Caractéristiques

  • Groupe : Rewiring Genesis
  • Album : A Tribute to the Lamb Lies Down on Broadway
  • Sortie : Novembre 2008
  • Label : Prog Rock Records
  • Style : Hommage à un Album de Légende

15/20


Tracklist

    Disque : 1
    01. "Lamb Lies Down on Broadway"
    02. "Fly on a Windshield"
    03. "Broadway Melody of 1974"
    04. "Cuckoo Cocoon"
    05. "In the Cage"
    06. "Grand Parade of Lifeless Packaging"
    07. "Back in NYC."
    08. "Hairless Heart"
    09. "Counting out Time"
    10. "Carpet Crawlers"
    11. "Chamber of 32 Doors"

    Disque : 2
    01. "Lilywhite Lilith"
    02. "Waiting Room"
    03. "Anyway"
    04. "Here Comes the Supernatural Anaesthetist
    05. "Lamia"
    06. "Silent Sorrow in Empty Boats"
    07. "Colony of Slippermen: Arrival/A Visit to the Doktor/Raven"
    08. "Ravine"
    09. "Light Dies Down on Broadway"
    10. "Riding the Scree"
    11. "In the Rapids"
    12. "It"

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Rewiring Genesis

- A Tribute to the Lamb Lies Down on Broadway

Par Groleg, le 15/11/2008 || 0 commentaires

On peut s'interroger sur la pertinence d'un tel projet car l'exercice est souvent casse-gueule. Ceux qui comme moi, connaissent l'interprétation originale de The Lamb Lies Down on Broadway, vont forcément soit crier au génie, soit crier au scandale. Il faut dire que l'intérêt d'un tel travail est de donner une interprétation un peu différente et personnelle de ce monument car la copie conforme n'a aucun intérêt.
Rassurez-vous, nous sommes dans le premier cas de figure.

Ici Nick D'Virgilio prend des risques car sa voix est assez différente de celle de Peter Grabriel et son chant assez varié donne une tonalité assez différente à ce disque originellement créé par Genesis. Le musicien est doué et le démontre en se chargeant aussi des parties de batterie qui sont assez percutantes tout au long des cents minutes de cet opéra prog rock d'avant-garde. Il ne faut pas oublier que Nick a enregistré une partie des pistes de batterie du Calling all Station de la dernière incarnation studio de Genesis. A l'écoute de ce disque, on se rend compte au combien la philosophie musicale de Spock's Beard a été inspirée par l'œuvre de Genesis.
En fin de compte: la grosse différence par rapport à l'original, ce sont les nombreuses parties de cuivres qui ponctuent cette réinterprétation rendant l'œuvre parfois un peu plus kitsch. Et venant de moi, ce qualificatif n'a rien de péjoratif.

Dès "The Lamb Lies Down on Broadway", la patte de Nick et de son ingénieur du son est assez marquante. En effet, Mark Hornsby a su mettre en place des arrangements assez intéressants avec notamment du cor en soutien de la rythmique. "Cuckoo Cocoon" met en avant de belle manière les acoustiques maîtrisées de bout en bout par Don Carr, qui fait de nombreuses interventions lumineuses tout au long de cette double galette, rendant justice à la finesse de Steve Hackett. "In the Cage", un des titres phares du répertoire en concert du groupe encore aujourd'hui, reste prenant même si ce morceau progressif en diable souffre un peu des arrangements cuivrés. Il aurait sans doute fallu qu'ils soient plus subtils. Le bon point revient à D'Virgilio qui adopte une voix de tête, soutenue par des chœurs impeccables. L'interprétation de "The Grand Parade of Lifeless Packaging" façon percussions et a cappella, à la frontière de la bossa-nova, est assez surprenante et a le mérite d'avoir été tentée. Ce genre d'arrangements vocaux qui réussit bien chez Spock's Beard, ici, manque un peu de consistance. "Back in N Y C" cadre la dynamique originelle construite autour d'une grosse ligne de basse, mais la ligne mélodique est désormais dominée par les cuivres. Les puristes vont s'indigner moi je dirai simplement que la tentative est quasiment réussie car les sonorités me semblent parfois un peu artificielles. Nick y réussit cependant une grande performance vocale. Il ne se prend à aucun moment pour le Gab et cela est tout à son honneur.
"Haireless Heart" sonne plus intimiste, à la limite du jazz notamment, en raison du piano en lead. "Counting out Time" est encore plus fou que l'original avec son petit côté fanfare de cirque et Nick y est méconnaissable. Il monte dans les aigus, pour rarement redescendre. Surprenant ! "The Carpet Crawlers" met l'accent sur les cordes et demeure assez fidèle à l'original. Nick reste dans l'émotion et c'est très bien comme cela. "Lily White Lilith", malgré des chœurs féminins en arrière plan, reste le grand titre qu'il a toujours été et le chant rock de Nick fait merveille sur ce tube intemporel. "The Waiting Room" dans sa montée en puissance sonne très Spock's Beard. Genesis est donc une influence majeure du quartette américain. La basse ronfle sur fond de mélodie lancinante. Nick fait montre de tout son talent de drummer par l'intermédiaire de roulements somptueux. "Anyway" s'imprègne de l'originalité vocale de Nick et retrouve une seconde jeunesse. "The Lamia" garde son émotion naturelle de gentille berceuse. Nick s'approprie le titre de fort belle façon et des vocaux féminins ainsi qu'une tournure opératique, lui donne une nouvelle couleur.

Sur de nombreux titres, la flûte donne une teinte folk à certains passages comme sur le très baroque et exotique "The Colony of Slippermen". On est presque en terrain musique contemporaine lors de son introduction pour aboutir à du Zappa sur fond d'accordéon. Le chant de Nick et les chœurs féminins magnifient "The Light Dies Down on Broadway", symphonique et plus lent que l'original. Une réinterprétation en tout point inventive et géniale. "Riding the Scree" semble avoir été réécrit et interprété par Zappa dans sa période la plus jazzy. Incroyable et remarquable.

Pour ce qui est de l"artwork, je vous le laisse découvrir en vous donnant tout de même des indications en précisant que Nick s'est grimé comme Peter Gabriel lors de ses interventions les plus théâtrales. Résultats des courses: un pari osé et réussi car NDV a réussi à adapter cet énorme classique en restant proche de sa démarche originelle. Ce tribute est idéal pour découvrir toute la richesse de cette œuvre et permettre à de nombreux novice de se pencher sur le vrai The Lamb Lies Down on Broadway.


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