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Sortie : 4 Juin 2007
Style : Metal Progressif Culte
Label : RoadRunner Records
Tracklist
1. In the Presence of Enemies, Pt. 1
2. Forsaken
3. Constant Motion
4. The Dark Eternal Night
5. Repentance
6. Prophets of War
7. The Ministry of Lost Souls
8. In the Presence of Enemies, Pt. 2
19/20
NordicSpirit
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Edito Post-Chronique
The Keeper vous avait dernièrement annoncé dans le cadre de sa review du dernier Vision Divine que j’allais bientôt publier ma 100e chronique sur les pages de MFM, et bien la voici.
Je voudrais donc, tout d’abord, remercier l’ensemble du staff de Magic Fire Music, et plus particulièrement The Keeper et Magus de m’avoir enrôlé dans leurs rangs. Merci à vous deux de m’avoir accordé votre confiance et je suis réellement très fier de faire partie de l’équipe et de voir grandir le site mois après mois car vous avez su me rendre la confiance que je vous avait porté, contrairement à un autre site, dont je tairais le nom, par politesse. C’est d’ailleurs pour cette même raison que j’ai préféré prendre un autre pseudonyme pour signer mes kro. Mais non, pas pour signer mes bières, mais mes chroniques ! Je vous vois venir d’ici là !
Enfin, 100 chroniques, cela peut paraître dérisoire, mais bon, elles ne se font pas toutes seules (oui, sinon, ça se saurait). Car une chose nous concerne tous, c'est-à-dire qu’on a une vie en dehors, un travail qui peut être prenant, une recherche d’emploi, ou même des problèmes qui vous nous couper un peu du milieu musical, ou même nous empêcher d’appréhender un album comme on le ferait en temps normal.
Mais malgré ça, je n’ai pas prévu pas grand chose, pas de review spéciale, je me suis contenté de me consacrer à une nouveauté. Une nouveauté, certes, mais pas des moindres non plus, puisqu’il s’agit du nouvel album des rois du metal progressif.
Mais avant de m’y mettre, j’aimerais également vous remercier, vous les lecteurs, de vous connecter sur notre site, mais remercier également ceux qui auront posé les yeux sur un ou plusieurs articles dont je suis l’auteur. Donc merci à vous de m’avoir accordé un peu de votre temps libre, et je rempile donc pour une autre centaine, et même plus, je l’espère !
La chronique :
Voici donc le grand retour de Dream Theater dans les bacs avec un nouvel album s’intitulant Systematic Chaos. Alors beaucoup d’entre nous, ce qui n’était d’ailleurs pas mon cas, avaient été énormément déçu par Octavarium, le précédent opus des américains qui vit le jour en 2005. Selon ces personnes, on sentait trop les influences de Mike Portnoy, ou plus exactement ce qu’il avait écouté en composant. C’est ainsi que certaines chansons paraissaient douteuses, faisant penser soit à U2 (« I Walk Beside You ») ou à Muse (« Never Enough »). Mais en dehors de celles-ci, ne retrouvions nous pas le DT classique ? Enfin bref, je ne suis pas là pour faire l’apologie de Octavarium car c’est Systematic Chaos qui nous intéresse ici. Alors justement, je vais l’autopsier chanson par chanson car je pense qu’une chronique résumée serait quelque peu réductrice. Bon cela risque d’être un peu long, mais on dira que ma review s’apparentera à une chanson de prog’ ! Et puis si vous avez tout lu jusqu’ici, vous resterez bien avec moi encore quelques minutes non ?
