Magic Fire Music : Bonjour Pascal, ça me fait vraiment plaisir que tu refasses appel à nous pour une nouvelle interview. Comment vas-tu depuis la dernière fois ?
Pascal Pacaly : Plaisir partagé. Sinon, écoute, ca va pas mal…toujours dans la littérature rock… pour changer !
Magic Fire Music : Tu nous présentes donc aujourd'hui « Trash Palace », ton nouveau recueil de nouvelles. Que c'est-il passé dans ta vie depuis la sortie de « Rock Addictions » ?
Pascal Pacaly : J’ai écrit, j’ai lu, regardé des films, bref la culture avant tout…Sinon que te dire ? J’écris encore et encore… des livres sur le métal en France, des livres sur les groupes de rock et un en particulier… j’espère trouver le temps de faire un nouveau « Cadavres Exquis », et je cherche comme toujours des nouvelles collaborations. Il n’y a rien de plus enrichissant que le partage, que la découverte artistique.
Magic Fire Music : Parles-nous brièvement (si tant est de dire qu'un écrivain peut faire bref) de « A.N.N.A » et de « Sandy et Candy et le Miroir Inversé » tous deux sortis chez Ex-Aequo ? Et du futur « Rock Stories 3 » !
Pascal Pacaly : Mais si on peut faire bref. Ce sont des livres, voilà. A plus.
Bon comme je sens que tu insistes… « A.N.N.A » et « Candy et Sandy » sont deux recueils qui on vu le jour, le premier avec la collaboration de Patrice Woolley, artiste graphiste peintre – entres autres ! – de son état, le second, avec Matteo Alfonsi, qui a les mêmes qualités que Patrice, mais dans un style différent, beaucoup plus axé sur le fétichisme, les pin-up, etc. Des poésies, des nouvelles… « A.N.N.A » part dans un trip orienté sur les sorcières de Salem mélangé au Seigneurs des Anneaux, quand à « Candy et Sandy » où est entre Lewis Caroll et Tim Burton, pas très loin «d’Alice au pays des cauchemars »…
Magic Fire Music : Tu nous proposes de nouveau des nouvelles dans un univers rock ? Qu'est ce que tu aimes et qui t'attires dans ce milieu ?
Pascal Pacaly : Je pense que le rock est une sorte de rêve, qui, par définition, vous fait sortir de votre quotidien. Quand on pense au rock, on pense à toutes ces stars, ces gloires. On pense à Elvis, aux Beatles, aux Stones, à toutes ces stars déchues, de Jim Morisson à Janis Joplis… on pense à ces fans, à ces lumières, ces posters de magazines, etc etc… Le rock, c’est à la fois être libéré du quotidien et de son impitoyable routine, et par la-même, c’est goûter à ce fragile et fantasmatique interdit qui se trouve derrière toute gloire, derrière le rideau, bref, backstage. Nous sommes tous plus ou moins fascinés par cela. Nous avons tous besoin de sortir du quotidien, de s’inventer d’autres peaux, d’autres costumes. Et la littérature est un art merveilleux pour cela. Il suffit d’un peu de doigté et d’une bonne dose d’inspiration. L’écriture, c’est tellement magique, c’est la possibilité de se créer d’autres mondes. Et pour ma part, j’ai choisi un monde rock.
Magic Fire Music : N'as-tu pas peur de t’essouffler et de perdre l'inspiration à la longue ? D'ailleurs pour décrire les mondes que l'on trouve dans tes livres, de quoi t'inspires-tu ? De livres, de films, des infos... ?
