Wedingoth

30 Mars 2012



Propos recueillis par :

Zabeth


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Magic Fire Music : Après Candelight qui est votre premier bébé, comment s’est passé l’enregistrement de ce deuxième album ?

Laure : L'enregistrement s'est révélé plus difficile que Candlelight, plus intense à la fois sur la durée et la contrainte technique : pour cet album, j'ai eu le sentiment de dépasser mes limites ! D'un autre côté, tout le monde ayant participé à l'élaboration de cet opus, l'ambiance n'en a été que plus conviviale.
En bref, c'est une belle expérience, différente de celle de Candlelight avec ses difficultés et ses bons côtés.
Steve : Il a été en tout point différent de Candlelight, car pour le premier album les morceaux pré-existaient déjà (Mission, Oxygen...). Avec The Other Side, il a fallu s'attaquer à la composition d'une traite, ce qui est plus difficile ! On peut dire que Candlelight est un album qui a été longuement muri, alors que The Other Side s'avère plus spontané.
L'autre différence vient du fait que Candlelight était au départ prévu pour être un projet de studio, entre Laure et moi-même, tandis que The Other Side est le fruit du travail d'un groupe soudé.
Julien : La différence essentielle avec Candlelight vient de mon implication qui a été totale sur The Other Side. C'est la première fois que je participe à l'enregistrement complet d'un album. Cette situation implique une plus grande prise de responsabilité de ma part. Nous avons vraiment fait les « trois huit » avec les autres membres du groupe. Musicalement parlant, il a fallu surmonter quelques difficultés qui ont rendu l'exercice d'autant plus passionnant !
Robin : Mon cas est un peu spécial puisque je me suis cassé la clavicule en plein milieu de l'enregistrement de l'album, ce qui a obligé Steve a reprendre la basse pour terminer le processus. En dehors de ça, l'enregistrement a été long et fastidieux, mais en même temps agréable car il y a quand même pire tâche au monde que de créer de la musique..! J'ajouterais que, attention au scoop, j'ai participé aux parties vocales en partageant le micro avec Laure sur Artificial Paradises, j'avais l'impression d'avoir 15 ans à nouveau et de gueuler derrière le micro pour enregistrer le EP de mon premier groupe Ares (avec Steve à la console et Adrien à la batterie, il y a des choses qui ne changent pas !)
Adrien : J'ai vraiment découvert une nouvelle expérience du studio pour The Other Side, et je pense qu'en plus du stress des délais d'enregistrements s'ajoutait le fait que pour cet album-ci, il y a un public derrière nous qui ne doit pas être déçu. L'enregistrement devait donc être à la fois rendu dans les délais, et à la hauteur de ce que peuvent attendre de nous nos "Wedinguiens".
S'annonce je pense un futur troisième album qui saura tirer le meilleur à la fois du stress et de l'efficacité de The Other Side, et des délires incessants de Candlelight.


Magic Fire Music : Quels en ont été les moments forts ?

Laure : L'enregistrement de la partie 4 de The Other Side : j'ai pris un réel plaisir à trouver les lignes de chant avec Julien et à les interpréter, c'était un grand moment ! En ce qui concerne les anecdotes marrantes, je n'oublierai jamais les séances de vélo d'appartement dans le studio pendant que les autres enregistraient !
Steve : Je me souviendrai toujours des longues nuits passées avec Julien sur les arrangements ! Mais plus généralement, pour moi le sentiment le plus fort était de voir les morceaux évoluer de jour en jour jusqu'au résultat final. Je pense que le meilleur moment sera celui d'avoir enfin le produit fini entre les mains !
Julien : Les moments forts ont été pour moi les instants d'inspirations soudains. L'exemple d'Artificial Paradises est prégnant : elle était partie pour être totalement différente de ce qu'elle est devenue, et sa métamorphose a été magique.
J'ai adoré les pauses décidées en plein rush pour regarder des films stupides et profiter de la haute gastronomie locale (le Mcdo!) !
Globalement ce fut une association de grands moments musicaux et humains !
Robin : Je pense que pour moi, c'est le moment ou je suis revenu de vacances fin août et que j'ai entendu les premiers mix, les arrangements finaux et surtout ce final époustouflant de The Other Side - ça peut paraître prétentieux vu qu'on parle du groupe dans lequel je joue, mais il n'en est rien !- qui m'a filé de sacrés frissons, j'ai vraiment hâte de jouer ce morceau en concert.
Adrien : Je me prends beaucoup de délires tout seul, surtout quand je suis sous pression (pauvre Steve...). Les batteries ayant dû être enregistrées en un peu moins d'une semaine, le fait de mettre une croix sur le tableau dans la rubrique "drums" de chaque morceau furent des moments d'extases. C'était ma petite récompense personnelle pour avoir fini un morceau. La croix qui me délivra le plus fût celle des drums d'Ever After, la plus éprouvante pour moi à composer, enregistrer, et qui me fit rater le marchand de sable...


