Caractéristiques

  • Groupe : Odin's Court
  • Album : Deathanity
  • Sortie : Juillet 2008
  • Label : ProgRock Records / SPV
  • Style : Rock Progressif
  • Site Web : www

13/20


Tracklist

    01. "Terracide"
    02. "Volatilestial"
    03. "Manifest Destiny"
    04. "Oceanica Toxica"
    05. "Mammonific"
    06. "Animaulic"
    07. "Esoterica"
    08. "Crownet"
    09. "Obesite"
    10. "Ode to Joy"
    11. "Cosmosera"
    12. "Vastificant"

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Odin's Court

- Deathanity

Par The Keeper, le 12/07/2008 || 0 commentaires

Originaire du Maryland, le groupe Odin’s Court nous propose via ce concept album un petit voyage dans l’univers du Rock Progressif. Deathanity est le second album de la formation américaine et prouve dès à présent une belle marque de maturité après seulement 7 ans de carrière.

Au premier abord, il est assez difficile de se faire à la voix de Matt Brookins, très rauque, mais une fois passé cela, Odin’s Court laisse dévoiler beaucoup de choses. De belles compositions complexes, de somptueuses mélancolies et des influences, qui sans être pertinentes sont bel et bien là. Yes et Rush sur les compositions les plus softs sont assez identifiable. Pour les passages plus heavy, personnellement c’est à Threshold que je pense. Avec ces riffs puissants accompagnés de claviers, les Américains se démarquent quelque peu de la scène actuelle en ne nous proposant pas une copie de Dream Theater ou de Porcupine Tree. En effet ici, pour ma part, j’y vois plus un mariage bâtard entre Shadow Gallery, Spock’s Beard époque ‘Day for Night’ et Threshold.

Comme dit plus haut, la structure des morceaux est très complexe et s’avère être assez alambiquée. Cela semble parfois décousu, un peu trop même peut-être. Cela dérange et donne le sentiment que tel ou tel passage ne colle pas du tout avec le précédent. On peut même croire que cela n’a ni queue ni tête. Heureusement le chanteur et guitariste Matt Brookins, avec son talent de compositeur, réussit le tour de force d’unir tout cela.
La production est correcte, cependant le mixage signé Matt Brookins est assez étrange et ne met pas vraiment en valeur tous les instruments. Les parties narrées viennent un peu gâcher l’ensemble, donnant un goût presque indigeste par moment, mais il faut reconnaître qu’elles apportent un peu de réalisme au concept.
L’apparition de Tom Englund derrière le micro est une bénédiction. Le haut niveau vocal du suédois fait regretter que l’homme ne chante pas sur l’intégralité de l’album. Un style musical bien différent de Evergrey, mais qui convient magnifiquement au superbe chant de Tom.

Deathanity reste tout de même un bon album, qui ravira pas mal de monde dans la sphère très fermée qu’est le Rock Progressif.


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