Dropkick Murphys + Cortona

22 Juin 2012

Transbordeur, Lyon








Auteur :

Elfe Melwynn


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En ce début d’été vraiment très pauvre en concert métal, il a bien fallu se consoler avec quelque chose : un concert de punk celtique ? Pourquoi pas ! Les célèbres Dropkick Murphys étaient de passage à Lyon, l’occasion de se remettre dans le bain des concerts. Une soirée plutôt mouvementée en perspective, puisque les Américains sont réputés pour mettre une sacrée ambiance dans le public.


Cortona


La soirée débute avec Cortona, un petit groupe Lyonnais de punk rock qui fêtait ce soir là ses dix ans. Leur biographie laissait présager une ambiance de folie sur scène avec ces jeunes gens, et finalement ça ne casse pas de briques. Des musiciens peu charismatiques, un groupe qui ne bouge pas énormément sur scène (pour un groupe de punk rock on pouvait s’attendre à bien plus énergique), un chanteur à la voix banale et des chansons relativement fades. L’avis du public semblait assez mitigé, d’un côté il y avait les copains des musiciens, qui les soutiennent fortement, et de l’autre, un public mou, qui ne manifeste que peu d’intérêt pour ce qu’ils entendent. Néanmoins musicalement ils ont quelques mélodies sympathiques, le tout n’est pas mauvais, mais rien d’original, rien qui marquera les esprits. Les chansons sont courtes, et très vite le chanteur commence à dire qu’ils arrivent à la fin du set, seulement après l’avoir dit à trois moments différents, le set ne prend toujours pas fin. Ils finissent par ouvrir une bouteille (de champagne ?) sur scène, et par arroser le public avec et faire profiter du contenu à quelques fans des premiers rangs. Et puis globalement le son n’était pas très bon, on entendait trop distinctement la basse qui ne semblait pas se fondre dans l’ensemble musical. Et terminer son show en disant « bisous » à ses fans, c’est moyen. Bref, ce ne sera pas la découverte du siècle.


Dropkick Murphys


Après une courte pause et un public qui s’impatiente de plus en plus, on sent d’ailleurs monter l’adrénaline et certains se préparent déjà psychologiquement à affronter le remue-ménage de la fosse, les Dropkick Murphys montent enfin sur scène. Les Américains originaires du Massachusetts (ils ont un accent étrange d’ailleurs) et aux influences profondément ancrées dans l’univers celtique-Irlandais nous laissent encore patienter quelques minutes le temps d’une intro, toutes lumières éteintes, sur un air de « Foggy Dew ». Cette magnifique chanson est un peu gâchée par les applaudissements et cris du public « Let’s Go Murphys ». Le set démarre enfin, dans la joie et la bonne humeur, avec des morceaux qui donnent envie de danser. Le côté Punk du groupe est finalement assez léger musicalement parlant, pour laisser place à un Rock Celtique Festif, accompagné de cornemuse, de banjo, tin whistle, accordéon et autres instruments traditionnels. Leurs morceaux alternent des reprises de chansons du folklore celtique, réarrangées en plus énergique et avec plus de guitares électriques, et morceaux complètement personnels. Nous avons eu droit à une nouvelle chanson : « Rose Tattoo » qui était vraiment chouette et qui reste dans la tête après avoir écouté qu’un seul refrain, à tel point qu’on a l’impression de connaître la chanson depuis longtemps. Les moments forts du concert sont bien sûr les célèbres « I’m Shipping Up To Boston », « The Wild Rover », « The Rocky Road to Dublin »,ainsi qu’une belle partie légèrement acoustique avec « The Warrior’s Code » et « Take ‘Em Down ». Pour le rappel avec « Kiss Me, I’m Shitfaced », les Murphys font monter toutes les filles du public sur scène pour faire la fête avec eux, l’ambiance est à son comble, tout le monde s’amuse, saute et chante en cœur. Puis les mecs finissent par trouver un chemin pour monter également sur scène, c’est un joyeux bordel. Ils finiront sur une reprise d’AC/DC, « TNT » bien interprétée mais peu originale. De plus c’est un peu délicat de la placer à la fin du set, vu que ce n’est pas une de leurs chansons… Globalement c’était un show plein de vitalité et j’ai rarement vu autant d’ambiance dans le public, ça n’arrêtait pas de bouger dans tous les sens, mais sans réelle violence (comme on pourrait l’imaginer pour un concert de punk), plutôt un élan d’enthousiasme de la part des fans sans jamais s’essouffler.


Dropkick Murphys


Même si la première partie a laissé un bon nombre de personnes de marbre, les Dropkick Murphys ont su enflammer le public comme il se doit. Une ambiance de pub Irlandais avec l’énergie des guitares, les précurseurs du style n’ont pas perdu de leur dynamisme et cette date restera un excellent souvenir pour beaucoup d’entre nous. Un grand merci aux Derniers Couchés pour l'organisation de ce concert.


Dropkick Murphys



Set List :

The State of Massachusetts
Captain Kelly's Kitchen
Sunday Hardcore Matinee
The Gang's All Here
Sunshine Highway
Bastards on Parade
Going Out In Style
The Gauntlet
Cruel
Shark
The Wild Rover
Your Spirit's Alive
Heroes From Our Past

Acoustic :
The Warrior's Code
Take 'Em Down

Deeds Not Words
Rose Tattoo
Johnny, I Hardly Knew Ya
The Rocky Road to Dublin
The Irish Rover
Citizen C.I.A.
Worker's Song
I'm Shipping Up to Boston

Rappel :
Kiss Me, I'm Shitfaced
Skinhead on the MBTA
T.N.T (AC/DC cover)


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