Magic Fire Music : Pourquoi ce titre « The Other Side » ?

Wedingoth : La composition de l'album a eu lieu à une période un peu particulière de la vie de Laure et Steve. Ils ont simultanément connu des problèmes médicaux dans leurs familles respectives, qui depuis se sont arrangés, ayant motivé une volonté d'interrogation sur les méandres de la vie après la mort. The Other Side correspond à une musique de 22 minutes explorant le cheminement d'une demoiselle dans les différentes étapes de son passage vers l'au-delà. Par ailleurs, The Other Side comprend un double sens, celui d'une volonté de la part du groupe de tester de nouvelles facettes musicales.


Magic Fire Music : Les influences ont-elles changé depuis Candelight ?

Wedingoth : La ligne de conduite du groupe visant à proposer une musique variée reste la même. Toutefois, étant donné que la formation s'est étoffée, les influences se sont logiquement enrichies tout en conservant une patte Rock/Metal progressif.
Mais d'une façon générale, nous nous intéressons toujours aux groupes des années 70 (King Crimson, Pink Floyd, Black Sabbath...), au jazz (Jamie Cullum, Nina Simone, Nat King Cole...), à la world music (Loreena McKennitt, Deep Forest...), mais aussi au black metal avec Julien (Drudkh, Emperor...)...etc.


Magic Fire Music : Quelles sont les raisons qui vous ont amenés à prendre une direction nouvelle ?

Wedingoth : En réalité, il n'y a pas de véritable changement, si ce n'est le fait que la production est plus soignée, les morceaux peut-être plus aboutis. Musicalement, Wedingoth reste le même !


Magic Fire Music :Comment vos proches vous ont-ils soutenus et aidés dans cette nouvelle aventure ?

Laure : Leur soutien moral est de chaque instant et ils n'ont pas failli à la tâche dans cette aventure.
Je les en remercie d'ailleurs, et je voudrais en profiter pour leur dire que je les aime fort ! De plus, mon père a réalisé, comme sur Candlelight, l'artwork de l'album ; il y a mis beaucoup d'énergie et je dois dire que nous sommes absolument ravis du résultat !
Steve : Mon père a été d'un soutien moral incommensurable, toujours présent et de bon conseil lors de l'enregistrement. Plus globalement, je voudrais remercier mes parents pour leur patience et leur accueil, puisqu'ils ont hébergé Laure et Julien durant la totalité de l'enregistrement. Sans eux, tout ça ne pourrait finalement pas exister, donc je les en remercie énormément !
Julien : Mes parents m'ont toujours soutenu dans mes choix, le fait de les avoir à mes côtés en toutes circonstances m'est extrêmement précieux. Je n'oublie pas non plus la famille Segarra pour son accueil et grâce à qui nous avons toujours eu la panse bien remplie ! (rires)
Robin : Pour ma part, il faut que je remercie mes parents et ma sœur pour m'avoir conduit jusqu'au studio en voiture un nombre incalculable de fois, et globalement pour leur soutien mental, leur intérêt pour le projet et leurs retours sur l'album. Mais le plus gros merci reviens à mon frère Aurélien, qui nous a filmés au studio, en répète, en concert... et globalement son investissement constant dans le groupe puisqu'il réalise pas mal de nos affiches, etc. Il est super talentueux, je suis vraiment fier de lui.
Adrien : Mes parents et ma famille m'ont toujours soutenu, surtout quand il s'agit de Wedingoth. Ils m'ont fournis l'aide morale dont j'avais besoin pendant la période d'enregistrement et je les en remercie ! Et puis puisqu'on parle de famille, je tiens à remercier tout particulièrement celui qui fût comme un grand frère pour moi, Steven, il saura pourquoi.


Magic Fire Music : Quelles sont vos appréhensions avant la sortie de l'album ?

