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magic fire music

Slash

  • Groupe : Slash Feat. Myles Kennedy & The Conspirators
  • Album : World on Fire
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : RoadRunner
  • Style : Rock’N’Roll
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

 


 

Le père Slash, pas besoin de le présenter, Myles Kennedy non plus, mais qui sont donc ces fameux Conspirators qui accompagnent le guitariste des Velvet Revolver et le chanteur d’Alter Bridge ? Vous me direz, ça on s’en fout, l’essentiel c’est ce que fait le Slash avec sa guitare et ce que donne Myles Kennedy derrière son micro. Et pourtant il est bon de savoir que ce sont Todd Kerns à la basse et Brent Fitz à la batterie qui tiennent le rythme sur ce putain d’album de Rock’N’Roll.

Car oui, World on Fire est un putain de disque de Rock’N’Roll, comme il s’en fait peu aujourd’hui (Gotthard restant un increvable du genre). Comme Apocalyptic Love en son temps, ce World on Fire envoie du bois et du riffs ! Ok, il n’apporte rien de plus mais l’efficacité des compositions présentes et leur dynamique suffisent à passer un très grand moment. Le style est reconnaissable autant guitaristiquement parlant que vocalement. Myles Kennedy est au top. Moi qui l’avait trouvé criard sur le dernier Alter Bridge me voilà remis à ma place par le chanteur.

Qu’est-ce que l’on peut trouver de négatif à ce disque ? Réellement peu de chose, si ce n’est la volonté ou non pour Slash de se rapprocher par moment des tubes de Guns N Roses. « Wicked Stone » à comme un air de « Welcome To The Jungle » alors que « Iris Of The Storm » rappelle « Sweet Child o’ Mine ». Coté ballade l’on ne peut qu’être déçu, car le guitariste n’a pas le talent escompté à ce niveau et enfin, une longueur d’album un peu abusive (1h15) qui en effet aurait mérité d’être écourté de deux ou trois morceaux nettement en dessous de l’ensemble (notamment le dernier titre « The Hunter »).

Coté brûlots Slash, Myles et les potes Conspirateurs nous ont cependant bien gâté !  Un bon disque de Slash ne l’est pas s’il ne contient son florilège de hit, comme à l’époque de Slash’ Snakepit. Le single titre éponyme de l’album « World of Fire » envoie du lourd et donne le ton d’un album souvent rythmé et très dynamique. C’est comme ça qu’on l’aime notre homme au chapeau.
Les deux hommes ont composés à eux deux quasiment l’intégralité des 17 titres de l’album et on se dit que le mariage prend plutôt bien, notamment sur le premier titre dont je viens de parler, mais aussi sur « Shadow Life », « Automatic Overdrive » ou bien encore « Avalon ». Je n’oublierai pas de mentionner « Beneath the Savage Sun », l’une des meilleurs compositions de l’album, très bien ficelé avec son pont ultra doux et un riff dantesque.

World on Fire est un très bon disque qui se veut dans la lignée logique de ce qu’à fait Slash tout au long de sa carrière. Pas de surprise, mais une efficacité dingue.
L’homme au chapeau, Saul Hudson se fait plaisir, il nous fait plaisir. Tout est dit.


Tracklist:
01. « World on Fire »
02. « Shadow Life »
03. « Automatic Overdrive »
04. « Wicked Stone »
05. « 30 Years to Life »
06. « Bent to Fly »
07. « Stone Blind »
08. « Too Far Gone »
09. « Beneath the Savage Sun »
10. « Withered Delilah »
11. « Battleground »
12. « Dirty Girl »
13. « Iris of the Storm »
14. « Avalon »
15. « The Dissident »
16. « Safari Inn »
17. « The Unholy »
 

voice of ruin

Magic Fire Music : Bien le bonjour à vous Voice Of Ruin, et chapeau pour ce bel album Morning Wood, chroniqué dans nos pages il y a peu. Et ce n’était pas la première fois par ailleurs. Pour autant nous n’avons jamais souligné votre provenance, vos origines et vos intentions. Comment expliqueriez-vous Voice Of Ruin ?

