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ToxicVision

Que nous voilà levés de bonne heure pour assister au deuxième jour du Hellfest  ! Avec une attente très particulière aujourd’hui  : celle de pouvoir assister à un show du groupe Mutiilation, groupe français ultra-rare déjà à l’époque, séparé en 2009, l’un des groupes phare des Légions Noires remet les bottes pour détruire ta vie pour Satan, ou alors on s’empressera d’aller sous la Altar juste avant eux pour retrouver Crusher, après leur concert de reformation pour les 30 ans des potes de Loudblast. Mais d’ici à ce que ça arrive, il y a d’autres concerts, attardons nous sur celle du repas avec les allemands de Der Weig Einer Freiheit.

Der Weig Einer Freiheit (Temple)  : 12h15 – 12h45

Jeune groupe allemand formé il y a à peine 7 ans, on ne peut pas s’empêcher de penser que le groupe a connu quand même une ascension assez fulgurante en trois albums et un EP à la qualité plus que pertinente. Pas de corpsepaint, mais avec des tremolo picking et des riffs acérés, Der Weig Einer Freiheit envoie un Black Metal teinté de break un peu «  Core»  assumé, mais rassure-toi jeune profanateur d’églises norrois, ce n’est pas parce que du Metalcore se mélange subtilement à ta musique que c’est à chier, au contraire. Une des bonnes surprises qui a su ouvrir l’appétit.

Crusher (Altar)  : 14h20 – 15h00

Une grosse attente enfin comblée, quoi que vite fait, ayant pu les capter au 30 ans de Loudblast, nous nous faisions juste plus un plaisir réel de revoir le groupe que de le (re)-découvrir, voici ce qu’on aurait pu dire si le concert de Crusher au Hellfest n’aurait pas était l’un des meilleurs que la Altar ait pu porter ce week-end, et en pensant les mots.
Qu’est-ce qu’on pourrait en dire  ? Le son était parfait, le jeu de light propre à Crusher convenait absolument au show, l’ambiance décolle dès le premier morceau, le Braveheart s’ouvre jusqu’à la console, Crass, toujours en bonhomme aussi charismatique balance carrément tout et n’importe quoi dans la fosse … mais attention pas n’importe quoi non plus  ! Si vous faisiez parti des chanceux qui était dans le côté droit de la Altar (côté public) vous auriez pu certainement recevoir des porte-clés/baguettes Crusher, des t-shirts ou encore même des Cds  du groupe !
Et si l’on parle d’un des meilleurs shows de la Altar, ce n’est pas juste pour cet élan de générosité, nooooooon, la mise en scène avec les sœurs siamoises avec les croix que Crass se fait ficeler pendant «No Progression Without Regression  »  l’habituel coup de la fourche qu’il passe à travers ses joues … en plus d’un concert, c’est tout un show de bod-mod auquel on a droit, et ça le fait  ! Gratiné d’un featuring avec Steeve de Zuul FX qui arrive en plein milieu d’un morceau (énorme déception d’avoir raté le groupe de ce dernier au passage) et un autre qui était prévu mais le monsieur étant trop occupé, cela n’a pas pu se faire (Monsieur Stéphane Buriez) Crusher est clairement de retour pour botter des culs, et ce n’est pas ses dernières productions studios (Entendez plutôt réédition des deux premiers albums pour contrecarrer les «  enculés»  qui revendent ça à prix dépassant parfois les 3 chiffres et le split avec Mercyless) qui feront dire le contraire, on a clairement hâte qu’un nouvel album arrive dans les chaumières ainsi que de les revoir fouler les planches.

Craft (Temple)  : 15h05 – 15h45

Souvenir plus qu’approximatif sur la performance des Suédois et ceux même malgré les notes présentes dans le carnet, puisque le concert ne nous a pas marqués plus que cela.
Cependant on ne peut reprocher à Craft de mettre une ambiance carrément malsaine autant sur scène que dans le public, avec un son correct mais sans vraiment tabasser des lustres, une autre bonne découverte, à revoir dans d’autres conditions et à écouter en studio.

