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Sortie : 2001
Style : Rock Progressif
Label : Musea
Tracklist
1. Selaou
2. Dornskrid
3. Sovajed A-Feson
4. Naer Ar Galloud
5. Hybr'ys
6. Kan Kêr'ys
7. Liñvadenn
8. Tad Ha Mamm
9. Enora Ha Maël
10. Mall Eo Monet Aa Ys
18/20
Blackfield
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En 2001,l’opéra-rock Strinkadenn Ys voit le jour grâce à l’opiniâtreté de deux passionnés de rock progressif, Claude Mignon et Gérard Le Dortz. Et pour un coup d’essai, c’est un véritable coup de maître qui situe Seven Reizh dans la première division des groupes de rock progressif celtique.
D’entrée, le premier morceau « Selaou » frappe fort : on dirait la rencontre du meilleur IQ et de Iona, groupe référence du rock celtique ouvragé. Puis soudain, la musique s’adoucit pour laisser le champ libre à la sublime voix de Bleunwenn, chanteuse de Tri Yann. Le solo final de « Selaou » est vraiment superbe rappelant Steve Hackett et David Gilmour. Pour le deuxième titre « Dornskrid »,c’est une atmosphère oldfieldienne qui vous berce avec les arpèges de guitare acoustique exécutés par Claude Mignon. La troisième plage « Sovajed a-feson » met une nouvelle fois en lumière le chant en breton de Bleuwenn. Après une intro atmosphérique, le rythme se durcit sur « Naer ar gallou », rappelant la puissance maîtrisée de Pallas. Le travail du batteur Gurvan Mével et du bassiste Olivier Carole y est remarquable. Le cinquième morceau « Hybr’Ys » évoque les français de XII Alfonso, le piano de Claude Mignon est majestueux, la guitare tantôt acoustique et électrique rajoute à la solennité de la musique. Ensuite, l’ instrumental « Kan Ker’Ys » met en avant les instruments celtiques et bretons avec Gwenhael et Konan Mével, ainsi que le Bagad Penhars. On se croirait au festival annuel de Lorient !
Depuis le début, le chant masculin est assuré en alternance par Claude Le Dortz et Cyril Froger, mais sur « Linvadenn » c’est le chanteur kabyle Farid Ait Siameur qui prend le relais. La huitième chanson « Tad ha Mamm » démarre comme du Genesis des 80s, pour dériver vers l’univers musical de Camel grâce à la flûte de Gwendal Mével, et finit dans une ambiance festive bretonne. Le tempo se calme avec « Enora ha Mael » qui est une très belle ballade parfaitement produite, comme tout l’ album, par Thierry Chassang. Par contre, le morceau final « Mall eo monet da Ys » est une véritable explosion de rock progressif symphonique, avec l’ ajout de l’ ambiance ethnique qui lui confère un propos rafraîchissant et enjoué.
Seven Reizh est donc fortement conseillé aux amateurs de Pink Floyd, Marillion, IQ, Iona et consorts. De plus, Claude Mignon et Claude Le Dortz préparent la suite qui devrait s’ intituler Samsara , dont la sortie est prévue pour le début de l’ année 2006. Ne passez pas à coté de la musique de niveau mondial de ce groupe…
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