Pascal Pacaly : Ma foi, j’ai la chance d’avoir une imagination très fertile. Et puis le terreau rock est un vivier inépuisable puisque la jeunesse aura toujours une guitare en main. Les légendes continueront de s’écrire… je m’inspire de tout, vraiment de tout, de la réalité, de tous ces groupes passés, présents, et futurs, comme du cinéma, de la peinture, des arts en général. J’adore des artistes comme Buster Keaton par exemple. Un acteur muet qui m’inspirera toujours. La puissance de son jeu, la beauté et la fragilité de son visage. Ed wood, Bukowski, Lewis Caroll, Edgar Poe, il y a tellement d’artistes aux destins fabuleux – et tragiques parfois- qui sont autant de références que d’inspirations.
Magic Fire Music : C'est le groupe EX-S qui fut ta muse et qui a inspiré tes textes. Est-ce que leurs paroles te touchent ? Et qu'en est-il de leur musicalité ?
Pascal Pacaly : Oui, ils me touchent, et il vaut mieux si tu veux faire une collaboration ! Mais c’est un tout, oui, un ensemble. C’est l’idée d’un partage, d’un trip rock et littérature, quand les deux se mélangent, quand ils ne font plus qu’un. Et puis c’est quelque chose qu’on ne voit pas très souvent, cette fusion de la musique et de la littérature, je veux dire, sur un plan concret. Ce qui nous en rend très fier. Très très fiers mêmes. Surtout dans ce contexte de crise. Trouver des relais n’est pas toujours évident, mais avec de la volonté, et une foi énorme, alors, comme on dit, on peut soulever des montagnes.
Magic Fire Music : Comment ont germés les histoires dans ta tête ? Combien de temps as tu mis pour écrire ce recueil ? Est-ce que les nouvelles sont nées d'une pulsion, ou bien ont elles été muries lentement ?
Pascal Pacaly : J’ai du mettre deux ou trois mois. Le plus dur est toujours de trouver les idées qui vont être les fondations de la nouvelle. Une fois le schéma bien défini, alors je laisse mon esprit vagabonder. L’histoire vient au fur et à mesure, les détails aussi. Ca sort tout simplement des mes doigts, c’est comme ça. On peut presque dire que les personnages inventent leur propre histoire au fur et à mesure. Ils prennent vie, prennent en main leur destin, me le confient. Oui, c’est un peu comme s’ils me demandaient d’écrire cette histoire, leur histoire. Cela c’est toujours passé comme ça pour l’instant.
Magic Fire Music : Avec « Trash Palace », tu mélanges différents univers. Le visuel et le musical. Le musical avec EX-S et le visuel avec des photos de Stéphane Hervé, Stéphane Roy et Khyrian. Comment arrives-tu à faire ressortir ces 2 arts au travers de tes textes ?
Pascal Pacaly : Tout simplement parce que ces arts offrent à l’imagination – ou à la réalité – une palette d’émotions et d’histoires impressionnante. Avec la musique, il y a les concerts, les tournées, les studios, les ego, des gens hauts en couleurs…bref un tas d’anecdotes à raconter et de portraits à brosser. Quand à la photo, eh bien il suffit d’en regarder une pour se sentir transporter. Il n’est pas toujours nécessaire de savoir ce que le photographe a voulu faire passer comme message. Ce message peut parfois être ressenti différemment par chaque personne. Un peu comme la peinture d’ailleurs. Les photos de Trash Palace expriment une certaine solitude, qui est le thème central du livre. Ce sont des gens anticonformistes, loin d’un système imposé par la société. Loin dans l’esprit en tout cas. Car les faits nous rapportent toujours à la société. Mais j’aime à imaginer que chacun d’entre nous regardant ces photos, va imaginer une histoire différente d’autrui. Et c’est cela qui est magique : ces photos illustrent à la fois les nouvelles du livre, mais elles ont également leur propre histoire, hors du cadre de Trash Palace. Voilà comment cohabitent tous ces arts. Enfin, c’est du moins ce que je me plais à imaginer.
Magic Fire Music : As-tu laissé libre expression aux photographes, ou les as tu orientés ?
