • Album : Tres Caballeros
  • Sortie : Juin 2015
  • Label :  Boing !
  • Style : Jazz Fusion / Instrumental complexe
  • Site Web : www
  • Note : 16.5/20

 


Ce nom d’Aristocrats ne vous dit sans doute pas grand chose, pourtant lorsque l’on regarde de plus près le trio qui compose cette formation nul doute que vous connaissez !

Guthrie Govan, Bryan Beller et Marco Minnemann, respectivement guitariste (de GPS, Steven Wilson), bassiste (de Satriani, Dweezil Zappa et James Labrie) et batteur (de Steven Wilson et Satrini) joue donc ensemble depuis 2011 et on désormais à leur actif trois albums, dont ce petit dernier Tres Caballeros. Un nom qui n’est pas sans rappeler le trio infernal de chez Disney.
Musicalement, je l’avoue je m’attendais à une musique assez proche d’un Tribe of Gypsies, une musique assez fun et donnant envie de bouger du popotin façon Santana. Il faut dire qu’à ce niveau le titre de l’album et la pochette sont racoleurs.
Au final, on se retrouve avec un disque assez technique et totalement instrumental. On en prend plein les oreilles durant 57 minutes (pour seulement neuf compositions). C’est un bonheur auditif pour qui le coté branlette de manche ne dérange pas. Car oui, le guitariste, le bassiste et le batteur en font des tonnes ! Mais alors qu’elle efficacité et qu’elle maîtrise. Si certains passages ne laissent finalement que peu de place aux mélodies, d’autres vous font carrément planer. Juste un exemple, le dernier titre, une longue pièce de plus de onze minutes, intitulé « Through the Flower ». Un véritable hymne à la mélodie. Il est assez difficile de présenter le titre tel qu’il est réellement surtout avec ma méconnaissance en matière de technique, n’étant pas musicien, c’est l’amateur de beaux sons qui parle.
Il est assez casse gueule dans ce genre de style d’aller chercher l’attention de l’auditeur avec de longues compositions. Pourtant The Aristocrats ne se loupe pas. Preuve en est ce « Through the Flower ». Idem pour « Smuggler’s Corridor » (plus de huit minutes)  avec son esprit à la Tarantino et qui par ailleurs aurait pu avoir sa place sur la BO de Rango, le film d’animation. Dans un esprit plus Satriani on retrouve « Pressure Relief » avoisinant quant à lui les sept minutes. Chapeau bas messieurs.

Un très bonne surprise tout simplement.


Tracklist:
1. « Stupid 7 »
2. « Jack’s Back »
3. « Texas Crazypants »
4. « ZZ Top »
5. « Pig’s Day Off »
6. « Smuggler’s Corridor »
7. « Pressure Relief »
8. « The Kentucky Meat Shower »
9. « Through the Flower »

divine-ascension-liberator

  • Groupe : Divine Ascension
  • Album : Liberator
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label :  Vicisolum Productions
  • Style : Power Metal / Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

Grosse baffe dans ma face en redécouvrant Divine Ascension au mois de Septembre 2014 avec son nouvel album Liberator.

J’avoue avoir apprécié As the Truth Appears lors de sa sortie en 2011, mais il faut l’avouer, le grand nombre de groupes sur le marché fait vite oublier ceux qui n’arrivent pas à être au dessus des autres. C’est malheureusement ce qui est arrivé aux Australiens…
Mais Liberator change complètement la donne puisqu’il n’est ni plus ni moins que l’un des mes disques de 2014 !
L’actualité (le groupe vient jouer en Europe avec Stratovarius cet automne) et la qualité du dit disque font donc que je vous en parle enfin… Et il y aura peut-être une interview si vous êtes sage et que la canicule ne m’a pas tué avant.

Liberator place Divine Ascension directement dans le haut du panier Power Metal avec des compositions d’une efficacité rare et surtout une performance vocale féminine comme je les aime. Personnellement vous le savez je suis plus adorateur d’un chant féminin plutôt Pop (ou au contraire complètement barré) plutôt qu’un chant féminin lyrique. Et la qualité est au rendez-vous. On est en droit de penser que Jennifer Borg a fortement progressé depuis 2011. La preuve sur le meilleur titre de l’album « Stronger », mais aussi et surtout sur « Crystal Tears » et l’autre hit « Machine ».
Une fois de plus Divine Ascension flirte bon avec l’esprit Evergrey, grâce à une tonalité plombé et parfois assez pesante (« Liberator », « Sorrow Sacrifice », « Hideaway ») et je dois avouer que je ne suis pas indifférent à ce genre de titres mêlant riffs telluriques et mélodies lentes et noires.

