Métal et Religion
Par L'abbé, le 07 juin 2006
Métal et Religion
Depuis sa création
(que ce dossier situe symboliquement lors de la sortie de l’album éponyme de Black Sabbath en 1970), le metal a suscité et suscite encore de vifs émois dans les sociétés marquées par les religions dites
« monothéistes ». L’actualité en porte encore de fraîches cicatrices : l’
AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne) fait pression auprès des organisateurs de la troisième édition du
Metal Therapy à Metz qui fait jouer
Impaled Nazarene (Nazaréen Empalé). Il se trouve en effet que le festival a lieu le samedi saint, veille du jour de Pâques, la plus grande fête des chrétiens, et qu’à ce titre, la mention d’un tel groupe sur une affiche largement diffusée est une offense prononcée. Résultat,
Impaled Nazarene est retiré de l'affiche. Restent tout de même
Moonspell (dont le chanteur s'est pointé à l'époque de Sin/Peccato déguisé en prêtre) et
Mayhem (besoin de rappeler les propos tendancieux de Hellhammer ? Le suicide de Dead ? L'activité douteuse d'Euronymous au sein de l’Inner Circle ?).
Bref, il est clair que les membres de l’association réagissent sur le nom du groupe et non sur les musiciens en tant que tels
(à première vue seulement), et laissent filer ce qu’il ne serait pas exagéré d’appeler de véritables ennemis de la foi chrétienne. D’autre part, dans une telle affaire, qui gagne vraiment ? En effet, certains
(oui, certains, ce dossier n’ira jamais en généralisant) métalleux sont, du coup, remontés contre l’Eglise, la réduisant au passage à cette singulière association militante. Certains chrétiens
(dont je fais partie) sont choqués par la réduction pratiquée par cette association de la foi à du lobbying. La foi, ce n’est pas faire appel à un avocat politisé pour
« purifier » une affiche de festival, et embarrasser par la même occasion l’Eglise locale. Maintenant que la plume est située, le travail de ce dossier sera de voir plus loin que ces crispations, d’en comprendre ses origines, et de pointer les enjeux.
I – Un peu d’histoire
Dans un premier temps, il semble opportun de retracer quelques moments symptomatiques de la relation houleuse entre le métal et les religions.
1/ Un quiproquo des origines : dès les débuts du heavy métal, la religion était convoquée. L’imagerie de
Black Sabbath en témoigne : rien que le nom
(littéralement « sabbat noir », qui n’a rien à voir avec le samedi juif) porte des marques religieuses. Les musiciens portent sur eux des croix, Dieu est mentionné dans les chansons
(« O please God help me » dans le titre Black Sabbath), et pourtant aucun satanisme latent : les croix portées ne sont pas retournées, et l’invocation divine n’est pas blasphématoire. Néanmoins, le label du groupe décida d’insérer une croix renversée à l’intérieur de l’étui du disque : Satan est vendeur ; c’est le début de l’amalgame. Le groupe est alors perçu comme satanique et dangereux. Lorsque
Dio remplace
Osbourne au chant, il se distingue en concert en faisant le geste du
Malocchio, issu de la superstition italienne, qui conjure le mauvais œil. Ce geste de la main, poing fermé, index et auriculaire dressés, sera repris comme signe distinctif des métalleux en concert. Là encore, c’est après coup que ce geste désigne le diable et ses cornes. Mais à quoi bon s’expliquer ? Depuis, la moindre occurrence religieuse est suspecte.