Pascal Pacaly : Les photos ont été prises il y a fort longtemps. Je les ai choisis pour apporter une touche visuelle. Et puis j’aime ces artistes, leur talent, tout…les photos, à mon goût, correspondaient bien à l’univers du livre… ca complétait, mieux : enrichissait…
Magic Fire Music : Qu'en est-il de la couverture ?
Pascal Pacaly : C’est Lucille Pachot, la sœur du leader-chanteur d’Ex-s, qui l’a réalisée. Elle travaille dans l’infographie et on s’est dit que naturellement elle pourrait œuvrer au projet. La photo de la couverture est quand a elle tirée du clip « brûle » que le groupe a réalisé il y a quelques mois….
Magic Fire Music : Un teaser vidéo ! Crois-tu qu'une vidéo est plus accrocheuse qu'un résumé ? Décris-nous l'auteur de cette vidéo !
Pascal Pacaly : Disons qu’il ne faut négliger aucun moyen de communication. Et puis visuellement il est très beau. J’en suis très très fier. C’est Lili, une personne qui œuvre sur mes principaux supports graphiques ( sites web, flyers, affiches, etc). J’ai la chance d’être entourée par une personne exceptionnellement généreuse. D’ailleurs j’en profite pour la remercier encore une fois.
Magic Fire Music : Tes écrits touchent divers points, exposés eux aussi par EX-S. Te sens-tu concerné par tout ce qui peut toucher ces 'héros anticonformistes' ? Conçois-tu que notre monde part à la dérive et dévie vers les milieux que tu nous dépeints dans tes textes ?
Pascal Pacaly : Cette dérive-là existe déjà, c’est juste que nous la cachons, ou pire, que nous nous couvrons les yeux volontairement. Il y a hélas une infinité de misère dans ce pays, dans ce monde. Mais, tout comme lorsqu’on voit un sdf, on préfère passer sa route plutôt que s’arrêter. Après bien sûr, la misère n’est pas – fort heureusement – à ce point généralisée. Mais elle pourrait l’être si on n’y faisait rien. Et comment ne pas y être sensible ? Ce pays, ce monde, c’est à nous. Tous issus du même moule, tous de la même espèce. Pour peu qu’il y ait une once d’humanité en nous, cela ne peut que nous interpeller car qui nous dit que cela ne pourrait nous arriver également ? La chute est tellement plus rapide que la montée, dans tous les cas. Et même sans cela d’ailleurs. Au fond de nous, on a tous cette envie de bonheur partagé. Mais on sait très bien que l’être humain est rempli de contradictions et que l’on ne pourra hélas pas arriver à réaliser ce qui restera donc comme une utopie de plus. Alors faute de pouvoir partager, on a désormais peur de perdre ce qu’on a eu parfois tant de mal à avoir. On s’accroche à ces besoins matériels, et on oublie le reste. De peur, encore une fois, d’accompagner les autres dans leur chute, et, par là même, de basculer dans leur monde…
Magic Fire Music : Te reconnais-tu dans tes personnages ?
Pascal Pacaly : Il vaut mieux se reconnaître dans ses personnages ! Oui bien sûr, ce sont des miroirs, des reflets, des fantasmes aussi. Ce sont ces costumes que l’on n’ose pas porter. Ce sont ces désirs, ces envies, ces imaginations fertiles et fragiles, ces rêves pas totalement consumés…
Magic Fire Music : Y a t-il des métaphores dans tes écrits. Je pense notamment à « Lâcher prise », où l'on peut imaginer 'un certain réseau social' en lieu et place de Big Brother...
Pascal Pacaly : Exactement. C’est exactement ça que j’ai essayé de faire passer… Le progrès, on ne peut pas y échapper. C’est l’évolution de la société, de l’humanité. Mais autant il peut être positif, autant parfois… après tout va dépendre de la personne a qui on va remettre les clés de l’Usine…
Magic Fire Music : En résumé, tu dépeins un monde, sombre, noir... Un peu une face cachée que l'on n'a pas vraiment l'habitude de côtoyer. Espères-tu nous toucher et nous faire prendre conscience que tout ceci existe réellement ?
