
Un nouvel Epica… pas vraiment. « The Score (An Epic Journey) », comme son nom subtile ne l’indique peut-ªtre pas assez clairement, se veut être une musique de film. En l’occurrence, il se destine à la bande originale du film hollandais Joy Ride. Mais au final, seul un quart des titres figurera sur la Bande Original (B.O.) du film… un détail.
Headbangers, headbangueuses, si les cervicales vous voulez vous démettre, passer votre chemin il vous faudra. En effet, « The Score » est dénué de toute trace de batterie. Même pas l’ombre d’une guitare… En effet, Mark Jansen, depuis longtemps fan d’Enio Morricone et d’Hans Zimmer, a enfin mis à exécution les plans qui lui trottaient dans la tête depuis déjà After Forever : faire une B.O. tout ce qu’il y a de plus classique, avec orchestre, interludes musicales, envolées symphoniques spectaculaires, passages apaisés et tout le tintouin…
Eh bien c’est réussi. « The Score » remplit très bien sa mission et pose une véritable ambiance, avec autant d’émotions capables d’en insuffler à un film. En guise d’introduction, Vengeance Is Mine, sans être exceptionnelle, plante un décor tristounet, bien vite oublié avec Unholy Trinity. Le morceau se rapproche davantage du style d’arrangements symphoniques d’Epica, quelque part entre la B.O. d’Idiana Jones et le générique de Sydney Fox l’Aventurière… Plaisanteries mises à part, The Valley confirme le sérieux du projet. Un titre riche d’ambiances.
Caught In The Web, rappelle par moment des passages de « Consign To Oblivion »… Au passage, si le nom de ce titre titille votre âme de progueux : oui il s’agit bien d’un clin d’œil à Dream Theater, non d’une cover. On retrouve d’autres allusions de Mark Jansen qui, pour l’anecdote, manquant d’inspiration devant des titres sans paroles, a décidé de rendre hommage à des influences marquantes : Angel Of Death (Slayer), Vengeance Is Mine (Iced Earth).
Noyée au milieu de très bons passages sombres et grandiloquents, on retrouve la ballade Trois Vierges tirée du dernier album d’Epica, cette fois chantée seulement par Simone Simons. Oui, la belle rouquine fait tout de même trois apparitions, mais que sur des remix du précédent opus : Trois Vierge donc, et en fin d’album Solitary Ground (version single) et Quietus dans une version orchestrale intéressante.
Pour en revenir à la bande son, des titres sortent du lot. Ainsi The Valley, disais-je, et surtout Mystica, seules compositions véritablement dignes, à mon avis, des comparaisons dont on affuble ce disque ici et là : John Williams (Starwars…), Hans Zimmer (Gladiator…), Danny Helfman (nombreux Tim Burton…)à… Non, non et non !
Si cet « album » est d’assez bonne facture, il n’arrive en rien à la hauteur des noms ci-devant évoqués. Il devient même rapidement ennuyeux, mais avouons-le, c’est aussi en grande partie parce qu’il ne se raccroche pas encore aux scènes fortes d’un film : Joyride n’est pas encore sorti. Le pouvoir d’évocation de « The Score » se trouve donc limité.
En revanche, saluons ce risque artistique qui a consisté à pousser au maximum le potentiel orchestral d’Epica. Dommage que cette B.O. soit si classique, je dirai même conventionnelle. Mais cela fait patienter en attendant la suite…
Simone revient !!!
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