Magic Fire Music : Peux tu nous parler un peu de toi.
Oraku : Tout d’abord, merci de m’accorder quelques lignes dans ton webzine, c’est toujours un immense plaisir de répondre à un interview. Mon pseudonyme est donc Oraku, et je suis l’unique compositeur et chanteur du projet Momentum Mortis. Je possède également quelques autres projets musicaux que je partage avec la chanteuse Ombeline Duprat, que vous pouvez découvrir avec son projet Seadem. N’aimant pas trop parler de moi, je laisse le soin aux lecteurs de découvrir mon univers musical, s’ils le désirent.
Magic Fire Music : Toi qui n’a pas pris de cours de musique peux tu nous dire comment tu as réussit à aussi bien accorder tes compositions ?
Oraku : En fait, j’ai commencé réellement la musique il y a quatre ou cinq ans. A l’époque, je ne me sentais pas vraiment à l’aise dans mon corps, ni sur cette planète terre. La musique a été une sorte de raison à mon existence, j’ai découvert qu’avec un simple piano ou une guitare, je pouvais créer quelque chose de beau et mélodieux, quelque chose qui pouvait toucher les gens et leur faire ressentir des émotions. J’ai donc commencé par fonder un groupe, Dir Despairs, toujours en activité d’ailleurs, et puis tout est parti de là. Mais je n’explique pas le fait de pouvoir faire de la musique sans avoir pris de cours. Je conseille juste à ceux qui pensent qu’il faut apprendre le solfège pour faire de la musique, d’essayer de créer quelque chose à partir d’un simple piano. Je pense que la musique est universelle, et que chacun peut créer quelque chose de beau, même sans avoir pris de cours. Je trouve qu’au contraire, l’approche musicale est plus intéressante et moins académique. C’est pour cela que je ne veux toujours pas prendre de cours, je préfère garder encore mon approche plus spontanée. Même si j’avoue que le solfège serait parfois bien utile !(rire).
Magic Fire Music : Comment arrive tu à gérer étude et musique ?
Oraku : Pour le moment, c’est très facile car j’étudie à domicile. De ce fait, je peux consacrer beaucoup de temps à mes projets. Mais il est vrai qu’en septembre, quand je vais reprendre des études dans une fac, je me demande comment je vais faire. Peut être qu’il faudrait que je devienne insomniaque ? (rire)
Magic Fire Music : Qu’essais tu de nous faire passer de par tes compositions ?
Oraku : Le message que ce double-album veut faire passer, c’est qu’il y a toujours une part de lumière dans l’ombre. Rien n’est jamais finit, il y aura toujours un commencement et un renouveau. Que ça soit dans l’amour, dans la vie, dans le travail, ….je pense qu’il faut toujours sacrifier quelque chose pour avoir en retour. Momentum Mortis a différents messages à faire passer, car je l’ai créé pour libérer mon esprit de pensées tristes. L’album parle également du rejet , de l’exclusion, de la solitude. Je voulais avant tout évoquer des sentiments que tout le monde peut ressentir, mais également une part de lumière. Et cette lueur dans l’ombre s’applique à chacun de mes projets, comme un fil conducteur que j’aime suivre. Je pense que c’est en mélangeant mélancolie et beauté musicale, que j’arriverai à quelque chose qui me satisfait pleinement.
Magic Fire Music : Le pari est risqué, alors pourquoi avoir tenté de sortir un double album dès le début, sans savoir si ta musique plairait au public ?
Oraku : Je ne te le fais pas dire (rire). On m’a fait souvent la réflexion que j’étais un peu fou de proposer directement un double album. Rien qu’un simple cd, c’est souvent dangereux. Mais après tout, si les gens apprécient la musique, que ça soit un EP ou un triple album, tant que le son est bon, je ne comprend pas pourquoi cela poserait problème. Il paraît que c’est prétentieux, mais malheureusement j’avais bien trop de pensées à évacuer pour faire tenir cela dans un seul EP. En réalité, c’est le label Occultum Prod qui m’a poussé à faire ce double-album, pour pouvoir également sortir le tout dans un format digibook avec mes propres illustrations. J’ai simplement fait l’inverse : sortir un double –album puis un EP (rire).
Magic Fire Music : Comment arrive tu à gérer l’utilisation d’instruments aussi divers et variés ?
