Après une nuit ultra fraiche et pluvieuse sous la tente c’est parti pour une deuxième journée à Mons. Le samedi s’annonçait le jour le moins attrayant du weekend et pourtant il va révéler quelques bonnes surprises. Les groupes de l’après-midi sont vraiment pas mal pour certains, même s’ils n’ont rien d’original, ils ont attiré du monde. Les Belges de
No Fatality qui ouvrent le bal ce jour là avaient déjà bien la pêche,
Azylya est un groupe de Thrash Mélodique avec une alternance chant féminin/masculin, et même si ça ressemble fortement à du Epica, c’est plutôt plaisant à écouter. D’ailleurs la chanteuse se plait à imiter la belle Simone Simons en jouant avec le ventilo pour faire de l’effet dans ses cheveux. N’empêche qu’ils ont une bonne prestance scénique. Avec le groupe suivant on monte encore d’un niveau, il s’agit de
Nightqueen, du Power-Hard Rock à chanteuse, et cette fois-ci ce n’est pas une toute jeunette en jupette qui attire le mâle rien qu’avec son physique, non, nous avons là un groupe qui a du charisme et la chanteuse a surtout une voix qui porte bien et on voit qu’ils ont déjà plus l’habitude de la scène que certains. On commence à se rendre compte à ce stade là du festival que la scène Oméga possède à chaque fois un bien meilleur son que la scène Alpha. Ce qui est bien dommage car tous mes groupes préférés (ou presque) se trouvent sur la scène au son merdique.
Nightqueen

Pathfinder
Fury UK, que j’avais déjà vu à Lyon, ont pas mal assuré malgré tout. Néanmoins la scène est un peu grande pour les trois musiciens qui n’arrivaient pas bien à occuper l’espace scénique. Mais leur Heavy est efficace et sans fioritures. Il n’en est pas de même pour leur attitude, le chanteur-guitariste,
Chris, en profitera pour faire le cake avec sa 6-cordes, main dessus-dessous du manche, frottée contre le pied de micro etc.
Pathfinder était également une bonne surprise de l’après-midi avec un son heavy à voix masculine plutôt claire et l’intervention d’une jeune femme à la voix très lyrique sur certaines chansons. A noter une sympathique reprise de
« Moonlight Shadow » de
Mike Oldfield. Et l’oscar de la meilleure performance de la journée revient à…..
HELL ! Un énorme coup de cœur pour ce groupe issu de Grande-Bretagne qui joue un délicieux Heavy à connotation satanique. Déjà les décors annonçaient plus ou moins la couleur, des drapeaux montrant des vitraux à l’effigie du diable avec tous les clichés : 666, pentacle et compagnie. Et puis les musiciens arrivent sur scène tous peinturlurés d’un teint blafard, le chanteur,
David, portant une couronne d’épines sur la tête. Ils ne sont plus tout jeunes mais qu’est-ce qu’ils sont charismatiques ! Un plaisir de les prendre en photo ! La musique en elle-même est bien mais les jeux de scène et tout le côté théâtral du groupe rend la chose absolument grandiose. Les mecs sont vraiment EVIL, leurs voix, leurs mimiques, leurs rictus, tout reflète le diable. On se laisse facilement emporter dans leur univers macabre et c’est à se demander s’ils se prennent vraiment au sérieux ou pas. Le chanteur passera par une phase masochiste à se flageller sur scène, il descendra également dans la fosse à photographes pour venir effectuer quelques rituels sur la tête de certains métalleux du public. On s’y croit vraiment, c’est original et assez surprenant de la part d’un groupe de Heavy (alors que ça ne l’est plus du tout d’un groupe de Black). C’est à découvrir absolument ! Et de préférence sur scène parce que le CD est pas mal du tout mais il manque le visuel ;).


Hell

Finntroll
Moi qui voulait filer plus tôt pour me mettre devant pour
Finntroll, hé bien je suis restée scotchée jusqu’au bout devant
Hell (qui a bénéficié de la scène au son correct contrairement aux Finlandais). Le son étant très mauvais sur la scène Alpha, surtout quand il y a beaucoup de basses et une batterie puissante, moins quand il s’agit de chant clair et de douce musique (rare dans ce festival vous l’aurez compris), le set de
Finntroll s’en est trouvé bien affecté. Moi qui d’habitude apprécie pas mal ce groupe sur scène, j’ai été déçue. Tout d’abord, parfois c’était difficile de reconnaître les chansons aux premières notes, parce que le son était vraiment brouillon, les petites mélodies que j’apprécie tant dans les intros ou les refrains étaient peu audibles, car couvertes par les autres instruments, et le pire du pire c’est qu’ils n’ont même pas joué
« Trollhammaren » ! Déçue, déçue, déçue ! Mais bon il y a quand même eu des passages sympas et le bon vieux
Vreth sait toujours motiver la foule à bouger, quoi qu’il arrive. Après un set de moins d’une heure et un final sur
« Jaktens Tid » plutôt convaincant, il est l’heure de manger, devant un
Evergrey qui pour moi ne représente pas grand intérêt. La musique est plutôt sympa à écouter, c’est varié mais ça reste relativement peu original.
Sonata Arctica, groupe que j’aime beaucoup, a aussi eu la malchance de jouer sur la mauvaise scène et ont assuré un début de set catastrophique, on entendait à peine
Tony, le chanteur, mais heureusement ils ont vite rectifié le tir et après 2 chansons c’était correct. Ils ont alterné des morceaux puissants et efficaces et des parties plus calmes à la limite du slow. L’ambiance était bonne et le public ravi. J’ai tout de même trouvé leur show moins prenant qu’à Lyon l’année dernière. Et la journée se termine avec
Accept, groupe Allemand mythique de Hard-Rock. Leur musique est assez classique et il ne se passe pas grand-chose sur scène, mais c’est efficace histoire de bien nous achever.
Sonata Arctica

Accept