
« Shine » avait définitivement fait oublier la mésaventure « Aphelion », paru en 2003, totalement hermétique, et pour dire les choses comme elles sont : chiant. « Shine » a remis Edenbridge sur les bons rails, ceux du fantastique premier album « Sunrise In Eden ». Un disque sous prozac, pour joyeux illuminé.
« The Grand Design » marche sur les pas de « Shine ». Il propose toujours un Metal mélodique sympathoche à tendances prog’. Un Metal joyeux et lumineux, frais et original, qui rang maladroit tout classement dans la case Metal Gothic à chanteuse. Disons-le d’entrée, cette originalité ne serait pas ce qu’elle est sans le timbre si particulier de Sabine Edelsbacher.
Un ton qui doit trouver une musique taillée sur mesure, au risque de lasser rapidement comme se fut le cas sur « Aphelion ». C’est donc en grande pompe hyper happy que « The Grand Design » débute. Terra Nova, qui ouvre, annonce tout de suite la couleur : riffs ultra mélodiques, chœurs masculins, des changement de plans inspirés et agréables, sans trop de complexité pour autant. Flame Of Passion confirme cette impression : les claviers et les parties rythmiques de Lanvall se trouvent encore plus affûtés pour tailler un titre entraînant au refrain réussi.
Nouveau changement de ton avec Evermore. Une composition plus Heavy mais au refrain très aérien. Ses 3 minutes 47 le rendent plus direct, plus carré, et donc plus efficace. La ballade au piano The Most Beautiful Place vient temporiser. Elle a le seule mérite de n’être pas trop désagréable. On remarquera ici le soin apporté aux arrangements, et à la production signée Lanvall, qui apportent un côté symphonique qui renforce l’émotion sur tous le disque.
Je passe directement sur le poppy On Top Of The World. Encore un titre anti-déprime taillé pour la scène : le single parfait. Une composition qui coule de source, ou Sabine Edelsbacher chante sans se forcer. La fin de l’album renferme le traditionnel titre éponyme de 10min. Malgré une richesse remarquable, avec une guitare acoustique et des solos splendides, ce morceau reste en dessous de Shine.
D’ailleurs, c’est tout l’album, in fine, qui est un ton en dessous de « Shine ». « The Grand Design » est en effet un peu trop moue, limite soporifique à la longue. Pourtant, c’est très bien exécuté, très bien produit, mais il manque réellement des compositions transcendantes, avec un peu de sel ou de relief. On ne trouve ici aucun titre un tant soit peu enlevé tel un Wings Of A Wind (« Sunrise in Eden »). L’énergie des trois premier titres retombe trop rapidement, hormis peut-être On Top Of The World, plus marrant que réellement génial.
Le frisson n’est donc pas venu… Il reste que ce cinquième album n’est fondamentalement pas mauvais. Au contraire, il ravira les fans, qui en plus trouveront tout un tas de guests…. Et ce n’est déjà pas si mal.
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