Quoi de neuf ?
Archives
Calendrier
janvier 2015
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives mensuelles : janvier 2015

Dawn of the 5th era

  • Groupe : Mors Principium Est
  • Album : Dawn of the 5th Era
  • Sortie : Décembre 2014
  • Label : AFM
  • Style : Death Mélodique de Haute Volée qui vient de Finlande et pas de Göteborg
  • Site Web : www
  • Note : 16.5/20

 

En matière de Death Mélodique il semble que tout ne vienne pas que de Göteborg, puisqu’en effet Mors Principium Est soit d’origine Finlandaise.
L’ami Magus a en son temps chroniqué le deuxième album du combo (en 2005) et l’eau a énormément coulé sous les ponts depuis, mais il semble évident que Mors Principium Est n’ai pas changé d’un iota sa vision de la musique.
Pas question pour eux de s’adonner à la sauce US et droit dans ses bottes le combo continue de redonner une seconde jeunesse à un style bien mal en point et un peu délaissé même par les ténors et fondateurs du genre.  Qu’avez-vous pensé du nouvel album de At the Gates ? Quid du réveille de Dark Tranquillity ? Et In Flames ?

C’est donc sur Mors Principium Est qu’il faut compter pour espérer en prendre pleins les oreilles. Riffs puissants et frénétiques, rythmique au taquet, chants tantôt Death, tantôt à la limite du Black, légères touches de claviers et d’orchestrations sans oublier des mélodies venues tout droit d’un album de Maiden … du classique, mais de l’efficacité à l’état pur. Mors Principium Est respect le genre et cela s’entend. Les Finlandais ne s’amusent pas à inventer, ils rendent hommage.
Et c’est un bien bel hommage que voilà. « I Am War » tape fort. Le solo est tout simplement mortel. A ce titre il fait penser à du Arch Enemy de par sa mélodie très entêtante.
Aussi fort que « I Am War », « We are the Sleep » qui avec son refrain de fou prouve que le genre peut encore exciter les esgourdes. Impossible non plus de faire l’impasse sur le mélodieux « Monster in Me » qui avec des claviers mis en avant donnent un coté vraiment symphonique à la chose. Essai très convaincant messieurs !

Le groupe joue à fond la carte de l’ authenticité. Mors Principium Est n’abuse pas des 10 commandements du genre (y en a autant que ça ?) et ne force pas le trait. Mors Principium Est affectionne ce type de Metal et cela se ressent sur l’ensemble des compositions de Dawn of the 5th Era. Comment en douter à l’écoute de « Wrath of Indra » ou bien de « God are Fallen » ?
Félicitation aussi pour la fausse prise de risque qu’est l’instrumental « Apricity », compo toute douce et mélodieuse. Exactement le genre de petit intermède que j’adore entre deux brûlots.
Dawn of the 5th Era se conclu sur un puissant et efficace « The Forsaken » où le groupe accélère et durci quelque peu le rythme. Le bon coup de pied au cul des famille en guise de final. 

Mors Principium Est prouve par a + b que le Death Mélodique de Göteborg (même si là, effectivement il ne vient pas de cette ville) est toujours aussi efficace et qu’il n’a finalement pas besoin de se renouveler. Rester respectueux des bases sans être insolant ou trop audacieux et le tour sera jouer pour nous sortir un bon album. 


Tracklist:
01. « Enter the Asylum »
02. « God Has Fallen » 
03. « Leader of the Titans » 
04. « We Are the Sleep » 
05. « Innocence Lost » 
06. « I Am War » 
07. « Monster in Me » 
08. « Apricity » 
09. « Wrath of Indra » 
10. « The Journey » 
11. « The Forsaken »

 

633 Deadly Scenes

  • Groupe : 6:33
  • Album : Deadly Scenes
  • Sortie : Janvier 2015
  • Label :Kaotoxin Records
  • Style : Du Metal Foufoufou où tout le monde est Fou…
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

Je ne me suis pas encore remis de The Stench From The Swelling que 6:33 ressert le couvert !
Et le service est encore meilleur que le précédent !

Toujours inspiré par Patton (surtout Mr Bungle) et Devin Townsend, 6:33 gagne au fil des disques une maturité et une prestance. Ce Deadly Scenes est tout simplement brillant !
Difficile de ne pas adhérer au concept zarbi (complètement zarbi) que le groupe nous distille à chacune de leur sortie, mais ici les Français font encore plus fort. Il y a Pin Up Went Down et il y aura 6:33 dans mon cœur pour l’Éternité. 

Après plusieurs écoutes, je me dis que 6:33 fait ce qu’aurait fait Zappa en découvrant Mr Bungle et Devin Townsend. C’est à dire finalement aller encore plus loin. Car non 6:33 n’est pas Mike Patton faisant du Ziltoid et non 6:33 n’est pas non plus The Devin Townsend Project faisant du Mr Bungle, 6:33 est ici n’y plus n’y moins que lui même. Incontrôlable, insouciant, fascinant, enivrement et finalement attachant, voilà ce dont est capable d’être le groupe Français. 

Pas question de s’ennuyer. De « Hellalujah » à « Deadly Scenes », 6:33 nous prend constamment à contre pied. Esprit Tim Burton sur la première composition, « The Walking Fed » fera ressortir votre coté tribal, « I’m a Nerd » respire bon la folie du meilleur de Ziltoïd, sans oublier l’esprit Far West au coin du feu sur « Last Bullet for a Gold Rattle ».
On  criera Je crie au génie d’une composition telle que « I’m a Nerd » et ses ‘nananananana’ que l’on reprend immédiatement à tue tête. 
La folie musicale d’un « Black Widow » nous rappelle que la musique a pour seule limite celle de son compositeur et il y a fort à croire que Nicolas n’en ai pas !

