
Ad Inferna, groupe d'electro français qui cartonne surtout à l'étranger, est de retour avec un nouvel album, Ultimum Omnium. Une première édition ultra limitée à vue le jour en avril. Une seconde édition limitée, 'Black Edition', vient de sortir avec 3 bonus. Enregistré, mixé et masterisé aux studios Akamaradara, ce nouvel opus offre, comme à son habitude, un excellent son et donne envie de bouger son popotin sur les dancefloor !
Comme à son habitude, Ad Inferna repousse les limites et propose une musique avant-gardiste très intéressante. Les derniers jours de l'humanité, monde dur et cruel, ne sont pas loin et nous sont ici contés par le groupe... en français. Qui a dit que le français passe mal en musique ?
Bien entendu nous pouvons aussi nous délecter d'un chant en anglais. Les deux se mélangent et s'assemblent vraiment très bien, pour nous offrir un rendu très intéressant. La beauté des textes est frappante. A mi-chemin entre histoire et poésie on se laisse vite happer dans le monde surréaliste mis en scène. Surréaliste ? En est-on bien certains ?
Musicalement, Ad Inferna, propose du Ad Inferna ! On y retrouve 'leur patte' facilement reconnaissable maintenant, ainsi que le chant et la voix de VVA Arkames qui a cette spécificité que dès qu'on l'entend, on sait à qui elle appartient. Il sait nous offrir des tas de styles de chant et de variations, ce qui fait une des richesses de l'album, et du groupe en général.
Les éléments éléctro imbriqués les uns dans les autres proposent une opulence musicale indéniable. Une profusion de sons et d'instruments se mêlent sur des tempos divers tous aussi entrainants les une que les autres et proposant une dualité entre passages lents et passages plus rapides.
Tout ses éléments sont synthétisés sur « Shed No Tears » qui offre après la petite intro « Opus Dei », une excellente entrée en matière. Le reste de l'album proposera tous ces éléments mais je pose des mentions spéciales sur « Hell Within », titre très rythmé, « Revelations 17 », « Das Ende », morceau qui me fait planer, et « Ad Inferna » et ses chœurs envoutants.
Ce Ultimum Omnium n'est pas à proprement parler l'album que je préfère de Ad Inferna, mais il est très intéressant dans le sens où il montre que le groupe arrive à maturité. En effet, ils ont réussit à se forger une identité musicale propre tant au niveau instrumental qu'au niveau du chant tout en gardant ce petit côté sombre qui leur va si bien. Je suis fan !
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