Mutiilation (Temple)  : 16h35 – 17h20

Alors là, l’affiche du Hellfest va taper dans le très, très lourd du côté français en nous ramenant un des groupes complètement culte de la scène Black Metal française des années 1990, représentant majeur des Légions Noires, déboulant en fin d’après-midi sur scène pour notre plus grand plaisir avec son dernier concert datant de 2001 et un split en 2009, voici Mütiilation  !
Après quelques écoutes par curiosité ou en étant aficionado du groupe, on pouvait largement se poser la question de comment cela allait se passer … Et mine de rien, Mütiilation a fait du bon travail. Avec un son bien cradingue dont la fâcheuse tendance de mettre tout le temps la basse en avant pour laisser les guitares en plan,une ambiance palpant le démoniaque et le froid morbide plus qu’autre chose, le groupe a su se démarquer en fin d’après-midi, avec une Temple plus qu’à moitié remplie, un petit événement qu’il ne fallait pas rater. Possible reformation ou nouvelle galette à venir messieurs  ?

Setlist  : Cosmic Seeds of Anger&Dementia, Transylvania, Black Millenium, The Ecstatic Spiral of Hell, Beyond the Decay of Time and Flies, Tears of a Melancholic Vampire, Destroy Your Life for Satan.

8

Mayhem (Temple)  : 22h05 – 22h50

Pendant que certains auront eu la bonne idée d’aller voir (ou pas) Faith No More, d’autres auront eu la moins bonne idée (ou pas) d’aller voir Madball, certains iront se cacher dans une Temple pour la Messe Noire annuelle, et c’est avec curiosité que je pris mon temps mais réussissant à me faufiler près des premiers rangs pour voir les norvégiens de Mayhem, pour la première fois.
Exit les mauvaise vannes sur Dead, Varg, etc… et passons à la musique, avec un Attila décidément en forme, et une ambiance «  Trve Kvlt»  classique mais toujours aussi efficace, avec le son qui va de pair, mais avec une scène bien trop épurée comparé à d’autres shows … mais où est donc passée l’autel  et la décoration habituelle du groupe  ?
Pas grand chose à en dire, si ce n’est que les norvégiens ont répondus à nos attentes avec un concert qui est passé beaucoup trop vite et une setlist old-school ne dépassant pas «  Chimera»  avec le titre «  My Death.  » A revoir avec un peu plus de spectacles et de décors scénographiques.

Setlist  : Silvester Anfang, Deathcrush, Symbols of Bloodswords, To Daimonion (Pt.1) My Death, Carnage, Chainsaw Gutsfuck, Freezing Moon, De Mysteriis Dom Sathanas, Pure Fucking Armageddon.

Ah qu’il est bon de revenir sur ce site après une année d’absence à Clisson … avec un site tout neuf et réaménagé, nous avons le droit à quelques nouveautés  : skate-park complètement inutile près du combo Altar/Temple mais qui aurait pu trouver son utilité près de la Warzone, ce sera bien là le seul point dérangeant que l’on pourra trouver, car hormis cela, la décoration est, une année de plus, l’un des points forts du festival tel le scorpion-bagnole ou le classique arbre Hellfest toujours efficace. Mais la meilleure innovation ce sera bien cette pelouse qui nous évitera de suffoquer tout le week-end avec l’éternelle poussière !
Ce qui me fera sourire également ce sont les bouches d’égouts/plaque avec les noms des différentes formations dessus, un peu à la Hollywood Boulevard.
Bref, après avoir fait sur place une carte Cashless pour profiter de quelques breuvages, nous allons sous la Temple pour le premier rendez-vous de la journée avec les belges d’Enthroned.

Enthroned  (Temple)  : 13h35 – 14h15

Avec un nouvel album dans les pattes sorti l’an dernier confirmant leur place sur la scène Black Metal aux côtés des grands du noms, Enthroned couvrira d’un air froid et morbide la Temple en plein heure de digestion, avec un son plus que correct sur tout le show. Bien joué messieurs de la Belgique, plus qu’une découverte, c’est là un groupe qui arrivera dans ma collection de Cds/Vinyles sous peu.

Setlist  : Intro, Of Shrines & Sovereigns, Baal Al Maut, Through the Cortex, Ha Shaitan, Obsidium, Behemiron, Tellvm Scorpions, Rion Riorrim, Of Feathers & Flames.