« Deadly Scenes » longue pièce musicale de plus de 13 minutes vient clôturer admirablement l’album. Le groupe Français ratisse très large. C’est groovy, résolument moderne et le morceau laisse énormément de place à la mélodie. 6:33 a lâché du leste sur le coté cinglé et je dois dire que si cela surprend au début cela permet de nous aérer le cerveau. Cerveau qui mérite bien un peu de repos après le déluge de bizarrerie étant jusqu’alors. 

Du Metal Fou fou fou où tout le monde est Fou…
Oui et bordel que c’est bon !!!


 

Tracklist:
01. « Hellalujah »
02. « Ego Fandango »
03. « The Walking Fed »
04. « I’m a Nerd »
05. « Modus Operandi »
06. « Black Widow »
07. « Last Bullet for a Gold Rattle »
08. « Lazy Boy »
09. « Deadly Scenes »


The Worshipping Mass

  • Groupe : Malkavian
  • Album : The Worshipping Mass
  • Sortie : 2014
  • Label : Finisterian Dead End
  • Style : Thrash Modern
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

Thrash Modern, France, un premier album qui va faire entendre parler de lui.

Malkavian, groupe que l’on pourrait qualifier de  » Modern  » par la qualité sonore de la galette autant que l’exécution de leur musique nous vient tout droit des terres Nantaises avec ce premier album qui est la suite logique d’une démo éponyme et d’un EP November Ends. Sorti tout droit des couches du label Finisterian Dead End (qui a dans ses sorties Breakdust, le groupe ayant remporter le droit à une presta au Hellfest 2015).

Malkavian ne se limite pas à un Thrash basique où le chant crié est maître de tout ; les variations sont fréquentes, entre le chant clair, les growls et le chant crié de Romaric, on sent bien que la maîtrise est là. On a également le droit à des backvocals assez souvent, qui rappelle un certain chant Hardcore, l’exemple le plus frappant sur le morceau « I Suggest … » ferait presque passer le groupe pour un Madball, ou Hatebreed, au choix.
Des riffs travaillés, des solos à foison, voir même à double dose (The Dust, ou comment bien entamé un album) qui ne sont pas improvisés, la maîtrise des instruments n’est pas dû à un simple hasard, et qui rentre absolument en rythme avec une batterie qui blast et percute un rythme tribale sans que cela devienne trop lourd ou trop répétitif. Malgré cela, on aura une basse qui, malgré un son lointain, se fera peine à entendre aux dépens de guitares assassines qui montent en puissance, et cette montée en puissance juste avant un solo rends les morceaux complétement épiques !

Arrivée au milieu de l’album, un morceau en deux parties : Out of Madness, la première partie, bien qu’elle fasse un peu plus de 4 minutes et est presque intégralement instrumentale, tape dans une mélancolie rapide mais lourde, pour faire reprendre l’album de plus belle, sur la deuxième partie qui sonne (encore une fois) bien Hardcore et le titre promet d’être brutal en Circle Pit en live, à tous les coups.

Malkavian arrive avec son premier CD, qui réunit un Thrash Modern ravageur et de légères touches d’Hardcore qui envoie sévèrement du bois, sans temps mort, le groupe déclenche de vrais secousses sismiques de la nuque, au point que la tête s’en décrocherait. Légère déception sur une basse pratiquement absente, et des deux derniers morceaux qui auraient pu être inversés. (« Wolfpack » faisant presque 10 minutes et possédant une structure et une fin qui aurait pu clore cet album de façon totalement destructeur, à l’inverse de « The Rotten Conspiracy » qui ne fait que 3 minutes, et laisse un petit arrière-gout d’en vouloir plus.) Bref, un must-have dans la collection de cds de groupes du pays au drapeau bleu, blanc, rouge.


Tracklist :

01. The Dust

02. Ultimatum

03. The Worshipping Mass

04. I Suggest…

05. Out of Madness Pt.1

06. Out of Madness Pt.2

07. The Black Hand

08. The Wreckage

09. Drag’Em Down

10. Wolfpack

11. The Rotten Conspiracy

 

CarbohydroM

  • Groupe : CarboHydroM
  • Album : Unsealed
  • Sortie : Novembre 2005 / Décembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Zelda Arrange Soudtrack
  • Site Web : www
  • Note : pas de note

Parlons peu, mais parlons bien. 
CarboHydroM est le nom du projet musical de Christophe Blondel, musicien Marseillais passionné de Jeux Vidéos. Sur son site nous pouvons écouter énormément de réarrangement de hit de Jeux Video old-school (Castlevania III, Mega Man, Thunderforce III, Pop’n Twinbee…) ou non (Mario Kart 7/Mega Man 9/Dux 1.5) . L’homme est seul et se débrouille admirablement bien pour reprendre à sa sauce les thèmes issus de nos consoles favorites. 

Mais ce qui retient mon attention plus particulièrement c’est ce petit (20 minutes) album medley provenant de la B.O de The Legend of Zelda : A Link to the Past composé initialement par Koji Kondo.

Le Français va donc sur 20 compositions et 20 minutes nous faire une belle démonstration de son talent de réarrangeur, mais aussi de musicien. En effet il fait tout seul et à l’écoute de cette version 2014 on ne peut qu’en plus l’applaudir pour sa qualité de producteur. 

La réinterprétation est résolument Rock, mais surtout Metal. Ça va parfois vite comme sur le thème de Link (« Running Hero »), mais ça sonne aussi parfois très Rainbow avec quelques touches de claviers disséminées de manière très discrète. 
Franchement il n’y a rien à redire sur ce cover album. 

