
La corse mes amis. Cette île à deux pas de chez nous, avec sa culture, sa beauté, ses mystères. De l’île de beauté je dois avouer que je connais pas grand-chose. A part ce que nous relais les médias. En effet, Jean-Pierre Pernaut est passé maître dans la manière de nous tisser des reportages sur les départements de notre beau pays. Ainsi je connais donc son patrimoine architectural, alimentaire et surtout la beauté de son paysage d’où le surnom de cette île. Je vous confesse que quand j’ai reçu le cd d’un groupe corse, Ghostone, j’ai eu une légère appréhension. La faute à I Muvrini que je ne supporte pas. Ce groupe talentueux puisque souvenez vous il avait fait un titre avec Sting ne trouvait pas justice à mon oreille. Ainsi je mis le cd dans mas platine en priant pour ne pas avoir 50 minutes de métal polyphonique.
Quelle belle surprise. Ce groupe relativement jeune puisqu’il a été fondé en 2006 est sérieux. Je dirai même professionnel. Tout d’abord avant des oreilles, ce sont les yeux qui sont comblés. L’artwork est magnifique avec un livret superbe à l’intérieur. Ensuite ce sont nos deux esgourdes qui sont ravies puisque le groupe mélange subtilement progressif, métal, rock le tout étant très alternatif. Première entrée en matière avec le titre "Djihad Joe". Nos gaillards ne renient pas leurs origines, puisque les premiers mots sont en chant polyphonique. Le vent souffle, l’ambiance est désertique. Ce titre raconte l’histoire d’un gars à la guerre. Le titre va monter en puissance et happer l’auditeur avec lui. Ce titre en est presque visuel. Nous avons réellement l’impression d’être sur le champ de bataille, les roulements de tambour tels des éclats d’obus sont énormes. La basse est lancinante et la guitare groove méchamment. Ce titre sur certains passages me fait penser à du SOAD (le SAOD des débuts). Un titre vraiment ravageur. Le groove du groupe se confirme sur les titres suivants. "Promises" est lui aussi très prenant avec les échanges vocaux de Yann et Stéphane. "Intermission" débute sur un échange entre deux personnages (masculin et féminin). L’échange monte en puissance avec les instruments. "Needles On My Skin" est déroutant. En effet, le français côtoie l’anglais. Sur ce genre musical, cela surprend. Les non adeptes du chant en français vont tourner les talons. Pour ma part je trouve cela habile. D’autant que Yann s’en sort avec les honneurs sur les deux langues. Deux morceaux « transition » passent. "Soul Eater" qui commence calmement, pour s’alourdir au fur et à mesure du morceau. "Killer On The Loose" est sur le même schéma avec ses vocaux énervés. Nos acolytes jouent sur plusieurs fronts et plusieurs émotions. Ainsi les chants polyphoniques reviennent avec "U Pranzu Di U Diayulile". Ces chants polyphoniques apportent une certaine profondeur au morceau. Déboulant là ou on ne les attend jamais "Bad Little Boy" est plus pop rock. Plus accessible, celui-ci est soutenue par des cordes. Le leitmotiv de ce morceau étant est ce que j’ai fait les bon choix ??? "P.V.P" est assurément le titre le plus qui m’a le plus plu sur cet opus. C’est simple, cela sonne presque garage, le chant saccadé est entraînant et ce titre est très énergique. Le fait qu’il passe derrière "Bad Little Boy y est surement pour quelque chose. "Government House" me renvoi auprès de Rage Against The Machine, certainement l’une des nombreuse influence du groupe. Le chant y est tantôt râpé, agressif et clair. Un refrain imparable doublé par Stéphane qui va faire son petit effet en live.
Le titre se clôture sur des Klaxonnes et autre bruits citadins qui sont parfais pour l’instrumental qui va suivre ("Wake Of"). La batterie sur ce titre y est presque tribale. Le dernier titre "Screaming Monkeys" va être un artifice du savoir faire du groupe. Ca groove toujours, c’est progressif, tantôt clair et saturé, le chant va suivre même ligne, énervé, calme. Une pure fin.
Voila un album subtil. Plusieurs écoutes vont être nécessaires afin d’en saisir toutes les composantes. Les titres sont épiques et variés. Original me semble être le bon qualificatif. Les influences sont là et on ne peut s’empêcher de penser à du SOAD, du Rage Against The Machine mais le résultat est vraiment énorme. Chacun maîtrise son sujet et nous sentons une réelle cohésion des musiciens. Des professionnels je vous dis !!!!!!!!!!!!
Line Up :
* Yann Le Borgne - Chant,
* Antonin Rubatat - Basse,
* Stéphane Rambaud – Guitare, voix
* Yannis-Neil Lorenzi - Batterie, percussions
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