Olivier: Voice Of Ruin est formé de 5 agriculteurs de houblon de la région genevoise (Suisse) c’est à dire: Randy Bull au chant, Erwin van Fox à la basse, Tony Cock et Nils Bag aux guitares et Oli Dick à la batterie.
Randy:
On s’est formé en 2008 et on a commencé les lives en 2009. Depuis on a plus d’une centaine de shows à notre actif, dont deux tournées (Japon et Russie) et on est en pleine tournée promotionnelle de ce nouvel album qui est sorti en avril 2014 sur Tenacity Music!

Magic Fire Music : En 2011 j’avais eu l’occasion de chroniquer votre précédente livraison éponyme, et en ce temps là les influences que je percevais chez vous étaient plutôt à chercher du côté du hardcore, du brutal death, enfin ça baffait sèchement quoi. Avec Morning Wood même si l’agressivité ne manque pas on sent comme un décalage vers le death mélodique, avec de vraies pauses aériennes, du chant clair, des sons éthérés etc… Pourquoi cette légère réorientation ?

Nils : Après avoir enregistré notre premier album, nous avions déjà dans l’idée de partir vers quelque chose de plus mélodique, et c’est d’ailleurs pour cette raison que nous avions commencé à chercher un deuxième guitariste direct après la sortie de notre éponyme. Cela faisait un moment que nous voulions évoluer vers un style plus death mélodique/metalcore et la présence de deux guitares était devenue indispensable. Le premier album était un condensé de violence brute qui représentait bien le style à une gratte de l’époque, mais il nous faillait une deuxième guitare pour pouvoir progresser. Le style s’est donc affiné et on n’a pas cherché à sonner comme tel ou tel, c’est venu naturellement. Cependant, je pense que le principal changement par rapport à avant est que nous avons gagné en vitesse et en mélodie, et j’espère que c’est ce que les gens vont retenir.
Erwin :
On écoute beaucoup de styles différents et on a l’avantage de tous s’impliquer dans le processus de création : Chacun apporte ses idées. C’est pour ça que les compos sont plus variées. On essaye de se voir le plus possible entre guitariste/bassiste pour travailler les arrangements d’abord dans ma bergerie et tout mettre en place ensuite avec notre batteur Oli Dick.

Magic Fire Music : Comment s’est passé cet enregistrement et pourquoi le choix du Boss Hog Studio ?

Randy: Alors ça s’est super bien passé, même si on a eu les boules le premier jour quand Oli Coc est tombé dans les escaliers (rires) et en plus il n’avait encore rien bu. On avait deux semaines pour tout enregistrer et on a fini dans les délais sans se presser, c’était donc un bon enregistrement. Mais le plus dur dans le Nord, c’était de surmonter les gueules de bois atroces qu’on attrape régulièrement avec ces satanés bières belges…malheureusement on se fait toujours avoir.
Nils :
Et oui, c’est loin le Nord, mais les frites sont incomparables et la bière excellente. Mis à part cet attrait sans pareil, la principale raison est que notre guitariste lead (Tony) y avait enregistré un album avec son autre groupe (Nevercold), et qu’il nous a fortement recommandé cet endroit. Après un premier essai convaincant durant l’été 2013 pour enregistrer notre single « Cock’n’Bulls », nous nous sommes jeté à l’huile de friture pour ce deuxième album. Ce qui n’a évidemment pas été de tout repos…encore une fois à cause de la bière. De plus il s’agit du premier album enregistré à deux guitares, et avec un style nettement plus travaillé que sur l’éponyme. Au final il me semble que tout c’est bien passé et nous sommes tous très contents du résultat.

Magic Fire Music : Si musicalement vous vous décalez vers quelque chose de plus « poétique » si l’on peut dire, les lyrics et thèmes de vos titres sont toujours aussi décalés et rentre-dedans. Dans ce qui forge Voice Of Ruin il y a aussi cet esprit déjanté. Le Farmer Metal ? Pourquoi ?