 

Shape of Despair (Altar)  : 14h20 – 15h00

Formation extrêmement rare en France, nous n’avons d’ailleurs pas recensé une seule date dans le pays du cocorico après quelques heures de recherches infructueuses sur le web. C’était donc avec une grande ferveur et avec impatience que nous nous sommes pressés pour profiter du concert des Finlandais. Shape of Despair, c’est déjà un voyage en soi avec le support CD, et en live, malgré que la magie soit un peu brisée en plein milieu d’après-midi, on se surprendra à fermer les yeux et à se retrouver dans un monde glacial, sombre et seul. L’un des concerts à ne pas manquer pour tout fan qui se respecte, même si la magie se brise un peu en live.

Edit : Oui, ce jour-là, Shape of Despair donnaient leur première date en France !

1

Vallenfyre (Altar)  : 15h50 – 16h30

Nouvelle formation qui n’a démarrer son activité il y a à peine 5 ans, ces membres ne sont pas des nouveaux-nés, puisque dans les rangs nous avons Gregor Mackintosh (Paradise Lost) au chant ou encore Hamish Glencross (My Dying Bride) à la guitare pour ne citer qu’eux. Un super-band donc qui viendra jouer juste avant l’heure du goûter. Et si la performance des musiciens était carré, dynamique et avec une bonne communication, les guitares surplombant littéralement la basse n’ont pas aidés à les apprécier jusqu’au bout. Une bonne découverte avec un frontman qui n’hésite pas aussi à plaisanter avec son public en demandant à un mec s’il aime les chèvres (goat) et finalement lui dira qu’il lui pisse dessus. Mwouais, ça change de Paradise Lost.

 

Melechesh (Temple)  : 16h35 – 17h20

Encore une découverte pour ce Hellfest 2015 avec des voisins d’Orphaned Land (mais pas trop)  : Melechesh, venu défendre leur dernier album «  Enki»  sorti dans les bacs tout fraîchement en Février, où l’on retrouvera à la batterie notre Samuel Santiago du terroir pour les lignes de l’album, mais pas aujourd’hui, ou tout du moins jamais puisque la formation s’est harnacher d’un certain Sasha Horn ou «  Sin»  pour les plus intimes.
Après une entrée aussi mystique que féerique, les membres du groupe arrivent les uns après les autres, et à l’exception du chanteur/guitariste Melechesh Ashmedi, tous seront couvert d’un voile recouvrant leurs visages … uniquement pour le premier morceau  ? Pourquoi pas tout le set restera une énigme pour moi, mais passer cette interrogation, on écoute et ça envoie méchamment avec un son bien équilibré, quoi que la basse se fera un peu absente de temps à autre. Avec une grosse base Black Metal et ses quelques touches de Thrash sur les solos, Melechesh confirmera sa place sur une scène telle que le Hellfest à l’heure de l’apéritif.

Setlist  : The Pendulum Speaks, Tempest Temper Enlil Enraged, Ladders to Sumeria, Grand Gathas of Baal Sin, Genies, Sorcerers and Mesopotamian Nights, Multiple Truths, Triangular Tattvic Fire, Rebirth of the Nemesis  : Enuma Elish Rewritten.

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Sodom (Mainstage 02)  : 17h40 – 18h30

Après de gros détours autour du combo Temple/Altar, il est temps de nous rapprocher du côté des Mainstages, symbole du festival pour voir les groupes les plus tendances du moment ou des certaines perles, avec un décor que je ne manquerais pas de qualifier complètement Mainstream, kitsch ou jusqu’au-boutiste de la chose en offrant un décor que l’on pourrait largement considérer comme «Mainstream  » mais passons.
Allons nous voir Anthrax  ? Non  ! Ce sera Sodom en cette chaude fin d’après-midi messieurs dames. Remplaçant l’un des membres du BIG4 pour que le prochain album soit peaufiné correctement et dont nous attendons avec impatience la sortie vieux thrasheux que nous sommes, c’est avec tout autant de fanatisme que l’on attends donc l’un des BIG4 du pays teutonique. Et quelle déception … Autant entendre des titres tels Sodomy&Lust ou l’excellent Stigmatized, c’est carrément du luxe, autant le son d’une qualité catastrophique entachera complètement le concert. L’ambiance y est, mais quand on sait que ce qui marque au fer rouge les albums du groupe sont ses solos de guitares et avoir une telle d’absence de l’instrument en live … Mais où est l’esprit du Thrash Metal si les guitares n’y sont pas  ?