2/ Dénoncer toujours : Outre l’esthétique religieuse ambiguë de certains groupes, d’autres lointainement issus du rock contestataire s’en prennent aux formes les plus contradictoires des religions. Les métalleux semblent choqués par le comportement de certains télévangélistes, des prêcheurs qui passent à la télévision, dont le discours s’avère parfois tourner autour de l’argent : de l’argent versé dépend le salut du fidèle. Curieux, pour un courant issu du protestantisme, dont
Martin Luther (1483-1546) fut l’initiateur en critiquant un excès de l’Eglise catholique à l’époque, celui du commerce des Indulgences. Parmi les textes les plus significatifs, il y a
Read Between the Lies de
Slayer (sur South of Heaven) :
« Evangéliste, tu revendiques que Dieu parle à travers toi, Ta bouche agitée pleine de mensonges gagne en popularité. Tu ne te soucies pas du vieux qui souffre ni des poches vides qui pleurent de faim. Sans le sou à cause de leur générosité, partageant leur argent pour étouffer ton avidité. Cherchant la réponse à leurs prières, ils pleurent leur dernier souhait de besoin. Sauve-moi ». Il y a aussi
Leper Messiah de
Metallica (sur
Master of Puppets) :
« Envoie de l’argent, envoie du vert, tu vas rencontrer le paradis. Fais une contribution et tu auras une meilleure place ».
3/ L’amalgame entre puritanisme et religion : L’imaginaire des occidentaux retient plus facilement les déviances que la norme. Du coup, la vision de la religion est comme déformée, qu’il s’agisse du passé
(les Croisades, l’Inquisition…) ou du présent
(la Jihad au nom de Dieu, et certains prêcheurs dont nous allons parler). En 1999, le pasteur de confession baptiste
Jerry Falwell dénonçait l’homosexualité de Tinky Winky, un personnage des Teletubbies qui porte un costume mauve et ne se sépare presque jamais de son sac à main rouge. Le même genre d’accusation a été porté par des fondamentalistes au personnage de dessin animé Bob l’Eponge, considéré comme homosexuel parce qu’il se promène main dans la main avec son ami dans un clip sur la tolérance. Certains mouvements anti-avortement n’hésitent pas à faire une campagne d’affichage digne des pochettes de
Cannibal Corpse. D’autres prédications identifient le pécheur et son péché, s’arrogeant le droit de les juger. Concernant le metal, les fameux stickers
« Parental Advisory Explicit Lyrics » ont été rendus obligatoires par la
Recording Industry Association of America sous la pression du
Parents’ Music Resource Center. S’il est exagéré de targuer le
PMRC de fondamentaliste, il est clair qu’ils agissent au nom de la culture chrétienne ambiante aux Etats-Unis. Médiatisés, tous ces événements apparaissent comme l’unique actualité des religions, et la riposte de certains groupes semble du coup se tromper de cible, réduisant l’Eglise par exemple au seul
George W. Bush. C'est une faiblesse dans le metal d'amalgamer aussi vite. Quand la politique y est traitée, c'est « tous pourris ». Un peu facile...
4/ Quand les hordes noires se lèvent : Le phénomène puritain ne concerne pas que les USA. La Norvège apparaît comme très conservatrice aux niveaux religieux et moral. Le protestantisme là-bas semble autant influent que rigide
(l’ouvrage Lords of Chaos raconte qu’un épisode de Colargol a été censuré car une arme apparaissait à l’écran). La réaction surpasse alors celle de
Metallica ou
Slayer qui s’en tenaient à la critique. Le pas de plus est franchi par les membres de l’
Inner Circle avec le projet de bouter le christianisme hors de Scandinavie, ce christianisme qui pour eux avait lui-même éradiqué la religion ancestrale pour imposer son Dieu. Il y aurait beaucoup à nuancer, tant sur l’histoire de la Scandinavie que sur l’
Inner Circle. D’autant que le phénomène était polymorphe (utiliser des mots savants impressionne toujours), c’est-à-dire que le projet de la bande à
Euronymous (Mayhem) variait selon les personnes. Tandis que
Vikernes (Burzum) et
Samoth (Emperor) brûlaient des églises en bois, patrimoine mondial,
Faust tuait un homosexuel qui lui avait fait des avances. Pendant ce temps,
Immortal, Enslaved et autre Bathory
(qui est suédois) s’en tiennent à leurs concepts respectifs sans embêter personne, si ce n’est dans la remise au goût du jour d’un imaginaire pré-chrétien. Là où
Venom jouait la provocation, certains membres de groupes de black metal passaient à l’acte.