Les fans apprécieront, les amateurs de Metal instrumental aussi.

(Je vous laisse la video Youtube juste en dessous)


Tracklist:
01– Golden Power
02– Here Comes The Rain
03– The Imprisoned Princess
04– Running Hero
05– Land Of The Cuccos
06– The Trial Of Three Pendants
07– To The Sacred Grove
08– The Blade Of Evil’s Bane
09– I Have Faith In You
10– The Seventh Sacrifice
11– Distorted Reality
12– Let Us Heal Your Wounds
13– Where Seven Crystals Await
14– Before You Go
15– Mazes Of Madness
16– Beyond Spectacle Rock
17– I Knew You Would Come
18– Reveal The Evil Within
19– Until The Silver Blow
20– Precious Earth


Amaranthe

  • Groupe : Amaranthe
  • Album : Massive Addictive
  • Sortie : Octobre 2014
  • Label : Spinfarm
  • Style : Metal / Easy Listening / Pop / Electro
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


Une chanteuse, deux chanteurs, dont un pratiquant le chant extrême, des beats techno, du riff facile d’accès, des titres à la durée parfaite pour la radio… Mais aussi beaucoup de critiques lors de la sortie de son premier album, due à la mise en avant de la bimbo vocaliste et aux compositions easy listening… oui je parle de Amaranthe qui nous reviens en 2014 avec une nouvelle rondelle.

Attention chronique à charge !
Bon, soyons clair, lors de la création du groupe, j’ai fait parti de ceux qui ont soutenu la formation Suédoise, car leurs compositions étaient modernes et j’avais trouvé que le groupe apportait un certain vent de fraîcheur. Mais ça c’était en 2011. Aujourd’hui avec un peu de recul et beaucoup d’écoutes, je trouve ce Massive Addictive vraiment mal foutu. 
Si certaines compositions arrivent à sortir du lot, on se retrouve avec un disque peu original. J’ai eu la forte sensation d’écouter souvent le même titre, avec le même schéma d’écriture, mais aussi les même riffs et les mêmes mélodies. Sérieux, quelle est la différence entre le mauvais « Drop Dead Signal » (choisi comme single !!) et « Digital World » ? Pour trouver les belles mélodies n’est pas Crematory qui veut !
« Dynamite » sans tire tout juste avec le terme sympa. Comme entrée en matière on aura connu mieux.
Vocalement en 2014 j’ai un problème que je n’avais pas en 2011 lors de la sortie de l’album éponyme. Elize se là joue clone de Britney Spears et ça à le dont de m’agacer ! Ecoutez la sur « Drop Dead Signal »
D’ailleurs je pense que pour quelques morceaux le problème vient de la chanteuse elle-même. Sur « Unreal » par exemple sa présence ne sert à rien (hormis sur le refrain) Pourquoi se sent-elle obligée d’hurler !?  D’autres formations  ont prouvé que l’on pouvait très bien faire dans ce style sans pour autant avoir le besoin de claquer un chant féminin. J’en suis même à croire que l’ensemble des voix s’avère inutile, ce même titre enverrai du lourds dans une version instrumentale. 
La power ballade « True » reste sympa, mais j’ai du mal à accrocher. Within Temptation et autres Nightwish restent maîtres en la matière. « Over and Done » autre ballade de Massive Addictive se fait plus douce et gagne étonnamment en efficacité.
La présence de composition ne dépassant pas les 3 minutes 30 est aussi regrettable. Evidemment les morceaux sont taillés pour les radios Métal Scandinaves et Américaines, mais que diable où est la prise de risque ? Etes-vous incapable d’écrire de longues chansons messieurs-dame  ? 

Coté décharge, car il faut bien aussi défendre ce qui est défendable, il y a « Skyline ». Ici Amaranthe tape dans l’excellent. Le riff est bon, les mélodies vocales sont inspirés et le trio envoi enfin du lourd. Le refrain est clairement le meilleur de l’album et reste bien le crâne. Je n’oublierai pas non plus « Trinity », plus pop, qui possède un refrain très fun et de jolies mélodies élecro. Mais au final, c’est clairement lorsque le groupe appuie sur le champignon que tout prend clairement forme. « A Ordinary Adnormality » est le véritable tube de Massive Addictive
Enfin, je terminerai par nommer Jacob Hansen qui a réalisé un travail formidable coté production, car ici l’homme est loin de ses habituels travaux en compagnie de formations Heavy Metal. 

J’attendais bien mieux de la part d’Amaranthe. Compositions qui tournent en ronds, mélodies pas très intéressantes, n’hésitez surtout pas à aller écouter ailleurs si vous aimez le Metal avec des effets électro, principalement du coté Japonais (Maximum the Hormone / Blood Stain Child). Mais si c’est principalement la plastique que la chanteuse qui vous intéresse, je ne peux rien faire pour vous…


Tracklist:
01. Dynamite
02. Drop Dead Cynical
03. Trinity
04. Massive Addictive
05. Digital World
06. True
07. Unreal
08. Over and Done
09. Danger Zone
10. Skyline
11. An Ordinary Abnormality
12. Exhale

 

 

Stone Pushing Uphill Man

  • Groupe : Paul Gilbert
  • Album : Stone Pushing Uphill Man
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Mascot
  • Style : Rock’n’Roll /Jazz / Blues / Instrumental / Album de reprises
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


Paul Gilbert, je kiffe. J’ai rarement pu être déçu par ses albums solos et je dois avouer qu’avec le temps qui s’écoule le guitariste gagne en constance et en inspiration.
Pour ce nouvel album Paul a décidé de faire plaisir à sa guitare en la faisant chanter. « C’était un défi, un objectif en tant que guitariste » dit-il. Pour permettre à sa guitare de s’exprimer il a choisi des reprises. Des reprises issus de titres cultes ou non (plus souvent non tout de même) de ses groupes et ou chanteurs préférés.