Setlist: Among the Weirdcong, Outbreak of Evil, Surfin’ Bird/The Saw is The Law, Christ Passion, Sacred Warpath, Sodomy&Lust, City of God, Agent Orange, Stigmatized, Remember The Fallen.

 

Motorhead (Mainstage 01)  : 18h35 – 19h35

Après la déception sonore de Sodom, il est temps de se déplacer juste à côté pour voir l’un des papas (si ce n’est pas LE papa) du Rock’n’Roll et sa bande. Squattant la presse plus pour ses déboires médicales que pour les quarante ans du groupe, la question se posait avant même de voir le groupe  ; qu’est-ce que ça allait donner  ? Et bien niveau sonore on aura déjà un bien meilleur résultat que pour ses prédécesseurs (joie) mais au bout d’une grosse demi-heure de set, le père Lemmy commence vraiment à ne plus supporter la chaleur, tout tremblant sur scène … On ne fera pas la mauvaise langue pour autant, puisque pouvoir enfin écouter des titres de légendes par les artistes originaux, c’est tout simplement inespéré par moment mais le Hellfest sait réaliser ce genre de rêve.

Setlist  : Shoot You In The Back, Damage Case, Stay Clean, Metropolis, Over The Top, Guitar Solo, The Chase Is Better Than The Catch, Rock It, Lost Woman Blues, Doctor Rock, Drum Solo, Orgasmatron, Going to Brazil, Ace of Spades, Overkill.

 

Lamb of God (Mainstage 02)  : 19h40 – 20h40

Après les déboires médicales, passant maintenant aux déboires judiciaires et un passage décalé pour que Five Finger Death Punch puisse jouer plus tard dans la soirée, c’est Lamb of God qui ouvrira juste derrière Motörhead. Avec le backdrop de l’album «  Resolution»  et une entrée sur scène membre par membre et toujours aussi historique, les Agneaux débuteront leur set sur «  Desolution.»
Doit-on préciser que l’ambiance était déjà bien chauffée dès le premier titre  ? Non, car il s’agit ici de Lamb of God, et plus rien ne m’étonne venant de ce groupe, que ce soit leur présence scénique ou les titres choisis pour la setlist, agrémentée des deux petits nouveaux «512  » ou «Still Echoes.  »
A l’image de Motörhead, Randy n’hésite pas à plaisanter avec le public, ni même à le chauffer afin d’aboutir à un circle-pit qu’il voulait comme «  Legendary.» Nous nous attendions à avoir la petite parade du Road Crew et «Walk With Me In Hell»  (mais si rappelez-vous ce Download 2007) mais il en était rien, tant pis, même les meilleurs humoristes changent leurs répertoires ou ne renouvellent plus certaines blagues au bout d’un certain temps. Mais bon, avec un son dévastateur et un sacré bordel en bas, Lamb of God a marqué (à nouveau) le Hellfest cette année dans nos concerts préférés.

Setlist  : Desolation, Ghost Walking, 512, Walk With Me In Hell, Ruin, Set to Fail, Still Echoes, Hourglass, Now You’ve Got Something To Die For, Laid to Rest, Redneck, Black Label.

 

