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Sortie : Novembre 2006
Style : Rock Progressif
Label : Inside Out/SPV
Tracklist
01. "On a perfect day"
02. "Skeletons at the feast"
03. "Is this love"
04. "All that's left"
05. "With your kiss"
06. "Sometimes they stay"
07. "Slow crash landing man"
08. "Wherever you stand"
09. "Hereafter"
"As Far As the Mind Can See"
10. Part 1.Dreaming in the age of answers
11. Part 2.Here's a man
12. Part 3.They know we know
13. Part 4.Stream of unconsciousness
14. Rearranged
20/20
The Keeper
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The Light avait changé ma vision du Rock Progressif, Snow m’a bouleversé, un double album merveilleux sans aucune faille, aucune erreur, l’album parfait en somme, crée pour et par l’amour de la musique. Depuis Spock’s Beard a changé, de part le départ de son mentor, beaucoup ont cru à un casse gueule assuré, mais il en faut plus à Nick D'Virgilo et à sa bande de fou furieux pour baisser les bras, mais aussi de part une direction musicale plus rock délaissant un peu ce coté progressif qui lui collé à la peau avec Neal Morse.
Octane le dernier méfait des américains avait sans aucun doute possible était le meilleur disque de SB sans Neal et avait prouvé à tous qu’il était possible de se redresser. Difficile de croire que le prochain album allait faire plus fort, car la barre, à l’époque, a été placée très haute.
Et pourtant, les cerveaux disjonctés qui composent SB on fait ce que personne n’aurait pu imaginer, du moins sans la présence de Neal Morse, égaler la qualité de Snow !
Et il ne m’aura fallut que deux écoutes pour m’en convaincre.
Spock’s Beard est en effet un retour aux sources, inimaginable il y a quelques années et pourtant… On retrouve en effet les délires musicaux du groupe. Entre gros groove, bordel musical, technique épuré ou fouillé, qualité de composition retrouvée et enfin plaisir total, tout y est. On retrouve de pures pépites et cela tout au long du disque avec un Nick D'Virgilo meilleur que jamais. Qui a dit que Neal Morse était irremplaçable ? Entre compositions inspirées de leur passé, de leur seconde vie, de King Crimson ou des Beatles, les Américains prennent large et il y a de quoi prendre son pied.
Je le répète, mais Nick s’est encore une fois surpassé et son chant égale voir dépasse celui de l’ancien leader charismatique du groupe. Dieu qu’il est bon de l’entendre murmurer, chanter avec joie et cela toujours chargé d’émotion, comme sur le doux et enchanteur « All that's Left » ou sur le titre d’ouverture « On a Perfect Day ». Le bougre sait varier les plaisirs, écouter donc « Is this love » pour découvrir les Beatles des années 2000, ce titre respire la joie et la bonne humeur, que demander de plus. Tous les membres sont affûtés et dévoilent un Spock’s Beard que l’on aurait presque oublié. Et le secret est peut-être là, à savoir utiliser le son actuel et modern rock en reprenant ce qui à fait le succès dans la passé.
Et puis il y a ces deux longues pièces, « With your Kiss » d’environ onze minutes et « As Far As the Mind Can See », titre décomposé en quatre pistes aux goûts variés. Deux compositions qui envoient SB sur une autre planète. L’amour de la musique, du beau son et des belles mélodies suffisent amplement pour que l’on se laisse bercer, envahir par toute cette beauté qui caractérise le son des américains. Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce neuvième disque. « With your Kiss » est à écouter en boucle, un titre Soft Rock tout simplement pur un peu comme Snow, le personnage de l’album du même nom.^
Alan Morse, Dave Meros et le claviériste fou Ryo Okumoto sont irréprochables et font encore une fois un travail de grande classe, avec de grandes parties excentriques et d’autres plus cool où le fun règne en maître absolu. Jazz, Soft Rock, délires techniques, Soul ou Blues tout y passe avec classe et passion.
Spock’s Beard vient de mettre au monde un nouveau chef d’œuvre, un de plus.
Un album de cette qualité cela n’arrive pas plusieurs fois dans l’année et pourtant dans l’univers du Rock Progressif l’année 2006 aura été une année exceptionnelle et prolifique, car entre PFM, Sylvan’s, Magic Pie, White Willow, Phideaux et Spock’s Beard et beaucoup d’autres, il y aura eu le choix. Par contre, de cette frénésie, d’ici dix ans combien de merveilles seront vouées à disparaître, beaucoup peut être, mais une chose est sûr, tout comme Snow, ce nouveau disque de Spock’s Beard sera là.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Chronique du 02/12/2006
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