II – Une thématique restreinte
Après ce rapide survol d’ordre historique, il convient de situer au sein-même du métal le rapport à la religion.
1/ Un phénomène latéral : Avant de continuer plus loin dans le dossier, il est nécessaire de mettre une chose au point : tous les groupes ne parlent pas de religion. Du coup, associer d’emblée le satanisme ou l’antichristianisme au métal est une injustice. Beaucoup de métalleux sont de tradition chrétienne, même s’ils ne pratiquent pas leur religion, voire s’en désintéressent. L’idée ne vient pas à tous, au moment de monter un groupe, de traiter de la religion. Pour beaucoup, il s’agit de faire de la musique, et non de lancer un projet politique ou religieux. En conséquence, certains groupes s’abstiennent de parler de la religion dans le metal, car pour eux, ce n’est pas sa place. Pour d’autres, il s’agit juste de reprendre les habituels lieux communs sur l’Eglise par exemple, sans développer de réflexion particulière pour autant. Pour d’autres effectivement, mais seulement pour ceux-là, il importe de mener une lutte contre le système en place, système qui repose sur des valeurs religieuses. Enfin, pour d’autres, et seulement pour ceux-là, il s’agit réellement de mener une guerre non-sainte contre le christianisme.
2/ L’indifférence bien plus que la militance : Les métalleux sont des jeunes de leur temps, ils sont marqués par l’indifférence religieuse, et reprennent certaines idées dans l’ère du temps : toutes les religions se valent, alors soit chacun prend ce qu’il veut dedans, soit autant n’en prendre aucune. Certains d’entre eux n’ont que faire de la religion et n’en perçoivent que ce que les médias (qu’ils dénoncent pour certains…) leur rapportent. Du coup, la vision qu’ils reçoivent de l’Eglise, passée au filtre des clichés (et parfois de la désinformation), diffère à la fois de la réalité et de la vision que l’Eglise a d’elle-même. D’autres, en revanche, reconnaissent l’apport du christianisme par exemple en matière d’art ou de patrimoine en général, en regrettant les excès de l’histoire. Mais, finalement, il s’agit du positionnement contemporain de beaucoup d’occidentaux, qu’ils écoutent du métal ou non.
3/ Quand le métal se teinte de religieux : Mais il ne faudrait pas que la question des rapports de la religion et du métal soit bottée en touche par le simple fait que cela ne concerne qu’une frange particulière du métal. Le traitement de la religion, sans être idéologique, est à géométrie variable. Selon les groupes, l’esthétique religieuse est prépondérante sur tout autre message. Ainsi des croix, des anges, des voûtes d’églises ornent certaines pochettes d’albums, juste parce qu’ils sont beaux, ou il est fait emploi de mots à consonance religieuse, juste parce qu’ils sonnent bien. D’autres groupes se chargent plutôt de faire la critique des religions, en dénonçant leurs dérives ou en déterrant l’histoire, dans les textes ou les images. Enfin, certains groupes adoptent une imagerie et une thématique clairement sataniques, mais il faut savoir – et peut-être rappeler – que parmi les amateurs de métal, ces groupes ne font pas l’unanimité, tant au sujet de leurs accoutrements (pentacles et autres croix renversées) que de la violence de leurs paroles.
4/ Quand le métal part en croisade : Pour avoir décrit une direction, il faut désormais décrire l’autre : le métal chrétien. Il pourrait faire l’objet d’un dossier à part entière, comme chacune des parties exposées précédemment. Le métal chrétien est lui aussi à plusieurs visages. Il y a certains groupes dont les membres sont croyants, mais, comme d’autres métalleux, ils ne traitent pas de la religion dans leurs compositions (comme les leaders de
Megadeth ou
Soulfly). Leur attitude ne les fait pas distinguer du métal ordinaire. D’autres ne cachent pas leur foi et en parlent de temps en temps, au détour d’une interview ou d’un titre composé, comme le groupe
Extol. Ils appartiennent à la scène du métal chrétien. Enfin, il y a les formations dont les musiciens affirment leur foi de manière explicite, et partagent leur relation au Christ (et rarement à l’Eglise, cependant) comme
Stryper. Ces groupes se retrouvent sous l’étiquette du
white métal (« métal blanc », en opposition au black métal, « métal noir »). Enfin, d’autres poussent plus loin leur engagement en invitant à la conversion de manière plus insistante, parfois en brandissant le châtiment divin. Sans forcément aller aussi loin, les groupes
Crimson Moonlight ou
Horde appartiennent à la scène du
unblack métal (« métal non-noir », en claire rivalité avec le black métal).