Judas Priest (Mainstage 01)  : 23h10 – 00h40

Dire que Judas Priest était attendu n’est qu’un doux euphémisme, alors oui je sais bien que le groupe n’a peut-être plus autant de clarté qu’avant, et qu’il est passé aussi par la case de la 6ème tournée finale, mais n’ayant jamais eu l’occasion de voir le Priest en live, ce n’est pas l’heure de faire la fine bouche, surtout en étant pas loin devant la scène.
Ouverture sur «  Dragonaut» issu du dernier album «  Redeemer of Soul»  et l’ambiance est déjà de mise, les headbangs volent un peu partout, ça pogote joyeusement (mais pas trop bourrin non plus) dans la fosse suivi de «  Metal Gods.» Quel concert mes amis  ! Et ce ne sont pas des titres tels que «  Turbo Lover»  ou la non moins classique «  Breaking The Law»  qui prouvera le contraire.
Chose anecdotique à notée, c’est cette tendance du «  Metal God »  à se changer entre certains morceaux, nous aurons donc le droit à quelques-uns des vêtements de sa panoplie tel le manteau à facette ou encore la veste à patchs classique, mais ce que l’on retiendra surtout, c’est l’entrée en moto sur «Hell Bent For The Leather  »  qui fera toujours une grosse impression, surtout quand on le voit pour la première fois. Comme toutes les bonnes choses ont (presque) une fin, le concert se «finira  » là-dessus … puis reprendra avec «The Hellion/Electric Eye  », poursuivant sur «You’ve Got Another Thing Coming  »  enchaînant avec le titre phare «Painkiller  »  et se clôturera sur «Living After Midnight.  »
Doit-on préciser qu’avec une telle avalanche de titres excellents, le son était au rendez-vous  ? Non, il était juste parfait, avec une certaine mise en avant tout de même pour Rob Halford, certes, mais sa voix reste et restera à jamais une des marques du groupe. Si Richie Faulkner est le petit jeune du groupe, il n’en est pas moins partie intégrante, et assure avec brio le poste de «K.K.  » Bref, le groupe n’a plus rien à prouver, et cela depuis plusieurs années déjà, le faisant comprendre à ceux qui ne l’aurait pas encore compris ou qu’ils les auraient enterrés trop vite.

Setlist  : Dragonaut, Metal Gods, Devil’s Child, Victim of Changes, Halls of Valhalla, Turbo Lover, Redeemer of Souls, Beyond The Realms of Death, Jawbreaker, Breaking The Law, Hell Bent for Leather.

Rappel  : The Hellion/Electric Eye, You’ve Got Another Coming, Painkiller, Living After Midnight.

 

SlipKnot (Mainstage 02)  : 00h45 – 02h00

S’il y a bien l’un des groupes dont nos 15 ans ne pouvaient pas passer à côté, c’était bien LE groupe des Moines, ne les ayant jamais vus en live hormis pour le Disasterpiece et le Dynamo de 1999, c’était l’occasion rêvée, surtout que le doute planait sur une apparition du gang un jour aux festivals Clissonais, pour les plus curieux ou ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, je vous laisse chercher dans les archives Youtubesques du Fury Fest, vous comprendrez.
Les écrans géant annoncent SlipKnot et la foule scande déjà leur nom, à priori l’ambiance va être bonne. Le site est plongé dans le noir et l’intro «XIX  »  se lance, avant de laisser place à Sarcastrophe et à l’arrivée des membres les uns après les autres, avec pour finir un Corey Taylor qui nous claquera directement un «Bonsoir mes amis  !  »  en arrivant. Déjà un gros bordel sur ma gauche avec tout ces pogos juvéniles à droite à gauche montre que le public va en découdre aussi ce soir, public que je m’empresserais de rejoindre.
Sur les vrais titres tout du moins, parce que «Vermilion  »  en plein milieu du gig … était définitivement une mauvaise idée et à bien fait redescendre l’ambiance, malgré tout elle remontera avec «Wait and Bleed  »  et passés les titres phares du troisième album, on va pouvoir finir les choses salement, avec l’enchaînement Eyeless/Spit It Out et son break à grosses bases de jumpdafuckup/(sic) et Surfacing. Merci aux 9 ce soir d’avoir pu réaliser un rêve d’ado, à leur incroyable forme sur scène et à Corey Taylor qui n’hésite pas à prendre la parole en français pendant presque tout le concert, par contre niveau son on repassera, avec des samplers quasi-absent, des cœurs quasi-absent également, une basse à vomir en début de set puisque couvrant tout même la batterie mais qui se fera quasiment absente tout le long du concert.

Setlist  : XIX, Sarcastrophe, The Heretic Anthem, Psychosocial, The Devil in I, AOV, Vermilion, Wait and Bleed, Before i Forget, Dyality, Eyeless, Spit it Out.

