Caractéristiques

  • Groupe : Symphony X
  • Album : Paradise Lost
  • Sortie : Juin 2007
  • Label : Inside Out/SPV
  • Style : Symphony X
  • Site Web : www

17/20


Tracklist

    01.Oculus ex Inferni
    02.Set the World on Fire (The Lie of Lies)
    03.Domination
    04.The Serpent's Kiss
    05.Paradise Lost
    06.Eve of Seduction
    07.The Walls of Babylon
    08.Seven
    09.The Sacrifice
    10.Revelation (Divus Pennae ex Tragoedia)


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Symphony X

- Paradise Lost

Par The Keeper, le 12/05/2007 || 0 commentaires

Damned, il aura fallu attendre cinq années pour que Symphony X donne une suite au terrible The Odyssey. Cinq années remplies de galère, avec la maladie de Mike Lepond entre autre. De nombreux projets aussi, éparpillé ici ou là, un album chiant au possible pour Michael Pinnella, claviériste surdoué mais qui coté composition frôle le nullissime, un album solo pour le chanteur Russell Allen, album au combien explosif et très intéressant, où lui prouve qu’il est plus qu’un simple chanteur. Tous cela mit bout à bout a engendré beaucoup de retard, mais trop c’est trop, imaginez que ce disque aurait du sortir il y a de cela un an.
Pourquoi ce retard, la question reste en suspend, quoi qu’il en soit cinq ans pour un tel album, je trouve cela excessif. Pourquoi excessif me direz-vous, tout simplement parce que ce disque malgré le fait qu’il soit génial, ne mérite tout simplement pas cinq ans de gestation.

La véritable question qu’il faut se poser est en fait de se demander si un groupe ayant son propre son, son propre style se doit de chercher à évoluer, ou doit-il au contraire se contenter de rééditer toujours le même album, à quelques nuances près.
Il y a deux écoles pour cela, les groupes qui changent d’album en album, comme Sonata Arctica ou Pain of Salvation ou ceux qui ne changent rien, Iron Maiden, Ac/Dc, Evergrey. Et là, il y a encore problème, puisque les fans réagissent différemment, entre ceux qui aimeraient que leur groupe change de direction et ne se cantonne pas à un son précis et inversement. Cruel dilemme que tout ça.
Alors je vous parle de ce problème tout simplement parce que ce Paradise Lost de Symphony X figure parmi un de ces cas. En effet et vous le savez autant que moi les Américains viennent de mettre à jour, après cinq années de mutisme, un album entièrement semblable aux autres.

Alors oui, Paradise Lost est un grand album. Les compositions sont vraiment sans faille, variées et rondement maîtrisées. Russell Allen y est extraordinaire, absolument partout, à tous les niveaux. Michael Pinnella est superbe, comme à son habitude sur les disques de Symphony X. Michael Romeo explose tout, de ses soli sans fin et typiquement néo-classique. Michael Lepond est très présent, sa basse est bien lourde. Enfin Jason Rullo semble plus speed que jamais.
Les titres s’enchaînent sans problème, tantôt agressif et très heavy, tantôt véritablement démonstratif, où le shred est roi, tantôt plus doux, comme sur « Paradise Lost ». Pas de doute possible, durant les années de gestations, Michael Romeo avait prévenu, le nouvel album sera plus heavy. En effet c’est le cas, comme depuis le début d’ailleurs, Symphony X propose à ses fans des disques de plus en plus puissant. Seul petit souci, ici la production est à la ramasse et on ne ressent pas du tout ce coté explosif des compositions, alors que pourtant on ressent cette envie de tout donner, comme sur « Serpent’s Kiss » ou « The Walls of Babylon », un titre véritablement jouissif, le seul vraiment différent du ‘style Symphony X’ mais pas vraiment original, puisque déjà entendu ailleurs. Même la longue pièce « Revelation (Divus Pennae ex Tragoedia) » malgré son infinie beauté ne déroge pas à la règle, Symphony X, fait du Symphony X.

Moi fan du groupe, suffit de lire les chroniques des albums précédents, j’avoue qu’à la première écoute, les Américains m’avaient convaincu, « Set the World on Fire », « The Walls of Babylon » ou « Revelation » sont de purs moments de plaisirs et bien plus encore. De plus je n’attendais pas spécialement d’évolution de leur part. Mais avec le temps qui s’écoule, je pense que Paradise Lost souffre cruellement de quelque chose, d’un je ne sais quoi en plus qui airait fait ce Paradise Lost, le meilleur album de leur discographie. Un soupçon de prise de risque peut-être ou bien, une production un peu plus directe et franche comme sur The Odyssey aurait pu me combler.
Cinq ans pour tout cela, c’est beaucoup, beaucoup trop.
Paradise Lost n’en reste pas moins un excellent album et cela reste l’essentiel n’est ce pas ?
Et puis les fans s’y retrouveront, il n’y a pas de souci à se faire.


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