
Voici encore une chronique que je démarrerais par la mention: « Honte à moi ». En effet, voilà déjà dix années que ce groupe clermontois s'est formé, et je n'avais encore jamais entendu parler d'eux. Déjà un troisième album qui nous est proposé ici, autant vous dire que le combo a su se forger un nom, et nous pouvons noter aussi d'ailleurs que le groupe apparaît dans la BO du film Hellphone.
Les présentations faites, passons désormais à cet album éponyme que nous propose donc ce groupe multi-nations. S'il n'y avait qu'un mot à dire tout d'abord ce serait « Rock'n'roll » dans la mesure où l'on s'en prend une dose bien bien lourde et le ton en est donné dès les notes qui introduisent le premier morceau : « Here Til Dawn ». Un son de grattes tant gras que fuzzy mène un groove lâché d'une efficacité monstre. Le chant tend vers les aigües un peu à la manière d'un Fireball Ministry. Des refrains très « sing-a-long »esques, bref un premier morceau qui remet les pendules à l'heure pour les retardataires comme moi qui ne connaissaient ce groupe ni d'Eve ni d'Adam. Un bon gros stoner rock bien lourd lorgnant vers le heavy avec une guitare soliste maîtrisée comme il se doit. Attention, c'est très très catchy.
« You should have known » et ce côté diablement Q.O.T.S.A.esque au départ nous emmène ensuite vers un côté assez boogie/blues à la AC.DC agrémenté d'un refrain légèrement plus pop. Un orgue hammond vient renforcer le tout apportant un certain côté 70s à l'ensemble du titre dans lequel la gratte conserve son côté fuzzy et de plus wah wah.
« Thermostat 7 » s'introduit dignement à la manière d'un LedZep qui poursuivrait son chemin avec Hellacopters ou encore avec l'équipe de Josh Homme mais encore Sparzanza. Un côté énergique donnerait presque l'envie d'appuyer sur l'accélérateur de sa Dodge au long de la route 66 poussiéreuse. Le changement de rythmique est efficace à souhait. Il y a vraiment du très bon chez ces clermontois.
« Waiting to Come Around » vient calmer le jeu fougueux apporté par le titre précédent avec ce côté assez purement rock. Un morceau plus simple venant apporter une légèreté supplémentaire variant un peu plus l'univers de The Elderberries. Question variation, le morceau « Dually Note it » en apporte une bonne rasade avec ce chant hardcore qui fout une énorme pêche dans le morceau et ces breaks ô combien efficaces. Un côté question/réponse hardcore/stoner tout simplement excellent constitue ce titre cependant court mais net et précis.
A grand coups de riffs saccadés, « Pity's The Only Thing » apporte ce petit côté Hard/Glam 80s au niveau couplet avec ce refrain venant casser le rythme de par son côté un peu plus brut.
« Hard To Find » démarre bien lourdement et s'avère riche en variation rythmique jonglant entre mélodie typique du strip bar que l'on trouverait dans le désert d'Amérique digne d' « Une Nui ten Enfer » et un côté bien pêchu.
« Holy Roller » joue aussi sur les breaks efficaces agrémentés de parties plus bluesy, de plusieurs chants et de ce son de gratte enivrant. La formule qui rend ce morceau bigrement intéressant et permet d'éviter une routine.. La fin du titre devrait faire plaisir aux amateurs des Desert Sessions.
La fin arrive déjà avec « Judgment Day » qui se veut plus long que ses prédécesseurs. Le chant par moment me rappelle Chris Cornell et l'alternance batterie tribale et chant eux ont un léger côté High On Fire. En guise de « bonustrack » le groupe nous offre une petite outro acoustique plutôt sympathique.
Un 3ème album très bon avec ce côté lourd qui ravira les fans de groupes tels que QOTSA, Zoe, 7 Weeks et les amateurs de groupes qui ont le côté burné du Rock'n'Roll dans la peau. Le genre d'album qui renferme des titres qui restent dans la tête à long terme avec très peu d'écoutes. C'est vous dire... Bravo les Clermontois.
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