Magic Fire Music : Bonjour Messieurs ! Je vais commencer par vous remercier de nous accorder cette interview et je vais vous laisser faire les présentations ! Qui êtes-vous ? De quelle planète venez-vous ?
Pierre : Moi je suis Pierre et je viens de la planète “Maubourguet”, dans les Hautes Pyrénées. Une ville très electro clash.
Greg : Moi je suis Greg et je viens de la planète Paris. Du Pigallos pour être précis.
Magic Fire Music : Vous avez chacun votre parcours. L'un ayant été animateur télé, l'autre bassiste, compositeur et producteur musical... Comment vous-êtes vous rencontrés ? Comment avez-vous eu l'idée de créer 'Make the Girl Dance' ? D'ailleurs, comment avez-vous orienté le choix du nom de votre duo ?
Pierre : On s’est rencontré dans un club à Paris. Je passais des disques il jouait de la musique électro après moi. On a discuté. Je l’ai trouvé beau. On s’est donné rendez vous à son studio quelques temps après pour faire l’amour. Au dernier moment on a préféré faire de la musique. On se voyait le soir, on faisait des morceaux dans un cagibi. Puis j’ai eu l’idée de ce nom de groupe rapprt à une phrase d’interview de Franz Ferdinand qui déclaraient faire de la musique pour faire danser les filles.
Greg : Voilà. Moi je me méfiais de ce clampin et puis finalement il était drôle et on s’amusait en studio ensemble. Du coup, ça as bien pris.
Magic Fire Music : Questions pour toi Pierre. Ton parcours a-t-il aidé à vous faire connaître ? As-tu définitivement fait une croix sur le métier de présentateur ? As-tu un parcours musical outre Make The Girl Dance ?
Pierre : En fait mon parcours télé a aidé dans un sens pour faciliter les interviews et la médiatisation mais à l’inverse c’était un handicap musicalement pour percer dans le milieu fermé qu’on voulait atteindre. Je ne suis pas musicien mais j’étais DJ quand j’étais plus jeune dans les bars de Biarritz.
Magic Fire Music : Greg, à l'origine tu as fait une école de jazz, tu as intégré divers groupes de rock et de pop. Pourquoi t'être redirigé vers de l'électro ? Vas-tu explorer tous les styles et te verrons nous prochainement dans un groupe de métal ou de hip-hop ?
Greg : J’ai toujours fait de l’electro. Dés l’école de jazz, au lieu d’utiliser des clics pour bosser la contrebasse, je programmais des beats à la 4HERO pour ça. En 1999, j’ai sorti mes premiers remixes et morceaux sur le label TDK à Tokyo. C’est de là qu’est né mon pseudo Greg Kozo. D’une erreur de fax. Après, avec le temps j’ai trouvé dans l’électro l’energie que j’avais cherché dans le rock, une certaine virtuosité que j’avais cherché dans le jazz, et l’efficacité de la pop. Je n’exclu pas de toucher à d’autres styles, mais ce sera soit à la prod soit à la basse.
Magic Fire Music : Comment définiriez-vous votre musique ? Quels sont les supports utilisés pour créer votre son ?
Pierre : à la base notre musique est un mélange de rock et d’electro.
Greg : Pour moi c’est de la musique électronique de part le mode de production, mais c’est de la pop music quoi. On bosse sur un ordi pour enregistrer mais j’utilise du hardware comme le Juno 60, la TB303 ou des Virus. Et comme tout le monde, des plugs ins, du Reason, de l’Ableton and co.
Magic Fire Music : Apparemment vous êtes hyper demandés en live, surtout hors de nos frontières. Avez-vous plus de mal à percer en France qu'à l'étranger ? Pensez-vous que les français sont encore frileux à du son comme le votre ?
Pierre : en fait on joue autant en France qu’à l’étranger. Il y a un vrai public chez nous mais une fois que tu as été jouer dans une grosse ville tu ne vas pas y retourner le mois prochain. Alors on a la chance de jouer à l’étranger aussi en attendant…
Greg : Et y a même des villes où le public est ultra réceptif comme Bordeaux, Lyon ou Nantes. Après, c’est clair qu’en Asie ou en Suisse, les gens sont quand même bien chauds pour faire les foufous.
Magic Fire Music : D'ailleurs, en live, ça se passe comment avec vous ? Votre but est de faire suer les gens en leur permettant de se déhancher sur une musique entrainante ?
Pierre : Nous avons un set qui est préparé en amont. On travaille chaque morceau en l’éditant. Le but est effectivement de mettre les gens à genoux. On aime pas quand ils se contentent de danser. On veut qu’ils se roulent par terre.
Greg : On a le syndrome des mecs qui flippant dés que ça ne jumpe plus.