Wedingoth : La crainte de la réaction du public essentiellement. Candlelight avait reçu un aval très encourageant et il n'était pas question pour nous de décevoir ! On a essayé de donner le meilleur de nous même et on espère de tout cœur que cette nouvelle facette de nous plaira.


Magic Fire Music : Quelles sont les prochaines dates de la tournée ? Après Lille, Lyon, Marseille, Lyon à nouveau, ils ont de la chance les lyonnais LOL, Paris et Seyssuel... avez vous d'autres dates prévues, ou d'autres manifestations ?

Steve : Nous avons d'autres dates en préparation, mais je ne peux pour l'instant pas en dire plus !
Nous tournons jusqu'à fin juin, et devrions reprendre une tournée de septembre à décembre.


Magic Fire Music : Vous êtes vous déjà pris des bides en concert ?

Laure : Oh oui ! Le principal reste immortalisé sur une vidéo de YouTube : lorsque je fais tomber mon micro pendant le solo de Twilight au Festival Metal Instinct 2 à Paris !! Quelle honte !! Sinon il y a eu des petites bourdes, ce qui arrive à tout le monde, mais on ne peut pas vraiment parler de bides, les gens étant principalement enthousiastes !!
Steve : Mes lampes d'ampli grillées en plein concert, les grosses frayeurs avec la carte son qui n'a jamais voulu fonctionner avant le début d'un set à la Marquise (miracle!)... De petites galères en somme, rien de dramatique !
Julien : J'ai connu un des pires moments de ma vie au Transbordeur de Lyon, lorsque mon ampli a soudainement décidé de ne plus émettre le moindre son ! L'horreur absolue ! J'en garde un souvenir impérissable (rires), mais aussi un peu amer... Ç'aura été l'occasion de voir Wedingoth avec un seul guitariste ! (rires)
Robin : Heureusement, j'ai été jusqu'à maintenant à l'abri des problèmes techniques puisque mon setup consiste de ma basse et d'un préamp allant directement dans la sono. Je n'ai pas de souvenir de véritable "bide" en concert mais il me vient le souvenir d'une anecdote assez marrante avant notre concert au CCO pour le Helles On Stage : 1h avant nos balances, je réalise que j'ai oublié la sangle de ma basse chez moi, donc Julien m'emmène à toute vitesse la récupérer en voiture et se moque de mon étourderie pendant tout le trajet. De retour à la salle, il vient me voir tout penaud pour m'annoncer qu'il a oublié ses fringues de concert... chez moi !! Fringues qui sont donc arrivées avec ma sœur quelques instants plus tard, alors que l'heure de notre set se rapprochait très dangereusement !
Adrien : Surtout des faux départs au niveau des bandes, au Transbordeur par exemple où je ne suis pas partis sur Mission (bah oui si j'éteins mes retours c'est sur que ça va être un peu compliqué). Aussi j'ai eu des gros moments de solitude pour un concert au Star Café à Paris je crois où j'avais fais n'importe quoi du début à la fin… Puis parfois c'est mes camarades qui se plantent et ayant le devoir de replacer tout le monde, je devais planter des passages volontairement pour que tout le monde reparte en même temps que les bandes (autrement dit tout le monde, public compris, se retournaient vers moi en se demandant "mais c'est qui ce taré ?").


Magic Fire Music : Quel est votre ressenti par rapport à Prog’land ?

lien Prog'Land
Laure : Le concept de Prog’land est super important parce qu’il permet le partage de notre passion. Le plus de ce groupe c’est que tout est fait avec le cœur, et qu’en aucun cas ce n’est intéressé


Magic Fire Music : Le mot de la fin !
Wedingoth : Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview ! On espère que l'album sera apprécié et que vous viendrez nombreux nous rencontrer à l'occasion des concerts !



Magic Fire Music : Notes complémentaires
Quelle est votre impression sur le concert et le public belge ?


Laure : C’est un public qui écoute… Le public français écoute, s’amuse et bouge beaucoup… Le public belge reste plus stoïque... Ce qui peut surprendre… Il faut s’adapter à ce type de public et cette réaction inconnue pour nous.
Concernant le concert, les nouveaux morceaux ont été testés, ce qui permet de voir s’ils fonctionnent. Parfois les morceaux passent sur album mais pas en concert et c’est l’occasion de les retravailler différemment.

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