III – Du bon usage de la provocation
1/ Rien de nouveau sous le soleil : Les attaques contre le christianisme ne datent pas d’hier et n’ont pas commencé avec le métal. L’archéologie a permis de retrouver un très ancien graffiti représentant un crucifix surmonté d’une tête d’âne, avec l’inscription
« Alexandre adore son dieu ». L’
Octavius de
Felix Minucius, vers 200, témoigne d’un cliché injuste sur l’Eucharistie et les chrétiens :
« Ils se reconnaissent par des marques et des signes secrets [...]. [...] On ne sait quelle absurde conviction les a amenés à consacrer et à vénérer la tête du plus ignoble des animaux, l'âne. [...] Un petit enfant, qu'on a recouvert de farine de façon à tromper des gens sans défiance, est placé devant celui qui doit être initié au culte. Le futur chrétien, incité par la couche de farine à frapper ce petit en toute innocence, le tue en lui portant des coups aveugles et déguisés. [...] Ils lèchent son sang avec avidité, ils se disputent les parts de son corps. Telle est la victime qui consacre leur alliance » (Octavius, IX). Qui fait preuve de bon sens, et à plus forte raison qui connaît la pratique de l’Eglise voit dans quel cliché ce texte s’engouffre. Mais faut-il se banaliser pour autant des attaques faites contre la religion ?
2/ Le métal, agent provocateur : De fait, il y a tout de même une part de provocation dans le métal. D’accord, elle n’est pas partagée par tous ses amateurs, mais quand il en est fait usage, c’est rarement en demi-mesure. Cela pourrait expliquer, d’ailleurs, que devant ce « tout ou rien », une bonne partie opte pour « rien ». Il y a plusieurs registres dans la provocation religieuse du métal. Il existe une provocation grand-guignolesque, dont
Venom s’est fait le chantre, en produisant des textes improbables d’ignominies, aux allures de poisson d’avril.
« Que de la gueule », dit l’expression familière. D’un autre côté, il y a de véritables blasphèmes, froidement vociférés par certains groupes
. Marduk est plutôt bien représentatif de cette tendance. Mais là encore, la provocation n’est pas le tout du métal, et certains métalleux sont choqués par le comportement d’autres. Même s’ils sont plus à même de pratiquer un discernement sur le type de provocation mis en jeu (grand-guignolesque ou blasphématoire), leur sens du respect – souvent aiguisé – est parfois piqué au vif par certaines images ou certains textes.
3/ L’impossible unanimité : Ainsi, la provocation ou le satanisme ne font pas l’unanimité au sein-même du métal. Souvent, ces désaccords portent sur la manière de concevoir le métal. Pour une bonne partie, la religion n’a pas sa place dans la musique en général et dans le métal en particulier, ce qui confine l’expression musicale de la foi aux chants de messe, et parfois à la « musique classique ». A plus forte raison, pour ceux qui défendent ce point de vue, ni le soutien, ni la critique de la religion n’ont droit de cité dans le métal. Cela rejoint ce qui a été écrit plus haut sur l’indifférence religieuse des occidentaux d’aujourd’hui. L’autre point de vue, au contraire, affirme qu’à défaut de
« religion », le
« religieux » fait partie de l’essence-même du métal. La réflexion va parfois jusqu’à qualifier la musique d’expression de l’expérience religieuse. Souvent, les personnes extérieures au métal sont sensibles à cette approche, et du coup, ne voient que celle-ci et finalement, généralisent à l’ensemble du métal. Même si
Black Sabbath n’était pas tourné vers le satanisme, il a fait usage de la terminologie religieuse, jusqu’à son nom. C’est cette ambiguïté qui a permis le développement des deux points de vue.