In the Presence of Enemies, Pt. 1 :
Il s’agit donc du premier morceau de ce nouveau disque, et le moins qu’on puisse dire, c’est que DT démarre sur les chapeaux de roue. Si certains s’inquiétaient de l’orientation prise sur Octavarium, ils devraient être rassurés d’entrée. Les deux premières minutes sont en effet d’une technicité hors du commun, me faisant beaucoup penser à ce qu’on pouvait trouver sur Train Of Thought. On se rend donc compte que Portnoy et consorts n’ont pas perdu de leur talent et qu’on va s’en prendre plein la tête. La première impression que j’ai fut dont excellente, d’autant plus quand ce passage laisse place à une mélodie superbe, douce et très délicate. La fin de la chanson est constituée par des passages vraiment très heavy, sans être ultra démonstratifs de technique. Ceci dit, j’ai aussi constaté que Labrie avait une fois de plus fait des progrès. Son chant passe à merveille. Par contre, il est important de préciser que ce titre est coupé en deux, et que l’autre partie conclut l’album. Dream Theater a donc innové à ce niveau là.
Forsaken :
Alors voici le morceau le plus court de l’album, montrant une grosse recherche mélodique de la part des américains. Pas de délires instrumentaux, juste des riffs très mélodieux de la part de Petrucci et des notes de clavier subtiles de la part de Rudess. Une belle ballade, très romantique qui met Labrie en avant car son interprétation est vraiment réussie. La technique est cependant là, mais elle reste discrète. Ce n’est pas non plus la meilleure chanson de DT mais en ce qui me concerne elle m’accroche littéralement. Je n’aurais pas de mal à l’écouter en boucle, car elle a su toucher ma corde sensible. Pour les réfractaires de Octavarium, DT est encore capable de pondre des titres émotionnels sans tomber dans l’influence de U2, par exemple.
Constant Motion :
Pour cette troisième composition, je n’ai pu m’empêcher de penser à celles qu’on trouve sur Train Of Thought tant elle est énergique et heavy. Portnoy revient d’ailleurs au chant. Cette piste est vraiment très entraînante, montrant une nouvelle fois un James Labrie très à l’aise sur un chant très vif et haché. Il montre une certaine agressivité plutôt intéressante. Il y a évidemment un passage technique, possédant d’ailleurs un solo ahurissant et un duo Portnoy / Rudess complètement déchaîné. J’ai également beaucoup aimé la manière dont la basse de Myung sonne. Un très bon titre donc, pas très long, finalement peu démonstratif mais terriblement efficace.
The Dark Eternal Night :
Les trois premiers morceaux de ce nouvel album m’ont scié les pattes d’entrée de jeu, me procurant un réel plaisir. Alors cette quatrième piste m’a-t-elle déçu ? Eh bien, non, j’ai encore été scotché. Ceci dit, The Dark Eternal Night sonne d’une manière encore plus dure, notamment quand Labrie et Portnoy s’affrontent au chant mais également d’une manière hyper puissante. Et puis surtout, il y a une nouvelle fois ce qui fait le charme de DT, c'est-à-dire le fameux passage du délire instrumental. Ici, c’est carrément sublime, ils s’affrontent tous à coup de virtuosité. Rudess, Myung et Petrucci sont au sommet de leur art tandis que Portnoy est là pour donner le ton. Tout simplement énorme. Une composition qui donnera donc beaucoup de pêche à l’auditeur.
Repentance :
Alors là, lors de la première écoute, et lors des premières notes, j’ai bien cru que mon lecteur CD avait déconné et avait chargé « Damnation » de Opeth, coupant la lecture de Sytematic Chaos, mais le chant de Labrie coupa court à tout ça. C’était toujours du Dream Theater que j’écoutais. Non mais les notes de Petrucci et Rudess me firent immédiatement penser à ce qu’on trouve sur les compositions de l’album suscité des suédois de Opeth. On peut également trouver une forte influence de Pink Flyod. Alors, pour l’info, Repentance est la suite des fameux « The Glass Prison », « This Dying Soul », et « The Root Of All Evil ».
Ce morceau n’est pas mauvais, mais c’est le premier sur lequel j’ai le moins accroché. En fait, je le trouve malheureusement trop long. Il y a une fois de plus une charge émotionnelle assez forte et une ambiance très sombre et mélancolique, mais on s’ennuie avant la fin du titre. J’ai quand même franchement halluciné quand j’ai eu l’impression d’écouter Opeth au début. Remarquez, cela ne m’étonnerait pas que Portnoy connaisse ce groupe et l’écoute.