Pascal Pacaly : Je pense que nous sommes bien sûr parfaitement au courant que tout cela existe. Mais nous préférons fermer les yeux parce que d’une part cela ne nous touche pas directement, et d’autre part, eh bien, notre vie quotidienne est déjà – parfois- une sacré galère. Alors pas forcément envie de revivre ailleurs ce que l’on vit tous les jours. C’est comme quand tu regardes les infos et que tu vois les mauvaises et perverses nouvelles se succéder les unes aux autres. A un moment donné, bon, tu sais qu’il y a des morts, des guerres, etc. Tu sais que c’est triste. Mais il y a overdose. La télé vomit et revomit, recrache ces nouvelles d’une manière la plus horrible et la plus sordide Il faut que ce soit larmoyant au possible. C’est écœurant, cette manière de profiter de la faiblesse des gens juste pour
faire de l’audience… Pour « Trash Palace » je n’ai pas voulu faire comme cela, juste le gros plan sur la séquence émouvante ou glauque. Non, ici je me penche sur les gens, je me demande ce qui les pousse à agir comme-ci ou comme ça. Qu’est-ce qui a fait, qu’à un moment donné, il y a eut une sorte de déclic négatif. Est-ce que ça s’est passé dans l’éducation, à cause d’un divorce, d’un parent brutal, ou à l’école, à force de roueries, ou encore autre, un meurtre, un viol dont on aurait été le témoin ou l’acteur – pour le viol ? Toutes ces folies, tout ce sombre découlent de faits. On ne devient pas sérial killer par plaisir. Non, il y a derrière tout cela un long processus. C’est ce processus sur lequel j’essaye de mettre le doigt.
Magic Fire Music : Penses-tu un jour arriver à égaler les plus grands de ce monde avec tes écrits ? D'ailleurs t'exportes-tu à l'étranger ? Es-tu traduit dans d'autres langues ?
Pascal Pacaly : Le but est de s’améliorer à chaque fois. Ecrire de mieux en mieux, s’affiner dans les mots, dans les phrases. Avec Trash Palace je pense être allé très haut. Et pourquoi juste égaler ? Il faut dépasser, soyons ambitieux… et non le « Pacaly » ne s’est pas encore traduit…mais quelque-peu exporté à l’étranger surtout grâce à Cadavres Exquis, dont les participant étaient tant américains, italiens, asiatiques, belges, etc…
Magic Fire Music : Comment est organisée ta promotion dans l'hexagone ? Participes-tu à des salons du livre, organises-tu des séances de dédicaces dans des fnacs... ? D'ailleurs as-tu un agent pour s'occuper de ça, où est-ce toi qui gère tout de A à Z ?
Pascal Pacaly : Oui dans la mesure du possible j’essaye de faire quelques séances publiques. Mais ce n’est pas toujours évident. La nouvelle est un art qui hélas, n’est guère reconnu – pas comme en Amérique où elle a une valeur et un respect que je ne cesse d’envier jour après jour. Il faut donc déjà trouver des partenaires motivés. Mais il y en a. Seulement, on vit dans un monde qui ne fait évidemment aucune concession. Ou presque. Je veux dire que beaucoup de gens veulent du « commercial », ou disons, du « rentable ». Ils veulent être surs de faire du chiffre. Il faut donc trouver la fragile combinaison entre tout cela, entre l’art et l’argent. Les bars ou autres librairies sont des gens qui aiment leur métier, passionnément. Mais évidemment, ils veulent retomber sur leurs pattes. Après, tu me parles de Fnac. Oui et non. La Fnac c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. Beaucoup de gens se réfèrent à la Fnac, mais fort heureusement il n’y a pas que ça. Il y a beaucoup de gens qui se battent ici et là pour que la littérature vive autrement. La Fnac soumet et se soumet à des impératifs commerciaux, parfois trop poussés. C’est dommage. La culture ne doit pas être qu’une affaire de tarifs publicitaires. Quand à la question de l’agent, je n’en ai pas. Je gère tout, d’une part parce que j’aime ça, d’autre part, parce que je n’ai trouvé encore personne qui m’accroche assez pour que j’aille avec. Mais bien entendu, il ne faut jamais dire jamais.
