
A l'heure où Moonspell vient de sortir le ténébreux Alpha Noir, petit retour en arrière de quelques mois pour s'attarder (un peu) sur Secret of the Moon et son Seven Bells.
Depuis Privilegium le groupe a changé de visage, LSK a laissé sa place et sG (alias Philipp Jonas) s'occupe désormais de tout, il reste néanmoins accompagné par Thelemnar en ce qui concerne la batterie. Privilegium avait il y a trois ans eu un énorme succès auprès des médias et des fans, Seven Bells était donc attendu au tournant.
Les puristes et amateurs de Black ont laissé de coté ce groupe depuis longtemps et je dois dire que c'est bien mieux pour nous -non amateurs du genre- car cela nous laisse le champs libre pour apprécier et découvrir plus profondément ce groupe assez mystérieux musicalement parlant.
L'album n'est composé que de 7 pistes pour tout de même une heure de musique. 7 morceaux qui se veulent variés autant d'un point de vu mélodies que des styles. Cotés ambiances, c'est toujours froids bien évidemment et glauques, mais la production signée Tom Gabriel Fischer de Celtic Frost et V. Santura de Triptykon apporte un coté noir et Doom vraiment profond.
Apportant une atmosphère particulière, la présence des cloches sur les 7 titres renforcent encore le coté dramatique de la chose. Le titre éponyme qui ouvre les hostilités est puissant et se ballade entre moments Black et d'autres plus Doom, voir Dark Metal. Philipp Jonas vocalement est très au point. Son timbre de voix est assez prenant et n'est pas du tout écoeurant (du moins pour un non initié tel que moi).
"Goathead" est quant à lui plus direct, va droit au but, jusqu'au final nettement plus malsain, doomesque.
"Blood Into Wine", la compo la plus courte du disque mais aussi peut-être la moins intéressante. "Nyx" à contrario, avec ses 12 minutes attire l'attention. Sombre et occulte, "Nyx" nous plonge dans un univers Post Apocalyptique. Si des groupes tels que Moonspell n'était pas passé avant, j'aurais pu crier au génie. Malheureusement Secret of the Moon reprend ce qui commence à devenir ce que l'on appelle les ficelles du genre. Certes il l'a déjà fait avant avec Privilegium en privilégiant des ambiances plus claires, mais c'est sans rappeler un groupe tel que The Blood Divine. Le final longuet façon orgues de Cathédrale aurait pu être un poil plus court. Enfin, "The Three Beggars" qui conclu l'album avec ses 12 minutes bien tassées va chercher des intonations et ambiances plus recherchées. Voix claires (masculine et féminine) et tempo plus lents font de ce titre le plus intéressant de Seven Bells.
Si vous ne connaissez pas Secret of the Moon, Seven Bells peut être un album idéal pour débuter. Pour les autres, ceux qui ont adorés les deux derniers brûlots des Allemands, je pense qu'il y aura des déçus et des indécis. Les titres sont moins complexes, un poil plus extrême et les contrastes manquent un peu d'intensités.
Face au nouveau nouveau Moonspell, Seven Bells fait presque pâle figure.
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