Résultat Stone Pushing Uphill Man c’est du Beatles, du Aerosmith, du Temptation, du Police ou bien encore du Elton John en version acoustique et ça déboîte !
Certains se sont ennuyés en écoutant ce disque, or il faut bien avouer que le défi de Paul et plutôt réussit. Le Monsieur a su donner une voix à son Ibanez.

Au premier titre, « Working For the Week End », j’ai cru que Paul Gilbert s’était prit d’admiration pour Satriani tant le groove qui sort du morceau aurait pu se retrouver sur un album de Joe. Le son de l’Ibanez de Paul n’étant d’ailleurs pas sans rappeler le son de l’Ibanez de Joe. Cette excellente cover de Loverboy passée on se dit qu’on tient là un disque plein de punch ! Ce ne sera pas le cas puisque Paul a préféré voir large pour Stone Pushing Uphill Man. Ça sera donc calme ou énergique, mais toujours groove. « Goodbye Yellow Brick Road » est tel un petit morceau de chocolat que l’on laisserai fondre délicatement dans la bouche.

L’album est aussi agrémenté de 3 titres inédits dont le titre « Stone Pushing Uphill Man ». C’est au passage le seul morceau chanté. Paul y tient le micro et le fait bien. Le fait d’ailleurs bien mieux que sur les autres compositions passées où il a pu poser sa voix.
Outre Paul il ne faut pas oublier la performance de Kenny Aronoff et de l’incroyable Mike Portnoy décidément partout et capable ici de jouer avec retenue.

Stone Pushing Uphill Man m’a permis de découvrir pleins de compositions qui m’étaient jusque là resté inconnues. Merci Paul !
Les amateurs devraient y trouver leur compte, quant aux curieux désirant voir de quoi est capable le guitariste de Mr Big je pense qu’il n’est pas question d’hésiter !


Tracklist:
01. « Working For The Weekend »
02. « Back In The Saddle »
03. «  »I Got The Feelin »
04. « Goodbye Yellow Brick Road »
05. « Why Can T We Do It In The Road »
06. « Shock Absorber »
07. « Purple Without All The Red »
08. « Murder By Numbers »
09. « My Girl »
10. « Wash Me Clean »
11. « Stone Pushing Uphill Man »

 

 

header_evenline
Salut les gens, on se fait la bise. Félicitations pour votre petite merveille.
Tom : Allez, on se fait la biz, c’est pas comme si on ne se connaissais pas encore 😉

Alors notre première interview date d’il y a 4 ans déjà. J’avais terminé par ‘Quelle est la question que je ne vous aie pas posée et à laquelle vous auriez aimé répondre ?’ Arno avait répondu ‘Quel serait votre concert de rêve ?’ Ta réponse était un MTV Unplugged et Fabrice tu avais répondu Rock on the Range. Bon finalement vous avez joué avec Alter Bridge… c’est plutôt pas mal non ?
Aarno : Oui c’est clair ! Ce sont des idoles pour nous. Surtout pour Fab et moi donc on est très fier de cette date !
Fabrice : Carrément ! Parfois en y repensant, je me dis que c’était de la pure science-fiction.

Fabrice, j’avais aimé ta question et ta réponse: ‘Quelle serait ta plus grande fierté ? Qu’un ado vienne me voir tout ému pour m’annoncer que c’est grâce à moi qu’il a commencé la guitare’ Alors verdict ? Il faut encore attendre ?
Fabrice : Il faudra encore attendre mais le soutien des personnes qui nous suivent, viennent ou même achètent du merchandising, ça c’est déjà une grande fierté ! 

Bon parlons maintenant de ces 4 années qui séparent nos les deux interviews. Que s’est-il passé ?
Aarno : Beaucoup de choses et pas grand chose… C’est à dire qu’on à fait quelques dates de concert. Plutôt bonnes ! Car nous avons joué également en première partie de Seether ! Et nous avons surtout sorti notre album « Dear Morpheus ». Donc ce n’est pas rien certes. Mais en 4 ans, c’est une suite logique de chose on va dire.

Le plus grand moment de ces 4 années reste le concert avec Alter Bridge, ou vous avez mieux à raconter ?
Aarno : Pour moi oui c’est même mon meilleur souvenir musical de toute ma vie
Fabrice : Alter Bridge et Alter Bridge. Blague à part, il y’a toute une histoire derrière qui fait de cette date LE souvenir d’une carrière d’un groupe français émergeant sortant de nulle part.

D’ailleurs tout est parti d’une page Facebook, une page de soutiens je crois.
Aarno : Nous avions à l’époque crée un événement facebook « Pour que le groupe français EVENLINE fasse la première partie d’ALTER BRIDGE à la maroquinerie de Paris ». Et nous avions eu plus de 300 personnes qui ont adhéré au groupe pour nous soutenir. Nous étions aux anges mais ce n’était pas « suffisant » pour jouer « officiellement ». Du coup nous sommes allés plus loin dans notre démarche et on a réussi à être programmé. Enfin programmé… On se comprend !

Lors de notre premier entretien (en français c’est cool aussi) Arno tu disais avoir déjà une dizaine de morceaux. Sont-ils tous présent dans Dear Morpheus ou y a-t-il eu entre-temps l’apparition de nouveaux titres. Je sais que Fabrice compose beaucoup….
Aarno : Oui ils sont tous présents.

