Caractéristiques

  • Groupe : Nokturnal Mortum
  • Album : Nechrist
  • Sortie : 2000
  • Label : The End
  • Style : NS Symphonic Folk Black Metal
  • Site Web : www

18/20


Tracklist

    01. The Funeral Wind Born In Oriana
    02. Night Before The Fight
    03. Black Raven
    04. The Call Of Aryan Spirit
    05. The Child Of Swamps And Full Moon
    06. Death Damnation
    07. In The Fire Of The Wooden Churches
    08. Jesus' Blood
    09. NeChrist - Dance Of The Swords
    10. – 87. Nature Sounds
    88. Perun’s Celestial Silver


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Nokturnal Mortum

- Nechrist

Par Gl¤p, le 08/09/2007 || 0 commentaires

Voila sans aucun doute l’œuvre la plus personnelle de Nokturnal Mortum mais également la plus décriée de toute.

Avec cet album, Knjaz Varggoth, leader du groupe, a envoyé un message fort à ses fans et aux maisons de disques.
Nokturnal Mortum ne cédera pas aux appels de plus en plus nombreux de prestigieux labels.
Il conservera son identité propre et rien ni personne ne les fera changer ni décider à leur place ce que sera leur musique.

Tout d’abord, cette pochette provocante qui contraste avec les précédents artworks du groupe.
Exit les références à la mythologie païenne, croix celtique et croix de fer sur fond noir suffiront à marquer les esprits.

Et nos Ukrainiens préférés ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils ont poussés le vice jusqu'à composer cet album de 88 morceaux.
Les 9 premiers sont suivis par 78 autres qui ne sont que des sons forestiers, le morceau "Perun’s Celestial Silver", tiré de la démo Lunar Poetry clôturant tout ceci.
Certes, cela n’a pour seule utilité que de faire couler beaucoup d’encre mais c’est précisément l’effet recherché.
Nokturnal Mortum n’avait jamais véritablement étalé ses idées National Socialist dans ces morceaux, le discours général traitant surtout de paganisme slave et de folklore ukrainien aux paroles pouvant être librement interprétées, mais c’est maintenant chose faite avec le très explicite et par ailleurs excellent "The Call Of Aryan Spirit".

Et les changements ne s’arrêtent pas là.
Certes la musique de Nokturnal Mortum n’a jamais reflété une ambiance forestière idyllique mais dégageait tout de même une certaine impression d’apaisement, une communion solennel avec la nature comme si les hauts sapins formait une barrière entourant un monde à part, un monde où quelques rais de lumières éparses parvenaient à percer les branches des arbres gigantesques dont les ombres immenses s’étendent à perte de vue.
Dans Nechrist, il n’est plus question de mysticisme, la nature est sombre et hostile.

La production est bien plus sale qu’auparavant, l’album parait moins technique que les précédents, les riffs assez simplistes de chaque morceau sont efficaces et accrocheurs, cela manque un peu d’originalité mais permet en outre de renforcer le coté sauvage, primitif, guerrier que possède cet album qui sonne comme un retour aux anciens rites.
Pas de ballades forestières, ici, seuls sacrifices rituels et danses macabres ressortent de ces 10 morceaux.
Une haine des plus noire, une violence démente, une folie dérangeante, voila ce qu’est ce Nechrist.

Les instruments folkloriques sont utilisés à leur paroxysme et atteignent dans cet album une importance bien plus grande que tous les autres de leur discographie.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils ne constituent en aucun cas une source d’apaisement ni une faible lumière qui brillerait au fond de ces bois ténébreux qui s’étendent à l’infinie.
Ziltras et Sopilkas, résonnant sur chaque morceau et se détachant complètement des autres instruments, sont joués de façon complètement démente et effrayante par leur rendu si étrange à nos pauvres oreilles de non initiés.

L’on se sent alors complètement perdu, sans le moindre repère dans cette déflagration folklorique maléfique rythmés par les vocaux aliénés déchirants de rage de Knjazz.
Les claviers apportent une petite touche médiévale discrète tout en se fondant parfaitement dans la masse instrumentale et remplissent donc ainsi parfaitement leur rôle.
Odalv semble beaucoup apprécié les cymbales qu’il utilise un peu trop à mon goût au détriment de la rythmique des morceaux.
Se sera la ma première et seule critique.

NM ralenti puis repart sans crier garde et l’on se retrouve repropulsé dans ce cauchemar païen sans avoir pu reprendre nos esprits.
Les ukrainiens manient à la perfection les variations de tempo et les passages nettement plus appuyés tels que les refrains sont époustouflants par leur rendu épique.

Les morceaux sont en général plutôt longs puisque tournant aux alentours de 6 à 7 minutes ce qui rend l’écoute prolongée fatigante, la faute à cette violence asphyxiante qui se dégage de l’album.

Nechrist est à mettre dans les oreilles d’un public averti, ceux qui recherchent des joyeuses ambiances folklorique avec tonneaux de bières et sanglier à la broche feraient mieux de passer leur chemin car tout ce qu’ils trouveront ici ce n’est que magie noire et bûchers.


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