Divine Ascension a aussi retenu les quelques erreurs du passé en variant un peu plus la tonalité de son album, même s’il n’y a toujours pas véritablement de compositions mid-tempo.  Prenez « Machine » par exemple et son riff de gros bourrin qui ne laisse pas du tout entrevoir la beauté -que dis je- l’excellence du refrain, alors que « The Final Stand » surprend par son refrain posé, idem pour « Hideaway » qui allie de lourds passages et un refrain speed (le final est merveilleux) .
C’est varié, c’est plaisant ; Et son s’en prend en plus pleins les oreilles musicalement avec de splendides soli qu’ils soient issu des guitares ou du clavier.
On retrouve une petite ballade pour terminer en beauté Liberator. « Memoria’s Longing » se la joue voix/guitare et laisse la voix de Jennifer éclater au grand jour. C’est une ballade qui change des habituels trucs sirupeux et chiants. Divine Ascension prouve au passage qu’il sait faire autre chose et qu’en plus c’est réussi.

Chaque écoute de Liberator me met une bonne claque, un bon coup de pied aux fesses. Désormais il est question d’aller plus loin, d’aller jusque Paris pour voir ce groupe, même si cela doit être un dimanche… Et j’espère sincèrement vous emmener avec moi, car sérieusement, si vous allez au Trabendo pour assister au concert de Stratovarius, j’espère que vous viendrez aussi pour assister au show de Divine Ascension !
Amis Australiens, j’arrive !


 

Tracklist:
01. Dawn Brings No Mercy
02. Stronger
03. Liberator
04. My Contender Lies
05. Sorrow’s Sacrifice
06. Crystal Tears
07. Machine
08. Red Sky
09. The Final Stand
10. Hideaway
11. Memoria’s Longing


 

 

Divine Ascension - As the Truth Appears

  • Groupe : Divine Ascension
  • Album : As the Truth Appears
  • Sortie : 2011
  • Label : Nightmare Records
  • Style : Power Metal / Metal Symphonique / Neo Classique
  • Site Web : www
  • Note : 14.5/20

 

Ce disque date de 2011, mais l’actualité étant ce qu’elle est, il est bon de faire une piqûre de rappel pour cet album qui vaut le détour.
Divine Ascension est en effet en première partie de Stratovarius pour sa tournée Européenne de 2015-2016 faisant au passage la promotion de Liberator, tout fraîchement paru.

Originaire d’Australie (tout comme Voyager) Divine Ascension propose un Heavy Metal presque progressif teinté d’orchestrations et résolument tourné vers la mélodie. Pour situer plus précisément la chose on pourrait essayer de placer la formation entre Evergrey et Vision of Atlantis mais avec de gros biceps. As the Truth Appears a tendance tout de même à s’éloigner des habituels albums de groupes symphonique  à chanteuse pour proposer un disque puissant, mais aurait pu très être chanté par une voix masculine. Je vois très bien  DC Cooper ou bien Tom S. Englund y poser leur voix.

Vraiment très bien produit pour un premier jet (qui ne fait suite qu’à un EP) As the Truth Appears possède un gros son, résolument moderne, rappelant par ailleurs aussi Evergrey. Vocalement Jennifer Borg assure comme il se doit, ne cherchant jamais à trop en faire. Sur certains titres, sa performance est même excellente (« Answer », « Vision Divine »).
Coté orchestrations, le niveau est très bon. Les Australiens n’égalent pas encore les hautes performances d’un Kamelot, mais il n’y a strictement rien à envier aux groupes dit de première division (« One Last Caress », « Civilisation »).
Coté technique idem, il y a ce qu’il faut. Les musiciens balancent la purée comme il se doit. Les mélodies et soli de Karl Szulik et Robb Inglis aux guitares sont très intéressantes (« Garden of Evil »), tout comme les envolées de David Van Pelt et de son clavier ‘« One Last Caress »).

Concrètement il n’y a pas grand chose à rejeter sur As the Truth Appears. Le groupe à déjà un trouvé un style qui lui est propre et possède un véritable talent (qui se confirmera avec Liberator). Seul petit regret, une forte linéarité dans le rythme général du disque qui le rend un peu longuet !

 


Tracklist:
01. Answers
02. Visionary
03. In My Mind
04. Vision Divine
05. Guided By Osiris
06. One Last Caress
07. Garden Of Evil
08. Another Battlefield
09. Civilisation
10. Unscathed