
Alors aussi bizarre que cela pourrait paraître c’est bien moi qui m’occupe de chroniquer la nouvelle réalisation de Epica. Pourquoi je dis ça ? Parce que les personnes qui me connaissent savent que je n’apprécie guère cette formation néerlandaise, mais comme l’on dit d’une manière très subtile, il n’y a guère que les cons qui ne changent pas d’avis. Alors justement, je n’avais écouté que Consign To Oblivion de Epica, le trouvant carrément plat et fortement ennuyeux, donc de ce fait, je n’avais pas cherché à écouter le reste, et c’est grâce à un ami que je me suis penché sur ce nouveau disque, j’ai finalement changé d’avis, et le comble, c’est que je le colle même en album du mois ! Je retourne donc ma veste, mais comme je suis quelqu’un d’objectif, je ne pouvais pas casser une fois de plus ce groupe, et vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite.
Tout d’abord, j’aimerais dire que je n’ai pas accroché dès la première écoute à The Divine Conspiracy, le trouvant moyen au premier abord, mais je pense que ceci était du à mes préjugés encore présents, car la seconde écoute en fut tout autre. J’ai découvert une musique carrément « burnée » et entraînante qui m’a fait passer un très bon moment. D’ailleurs je m’en étonnais moi-même, me disant que je prenais une claque alors que je ne faisais que dire du mal de leur musique. Remarquez, ce n’est pas plus mal, j’aime beaucoup être surpris de la sorte, ça permet de se sortir d’un certain quotidien musical. Si je vous dis ça, ce n’est pas pour rien, c’est aussi pour vous faire voir que vous, qui êtes fans, allez aussi prendre une claque, car si la musique de Epica se met à convaincre un réfractaire, c’est bien qu’elle est bourrée de talent.
Sur le plan musical, j’ai discerné une différence majeure par rapport à l’album précédent, à savoir que l’ensemble est beaucoup plus accrocheur. Sans déconner ? Je ne fais que dire ça depuis tout à l’heure… Non mais en fait, il est difficile, une fois que la lecture est lancée de la stopper, on rentre dans l’album, et on en ressort qu’une fois que c’est terminé. C’est tout de même assez rare ce genre de réalisation, surtout aussi longue qui ne procure aucun ennui à un moment ou un autre. C’est aussi pour cette raison que je suis surpris d’accrocher autant à une formation que j’ignorais complètement. Mais à part ça, la musique de Epica n’a guère évolué. Il y a toujours le chant de Simone Simons ainsi que les vocaux gutturaux et parfois black de Mark Jansen. Par contre, les deux ont beaucoup évolué. On sent qu’ils ont fait d’énormes progrès, notamment Simone qui pousse beaucoup moins sur sa voix, désormais plus puissante mais qui continue d’être relativement proche de Floor Jansen, la frontwomen de After Forever pour ceux ou celles à qui le nom ne dirait rien. Je ne vais pas faire un descriptif de tous les titres car vous en auriez pour 10 pages vu que l’album est très long, mais dans l’ensemble, il y a toujours ces symphonies grandiloquentes. Il y a beaucoup moins d’éléments gothiques dans la musique de Epica malgré les des morceaux comme « Safeguard To Paradise » ou les premières minutes de « Chasing The Dragon » mais je serais surtout tenté de dire que beaucoup me font penser à Therion, tout en étant personnelles tout de même. Mais bon, il y a quand même un certain aspect propre à Therion, et je ne serais pas étonné de voir certain(e)s fans de cette formation suédoise apprécier ce disque de Epica. Et puis les riffs aussi, beaucoup plus heavy que par le passé, qui accrochent littéralement car beaucoup plus variés également, et ce n’est pas pour rien que je disais au début que l’ensemble de The Divine Conspiracy était sévèrement burné. D’ailleurs, on peut même entendre un solo sur « Beyond Belief », chose assez significative pour être citée. Ce que j’ai également apprécié, c’est qu’il n’y a absolument aucune surenchère au niveau des orchestrations et cela en devient plus digeste. Cerise sur le gâteau, le tout est bien mis en évidence grâce à une production bien puissante.
Alors ai-je des coups de cœur ? Difficile à dire, en fait je serais tenté de citer tout l’album, mais il y a le dernier titre, véritable chef d’œuvre épique, ultra entraînant avec un Mark Jensen déchaîné. Le meilleur moyen pour laisser un goût de « reviens y » à l’auditeur. C’est d’ailleurs celui qui m’a fait tilter, me donnant envie de me replonger dans ce disque.
Que dire de plus ? Eh bien pas grand chose. Je viens de me réconcilier avec Epica car ils m’ont carrément scié les pattes. Les compositions sont beaucoup plus musclées et accrocheuses qu’avant et ils ont fait d’énormes progrès. Je vous le conseille grandement, et je pense que les fans seront comblés. Ah oui, je trouve la pochette un peu simpliste, le seul intérêt (sans vouloir paraître déplacé) étant de voir Simone dans son plus simple appareil, et qu’il n’en déplaise à Monsieur K je trouve cette demoiselle fort jolie. Mais le plus important, c’est qu’elle assure au chant, et c’est le cas sur ce nouvel album. Elle est en train de rentrer dans la cour des grands, même si cela en défrise plus d’un. Je ne saurais qu’inciter les réfractaires de ce groupe, qui croient, comme c’était mon cas, que le musique de Epica est inintéressante de se pencher sur cet album. Vous découvrirez alors un metal symphonique talentueux, possédant, grâce aux vocaux de Mark, des passages d’un death très mélodique rendant le tout encore plus accrocheur. Un ensemble travaillé, diversifié et très agréable à écouter donc. Vivement le prochain ! Maintenant c’est bon, je suis définitivement conquis… En voiture Simone ! (Expression française fort bien connue… Ben oui, ce disque risque de squatter le lecteur CD de ma voiture…)
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