Magic Fire Music : Make The Girl Dance n'est pas seulement un son, c'est aussi un concept visuel grâce à des clips sulfureux. Aimez-vous choquer, créer le buzz, retenir l'attention ? On retiendra votre coup de pub massue, pour votre single « baby » ! D'ailleurs qu'aviez-vous promis à toutes ces filles nues ?
Pierre : on ne veut pas particulièrement choquer. On veut juste trouver des idées originales pour pas faire des clips classiques. Du coup parfois on dérape un peu mais on cherche pas ça à tout prix. C’est naturel. Les filles de baby ? On leur à rien promis à part de faire un truc fou dans leur vie. Elle l’ont fait gratuitement. Pour l’amour du rock J
Greg : Avant MTGD, j’aimais déjà filmer des Suicide Girls découpant des oranges en shorty et top vintage. C’est vrai qu’on est parfois un peu trop “sans filtre”. Et que comme dit Pierre, on dérape.
Magic Fire Music : Ce single à d'ailleurs sacrément bien marché ! Pourriez-vous nous donner votre ressentit face à ce succès retentissant ?
Pierre : le clip a provoqué un raz de marée médiatique. EN 3 jours on avait fait tous les plateaux télé et on recevait des mails du monde entier. C’était très exagéré. Mais tant mieux. Ca a complètement changé la vie du groupe. A partir de là les gens ont commence à nous payer pour jouer.
Magic Fire Music : Aujourd'hui, c'est un nouveau single qui voit le jour, « Tchiki Tchiki, Tchiki ». Une rencontre entre électro et rockabilly ? Tentez-vous par ce biais de conquérir un nouveau public ?
Pierre : Pas du tout. C’est un morceau qui est sur l’album en bonus track. Un genre d’ovni qu’on avait créé car on avait une envie de rockabilly. On aime bien mélanger les genres sans se poser de question.
Greg : Contrairement à l’idée reçu et au grand damne de notre maison de disque, on est pas très branché “stratégie”.
Magic Fire Music : Single à peine sorti qu'il est déjà remixé (http://soundcloud.com/makethegirldance). Remixes très sympas soit-dit en passant (Je kiff celui de Shiko Shiko, les fans de Mario devraient apprécier celui de 2080)! Êtes-vous les demandeurs ou est ce que l'on vous remixe comme ça ? Remixez-vous vous aussi certains morceaux et comment vous y prenez-vous ?
Pierre : pour les remixers il y a de tout. Des amis. Des gens qui demandent à nous remixer. Des gens à qui on demande. On nous demande aussi souvent d’en faire en retour. Mais c’est pas notre grande spécialité.
Greg : Moi j’adore remixer, mais je trouve l’exercice difficile. Mais c’est excitant de déconstruire et de reconstruire.
Magic Fire Music : Est-ce qu'entendre votre son remixé vous donne des idées pour de nouveaux titres ? Est-ce que l'ajout de certains éléments permet de mettre en valeur certains passages... En gros de quel œil voyez vous ça ?
Pierre : moi je n’attend rien d’un remix. Plus il est loin de notre univers, plus je trouve ça intéressant. Par exemple j’adore le remix de Nasser que je trouve d’une classe folle. Le rythme n’est plus le meme. C’est moderne. Dans l’air du temps…
Greg : En fait j’attends toujours beaucoup d’un remix, et donc je suis toujours un peu déçu ou très content. Mais je me fais toujours une idée à l’avance de ce que le mec faire. Et ce n’est jamais ça.
Magic Fire Music : Roy Music ! Parlez-nous d'eux !
Pierre : c’est notre label. Ils sont venus nous voir au moment de Baby et ce sont les seuls à nous avoir propose de faire un album et pas juste d’essorer Baby. Ils ont engage Christophe Tastet pour s’occuper de nous. Un genre de Pedro winter en pull orange. On est bien.
Magic Fire Music : Votre agenda concert est bien rempli ! Comment trouvez-vous le temps de 'vivre' vos vies respectives ?
Pierre : en fait on joue beaucoup le week end surtout. La semaine on est tranquille avec nos femmes qu’on aime et nos enfants devant Dr House.
Greg : Moi je n’aime pas du tout Dr House. Pour vivre la vraie vie, j’ai un timing très précis et je ne sors jamais la semaine. Du coup c’est à base de jardins d’enfants, de couches à changer, de bières avec les potes et de studio metro République.
Magic Fire Music : Encore merci pour vos réponses et je vous laisse le mot ou les mots de la fin !
Pierre : j’ai envie de vous dire bravo. Et pardon pour l’orthographe j’ai mon traitement de texte qui corrige des mots en les mettant en anglais. Très chiant.
Greg : Je tiens à m’excuser pour le temps que j’ai mis à répondre aux interviews de début juin.