Edito I An VI
Chers amis, chers lecteurs, chères amies, très chère amie, oui toi la jolie brune aux boucles délicieusement orientales, assise devant ton écran et qui transpire à l'idée d'imaginer le bel Acolyte écrivant ces mots pour toi ; bienvenue à vous sur Magic Fire Music.
Ah oui, en 2012 j'ai décidé de vous faire de l'entrée spectaculaire et aguicheuse. Dommage qu'on ne fasse que de l'écrit parce que j'aurais pondu une comédie musicale MFM moi si on m'avait donné le pognon pour. Goodbye Kamel Ouali, ou autres Obisprout', conchiés que j'oublie de citer.
Ah nan nan, 'faut pas croire en 2012 la culture s'empare de vous et attention, politisation obligatoire des productions. Vous avez remarqué comme il devient difficile de vivre sans entendre parler de politique ? La faute à l'autre cul... pardon... à notre Président gesticulant. Depuis que notre ami à veste rouge nous a quittés, depuis qu'on ne pense plus qu'en terme de "suis-je dans la merde ou ne suis-je pas dans la merde", la culture elle a bon dos.
Jugez-en par vous même. On vous aura encore offert de belles soirées merdiques sur toutes les antennes, à base de Victoires de la musique, on se demande qui peut vraiment se targuer de vivre quelque chose de victorieux ce soir là ; après tout les producteurs de l'évènement produisent les artistes qui y sont récompensés.
Machiavélisme de fin du monde. On va en bouffer du "consumérisme". Une amie étudiante en Art, qui semble douée d'un esprit philosophe au possible, ne peut s'empêcher de comparer toutes ses expériences à notre époque qui selon elle ne serait qu'une forteresse du consumérisme et de l'image. C'est sur... Matt Pokora a sans doute plus de chance de plaire aux ménagères et leurs filles que Lemmy... M'enfin quoi, on pensait évoluer avec les années !
Politiquement donc, et à l'échelle locale, le son se démocratise mais il devient couteux de le diffuser. Les salles de concert prennent feu, ou les locaux de répétition indépendants se retrouvent emmerdés par une police un peu trop obéissante et répressive...
C'est la dure loi de la chute. On se rend bien compte de ce qui se passe autour. Mais au coeur même du partage culturel, là où les intrépides se bousculent au portillon, il y a Magic Fire Music et son équipe ouverte, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui aime partager, promouvoir, découvrir, tout ça de manière bénévole parce que la culture en 2012, surtout indépendante, c'est la seule vraie richesse, notre triple AAA sur le cours de l'humanité.
Acolyte