Rappel  : (sic), Surfacing

Une première journée riche en bonnes surprises, en émotion et déception se termine, avec le duo Judas/Knot qui a littéralement foutu le feu au Hellfest dès la fin du premier jour du festival, on ne peut qu’être impatient de découvrir la suite pour les deux jours à venir, surtout qu’il reste de très gros morceaux à venir, que ce soit dans les groupes français, underground ou pas, ainsi que dans les groupes internationaux.

Ça y est nous y sommes enfin  ! Après un apéro sucré/salé la veille avec Dying Fetus, il est l’heure de commencer à taper dans le vrai bout de gras avec l’un des rendez-vous incontournables de la France  ; vous l’auriez bien compris, on parle ici du Hellfest  ! Valises posées, le site connaît déjà plusieurs changements, notamment avec ces escaliers en fer qui ont disparus  ! Alléluia  ! Après un détour du côté des divers petits stands à l’entrée du camping et le gros morceau qu’est l’Xtrem Market, on va pouvoir allez voir ce que donne quelques groupes de la scène française au Metal Corner.

Malkavian  : 20h40 – 21h20

Et nous commencerons ce soir avec un des deux représentants du label Finisterian Dead End présent au Hellfest  ; Malkavian. Avec son Power/Thrash efficace sur CD on avait hâte de voir ce que donnait le combo sur scène, et autant dire qu’on peut être loin de la déception. Non content de fournir un très bon résultat audio, le groupe envoie une pêche d’enfer sur scène, véritable reflet de leur musique … mais c’est que ça bouge en plus  ! Dès le premier morceau, le public est déjà à bloc et à rendre hommage au groupe et la communication passe super bien, que demander de plus  ? Et bien un guest  ! Thomas le fou furieux n’hésitera pas à venir foutre un peu le bordel sur scène sur le morceau …
Avec son style rentre-dedans et un jeu de light convaincant, Malkavian a su nous offrir une presta à la hauteur de la tente où ils étaient ce soir, dommage que le son entache un peu la presta, avec un chant en deçà du reste trop souvent, et une batterie un peu trop omniprésente à mon goût.

Setlist : The Dust, Drag’ Em Down, The Worshipping Mass, I Suggest…, K.B.A., Ultimatum, The Rotten Conspiracy, Out of Madness Pt.2

1

Heart Attack  : 21h40 – 22h20

On passe à une formation pas inconnue de par mes multiples écoutes avec un membre de moins comparé à la formation précédente, avec un EP, un album et un deuxième en cours au compteur (avec le titre Burn My Flesh qui clôturera le concert), gagnant du Headbang Contest pour participer au Motocultor 2015 et venant tout droit de Cannes, voici que déboule Heart Attack sur la scène du Metal Corner avec un line-up tout frais taillé pour le live (nouveau bassiste qui remplace Flora) nous allons enfin pouvoir apprécier à sa juste valeur ce que donne le groupe après de très bonnes impressions en studio.
Autant dire qu’à l’image de Malkavian, nous ne fûmes pas déçu également, puisque l’ambiance sera de mise aussi à gros coup de circle-pit et de braveheart qui s’ouvrira jusqu’à la console. On notera une nette amélioration du son également, faisant inexorablement d’Heart Attack nos favoris de la tête ce premier soir d’ouverture du festival, possédant quelque chose de littéralement oppresseur. Et qui dit moment spécial dit aussi titre spécial, et le groupe nous fera l’honneur de nous proposer un titre de leur album à venir. Quoi que n’étant pas spécialement fan des passages claires qui tranchent un peu trop avec la prestation massive, au moins ils sont juste et bien placés sur les morceaux, on n’en demandera pas plus du coup.

2

Le before du festival s’arrêtera pour nous ici, afin d’être frais pour la suite, mais ce qui est sûr, c’est que les shows de ce soir donnent véritablement envie de continuer à soutenir la scène locale, car si des groupes de cet acabit monte, il y a de fortes chances pour que certaines salles deviennent fortes intéressantes ces prochaines années.