Dear Morpheus parle de quoi ? Pour Magic Fire Music, l’un de vous va me faire un track by track (sourire de petit chat)
Aarno : L’album « Dear Morpheus » aborde d’un point du vue des textes des sujets tels que les rêves, mais aussi les expériences de vie, les désillusions sentimentales, les regrets, la jalousie… etc..

Est-ce que ces titres sont composés en fonction de vos humeurs, ou de choses que vous voyez à la télé ?
Aarno : Pour les textes c’est en fonction des humeurs et de ce que dégage la partie instrumentale du morceau

L’arrivée de nouveaux membres a-t-il fait évoluer votre musique ?
Olivier : avec Tom le bassiste, nous jouions ensemble depuis quelques années dans une autre formation avant d’intégrer Evenline. On se connait bien au niveau de nos jeux respectifs. Je tente d’apporter un max de groove sur des morceaux plutôt « pêchu » avec des rythmiques simples et efficaces !

Bon, finalement qui fait le chant hurlé ? Qui gueule sur Dear Morpheus ?
Tom : C’est bien Aarno qui fait les screams sur l’album et en live

Vous êtres finalement arrivé chez Dooweet Records. Comment ça s’est passé ? Aucun autre label n’a voulu de vous ?
Tom : Nous avons rencontré Chris de Dooweet avant d’avoir l’album entre les mains pour en savoir plus sur ses contrats « promo ». Nous avons bien aimé son état d’esprit et sa vision du rôle d’un label. Le courant est bien passé. Lorsque l’album était en boite nous l’avons invité à une écoute au Twin Studio. Chris a flashé sur l’album, qualité des compos, production,… et nous a proposé de signer Evenline sous le label Dooweet et d’assurer la promo, le pressage, la distrib et le management du groupe. Nous n’avons pas hésité longtemps 😉

Être produit par un grand nom de la musique US n’aide pas plus que ça pour être signé chez une grosse maison de disque ?
Tom : A l’écoute des mix nous savions que Jim avait fait un super taf. Il ne fallait donc pas se planter sur le mastering. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes tourné vers Tom Baker qui sait de quoi il parle quand on cause de mastering dans le style d’Evenline ( Le monsieur a travaillé avec Seether, 30 Seconds To Mars, Red, Papa Roach, Alter Bridge, Sevendust, Story Of The Year…). Nous étions très fiers de ses commentaires et de savoir qu’il avait beaucoup aimé l’album des petits frenchies 😉
Maintenant une telle collaboration aide certainement à sortir un peu du lot mais n’ouvre pas toutes les portes immédiatement.

  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
  • Evenline
Evenline1 Evenline2 Evenline3 Evenline4 Evenline5 Evenline6 Evenline7 Evenline8 Evenline9 Evenline10
bootstrap slider by WOWSlider.com v5.4

Moi même, je parle de Creed, Nickelback et d’Alter Bridge dans ma chronique. Tout le monde ne parle finalement que de ça. Ce n’est pas gênant à force toutes ces comparaisons ?
Tom : Je pense que toutes ces comparaisons de la presse permettent au lecteur ou à l’auditeur de se faire une idée du style de musique chroniqué. J’aime avoir ces repères quand je lis une chronique. Tant que la suite de la chronique ne crie pas au plagia ça me va 😉 De tels groupes nous inspirent et font en quelque sorte partie du son Evenline.

Est-ce que dans le futur Evenline pourra ou pourrait se démarquer de ces influences ?
Tom : L’objectif est surtout de faire un mix personnel d’influences diverses qui évoluent en fonction des découvertes de chacun des membres. Nous n’écoutons pas tous les mêmes groupes. L’enregistrement de Dear Morpheus est arrivé rapidement pour Olive et moi. Nous avons eu le temps d’écrire nos propres parties mais pas d’influer sur les compositions qui étaient pour la plupart déjà bouclées. On verra comment cela évolue pour la composition du prochain album 🙂

Vous avez aussi fait la première partie de Seether, dans une petite salle près de Paris. C’était un bon moment ?
Tom : C’est toujours un grand kiffe d’ouvrir pour un groupe que tu écoutes beaucoup, qui joue dans un style proche du tien et dans une salle sold out 😉 On s’est vraiment fait plaisir et le public de Seether nous a réservé un super accueil.
Olivier : C’était juste magique de voir et d’entendre le public qui ne nous connaissait pas, pour une grande partie, reprendre certains de nos refrains. Super souvenir !!

Vous refaites une petite tournée. Vous avez besoin de jouer des concerts ? Une fois qu’on a mis la main dedans, c’est difficile de lâcher prise ?
Tom : Je ne conçois pas la musique sans la scène. Ce sont des moments de partage tellement intenses. Entendre le public chanter nos mélodies, voir tous ces sourires dans la fosse. Cela me donne l’énergie nécessaire pour assurer un bon show.
Olivier : La scène a un effet galvanisant je trouve. Plus on en fait, plus on a envie d’y retourner. Nous donnons beaucoup (physiquement) sur scène et le public nous le rend bien. J’aborde les concerts comme un vrai défouloir après X heures de travail en répétition.

A Reims notamment, (où je serai normalement) le concert est gratuit. Question con, mais, pourquoi ?
Aarno : Parce que ce n’est pas payant ! 😉 Non ça c’est à l’organisateur de voire ça. Nous on souhaite juste jouer devant du monde avec un minimum de confort sur scène.