Magic Fire Music : Tu es un bon vivant, tu aimes le rire et la déconne ! Bon ben je n'ai rien d'autre à te demander que de nous raconter une blague !
Pascal Pacaly : C’est un schtroumph qui court dans les bois, et a force de courir, il tombe, le pied enchevêtré dans une racine d’arbre. Le schtroumph a super mal au genou et se tord de douleur. Quand il regarde son genou, qu’est-ce qu’ il voit ? Un bleu…
Ok je sors…
Magic Fire Music : Tu es aussi très discret puisque nous savons peu de choses sur toi (il est vrai qu'en général les artistes se font discrets) ! Raconte nous ta vie, donnes-nous ta pointure, dis nous si tu es slip ou caleçon (string panthère peut-être...) ; bref on veut tout savoir et rien payer...
Pascal Pacaly : Du 42 et caleçon. Après je ne sais pas quoi te dire, rien de spécial. Comme tout le monde je n’aime pas faire les courses mais tu es bien obligé. Surtout que les courses dérivent toujours sur un cd ou
un livre… j’ai tellement de livres en retard, à lire. Mais c’est plus fort que moi, compulsif, addictif. Je me couche toujours trop tard parce que je me lève toujours trop tôt. J’aimerais dormir plus mais je me dis que la vie est tellement courte, et il y a tellement de choses à faire, à lire, à écouter. La culture, le savoir est partout autour de nous. C’est un délice de s’y plonger. Sinon je passe la plupart du temps à écrire et promouvoir mes livres. Sans doute trop. Mais livre est comme un enfant, une trace, un témoignage du grand passage. C’est tout ce que nous sommes…et serons. C’est tellement important…
Magic Fire Music : Quel serait le plus beau cadeau, qu'un fan (ou une fan) pourrait te faire ?
Pascal Pacaly : D’aimer mes écrits.
Magic Fire Music : Avec quoi écris-tu (on imagine souvent l'écrivain sur une machine à écrire !!) ?
Pascal Pacaly : Quand j’interviewe un groupe ou une personne, je prends toujours un papier et un crayon. J’enregistre souvent aussi, mais on n’est jamais à l’abri d’une défaillance technique, ce qui m’est d’ailleurs arrivé il y a quelques jours à Paris lors d’une itw, où la batterie de l’Iphone, rendant l’âme, n’avait au final rien gardé. Heureusement, le papier était là pour garder trace du témoignage. Après, ça fini toujours par l’ordi, avec une musique en accompagnement : Eiffel, Bowie, Manic Street Preachers, Suede, Pulp, Indochine ou Noir Désir sur les platines.
Magic Fire Music : Quel est l'alcool qui t'inspire le plus ?
Pascal Pacaly : L’alcool ne m’inspire pas. Je ne pense pas qu’il soit possible d’écrire complètement saoul… peut-être à essayer ? Après, la vodka, disons, si tu as un verre à me proposer…
Magic Fire Music : Rêves-tu de tes livres ?
Pascal Pacaly : Non, mais je rêve beaucoup. Beaucoup trop…
Magic Fire Music : As-tu toi même une question à te poser ?
Pascal Pacaly : A quand reviens-tu sur terre ?
Magic Fire Music : Encore une fois merci et je te laisse 'le' ou 'les' mots de la fin !
Pascal Pacaly : Et puis quoi encore, ce sera à toi des les trouver….
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