Caractéristiques

  • Groupe : Aspera
  • Album : Ripples
  • Sortie : Janvier 2010
  • Label : Inside Out
  • Style : Heavy metal progressif
  • Site Web : www

16/20


Tracklist

    01. "Intro"
    02. "Ripples"
    03. "Do I Dare?"
    04. "Remorse"
    05. "Between Black & White"
    06. "Catatonic Coma"
    07. "Torn Apart"
    08. "Traces Inside"
    09. "Reflections"
    10. "The Purpose"

Autres chroniques

Aspera

- Ripples

Par Groleg, le 08/02/2010 || 1 commentaires

Premier disque pour cette formation norvégienne prometteuse qu’est Aspera. « Ripples », qui évoque un titre célèbre de Genesis, n’a pas grand rapport avec la musique des illustres Britanniques, peut-être à part la dénomination de progressif.

En effet, le quintette écrit et joue une musique que l’on peut classer aisément dans le heavy métal progressif. Il faut dire que les riffs sont assez heavy dans l’ensemble et que les parties instrumentales dominent, avec notamment un clavier assez présent en lead. Celui-ci offre souvent des sonorités parfois vintages rafraîchissantes, comme sur l’excellent « Ripples » en ouverture ou encore sur l’ultra mélodique et porté par ses chœurs, « Do I dare ». On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser par moments à Dream Theater surtout lors de la cavalcade offerte sur le plaintif, inquiétant et sombre « Catatonic Coma ». Mais ce n’est pas grave. Les claviers savent aussi se faire heavy sur le riff psychotique de « Remorse », qui sonne très Andromeda, alors que le suite mid tempo est portée par une mélodie superbe, transportée par le chant puissant, mélodique et parfois rude de Atle Pettersen, sorte de Kip Winger du heavy prog. Certaines intonations nous évoquent aussi le regretté Midnight. Une vraie révélation qui fait merveille sur cette musique emphatique dans laquelle les arrangements de cordes sont légion et savamment dosés. Bien évidemment, les soli sont ultra mélodiques et font référence à ceux pratiqués par Andromeda. Robin Ognedal est donc impeccable derrière sa six cordes. Mais le plus bluffant reste sans doute l’utilisation assez originale des claviers avec ce petit quelque chose du Kevin Moore des débuts et qui n’est plus guère pratiqué aujourd’hui, si ce n’est de temps à autres chez Spheric Universe Experience. Nickolas Main Henriksen est un clavier hors pair, qui distille ses sonorités de piano sur quasiment tous les morceaux de « Ripples », rendant la musique d’Aspera accessible à ceux que la tournure mammouth actuelle de DT effraie. Et dire qu’il n’a pas plus de vingt ans, comme ses petit camarades d’ailleurs ! Le son de « Ripples » fait honneur à tous les instruments et aux chœurs aussi, grâce à un travail de mixage remarquable de Jens Bogren. « Between Black & White » est le morceau de choix de ce disque car du haut de ses huit minutes, il nous démontre tout le talent de ces jeunes loups qui n’hésitent pas à mettre des refrains quasiment FM dans leur heavy prog. Il faut dire que lorsque l’on possède un chanteur capable de tout chanter, il n’y a aucune limite. Ce « Ripples » est une bonne surprise qui nous replonge dans le heavy prog des mi-quatre-vingt-dix. On pense à Altura, Lemur Voices et Dali’s Dilemma, des groupes aujourd’hui disparus dont Aspera perpétue l’héritage. A écouter sans modération.


Commentaires

  • De robinooude77; , posté le 21/02/2010 à 15h10

    ce groupe surprend par la maturité de ses compositions et la maîtrise instrumentale. Un groupe qui surprend donc même si l'on retrouve les références du prog métal je me régale. Mélodie, soli, passage hard de la bonne musique à découvrir et à reécouter.


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