Les retours en France concernant Dear Morpheus sont excellents, et à l’étranger ça se passe comment ? Aux USA notamment l’album est-il distribué ?
Aarno : Visiblement les retours sont dans l’ensemble très positifs. En France comme à l’étranger ! Mais les meilleurs retours viennent des pays anglo-saxons selon ce que j’ai pu lire

De jouer avec Alter Bridge et Seether a-t-il permet de vous faire connaître de l’autre coté de l’Atlantique ?
Aarno : Non pas vraiment…

Depuis 4 ans, j’ai de nouvelles questions bateau à vous proposer:
Vous faites quoi le dimanche ?
Aarno : J’ai piscine… 😉
Tom : Il faut que je répondre bien la même chose que pour l’interview de Conscience alors ;-). VTT, balades en familles, Ikea, bricolage, ménage. Très Rock’N’Roll quoi 🙂
Olivier : Je me pose enfin un peu pour passer du temps avec mon fils et ma femme 
Fabrice : Je reste avec ma petite amie, balades, ciné, cuisine… Très simple mais c’est une bonne base ! Donc désolé mais pas de drogues et tout ce qui va avec (rires).

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?
Aarno : En ce moment j’écoute Spoken (metal) et George Ezra (folk)
Tom : Killswitch Engage avec Disarm The Descent, Pop Evil avec Onyx
Olivier : En ce moment, je redécouvre Incubus avec les deux albums « Morning View » et « Science ». C’est juste le bon mix entre une voix qui me touche et une musique qui bouscule.
Fabrice : Mastodon, Baroness et le dernier Foo Fighters !

Y a un truc que vous faites toujours avant de monter sur scène ? Une sorte de toc ?
Aarno : Je m’échauffe le corps et la voix pendant 1h. Ensuite on a une tradition : on fait une photo « tête de con » en selfie juste avant de monter sur scène ! 🙂
Tom : Vérifier mon accordage, faire des vocalises et des pompes. Classique quoi…
Olivier : J’ai juste deux choses à faire avant de monter sur scène : passer au moins 1h sur mon pad à m’échauffer les poignets et faire des pompes
Fabrice : Je joue un peu de guitare, m’échauffe le corps, enfile ma tenue de scène, je reste focus sur la prestation pour donner le meilleur 

The Voice, Nouvelle Star, ça vous parle ? Arno, si tu étais contacté pour y participer, c’est une aventure qui pourrait-t-intéresser ?
Aarno : Si j’étais contacté oui. Par ses propres moyens non

Une dernière pour la route, Y a t il une question à laquelle vous aimeriez répondre et pourtant personne ne vous l’a jamais posé ?
Tom : A quoi tourne Fab pour tenter d’expliquer ses quarts d’heure de folie en répète ?
Olivier : Dans le groupe, qui était fan de Wham pendant son enfance ?? 
Aarno : Pourquoi Olive et Tom sont-ils toujours en forme ??!
Fabrice : Alors moi je vais répondre aux questions de mes compères  Donc Tom, je ne marche qu’à l’eau, Olivier je te pose la question : Étais-tu fan de Wham ? Et pour Aarno : c’est parce qu’ils sont super entrainés !

En vous remerciant une nouvelle fois, je vous laisse le mot de la fin. Sans Crier Evenline, comme la première fois, svp.
Aarno : Dear Morpheus !

conscience_14

  • Groupe : Conscience
  • Album : Aftermath of a Summer Snow
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Conscience et moi, ça commence à dater. C’est aussi le premier groupe que j’ai interviewé… il y a tout pile 10 ans déjà (c’était le 5 Janvier 2005).
J’ai beaucoup changé et le groupe également. Les gars ont beau jouer toujours dans la même cours de l’école Metal Prog, ils ne sont plus les mêmes. En effet nombreux ont été les changements de Line-up. Changements qui n’ont pas empêché d’enregistrer ce Aftermath of a Summer Snow. Quoi que Matt en dise, la mise au monde de cette rondelle aura été difficile. Il n’est en effet jamais facile de voir quitter le navire des pirates qui l’ont pourtant battit. Mais ainsi va la vie de groupe.

Que l’on se rassure, cet album n’en est pas pour autant bâclé. De plus et chose assez étonnante l’atmosphère d’Aftermath of a Summer Snow ne permet pas de ressentir l’instabilité persistante durant les 8 années qui le séparent de son prédécesseur. Pour le coup chapeau bas à Matt et à Tom le producteur de la rondelle.
C’est sans nul doute due à 2 choses. D’une la capacité du groupe (et à fortiori les nouveaux membres) à respecter la base (l’historique) même de la formation et de deux la force du texte (écrit par Nicolas Moulard) et de la musique composée par tous (exceptés Matthieu Vallé et Futa Okumura arrivés tout deux trop tardivement).

Mais j’en ai assez dit, place à la critique !

Je ne vais pas vous mentir, seules deux choses m’ennuient gravement sur ce Aftermath of a Summer Snow. Premièrement la production, Tom a fait de son mieux pour obtenir un son de haute volée, mais il manque tout de même une réelle puissance à ce disque. Principalement sur la batterie qui manque de peps mais aussi sur les guitares pas assez incisives à mon goût. Dommage car sinon, cela aurait pu réellement casser la baraque. Secondement la voix de Matt, enfin, plutôt son accent français. Le bougre à beau faire de son mieux il y a toujours ce coté frenchie qui me dérange. C’est vraiment con car lors des concerts, ce même accent (cependant moins perceptible) donne un cachet vraiment unique au combo. Mais sur disque c’est tout de même plus difficile. Alors, depuis les 10 années que j’écoute les prestations de Matt, je m’y suis fait, mais que pourrait penser une nouvelle oreille ?

Place maintenant au positif !