Prophets of War :
Bon, ben la revoilà l’influence de Muse. Le titre en est rempli mais il demeure néanmoins plus réussi que sur Octavarium. Bon je pense que les râleurs râleront à nouveau, pourtant, il s’écoute vraiment bien, offrant une mélodie hyper prenante et un refrain que j’aurais gardé en tête un bon moment. A noter que des fans ont participés aux chœurs. J’ai beaucoup accroché à ce morceau qui dénote un peu par rapport au reste. Comme Repentance me direz-vous, mais ce dernier avait un tempo très lent. Ici, le rythme est toujours relativement élevé mais exit les sonorités heavy. Au final, seuls certains passages du chant feront penser à Muse, donc ce n’est pas si gênant que ça.
The Ministry of Lost Souls :
Là on arrive sur les deux plus longues compositions de l’album. En ce qui concerne celle-ci, je serais tenter de la diviser en deux. En fait le début montre comme sur « Forsaken » que DT sait pondre des chansons émotionnelles, et cela dure pendant les 7 premières minutes. On trouvera donc une mélodie ultra prenante et mélancolique même. Décidément on sent à quel point les américains ont le progressif dans la peau. Et que se passe-t-il sur les 8 minutes restantes ? Eh bien on retrouve le DT ultra technique qui part dans son trip. Je pourrais résumer la fin de la chanson par efficacité et puissance. Ils sont tous à nouveau ultra précis, et montrent qu’ils nés avec leur instrument respectif. Je ne serais pas étonné si la maman de Mike (Portnoy) me disait que son fils s’entraînait déjà à la double pédale dans son ventre. The Ministry Of Lost Souls se termine comme il a commencé, avec le même passage mélancolique, mais agrémenté d’une gratte lointaine, mélodique et planante. Bref, un chef d’œuvre d’émotions et de technique.
In the Presence of Enemies, Pt. 2 :
Voilà la suite de la chanson qui avait débuté l’album. Et il n’y a pas de surprise, il s’agit d’une composition digne de Dream Theater. Elle aussi débute sur un passage sombre et laissera place à un déchaînement technique époustouflant. Peut-être un petit regret, c’est dommage que ce titre ait été coupé en deux. Mais bon, je chipote. La mélodie est la technique sont toujours aussi bien réunie afin d’entourer le mieux possible toute la virtuosité des américains. En tout cas, je ne suis pas loin de penser qu’il s’agit d’un des meilleurs morceaux de DT.
Désormais, qu’on ne me dise pas que Dream Theater n’est qu’un groupe purement démonstratif car je risque de me fâcher tout rouge. Pour ces personnes là, écoutez donc Systematic Chaos, écoutez toutes ces mélodies, laissez vous aller et vous finirez par regretter d’avoir pensé ça. Ce nouvel opus montre une diversité absolument ahurissante, ainsi qu’au sein même de certains morceaux, et ce, depuis l’arrivée de Jordan Rudess au clavier. Le seul bémol que je mettrais, est la monotonie qui vient nous prendre à partir de la moitié de Repentance. Attention, je ne dis pas que ce morceau est nul, loin de là, mais il est trop long. A mon sens, c’est la seule petite erreur que Dream Theater a faite sur leur nouvelle réalisation. En tout cas, les américains viennent de signer un très grand disque de metal progressif. Il y a absolument tout dessus, mélodies, énergie, technique, émotions… Au bout d’une trentaine d’écoutes je ne m’en lasse toujours pas, ce qui est franchement bon signe ne trouvez-vous pas ? Les chefs d’œuvres précédents ne sont pas surpassés, mais Systematic Chaos possède sa propre identité et ne ressemble à aucun autre, et c’est d’ailleurs ce qui a toujours fait la force de ce groupe. Bref, assurément une des meilleures sorties de 2007.
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