Caractéristiques

  • Groupe : Dol Ammad
  • Album : Ocean Dynamics
  • Sortie : Aout 2006
  • Label : Electronic Art Metal records
  • Style : Electronica Art Metal
  • Site Web : www

18/20


Tracklist

    01. Thalassa Dominion I
    02. Thalassa Dominion II
    03. Thalassa Dominion III
    04. Thalassa Dominion IV
    05. Solarwinds
    06. Descend
    07. Lava
    08. Aquatic Majesty
    09. Liquid Desert
    10. Heart of the Sea


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Dol Ammad

- Ocean Dynamics

Par Monsieur K, le 12/08/2007 || 0 commentaires

Dol Ammad, c’est quoi ? Et bien Dol Ammad est le projet, fondé en 2000, du claviériste grecque du nom de Thanasis Lightbridge. Le claviériste s’est mis à la musique en découvrant Jean Michel Jarre et Vangelis. Ce n’est que bien plus tard que le métal vint à lui. Il décida alors de monter un projet, unique regroupant ses deux passions. Lors d’une interview, il décrit sa musique comme « Electronica – Art –Metal », il faut donc comprendre, que c’est un mélange subtil de musique moderne et électronique, art, que je qualifierai d’onirique pour le coup, ainsi que de métal, ici présent tel le Heavy Symphonique.
En 2001 et 2002, Dol Amman présente ses deux premières démos. L’accueil est plutôt très bon et encore le groupe ou la formation orchestral devrais-je à continuer dans cette voie et à persévérer. Après un premier album, Star Tales, accès sur l’espace, ce Ocean Dynamics a pour thème le monde des océans.

La formation se compose de 7 voix féminines (3 Soprano et 4 Alto), de 7 voix masculines (4 Tenors et 3 Basses), d’un batteur en la personne de Alex Holzwarth connu pour être le batteur de Rhapsody et de Seiges Even, de Nick Terry à la basse, de Dim à la gratte et d’un invité de marque, DC Cooper venu pousser la chansonnette sur un titre.

Ce disque à l'allure d’OVNI en est vraiment un, d’OVNI.
Je ne sais pas vraiment par où le prendre. Il faut essayer d’imaginer Therion ayant forniqué avec un groupe tel que Samael pour imaginer au moins un minimum de ce que peut être la musique des Grecques. Ou bien se dire que c’est l’album que Enigma aurait pu faire si cette formation avait décidé de pratiquer le métal. On retrouve en effet, tout ce melting-pot de sonorité moderne et la puissance des voix baroques. Voix qui dégagent quelque chose de magique et d’unique.
La première partie de l’album est en fait un titre unique décomposé en 4 pistes, « Thalassa Dominion ». La première partie fait penser à Vangelis ou à Mike Oldfield sur l’album Crises, avec beaucoup de sample d’origine aquatique, vagues, bruitages organiques, vent… le démarrage est doux. La seconde partie est nettement plus métal. La guitare claque bien et Alex Holzwarth s’en donne à cœur joie sur la double, c’est du tout bon. Les chœurs masculins sont puissants et très agréables. La production parfaite force le respect. On ne peut que penser à Therion, mais en nettement plus original, plus moderne aussi. Les claviers sont très présents et sont appuyés par de nombreux effets technoïdes. Il y aussi ces passages instrumentaux somptueux aux effets électroniques très pointus. « Thalassa Dominion Part III » est encore une composition différente. Enigma à la rencontre de ELP, ou ce que le progressif des années 70 peut faire de mieux avec un son moderne. L’ambiance est onirique et spirituelle. Il faut doux, il est bon de nager avec les dauphins. Le chant provenant de cette ‘chorale’ est envoûtant, tout autant que le clavier de Thanasis Lightbridge, très moderne et ‘design’. Alors que la partie 4 débute tout en douceur, arrive une explosion rythmique proche du black métal. Sur cette quatrième partie on retrouve un Dol Amman nettement différent, plus sombre. Les parties instrumentales sonnent comme sonnait Samael en début de carrière. Chants de baleines accompagnent les vocaux de nos 14 choristes, ici nous nageons dans un univers pas très éloigné de Therion. Les claviers balancent de grands arrangements orchestraux, il faut savoir d’ailleurs, qu’ici aucun orchestre ne joue, que tout est géré par les synthétiseurs, un peu à la manière d’un Jean Michel Jarre.

« Solarwinds » reste tourné vers un coté extrême, avec un mélange techno/métal que beaucoup font détester. C’est très particulier, mais ceux qui ont aimé des albums comme celui de Odyssea devrait y trouver leur compte. « Descent » est une composition très douce où le piano règne en mettre entouré d’effets sonores électronique. C’est très relaxant, même si cela devient un peu clinique ou froid par moment. C’est un titre que je qualifierai d’instrumental, malgré la présence d’une voix qui conte une histoire. Dans un trip un peu ‘métal’ « Lava » est une composition assez barrée, avec des riff quasiment Thrash et des sonores absolument partout ? Une sorte d’orgie musicale sous la direction d’un seul homme. Les chœurs sont magnifiques. Il y a aussi cette petite mélodie que l’on discerne au bout de quelques écoutes et qui semble sortir d’un hit euro-dance. Malgré ce coté décalé, cette composition est très bien foutue et se trouve être très fraîche. Le guest qui n’est autre que DC Cooper fait enfin son apparition sur le titre « Aquatic Majesty ». Un morceau qui indéniablement porte bien son nom, puisque l’ex chanteur de Royal Hunt et actuel de Silent Force a selon moi trouvé sa place. Si au sein de Therion, il cherche un remplaçant pour Mats Leven, je pense sans souci que DC Cooper ferait idéalement l’affaire. La compo est speed, est va comme un gant au beau blond. Cela ne concerne que moi, mais ce morceau prouve qu’un chanteur sur chaque titre de Ocean Dynamics aurait pu apporter encore plus de chose. Plus de sensualité (car DC Cooper en a dans la voix), plus de mélodies aussi, car ce chanteur est incroyable. Il aurait sans doute aussi permit d’apporter une touche moins ‘Therion’ à l’ensemble. Heavy ultra speed et échantillonnages électroniques à la pelle, avec un chant Heavy de toute beauté sans oublier les formidables 14 choristes ce « Aquatic Majesty » est le Grand moment de l’album. « Liquid Desert » est exactement ce qua pu faire Therion à l’heure actuel avec Gothic Kabbalah avec toute fois ces effet technoïdes qui caractérise Dol Ammad. La composition est Heavy, mais pas trop et on retrouve encore ses samples techno/euro-dance. Enfin, « Heart of the Sea » tel un outro vient tout en douceur conclure calmement, sereinement et avec la subtilité d’un Mike Oldfield un disque complet et finalement très complexe.

Inutile de vous dire de prendre votre temps avant de faire l’acquisition de ce disque, écoutez bien les samples disponibles sur le site, pour vous faire votre propre opinion.
Ocean Dynamics est loin d’être un album facile d’accès. Même de mon avis c’est un disque de grande classe et originale. C’est sans aucun doute ce qui se fait de plus futuriste en matière de métal aujourd’hui et si vous voulez ne pas louper le train, lorsque bons nombres de groupes auront décidé de s’y accrocher, c’est dès aujourd’hui qu’il faut monter dans le wagon.
A ne pas louper, au moins histoire de ne pas mourir idiot.

Editée le 05/10/2009

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