
Je n’ai pas vraiment d’estime pour Sabaton, ayant toujours considéré cette formation, comme étant de classe de seconde zone. Les quelques titres entendus par-ci par-là ne m’ayant jamais emballé véritablement, je ne me suis jamais vraiment penché sur le sujet. Les reports concernant Sabaton au concert de Edguy lors de Rocket Ride Tour n’étant pas très élogieux, rien ne m’avait poussé à écouter Attero Dominatus et Metalizer leurs derniers albums en date, paru respectivement en 2006 et 2007.
Aujourd’hui sort The Art of War, album de Heavy Métal traditionnel ayant pour thème, le livre de guerre de Sun Tzu -général chinois du VIème siècle avant J-C- ‘L’art de la Guerre’.
Ce troisième opus est assez différent des autres et cela est déjà annoncé sur la pochette, plus de titre en latin, plus d’hommage aux dieux du Metal comme on a pu l’entendre sur les albums précédents et enfin une structure d’album radicalement différente. Rassurez-vous, les Scandinaves n’ont pas changé leur fusil d’épaule et n’ont pas renié leurs pères.
Aidé par un Peter Tägtgren aux manettes ce disque de Sabaton, s’annonce bien plus intéressant que les précédents.
Le concept qui suit scrupuleusement le premier livre consacré à la guerre, est ponctué de narrations, délivrées par une voix féminine posée, qui lit des passages du fameux bouquin et des pensées sur la guerre. A la première écoute ces interventions apportent pas mal de cohésion au disque, ce qui permet d’en faire quelque chose d’uni et ainsi de créer un univers particulier et bien ficelé. On accrochera à la belle production de Pete, aux chœurs massifs et imposants, à la structure des compositions plutôt variées et aux refrains plutôt bien construits.
De manière générale, Sabaton propose quelque chose d’assez éloigné de Hammerfall ou de Manowar, alors que le principe reste le même.
Les écoutes se multipliants, la surprise s’estompe et on finit par ressortir déçu de ce The Art of War. En effet, les morceaux sont aux finals assez simplistes, et la voix de Joakim Brodén avec ses ‘r’ roulés devient rapidement casse-pied. On entend plus que cela au bout d’un certain temps et je peux vous dire que cela est très agaçant.
Certaines fois, les orchestrations n’ont pas vraiment leur place face à la puissance des riffs. Riffs d’ailleurs souvent bateaux, et souvent assimilables à d’autres formations, tels que Hammerfall ou Grave Digger par exemple.
Sabaton, avec ce nouvel album, risque encore de faire beaucoup parler de lui, en bien ou en mal. Il faut tout de même reconnaître que le groupe a fait des progrès depuis Attero Dominatus.
Un bon disque de Heavy Métal quand même.
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