Artwork Abyssal Ascendant - Chronicles of the Doomed Worlds Part 1

  • Groupe : Abyssal Ascendant
  • Album : Chronicles of the Doomed Worlds – Part.1 : Enlightenment From Beyond
  • Sortie : 2015
  • Label : Dolorem Records
  • Style : Death Metal old-school
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

Death Metal, France. When Lovecraft meet Mantra.

Encore une belle journée qui commence pour chroniquer un album, et aujourd’hui on attaque une des sorties à venir sur le label Dolorem Records : celle de l’album d’Abyssal Ascendant. Combo formé en 2012 par Flo (chant-guitare) et Fanny (basse-backing) puis rejoint fin 2013 à la batterie par Raùl, le groupe envoie un Death Metal old-school autant par la technique que sa production avec comme thème les récits de ce bon vieux Lovecraft (qu’on ne présentera plus ni dans la littérature, ni dans le monde Metal.)

Quand tu parles d’un sujet tel que Lovecraft, tu as intérêt à être carré, mais vraiment, car bon, à la limite si tu passes à côté de quelque chose ça n’est pas forcément grave, mais si tu inverses des écrits de « L’appel de Cthulhu » et « Dans l’abîme du Temps » … forcément ça fait un peu tâche. Mais bon visiblement, on à affaire ici à une écriture qui sait de quoi elle parle, mais également un visuel horrifique faisant directement référence à l’auteur.
Le sujet étant bien ciblé et si tu ne cherches pas à aller plus loin en ne sachant pas qui est Nyarlathotep ou Shub-Niggurath, et que ta seule envie est juste d’éclater ta tête sur un Death Metal à l’ancienne … sache que tu est le bienvenu tout de même, mais pense à aller consulter quelques ouvrages du ‘sieur tout de même.

Tiens d’ailleurs, pour quelqu’un qui aime bien faire voltiger sa tignasse, ça donne quoi ? Et bien comme dit précédemment, si vous êtes encore avec votre vinyle de « Symbolic » ou « Altars of Madness » vous risquez fortement de prendre votre première partie de ces chroniques, la production humant fortement les sorties Floridiennes, et d’ailleurs pour les plus téméraires d’entre vous, j’irais jusqu’à vous dire « Butchered at Birth« 
La batterie étant fort mise à l’avant, on a une basse qui se noie tout de même assez souvent, la guitare insicive et tranchante sur tout les riffs ou les solos très « Death » l’enterrant irrémédiablement. Mais bon, pour un premier album, la production old-school a ce niveau très ’90 et finalement ça passe, même si une basse sur une production de cet acabit fait un peu la chose. Pour l’ambiance, que ce soit avec l’intro ou ces bouts orchestraux avec ces sonorités tout droit sorti de l’Abysse, l’auditeur rentre facilement dans l’Abysse. (ex : outro de « Teared Up in Cosmorphosis« )

Abyssal Ascendant nous fait l’honneur d’une première galette à l’honneur de l’œuvre de Lovecraft, clairement jusqu’au-boutiste. Que ce soit dans les thèmes abordés, les chansons ou leurs noms, le visuel de la pochette, le logo, (pour ce dernier on va vous laisser la surprise, on va pas tout vous dévoiler oh !) ou encore l’appellation même de « Cthulhu Mythos Death Metal », on est loin de tout ces groupes qui ne connaissent pas leurs sujets et utilisent le gros Chtulu parce que « ça fait trop hype t’a vu, c’est sombre »
Amateur de Death Metal horrifique à l’ancienne, je ne peux que vous conseiller ce premier album, en espérant les voir en live sous peu.


 

Tracklist :

01. Intro : Celephaïs Chant

02. The Nameless Shape

03. Interdimensional Predation II

04. Disrupted Incarnation

05. Teared Up in Cosmorphis

06. The Black Pharaoh

07. The Prowling of Rim Shaikorth

08. Temple of the Thousand

09. I, Progeny of the Lurker

10. The Gift of Shub-Niggurath

 

Ghost_Ship_Sworn_Enemy

  • Groupe : Compilation Dooweet
  • Album : Ghost Ship X Sworn Enemy
  • Sortie : 2014
  • Label : Doowet Records
  • Style : Éclectique
  • Site Web : www
  • Note :

Hello tout le monde, ça y est c’est bientôt les vacances ! On commence ce début de mois de Juin avec la compilation de chez Doowet Records … Et oui ici on parle musique ! Car avec le Hellfest qui arrive dans à peine deux semaines et le Motocultor qui arrivera plein mi-Août, il y a quand même une odeur de vacances qui flotte dans les airs … ou presque.
C’est pour ça qu’on va faire du track by track, en vous donnant les 19 meilleurs moments et pourquoi écouter les groupes présents sur la compilation !