Randy: Le Farmer est plutôt un état d’esprit, mais aussi une marque de bière très bon marché et bien répandue en Suisse. C’est la bière avec laquelle nous composons et répétons à défaut de ne pas gagner assez d’argent en labourant des champs, des marques comme Heineken sont donc trop chères pour nous (rires). Mais cette dénomination est aussi née du fait que beaucoup de personnes nous reprochaient par le passé de nous qualifier de thrash alors que nous ne faisions pas du pure thrash ou alors de deathcore alors que notre musique sonnait plutôt death pour certains…bref la fameuse guerre de la qualification du style d’un groupe. Comme nous avions depuis longtemps une idée assez fun de clip (« Cock’n Bulls ») qui mettait en scène le groupe en train de jouer dans une étable avec des vaches, on s’est dit qu’on pouvait se lancer dans un album concept et se qualifier de Farmer Metal et point. Au moins, personne ne pourrait nous reprocher de ne pas être assez rapide pour du thrash ou trop violent pour du metalcore. Maintenant à voir si nous allons continuer dans ce délire pour le prochain disque, car nous avons beaucoup d’imagination et c’est toujours contraignant d’être bloqué dans un univers. Je pense que parfois le chanteur d’Amon Amarth doit regretter son viking metal, surtout lorsqu’il doit écrire ses nouveaux textes (rires). Mais on va garder le côté déjanté dans nos textes et notre imagerie, ça c’est clair.
Nils
: En Suisse, nous aimons nos paysans. C’est pourquoi nous voulions avec cet album leur témoigner notre reconnaissance pour tous les bons produits qu’ils nous fournissent jour après jour. L’idée du « farmer metal » est aussi un moyen pour nous de donner un nom à notre musique sans se prendre la tête, même si nous avons une préférence pour le death mélodique et le groove metal.

Magic Fire Music : Parmi les morceaux présents sur Morning Wood, on note Through The Eyes Of Machete. Et votre merch propose quant à lui un t-shirt Voice Of Ruin super classe avec un de Danny Trejo pas content. Voilà qui m’inspire une drôle de question. Et si Voice Of Ruin organisait son festival de cinéma, on y passerait quoi ?

Randy: Hahaha pas mal cette question. Je pense qu’on y verrait plein de films super différents. Mais ce qui est sûr c’est qu’on profiterait de mettre en avant les films de la boîte de prod de Tony (« Braquemar Prod ») qui fait dans le porno français. Ensuite il y aurait quelques films d’amour choisis par Nils, deux-trois Snuff movies sélectionnés par Olivier, une poignée de films d’horreur et tous les épisodes du Bois de Quat’Sous. Et bien sûr des bons films d’action bien bêtes comme Machete.

Magic Fire Music : J’ai lu que vous seriez bientôt de passage en France et ailleurs en Europe pour défendre ce Morning Wood. Vous pouvez nous en dire plus sur les plans à venir ?

Randy: Alors on vient de commencer cette tournée promotionnelle. On a déjà joué à Montpellier, St-Etienne, Colmar, Flémalle (Bel) et Charleroi (Bel). On a encore une dizaine de shows en Suisse et en France jusqu’à la fin de l’année. Ensuite on a déjà une bonne poignée de dates bookées pour 2015 et on annoncera aussi une ou deux tournées, dont une est en cours de booking. Début 2015 on va aussi sortir deux nouveaux titres et un nouveau clip, peut-être avec un nouveau concept…mais ça vous le découvrirez bientôt.

Magic Fire Music : Merci à vous d’avoir répondu à ces quelques questions. Je vous souhaite bien du plaisir sur les routes pour défendre votre brillant album « Morning Wood » dispo chez Tenacity Music ! Traditionnelle non-question de fin : l’occasion pour vous de passer un coucou, de recommander un sextoy, de placer un big up, nous raconter une histoire ? Bon vent les gars !

Randy: Tout d’abord un grand merci à toi et toute l’équipe de Magic Fire Music pour le soutien. Big up aux fans et au public qui viennent nous voir en concert, qui achètent notre merch ou qui passent tout simplement boire une (ou plusieurs) bières avec nous après les shows. C’est avant tout pour ça qu’on fait de la musique, pour le contact humain (et la bière). Sinon pour la recommandation de sextoy, je vous recommande le site de Tony: Braquemar Prod!