
Voici un album bien spécial que ce Ayin Aleph II. Et franchement je ne sais qu’en penser. D’un côté j’aime, mais de l’autre j’aime pas. Vous voyez un peu le dilemme ?
Déjà les autres albums de dame Ayin avaient fait des ravages. Quand certains criaient au génie, d’autres criaient au foutage de gueule. Faut dire que cette artiste russe ne fait pas dans la demi mesure et nous offre un côté extravagant hors du commun tant dans sa personnalité que dans sa musique et dans son chant. Voilà donc ce qui me déroute totalement ici, l’extravagance ! Tantôt mezzo soprano, tantôt soprano Ayin vous stupéfiera… ou pas.
En fait, ce que j’aime dans Ayin Aleph II, c’est le concept. Du métal baroque acoustique ne pouvait que me plaire. En effet, l’utilisation d’instruments comme le piano ou le clavecin accompagnés d’une voix lyrique et de chœurs est très attrayant, mais ce qui pêche, c’est la voix. La dame me tape vite sur le système. Je trouve qu’elle joue trop avec ses intonations et c’est vraiment lassant. Pourtant les plages de piano sont de toute beauté. Le final, « The End » en est l’exemple parfait. « Es Muss Sein » ou encore « Sebastian’s Prayer » ne sont pas en reste et offrent de jolis soli de piano. Quel plaisir ! Mais il n’en est pas de même pour tous les titres de l’album malheureusement. Dès le début, la voix chevrotante de la belle fait défaut. Quel dommage, car le concept lyrico/baroque est vraiment une superbe idée. Côté baroque qui ressort très bien sur les titre ou le clavecin fait son apparition, « Grey Ashes » . Une touche d’orgue d’église viendra donner un nouveau côté original sur « The Purchase of the Cathedral ». « Aleph » est peut être le titre que j’aime le plus. Ayin a des passages de chant durant lesquels elle délaisse le lyrique pour chanter en voix claire, et je trouve que c’est beaucoup plus beau que cette voix criarde dont elle nous fait part tout du long. Après, c’est certain, on aime ou on aime pas.
Voilà donc 10 titres du premier opus en version acoustique, accompagné d’interludes (les choirs « machin »). Y’a pas à dire, Ayin Aleph, on aime ou on aime pas. Tout comme mon confrère Monsieur K qui a chroniqué le premier album, je ne peux que vous conseiller d’ écouter cet album que pour l’expérience musicale qu’il peut vous apporter.
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