
Stratovarius live, il faut le faire une fois dans sa vie, histoire de prendre en direct LA claque speed toute formation comprise. Et malheureusement le rendu, une fois posé sur compact disque ne rend que moyennement. Visions of Europe était bon, mais ne transmettait pas vraiment le ressenti d'un véritable concert. Et il en est de même ici sur ce Under Flaming Winter Skies, double live hommage à Jorg Michael.
Un hommage mi-figue, mi-raisin où ce bon vieux batteur n'a même pas le droit à un solo de batterie. Cherchez l'erreur, alors que ce mec sait envoyer du lourd (ceux qui ont eu la chance de voir Strato à Hirson comprendront) il est ici carrément oublié. Autre point étrange, le son ! Pourtant j'écoute au casque et j'ai le sentiment que l'enregistrement est un pirate. C'est comme si je me retrouvais au fond de la salle (avec des bouchons) avec des basses très amplifiées et une guitare assez éloignée. Le mix choisi pour cet enregistrement est assez étrange. Autre petit point noir, Kotipelto, je le trouve plutôt en petite forme. Disons qu'il n'y a rien à voir avec sa prestation aux Metallurgicales III, n'en déplaise à certain, où il était tout simplement excellent.
Pour un enregistrement hommage et réalisé à domicile on ne peut qu'être déçu. Heureusement une fois passé ces quelques petits (!!??) désagréments, la musique reprend le dessus. La qualité des compositions étant ce qu'elles sont Stratovarius n'a plus qu'à assurer pour faire dandiner de la tête et taper des pieds.
Ouverture en fanfare avec "Under Flaming Skies", "I Walk to My Own Song" et "Speed of Light". Ça va à 200 à l'heure, Jens met le feu, mais mes applaudissements vont au jeune Matias Kupiainen qui fait oublier son prédécesseur en quelques riffs et quelques soli de hautes volés ("I Walk to My Own Song"). "Speed of Light" est un hymne d'anthologie qui renvoie à la cours d'école les ReinXeed et compagnies. Après "Kiss of Judas" modernisé à la basse vrombissante "Deep Unknown" prouve qu'il est tout aussi efficace en live que sur album. Imparable. Dommage que cet effet 'bouchon dans les oreilles' vienne gâcher le plaisir. "Eagleheart" suit tranquillement le solo de guitare. A quand ce titre en rappel !? Il le mérite amplement. La petite perle "Vision" n'est pas oublié. Le groupe nous fait son show en allant piocher un peu partout dans sa discographie. Un peu partout sauf le maudit Black Album qui je pense est désormais complètement effacé de la mémoire des membres du groupe. Dommage car un morceau tel que "Just Carry On" aurait sa place.
"Coming Home" vient calmer l'ardeur du public. Cette ballade est belle, mais n'a absolument rien à envier à "The Land of Ice and Snow" qui de plus est de circonstance vu le lieu du concert. Mais bon, ce n'est pas moi qui choisi.
"Coming Home" sert de transition entre le premier Cd et le second. Sur ce dernier la machine à tube est de sortie. Et ça débute avec "Legions of the Twilight". On retiendra ici la double performance de Matias Kupiainen et de Jens. Les deux lascars se déchaînent. Le vieux briscard de Jorg Michael fait ronfler la double. C'est du tout bon. On retrouve aussi un Kotipelto plus en forme qu'au début. Stratovarius nous gratifie d'un "Burn" musclé et speed. La reprise est sympa, l'interprétation est quant à elle étrange.
Le trio final finira le travail. "Black Diamond" donne le frisson, même ici, sur cd et avec une production étouffée. "Father Time" et le désormais mythique "Hunting High and Low" enfoncent le clou. Petite question à Jens Johansson, à propos de "Hunting High and Low" c'est quoi ce putain de son de clavier de merde ?
Merci à Jorg pour toutes ces années derrière les fûts de Stratovarius. C'est dommage que Under Flaming Winter Skies ne rende pas vraiment hommage au batteur. A coté de ça, Under Flaming Winter Skies reste un double live sympa, incontournable pour un fan, il ne servira que de Best-of pour un newbee.
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