Ahhh enfin voilà la reprise des concerts. Ce n’est pas que je commençais à m’ennuyer mais bon, 4 mois passés sans faire un seul concert Métal c’est tout de même assez dur. Et on reprend en beauté avec ce soir un petit
Ultra Vomit dans le cadre de leur tournée
Objectif Thunes Episode II : The Renouvellement of Intermittence, pour nous remettre en forme dans la joie et la bonne humeur. C’est au Kao que cela se passe, et le concert affiche complet : jolie performance pour cette soirée 100% frenchy organisée par
Mediatone. Une demi-heure avant l’ouverture des portes il n’y a vraiment pas foule devant la salle, le gros du public arrivera plus tard dans la soirée pour la tête d’affiche.

No Shangsa
La soirée débute avec un groupe qui n’était pas annoncé au programme,
No Shangsa. Leur nom est affiché sur le fond de la scène avec en slogan « Is it a sect ? », ce qui intrigue fortement le public. Le groupe originaire du sud de la région débarque sur scène sans dire un mot, et commence à jouer. Leur style est assez énergique, rythmé et teinté de sonorités noise et électro. Ils ne sont que trois avec trois instruments : batterie, guitare, clavier. Oui, il n’y a pas de chant dans leur musique, et j’avoue que moi je n’accroche pas des masses quand il manque la partie vocale. Cependant leur style est vraiment intéressant, ils alternent des passages plutôt bourrins et des passages électro de manière à ne jamais laisser le public s’ennuyer. Ils sont néanmoins un tantinet froids comme personnages, ils ne s’adressent pas beaucoup au public, si ce n’est pour annoncer quelques titres de chansons (totalement loufoques d’ailleurs, certaines qualifiées de reprises, de Whitney Houston par exemple alors qu’en fait rien à voir). Disons qu’ils ont un humour un peu spécial et sont totalement dans leur monde. Mais il s’agit là d’une bonne entrée en matière, musicalement parlant.



The Amsterdam Red Light District
La suite, dans une branche plus Métalcore, s’effectue en compagnie de
The Amsterdam Red Light District (non ils n’ont pas trouvé plus court, mais vous pouvez les appeler
TARLD si vous arrivez à le prononcer :)). Il s’agit là d’une sacrée bande d’excités qui arrive pas trop mal à transmettre leur pêche au public. Autant pour le premier groupe l’ambiance n’était pas terrible, autant là les gens se bougent un peu plus. Il faut dire qu’ils se sont bien échauffés pendant la pause à jouer au ballon avec une capote, tel des collégiens. Le groupe reprend d’ailleurs le délire en disant qu’
Ultra Vomit ont une nouvelle chanson qui s’intitule « Capote », ce qui excite encore plus la foule. Les Lyonnais de
TARLD sont bien motivés ce soir de voir la salle bien remplie et d’ouvrir pour
Ultra Vomit.
Max le guitariste n’arrête pas de sautiller dans tous les coins,
Elio le chanteur est hyper souriant, leur entrain fait plaisir à voir. Je ne suis que très peu réceptive à ce genre musical et la première fois que je les avais vu à la Marquise il y a quelques mois j’avais pas du tout accroché, mais ce soir là, dans de bonnes conditions sonores, j’avoue que ça passe un peu mieux. Mais on sent quand même le public impatient pour la suite…