Et le positif et bien c’est tout le reste !
Ce disque est riche. Riche en émotion, riche en énergie, en mélodie, en technique et enfin riche en identité.
On prend par exemple une claque… que dis-je deux claques magistrales sur les compositions instrumentales que sont « There are no Words … to Say How I Feel » et « There are no Words… for What You Have Done« . Deux titres qui n’ont rien à envier à des groupes tels que Vanden Plas, Circus Maximus ou Dream Theater. Conscience nous envoie un message clair, le groupe est près pour affronter les grands. Il est loin le temps où le groupe parisien jouait les timides devant Nightwish. Aujourd’hui lui sont ouvert les portes des premières parties des plus belles formations du genre. La preuve en est d’ailleurs leurs prestations live, mais c’est un autre sujet.
Les coups de pieds au cul sont aussi au programme comme « There is Only Room for One« , le premier titre composé de cet album il y a de cela… des années par l’équipe originale. Grâce au touché de Tom, le titre n’a pas pris une ride et se faufile finalement bien parmi les autres. Il en va de même pour « Beckoned » évidemment.
Tout au long de l’album on découvre un piano présent continuellement. Plus ou moins discret les touches blanches et noires apportent une belle volupté à l’ensemble. On appréciera (ou pas) le coté très éléctro de certaines parties de claviers apportant une touche moderne à la chose. A ce titre les orchestrations sont je dois l’admettre bien foutues, le travail est remarquable. Prenez vous les premières notes de « Pebble in the Sky » dans les dents pour voir.
L’album et l’histoire étrange de cet homme avance au fil des titres et des minutes qui s’écoulent. Le travail des compositeurs est réellement de haut niveau. Il n’y a pas de temps mort. Lorsque la tension ralentie il y a toujours une mélodie pour nous tenir attentif, lorsque cela devient plus dur, il y a toujours un note de douceur qui arrive. L’ennuie ici n’existe pas.
Coté chant, si l’on peut reprocher à Matt cette touche frenchie, il devient nullement attaquable sur sa volonté de faire vivre le texte. Il est habité, imprégné par l’histoire, il l’a fait vivre. Il pourrait nous la conter en acoustique ou seul sera aurait le même impact émotionnel. Oui ce mec a du talent !

Aftermath of a Summer Snow fait revivre Conscience tel le phénix ! La suite pour le groupe ? De l’espoir ! L’espoir d’une véritable stabilité, l’espoir d’une véritable première partie digne de ce nom, l’espoir de voir la formation avoir le statut dont elle mérite et en enfin … espérer ne pas attendre 8 autres années pour entendre un nouvel album !!


Tracklist
01. « Beckoned »
02. « The Village (Back to Where It All Ended) »
03. « A Pebble in the Sky »
04. « Cemetery »
05. « Marguerite Davesnelles »
06. « The Army »
07. « There Are No Words… To Say How I Feel »
08. « There Are No Words… For What You Have Done »
09. « There Is Only Room for One »
10. « Summer Snow »
11. « Distance »

> Date nordiste pour la tournée **Warriors of the Road World Tour 2014** de Saxon avec en support les américains de Skid Row et d’Halcyon Way (que je ne verrais pas puisqu’ils n’avaient pas été annoncés sur les flyers et ont joué 1h plus tôt que prévu). On commence donc par Skid Row dans un splendid plein à craquer et plein de vieux hardos / bikers (des fans de la première heure sans doute 🙂 ).

 

## Skid Row

L’entrée sur scène se fait via le hit des Ramones (*BlitzKrieg Bop*) et le groupe démarre sur les chapeaux de roue avec **Slave to the Grind**. Le public suit au quart de tour et le groupe enchaîne des classiques particulièrement efficaces. Le splendid devient vite une fournaise et Skid Row déroule un set certes court mais très réussi. Les musiciens se défoncent sur scène hormis le chanteur Johnny Solinger qui apparaît un poil en retrait. Le bassiste lui fera même de l’ombre au chant lors de la reprise des Ramones (encore eux !) **Psycho Therapy** qui s’intègre parfaitement dans le set. Un petit clin d’oeil sur un titre un peu plus récent **We Are The Damed** et le groupe conclut en beauté sur le furieux **youth Gone Wild**. Très bon concert et une excellente mise-en-jambe pour la suite avec Saxon.

Skid_Row_02

 

 

### Set

1. Slave To The Grind 

2. Piece Of Me 

3. Big Guns 

4. 18 & Life 

5. Thick Is The Skin 

6. Psycho Therapy

7. Monkey Business 

8. We Are The Damned 

9. Youth Gone Wild 

 

## Saxon

Pendant les balances, le public s’avance vers la scène et la foule est vraiment dense… première fois que je vois ça au splendid. Un fan écossais fait le show en déployant un long drapeau en l’honneur du groupe. Puis les lumières s’éteignent et le **It’s A Long Way To The Top** d’AC/DC annonce le début du concert avant d’être interrompu par un bruit de moteur qui envoie **MotorCycle Man** dans la face et le public s’enflamme immédiatement. L’ambiance est électrique et Biff ballade sa grande classe sur la scène en s’avançant pour saluer les fans. Petit incident technique sur **Power and the Glory** où Paul Quinn aura des soucis de guitare… et on voit là l’expérience du groupe ou Biff fait un petit discours avant que Doug Scarrat enclenche un solo de gratte histoire de nous faire patienter. Une fois calé, le groupe reprend son set avec ses grands classiques **Wheels Of Steel**, **Strong Arm Of The Law**, **Princess of the Night** tout en incluant des titres plus récents **Sacrifice**, **Lionheart**. Tout est parfaitement exécuté, le son est nickel et le splendid est complètement déchaîné. Le set se termine sur **Princess of the Night** et le public a à peine le temps de reprendre son souffle que le rappel sonne avec les énormes **Wheels of Steel**. **Denim and Leather** et finalement **Never Surrender** achève tout le monde pour un concert mémorable ! 

