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Sortie : 2007
Style : Heavy Progressif
Label : Inside Out
Tracklist
1. The Door (29:14)
2. The Conflict (25:00)
3. Heaven In My Heart (5:11)
4. The Conclusion (16:34)
19/20
Groleg
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Alors là j’ai pris un méga baffe ! Vous savez au combien j’aime Neal Morse, qui jusqu’à présent n’a sorti que des disques forts recommandables. Et bien, celui-ci s’avère carrément indispensable. Encore une fois, son écriture en solitaire se révèle jouissive et inventive ; comme quoi il a bien fait de voir la lumière, car Dieu semble protéger la création de cette artiste. Il s’est encore entouré de ses petits camarades habituels et ça s’entend. Le son est ultra percutant. Ce concept se décline en quatre titres pour une durée de soixante-quinze minutes.
« The Door », du haut de ses trente minutes, est un titre exceptionnel. La nouveauté, c’est que la musique est réellement heavy. Une constante tout au long de ce brûlot. Les breaks de feu s’enchaînent à n’en plus finir. Mike Portnoy et son jeu caractéristique en met partout. Ce titre est vindicatif et évoque le meilleur de « V » . L’orgue hammond est toujours savamment dosé. C’est un condensé de tout le génie de Morse et du meilleur de Transatlantic. Les lignes de chant sont exceptionnelles et pleine de limpidité. Celles-ci laissent place à des breaks ébouriffants et des soli de clavier seventies. Le chant en canon est bien présent. Il débouche sur une plage intimiste façon « Snow ». Les cuivres sont de petits joyaux. La fin s’hispanise pour finir sur un arrangement tourné vers les cordes. Attendez ce n’est pas fini ! « The Conflict » est de la même cuvée. Le riff d’entame semble échappé de « Train Of Thought » avec un solo qui part dans tous les sens. Le son est résolument moderne et Neal s’essaye fort joliment à la voix grave. Rocky Gorge, quand à lui, envoie un break de basse. C’est reparti par un riff qu’aurait pu écrire James Hetfield aux claviers. La partie instrumentale fait dans la démesure de la déstructuration et la mélodie vocale qui suit est à pleurer. La complexité instrumentale déployée est très étonnante. Ce tourbillon s’achève du côté de l’Ibérie pour se noyer dans des percus tribales. Déjà deux monuments. « Heaven In My Heart » permet de reprendre ses esprits car il s’agit d’une ballade sublime. En revanche, ne vous attardez pas trop longtemps sur les textes. C’est symphonique et grandiloquent. Comme dab, la voix est envoûtante. « The Conclusion » débute sur un déluge de notes au clavier et sur des roulements de Mike. Ce n’est pas encore maintenant que je m’essayerai à la batterie. La ligne mélodique est proche de « Day For Night » pour prendre de faux airs de « Long Time Suffering». Le tout est enrobé dans orchestrations mettant en avant les cordes. Le final reprend le thème titre de « The Door ». Mike en fait des tonnes et c’est l’orgasme.
Que dire de plus ? Que l’on est proche de la perfection ! Dieu a un nom : il s’appelle Neal Morse.
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