4/ Ca fait quand même mal : Il n’empêche que certaines expressions de provocation font mal. Pour un croyant, Dieu est le rocher sur lequel il construit sa vie, il est son tout. Dans la Bible, Dieu demande de l’aimer
« de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force » (Dt 6, 5). Qu’il s’agisse alors d’accusation de l’ordre du cliché à l’encontre de telle ou telle religion, ou de véritable assaut fait aux croyances, l’une et l’autre peuvent blesser profondément. Ce n’est pas comme critiquer le choix de la couleur de sa voiture. Combien de fois certains textes veulent faire
« ouvrir les yeux » sur le monde, alors qu’ils sont traversés de clichés et de réductions diffamatoires… Si le métal pratiquait un peu plus de discernement, les véritables textes qui remettent en cause intelligemment les religions pourraient devenir alors de véritables stimulants pour la foi, en rappelant que croire est un acte à sans cesse renouveler. Croire en Dieu n’a rien d’évident, et il semblerait que certains textes rappellent cette non-évidence par l’hostilité qu’ils exposent. Mais l’ignorance, l’exagération et le blasphème décrédibilisent le message aux yeux des croyants (à qui ce genre de textes semble s’adresser). Un vrai dialogue de sourds, finalement. En tout cas, l’image de la religion qui est reflétée ne donne pas envie d’embrasser la foi. Ignorance ou mauvaises intentions ? Le bon côté est que les mauvaises routes sont indiquées malgré elles.
A observer tous ces amalgames, c’est lorsque la religion est caricaturée ou se caricature elle-même qu’elle est tout de suite repérée par les médias et par le métal. Les polémiques montrent comment ils savent faire mouche. Cela devrait inviter certains croyants à être davantage vigilants sur ce qu’ils montrent de leur foi. Mais aussi, cela devrait aussi inviter certains métalleux à exercer un peu plus de discernement sur ce que rapportent les médias au sujet des religions, à réviser leurs a priori. C’est l’heure de compter les points : de part et d’autre, des croyants qui enferment tous les amateurs de métal dans la sphère du satanisme, et des métalleux qui enferment tous les croyants dans la sphère du puritanisme. Sur un autre registre, des croyants honnêtes d’un côté, et de vrais blasphémateurs de l’autre. N’y a t’il pas de juste milieu ? Est-ce le statu quo qui guette cette relation tumultueuse ?
Comme écrit ci-dessus, depuis
Black Sabbath, le métal porte en lui ce que la Bible appelle
« le bon grain et l’ivraie »: « Il en va du Royaume des Cieux comme d'un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, il a semé à son tour de l'ivraie, au beau milieu du blé, et il s'en est allé. Quand le blé est monté en herbe, puis en épis, alors l'ivraie est apparue aussi. S'approchant, les serviteurs du propriétaire lui dirent : Maître, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il s'y trouve de l'ivraie ? Il leur dit : C'est quelque ennemi qui a fait cela. Les serviteurs lui disent : Veux-tu donc que nous allions la ramasser ? Non, dit-il, vous risqueriez, en ramassant l'ivraie, d'arracher en même temps le blé. Laissez l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d'abord l'ivraie et liez-la en bottes que l'on fera brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier ». (Mt 13, 24-30).
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Un petit complément qui recense les différents types d'attaques du métal à l'encontre de la religion:
*par athéisme:
-libre-pensée, "nietzschéisme", anticléricalisme
-humanisme qui se passe de Dieu
*par satanisme:
-plus ou moins institué : Lavey, Crowley et compagnie
-petite sauce ésotérique où chacun fait son satanisme
*par paganisme:
-vénération d'autres dieux
-supplanter le christianisme qui s'est substitué aux religions ancestrales
*par politique:
-attaque d'une société en visant ses valeurs (souvent d'origines religieuses)
-réaction aux excès d'une religion (fondamentalisme, Jihad, dérives de l'histoire...)
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