Oraku : En fait, ils viennent à moi tout naturellement. Je commence souvent par un air au piano ou à la guitare sèche, puis je réalise une partition de base. Ensuite, les autres instruments s’appellent l’un à l’autre, car j’ai souvent le morceau final dans la tête. Je sais exactement comment il doit rendre, donc je n’ai plus qu’à composer tout ça. J’aime également être original dans mes parties instrumentales, donc je me permet de mélanger un accordéon avec une sitar, ou un tuba avec une batterie, et le résultat est toujours intéressant.
Magic Fire Music :
Un concert ou la participation a un rassemblement de prévu ?
Oraku : Aucun pour le moment. Etant seul, je n’ai pas encore assez de bras pour m’occuper de tout (rire). Mais j’aimerai en tout cas beaucoup réaliser un concert, mais je ne veux pas que cela soit une représentation basique, avec la scène, les musiciens et point final. J’aimerai aller au delà et créer un spectacle visuel, artistique en adéquation avec l’ambiance Momentum Mortis. Mais j’attendrai sûrement le deuxième album, celui parlera de la folie et sera représenté comme une visite d’un hôpital psychiatrique. Je pense qu’il y a matière à créer un concert original.
Magic Fire Music : Pourquoi avoir sorti un EP qui diffère de l’album ? As tu voulu tenter une nouvelle expérience, ou as tu voulu voir ce qui plairait le plus au public ?
Oraku : J’ai tout simplement voulu proposer une musique gratuite et accessible pour tout le monde. Je ne voulais pas avoir comme seule sortie un double album à 25 euros. Je voulais également offrir à ceux qui le désirent, des titres gratuits. Et il est vrai que pour cet EP, je me suis laissé aller à quelques expérimentations musicales. Cet opus va au delà du dark folk, et puise ses inspirations dans le métal, l’ethnique, etc… ça reste du Momentum Mortis, mais beaucoup plus expérimental. D’ailleurs, j’invite les lecteurs à télécharger cet EP, et à me donner leur avis ensuite, s’ils le désirent bien sûr.
Magic Fire Music : Quel est ton ressenti face à l’arrivé de l’album ? Et à ton avis, comment le public va t-il l’accueillir ?
Oraku : Et bien, à mon étonnement, l’album a été très bien accueillit, autant par les critiques que par les gens qui l’ont achetés. D’ailleurs, l’édition limitée est bientôt épuisée, je suis le plus heureux au monde ! Je ne pensais pas que ma musique toucherait autant de gens, je pensais finir aux oubliettes, mais je me rend compte que mes morceaux ont plu aux gens. Et ça, ça me fait extrêmement plaisir ! Momentum Mortis est le bout d’un tunnel sans fond que je traversais depuis des années, et là j’arrive à concrétiser ce rêve. Je travaille avec un label qui croit en ses groupes, et ça c’est vraiment super. Non, je n’ai aucun mauvais sentiment, juste impatient de sortir un prochain album !
Magic Fire Music : Actuellement quel bilan fais tu de ta jeune carrière ?
Oraku : Je ne pense pas qu’il soit l’heure des bilans (rire). Au contraire, si carrière il y a, elle commence maintenant, cette année et l’année prochaine. Pour le moment, je n’ai fait que sortir des cds passait totalement inaperçu, mais cette année tout a pris un nouveau tournant. J’ai rencontré Ombeline, et ensemble nous avons créés beaucoup de choses. Donc cette année, un autre projet nommé Elegya devrait voir le jour, son propre projet sur lequel je participe a énormément de succès. Et Dir Despairs, mon vieux groupe, a enfin signé sur un label. C’est une magnifique année, et tout commence. On se revoit dans 10 ans pour faire ce fameux bilan ? (rire)
Magic Fire Music : Un petit mot pour les lecteurs de MFM.
Oraku : Si vous lisez cela, c’est que vous avez lu cette interview. Donc déjà, merci beaucoup ! Je vous invite donc à découvrir Momentum Mortis via myspace.com/momentummortis. Et si vous désirez découvrir mes autres projets , les voici : myspace.com/elegya , myspace.com/sweetdeadcorpse et myspace.com/despairsmusic. Je vous invite également à découvrir l’excellent projet d’Ombeline Duprat, Seadem, via myspace.com/seadem. Merci encore pour cette interview !