Que de possibilités de concerts en ce Vendredi 13 d’Avril… Pour une fois j’aurais aimé me couper en deux pour assister à tout. Wedingoth d’un côté,
Epica de l’autre. Deux groupes que j’ai déjà vu 8 fois chacun (groupie moi ? non point du tout !). C’est
Epica qui aura eu raison de moi, désolée les copains ! D’autant plus que les premières parties sont tout de même connues donc ça promettait une bonne petite soirée.

Xandria
Xandria ouvre le bal avec son Métal Symphonique. Les Allemands ont déjà commencé leur set quand j’arrive dans la salle, déjà bien remplie, du Transbordeur, sacrilège ! Je le sais pourtant qu’à
Epica il y a chaque année énormément de monde et que j’arrive toujours en retard dans la salle à cause de la queue immense.
Manuela, la chanteuse, a une voix lyrique mais très douce et sur certains morceaux elle est assez proche du Nightwish d’antan (comprenez version Tarja), sans tirer vers l’opéra. La prestation du groupe était courte (je ne sais pas combien de chansons j’ai loupé, surement une paire), mais très appréciable. Je ne connaissais que leur dernier morceau,
« Ravenheart », que j’écoutais souvent à une époque, et ils l’ont joué à la perfection. Une très bonne entrée en matière donc avec un
Xandria très en forme.


Stream of Passion
Le deuxième groupe à jouer ce soir est
Stream of Passion, groupe Hollandais que j’avais eu l’occasion de voir au H’Elles On Stage en Octobre dernier. Je n’avais pas accroché plus que cela à leur Métal Symphonique Progressif qui m’avait semblé un peu fade, et finalement l’impression que j’en ai aujourd’hui est la même.
Marcela est toujours hyper communicative et fait plein d’efforts pour nous parler en Français autant qu’elle le peut. Elle a une belle voix toute douce mais qui jure carrément avec la musique du groupe qui se veut parfois hyper énergique à la limite du néocore et l’attitude des musiciens qui va avec cette musique : ils bougent énormément et sont surexcités. Alors certes ce contraste maintien l’auditeur réveillé, parce que sinon ce serait l’heure de la sieste, mais je n’aime pas bien le mélange.
Marcela joue un peu de violon sur 2 intros de chansons, mais dès que les instruments métal démarrent on ne l’entend plus, c’est bien dommage. Un passage donc sympathique mais sans plus, dans l’attente de leurs collègues d’
Epica.


