Caractéristiques

  • Groupe : Syrek
  • Album : Machine Elves
  • Sortie : Juin 2012
  • Label : Aucun / Auto Production
  • Style : Heavy Metal / Power Metal / Metal Technique
  • Site Web : www

18/20


Tracklist

    01. "Vesica Piscis"
    02. "Machine Elves"
    03. "Emberfall"
    04. "Have a Cigar"
    05. "Mymagdelena"
    06. "Moth to Flame"
    07. "Change the World"
    08. "Sidereal"
    09. "Winternal"

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Syrek

- Machine Elves

Par The Keeper, le 12/07/2012 || 0 commentaires

Terry Syrek est un guitariste Américain qui a comme on dit, de la bouteille. A 40 ans passé, ayant étudié à Berklee (comme Petrucci), l'homme semble être ignoré. Pourtant reconnu par les professionnels du genre et cela dès le début des années 90, Terry ne semble pas intéresser le public plus 'classique'. Il figure pourtant même parmi les shredders les plus prometteurs dans le livre "The Modern Guitarist: A History of Rock Guitar since the 70's".

D'une nature réservée et handicapé par une maladie génétique dégénérative appelée dystonie de fonction (qui affecte les ordres transmis depuis le cerveaux vers les muscles des membres). Cette maladie rare se déclenche en général chez les athlètes et les musiciens de haut niveau (qui répètent les mêmes gestes inlassablement des heures durant tous les jours). Notre surdoué de la guitare jouait 10 a 15 heures par jour quand il était plus jeune.

Machine Elves, troisième album de Terry après Obscura (2001) et Aum (2005) se veut être enfin le disque de la confirmation. Pourtant, un parcours tel que le sien aurait mérité une attention plus antérieure. Jouer en compagnie de Paul Gilbert (Mr. Big, Racer X), Allan Holdsworth, John Petrucci (Dream Theater), Marty Friedman (Megadeth), Zakk Wylde (Ozzy Osbourne), Brett Garsed, Alex Skolnick (Testament), Reb Beach (Dokken, Whitesnake, Winger), Vinnie Moore (UFO), Ty Tabor (King’s X) et Trans-Siberian Orchestra ne suffit plus semble-t-il pour attirer vigilance ?

Machine Elves sera, c'est moi qui vous le dit, le disque qui fera de Terry Syrek l'un des meilleurs guitaristes de ces prochaines années.
Ce qui est assez étonnant sur ce disque c'est le fait que le guitariste n'ait pris en aucun cas la direction technique et prise de tête évidente à laquelle on pouvait s'attendre. En effet, plutôt que de se la jouer album entièrement instrumental et démonstratif, Terry a misé sur un album varié, chanté (par lui-même) et qui laisse la place parfois à l'expérimentation, parfois à la mélodie, mais surtout beaucoup aux riffs et beaucoup au Heavy.

L'album ouvre pourtant sur une piste instrumentale où l'Américain joue plus vite que le son. Ses doigts doivent aller à une vitesse dingue. On sent que le disque va être sombre, mais on ne peut imaginer qu'il sera si différent. Techniquement le style du bonhomme me fait penser à celui de Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen), mais en plus rapide encore. Le manche s'enflamme sur ces montées et descentes affolantes.
Le titre éponyme ensuite laisse entrevoir un Metal burné, pas très loin du Thrash, avec des riffs dur comme l'acier. La production musclée elle aussi me fait penser aussi à Mattias IA Eklundh, mais cette fois-ci sur son album Freak Guitar. D'ailleurs, on peux aussi comparer les deux guitaristes concernant leur façon de concevoir la musique. Les compositions sont décousues, alambiquées, mais restent pourtant assez facilement assimilables. Le chant est celui de Terry himself. Je trouve qu'il chante plutôt bien. Sa voix colle bien à sa musique. Les textes sont intéressants.

"Have a Cigar" est la réinterprétation très personnelle de Terry Syrek du titre des Floyd. Je dois avouer que sa version est des plus intéressante. Elle aurait pu être signée King's X. Le coté progressif prend ici une tournure très évidente. Terry laisse ses doigts divaguer sur le manche et c'est très agréable.
Si une bonne grosse moitié de l'album était plutôt Heavy, voir Power Metal avec de bonnes intonations progressive ("Moth to Flame" pour ne citer que lui), la fin de l'album se fait inhabituelle. "Change the World" par exemple (la meilleure chanson de l'album) possède un refrain divin et résolument Pop. Une fois encore, je penche pour une influence King's X (avec des riffs façon Ty Tabor et un groove rondouillard provenant de la basse comme seul sait le faire Doug Pinnick) Vraiment excellent. De plus le refrain est très entraînant. On se met assez facilement à le siffloter en voiture ou au taf. "Sidereal" porte bien son nom. Le chant est plus haut perché et les effets synthétiques ont pour effets de donner énormément de profondeur à la chanson. Le titre est parsemé de break en tous genres et se trouve être plutôt technique. Un très bon morceau qui aurait facilement sa place sur les premiers albums de Zero Hour. Le final est servi sur un plateau d'argent par un solo jouissif.
Machine Elves se conclu par un morceau OVNI. Ici pas de riffs puissants, pas de roulements de batterie infernaux, juste une musique épurée. On nage ici en plein Rock Ambiant. Vous avez dit Anathema ? Je ne vous cacherai pas ma surprise en découvrant ce morceau et sa ressemblance avec le groupe Anglais ou bien avec No Sound la formation Italienne dont je raffole. Cette chanson qui ne ressemble à aucune autre sur la rondelle est absolument magique. L'effet est garanti, c'est sobre, simple, en un mot, c'est beau. Terry y pose sa voix de très belle façon.

La note pourra paraître plutôt élevé pour certains, mais il s'agit là, vraiment d'un coup de coeur. Un guitariste reconnu shredder, qui se fait plaisir en déviant de ce à quoi il est soit disant confiné et qui rend en plus son travail admissible/tolérable par tous ne peut qu'être encouragé.
Bravo Terry Syrek. S'il vous plait faîtes moi découvrir vos anciens albums. Et pour le prochain n'hésitez à pas à continuer sur la voie du plaisir, du plaisir à partager.

Editée le 08/08/2012

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