Ultra Vomit
Le set des Nantais d’
Ultra Vomit débute avec une vidéo diffusée avec le projecteur sous forme d’une parodie (bien évidemment puisqu’ils jouent du métal parodique) 20th Century Fox dont le logo a été remplacé par le nom du groupe, avec la petite musique que vous entendez et connaissez par cœur d’avant les films au cinéma. S’en suis un générique à la Star Wars pour introduire le thème de la tournée :
The Renouvellement of Intermittence. Les musiciens débarquent avec des masques sur la tête : Dark Vador pour
Fetus le chanteur et les clones troopers pour le reste du groupe. Après un prévisible « Lyon… je suis ton père », le concert commence enfin.
Fetus est vêtu d’un super t-shirt Saint Maclou très hors-sujet. Fidèle à lui-même, le groupe débite 50 conneries à la minute en moyenne. L’ambiance est bon-enfant, parfois très pipi-caca de cour de récré mais c’est bien pour cela qu’on les apprécie, pour leur second degré. On retrouve dans ce set bien sûr les grands classiques du groupe
« Bouba », « Une Souris Verte », « Les Bonnes Manières », « Boulangerie-Pâtisserie », « Je Ne T’es Jamait Autans Aimer », « Je possède un Cousin », « La Flemme », « Mountains of Maths » ou encore
« I Like To Vomit » entre autres. Mais également des petites variations par rapport à leur dernier show à Lyon (qui date de 2010, si je n’en ai pas loupé entre temps) et de nouvelles conneries fraichement pondues. Pour vous en citer quelques exemples, nous avons eu droit à la minute
Manard, le batteur, ce dernier s’essayant au chant avec une reprise de la chanson de
Lio :
« Banana Split », le guitariste
Flockos s’installe à la batterie pendant ce temps (et il faut dire qu’il assure !).
Jacou le bassiste a également eu droit à ses minutes de gloire (enfin… si on peut appeler ça comme ça, parce qu’avec ce groupe il faut toujours s’attendre à se faire vanner de tous les côtés) avec un medley qui lui a été entièrement consacré, plein de reprises de dessins animés de leur jeunesse en remplaçant les paroles par son nom (
Jacou Pierre ou
Pierre Jacou selon la situation) : Picsou, Ken le Survivant, Bibifoc, Bioman, Denver. Le tout alimenté de photos de ces héros de dessins animés avec la tête à
Jacou dessus, une bonne partie de rigolade. Augustin, un ado du public qui fêtait ses 18 ans, gentiment surnommé Augu par
Fetus, a été sélectionné pour monter sur scène avec le groupe pour chanter la chanson de son choix avec eux. Bien sûr il a choisi
« Je Collectionne des Canards (Vivants) » et le groupe démarre sur complètement autre chose, le pauvre était complètement perdu. Il s’est pris un « alors sous prétexte qu’on te joue une chanson qui n’existe pas et où y’a pas de paroles, toi tu ne sais pas la chanter ? » dans la figure suivi d’un
« Pauv’ Connard » bien ajusté, évidemment :). On a eu droit également à quelques nouvelles chansons, malgré le fait que le groupe n’a pas sorti de nouvel album depuis des lustres (
Objectif : Thunes date de 2008), notamment une chanson influencée par Tagada Jones intitulée
« Chien Géant » qui nous parle de politique et la fameuse
« Super Sexe » qu’ils avaient déjà diffusé il y a un moment maintenant. Le petit interlude à la guitare sèche (‘dry guitar’ qu’ils appellent ça (rire)) était vraiment pas mal, sur un petit air Irlandais, suivi d’un
« Jack Chirac » très entraînant. Les pogos et les slams étaient de plus en plus fréquents et intenses à mesure que le concert approchait de la fin et il faisait bien chaud dans notre bon vieux Ninkasi. L’ambiance était juste folle. Le groupe finira sur un
« Je Collectionne des Canards (Vivants) » maintenant mythique, où Augu a refait surface, suivi d’une outro à la Star Wars encore une fois, cette fois-ci en générique de fin présentant le staff avec des noms de Droïdes.


Ultra Vomit
Je n’ai qu’une chose à dire sur ce concert pour conclure : c’était ENORME. Beaucoup de bonne humeur, du grand n’importe quoi mais très bien organisé et interprété, sans fausses notes, pour
Ultra Vomit. J’avais pourtant été un peu déçue de leur dernière prestation sur Lyon, les trouvant moins drôles que la fois au Ninkasi en 2008. Mais ce coup-ci ils remontent dans mon estime. Manque plus qu’ils nous pondent un nouveau petit CD pour nous faire patienter jusqu’à la prochaine fois. Un grand merci à
Mediatone pour l’organisation de ce super concert et on les retrouve la semaine prochaine au même endroit pour
Marcel et son Orchestre (encore du rire en perspective :)).


Ultra Vomit