Epica
Après une longue attente et une intro à rallonge pour nous faire patienter,
Epica arrive enfin sur scène. Une chose est sûre : ils savent se faire attendre les bougres ! Après avoir vu un concert très affecté par un son plus que mauvais au PPM Fest, j’attendais avec impatience leur show de Lyon, ville où ils ont l’habitude de s’arrêter tous les ans depuis maintenant quelques années. C’est LE rendez-vous annuel. Nous avons droit à une setlist bien différente des années précédentes puisque le groupe vient de sortir son tout nouveau bébé
Requiem for the Indifferent qui est à mon sens quand même bien meilleur que le précédent. Le son, bien qu’un peu fort, est de bonne qualité contrairement au PPM, ça fait très plaisir. Le début du set est identique, avec l’intro de l’album :
« Karma » suivi d’un
« Monopoly On Truth » et un plus ancien
« Sensorium ». Puis le groupe entame quelques variations et commence à vraiment se sentir à l’aise. Ils ne cessent de nous répéter qu’on est géniaux et qu’ils adorent venir jouer à Lyon, mais aussi à quel point l’ambiance est meilleure qu’en Allemagne où ils ont joué récemment.
Mark Jansen en profitera pour faire hurler le public à plusieurs reprises (gauche, droite, le fond, la fosse…). Même
Simone Simons a l’air hyper heureuse d’être là, elle qui pourtant d’habitude profitait de chaque occasion pour s’enfuir de la scène (quand elle n’avait pas besoin de chanter) et était assez discrète, ne s’adressait pas beaucoup au public (c’était souvent
Mark qui faisait la discussion). Cette fois-ci elle est très bavarde et nous raconte même quelques anecdotes, notamment sur ses débuts dans
Epica il y a presque 10 ans. Elle n’avait alors que 17 ans quand elle a rejoint le groupe et ne pensait pas du tout qu’il allait prendre cette ampleur. Les musiciens sont au top de leur forme, sauf le petit nouveau qui a remplacé
Yves récemment à la basse :
Rob, qui n’est pas présent pour des soucis de santé. Franchement je n’y avais même pas prêté attention avant que
Simone n’en parle au bout de quelques chansons. Ils ont surement dû ajouter ses parties de basse en fond sonore parce que ça ne m’a pas choqué du tout. Le line-up, qui a quand même pas mal changé ces dernières années, semble aujourd’hui être idéal. Il y a une bonne osmose dans le groupe et on sent une certaine complicité entre les musiciens. Bien sûr
Simone est toujours très proche de
Mark (son ancien petit-ami) mais elle apprécie tout autant de headbanguer aux côtés d’
Isaac (le deuxième guitariste) ou de
Coen (le claviériste). Comme d’habitude les anciens morceaux prennent une teinte bizarre avec les variations que la belle rousse leur apporte, mais ils ont toujours leur efficacité d’antan. Les meilleurs étant ce soir le
« Phantom Agony » joué juste avant le rappel, et le
« Consign to Oblivion » de la toute fin sur lequel
Mark a remplacé à un moment le « low » tiré en longueur par « Lyon » dans les paroles, petit clin d’œil sympathique à notre ville bienaimée. Le nouvel album a été pas mal mis en avant sur scène ce soir, avec pas moins de 6 chansons en faisant partie dont la très longue
« Serenade of Self-Destruction » qui comporte une intro magnifique au clavier et des lignes de chant encore très lyriques pour
Simone (contrairement à d’autres chansons de cet album où elle chante plus « pop »). Mais aussi la magnifique
« Delirium » sur laquelle
Simone nous a conseillé de prendre nos amis dans nos bras parce qu’elle est très intime comme chanson. Ceci en plus des quelques morceaux que j’avais déjà pu expérimenter en live au PPM, notamment l’excellent
« Storm the Sorrow ». Il n’y a pas que
Simone et
Mark qui prennent la parole,
Isaac viendra nous faire un petit speech en français pour nous impressionner en nous disant « vous avez vu je sais faire les R comme vous ! », tout fier de lui. Son « je suis ivre mort » nous fera mourir de rire. Après un rappel composé du mythique
« Cry for the Moon » et d’un petit
« Unleashed » (seul morceau du précédent album, ahum ! Tant mieux !), le groupe finira sur le fameux
« Consign to Oblivion » suivi d’adieux chaleureux où ils ont offert au public toutes sortes d’objets allant des setlists et habituels baguettes et médiators jusqu’à la serviette pleine de sueur ! C’est des étoiles plein les yeux que je quitte le Transbordeur ce soir là.
Epica était grand,
Epica a eu un passage à vide à un moment donné où je me demandais si j’allais y retourner, et depuis
Epica revit et est plus fort que jamais. Et j’aime
Epica !

Epica
Un très bon concert s’achève encore une fois à Lyon. Une soirée 100% chant féminin qui aura ravi les fans du genre et qui m’aura convaincue qu’
Epica est de retour pour de bon et qu’ils n’ont rien perdu de leur essence finalement. Un grand merci à
Base Productions pour ce concert.
Setlist Epica :
Karma
Monopoly on Truth
Sensorium
Deter the Tyrant
Serenade of Self-Destruction
Sancta Terra
Delirium
Blank Infinity
The Obsessive Devotion
Storm the Sorrow
The Phantom Agony
Rappel :
Cry for the Moon
Unleashed
Consign to Oblivion

Epica