Saxon_04

Saxon_01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

## Set

1. Motorcycle Man

2. Sacrifice

3. Power and the Glory

4. Solid Ball of Rock

5. Lionheart

6. Strong Arm of the Law

7. I’ve Got to Rock (To Stay Alive)

8. And the Bands Played On

9. Forever Free

10. Frozen Rainbow

11. Heavy Metal Thunder

12. Suzie Hold On

13. The Eagle Has Landed

14. To Hell and Back Again

15. 747 (Strangers in the Night)

16. Crusader

17. Princess of the Night

18. (Encore) Wheels of Steel

19. (Encore) Denim and Leather

20. (Encore) Never Surrender 

 

Merci à Roger pour l’accréditation photo.

Passage très attendu des polonais de **Behemoth** sur Lille qui conclut une année où le groupe a arpenté les festivals les plus célèbres et a tourné un peu partout dans le monde. Pour cette première date après la tournée anglaise, le groupe s’est adjoint le support de **Bliss of Flesh** et de **The Great Old Ones**.

 

## Bliss of Flesh

La salle est encore un peu clairsemée lorsque débute le set des calaisiens de **Bliss of Flesh**, il s’agit d’un black / death super efficace et furieux. Le groupe arrive à réveiller le public engourdi par le froid polaire pour avoir attendu loooooooonnnguuuemmment dehors l’ouverture des grilles. Le chanteur assure vraiment le show par son regard complètement halluciné et ses *provocations* parfois verbales (*vous avez été un super public d’enculés*) ou son lancer de bouteilles d’eau à ras de scène (failli me faire headshot 🙂 ). À coté de lui, le reste des musiciens semble super appliqué mais un peu transparent comparé à l’activité du frontman. Ceci-dit l’entrée en matière est très bonne pour la suite !

BlissOfFlesh_01

### Set

1. Intro

2. Possessed

3. A.M.E.N.

4. Apokalyptik Fields

5. Black Procession

6. Disciple

7. Pariah

 

## The Great Old Ones

Changement d’univers avec le deuxième groupe qui répondra à mon interrogation de la soirée: que fait ce back-drop de Lovecraft sur la scène de l’Aéronef ? **The Great Old Ones** tire sa musique de l’univers de Lovecraft et ça se ressent particulièrement sur leur show: minimaliste, tout en contre-jour avec les jeux de lumìère, lourd, pesant, froid… on est inéluctablement happé par ce set et les 3 guitares se combinent parfaitement. Moins féroce que la première partie, l’ambiance est vraiment glaciale et lourde (me faisant penser à **Sup** pour leur approche), c’est vraiment tout bon et le public valide cette musique plutôt expérimentale !

TheGreatOldOnes_01

### Set

1. Antarctica

2. Visions Of R’lyeh

3. The Elder Things

4. Jonas

5. The Truth

 

## Behemoth

Énorme attente de ma part (et d’une grande majorité de spectateurs) car ça sera la première fois que je vois Behemoth en salle et sur un set plus consistant que ce qui se fait habituellement en festival. Behemoth ouvre le show sur **Blow your Trumpets Gabriel** avant de mettre le feu à l’Aéronef et au public avec **Ora Pro Nobis Lucifer**. Les hostilités étant lancées, Nergal et. al. déroulent un set bulldozer qui fait la part belle au dernier album tout en incluant les hymnes les plus célèbres (**Conquer All**, **Slaves Shall Serve**, **Christians to the Lions**…). Scéniquement tout y est: feu, encens, symboles et le groupe se donne à fond et la fosse lui rend bien: Nergal a un regard possédé tandis qu’Orion impose sa présence et son physique. Petit bémol toutefois, je trouve Nergal assez froid, l’ayant vu plutôt bavard habituellement: ainsi pas de discours sur les intros de **Conquer All** et **Christians to the Lions** ni sur le final de **Chant for Eschaton 2000**. Hormis ce point tout est très à sa place, le son (voix claire un poil en retrait) et l’ambiance dans l’Aéronef. Petite suprise avec une chanson polonaise d’un groupe punk (Siekiera) et cette version revisitée s’intègre parfaitement dans le set. Le set progresse vers son final en apothéose avec le triptyque **At The Left Hand Ov God** et le deuxième batteur tout ensanglanté, **Chant For Eschaton 2000** et enfin le rappel tout en profondeur de **Ô Father Ô Satan Ô Sun** et sa deuxième partie parlée avec tous les membres du groupe qui ont enfilé leur masque noir cornu. Vraiment rien à jeter sur le set, tout était parfait et on peut juste regretter le fait que le show ait laissé peu de place à l’improvisation tant tout semblait parfaitement cadré. 

 

 

Behemoth_03

### Set

1. Blow Your Trumpets, Gabriel

2. Ora Pro Nobis Lucifer

3. Conquer All

4. Decade Of Therion

5. As Above So Below

6. Slaves Shall Serve

7. Christians To The Lions

8. The Satanist

9. Ov Fire And The Void

10. Furor Divinus

11. Ludzie Wschodu (Siekiera)

12. Alas, Lord Is Upon Me

13. At The Left Hand Ov God

14. Chant For Eschaton 2000

15. (Encore) Ô Father Ô Satan Ô Sun

 

Remercions Fred et Garmonbozia pour l’accréditation photo.