Voilà alors que le combo décide à nouveau d'en découdre avec ce cd du nom de "The Strongest Will" avec ce son vraiment excellent ( 1ère chose à noter).
Une brutalité ambiante déjà annoncée dès le premier titre "Thy Decimator" où les blast beats vous étalent dès le départ avec un accompagnement de mélodies bien incisives. Le chant bien écorchés agrémenté d'appuis plus gutturaux apporte une lourdeur certaine à l'ensemble de la démence proposée tout au long de l'album.
Il est à noter que le groupe se plaît à vouloir rendre fou l'auditeur de par ses nombreux breaks qui apportent une richesse au tout avec ce côté patator et également quelques passages plus black métal amenant une ambiance encore plus malsaine.
On pourra trouver quelques influences à la Behemoth dans des titres comme "Hunt To Slaughter", qui lui possède une touche à la Angelcorpse également avec les breaks rendant les compos efficaces, riches et varièes, ou encore "Kingdom Nothing" avec ce début lourd, oppressant dégageant une rage contagieuse. C'est simple: Withdrawn fait dans l'ultra carré et son excellente production aide fortement à mettre en avant les qualités du groupe.
Que dire d'un morceau comme "Dusk Of The Cursed" avec son début lourd menant sur une entame rythmique plus martiales emportant l'auditeur vers le champ de bataille tissé par Withdrawn? Rien à redire sur la maîtrise technique des bordelais et sur la richesse d'idèes que l'on retrouve dans l'ensemble de "The Strongest Will". C'est brutal, violent, on jongle entre les parties blasts qui dévastent tout sur le passage et les parties tant grasses que pachydermiques qui assoment un peu plus l'auditeur déjà laissé sur le carreau dès les premières notes de l'album.
Un petit côté Morbid Angel est à noter dans "Giant In Shadow" dans les parties lourdes et avec ses riffs monstrueux et ses blasts dignes d'un Vader en grande forme ou encore "Ignominious Shell" et ses riffs de grattes qui se complètent bien l'une et l'autre d'un point de vue mélodique.
Deux bons gros coups de coeurs sur les titres "Flesh Made Weapon" et "Tombwomb". "Flesh Made Weapon" entre en matière de manière assez flippante et possède un côté tant catchy que progressif dans sa brutalité. Le headbang est obligatoire sur ce titre ultra riche en breaks apportant un côté schizophrène au death metal proposé par Withdrawn. La voix me rappelle un bon vieux groupe de thrash français de la fin des 90s: Bloodless.
"Tombwomb" fait dans l'excellentissime. Une véritable giffle infligée par ce gant de plomb. Les riffs tuent et l'alternance parties bourrins/ blasts et lourdes est toujours de mise. Le pont que l'on trouve à mi parcours de ce morceau apporte une certaine légèreté au titre avant de revenir sur une partie complètement destructrice ( d'ailleurs introduite par les mots " Destroy, Destroy").
"Anthem" vient clore l'agonie de l'auditeur mis à la merci de la brutalité du combo avec ce côté terriblement oppressant qui fait l'image de marque de ces bordelais (outre d'autres nombreuses qualités) avec ce côté tant dissonant que fantomatique. Bon nombre d'esprits malins semblent voguer au dessus de ce titre.
Un album qui fera plaisir à toute personne avide de brutalité tant lourde qu'énergique. Un deuxième album riche en idées, pas monotone pour un sou avec quelques influences de la scène death metal polonaise tout en gardant leur propre touche par des breaks vraiment efficaces. Un album donc très agréable à l'écoute que je ne peux que vivement conseiller à tout fan de Behemoth, Vader, Hate, Yattering, ou encore Withdrawn qui prouvent une fois de plus qu'il faut bien garder un oeil, et une oreille, sur eux.