
A la rédaction de Magic, nous pouvons dire que nous l’attendions celui-là ! Que pouvaient donc nous réserver la paire Wilson/Akerfeld, génies multi-courants de notre musique préférée ?
Tout d’abord, Mike Portnoy n’est pas de la fête. Il faut dire qu’au regard du contenu, il n’y aurait pas trouver sa place : la batterie occupant une place plus qu’anecdotique dans cette musique élitiste, à la limite de la contemporaine. Roadrunner a-t-il écouté la chose, avant de la commercialiser ? Mystère ! En tout cas, ce « Storm Corrosion » est sans doute la suite logique des excellents « Heritage » et « Grace For Drowning ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce disque est introspectif et fait appel à toute la largeur d’esprit de l’auditeur. En effet, durant cette quarantaine de minutes, ce disque évoque le prog rock scandinave, dépressif : de White Willow à Paatos. « Lock Howl » est à ce titre une longue complainte presque chaotique qui débouche sur une sorte de structure rythmé au son du bouzouki et de la flûte plaintive. Un titre lancinant est distordu. La mélodie est exclusivement acoustique et mise en relief très souvent par le piano. Les deux compères se partagent le chant, sans se répondre à l’exception des canons d’un « Drag Ropes » complètement déstructuré, malgré des mélodies facilement mémorisables. « Storm Corrosion » est un titre multi couche où l’acoustique et le chaos sont permanent. La rythmique est quant à elle totalement hypnotique. Les bruitages en tout genre sont également au rendez-vous. « Hag » est sans conteste le titre le plus violent du lot notamment grâce au déluge tribal d’un Gavin Harrison impérial. « Ludjet Innan » est un titre contemplatif sur fond de chœurs emprunts de réligiosité, avec une montée en puissance, qui rappellera certaines œuvres des débuts de Porcupine Tree.
La ligne directrice de ce disque a sans doute été le « No limit ». C’est acoustico-atmosphero tribal ! Cette Tempête de Rouille demandera à l’auditeur une ouverture d’esprit plus que large. Le duo a néanmoins réussit son entreprise car on adhère dès la première écoute. Je ne m’en lasse pas et le passe en boucle, c’est pour dire ! Un disque pour qui Lunatic Soul est une référence.
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