Où entendre …

… 1/ Magoa – Betraying Grace ? Avec son intro avec des guitares claires et ses relents électro, ainsi que ses  » woh oh woh oh  » mais sans oublier ses riffs lourds, c’est la chanson parfaite pour l’été dans une boîte Metal où kiffer la vibe, cousin.

… 2/ Locomuerte – Ronque ? ¡ Hola qué pasa en la casa ? Locomuerte esta in da place ! Avec son Thrashcore burné et ses textes espagnols, Locomuerte est juste ce qu’il faut pour la soirée pimente à l’appartement du copain, con muchos Desperados si si !

… 3/ As the Storm – Fall to Rise ? Là c’est déjà un peu moins évident … Avec son Death Melodic, As the Storm serait plutôt le groupe à voir cet été dans le meilleur des petits clubs Metal du coin, à ne donc pas rater s’ils passent dans votre ville !

… 4/ Blood Reign – D.O.C. ? Avec un son de basse carrément cradingue et ses relents Hardcore, mais me rappelant cependant un fameux  » Licensed to Thrash « , ce sera l’album à écouter dans sa cave avec sa chaine hi-fi des années 90.

… 5/ High-School Motherfuckers – Another Hangover ? Facile me diriez vous ! Après une nuit bien arrosée, en se réveillant dans l’hôtel que vous avez payer 500 balles la nuit derrière, avec une fille pas vraiment habillée et pas vraiment catholique dans le lit, avec la fenêtre qui a une vue sur la mer, vous sur le balcon, les fesses et autre chose à l’air.

… 6/ Temple of Silence – Beginning of the Rage ? Déjà plus gros qu’As the Storm, c’est le groupe que vous retrouverez dans une salle remplie de chevelus en recherche de pogo avec en première partie Hyperdump. Catch’em !

… 7/ Jimm – A l’intérieur ? En pleine manif’ pour affirmer tes idées politiques !

… 8/ Soul Tripper – Hatred’s Bewitchment ? Avec son Groove et ses sonorités très Pantera, le genre de trip que vous aurez si vous allez chez Tonton Bastien qui à vécu les années 80/90 à 200 km/h

… 9/ Show Aniki – Show Aniki ? Je me permets un petit virement dans la chronique pour dire qu’elle est notée 10ème piste alors que c’est la 9ème … Bref passons, avec son Rock’n’Roll teinté d’Alternatif, Show Aniki sera la chanson préférée de votre petite sœur qui adore Seether, Alter Bridge ou Linkin Park.

… 10/ Broken Mirrors – Nightmare in Mind (pt.2) ? Oui donc forcément celle-là c’est la dixième piste. Avec son clavier et ses riffs Thrash/Death, attendez vous à traverser les catacombes, si possible avec La Grande Faucheuse derrière vous.

… 11/ [STOMB] – The Consuming Inders ? Le genre de titre que l’on retrouvera en plein milieu d’une baston de film, avec deux mecs qui se regardent méchant comme si c’était des dobermans, après quoi faites une ellipse et vous vous imaginerez à la place d’un des deux sur le lit d’hôpital avec la question : survivra-t-il ou pas ?

… 12/ Positiv Hate – Oceans of Sadness ? Rendez-vous dans la salle la plus underground pour un show des plus puissants émotionnellement, et préparez vous à vous en prendre une sévère.

… 13/ Duck Explosion – In the Inside ? Rien qu’à voir le nom du groupe j’ai exploser de rire … comprendra qui pourra. Bon sinon vous retrouverez l’explosion canard dans une scène où le mec suit la nana dans la rue, qui la fuit (parce que sinon, c’est pas lol) mais le regarde quand même d’un air amoureuse.

… 14/ Slatsher – The Adamant ? Tout droit sorti de la B.O d’un film où un soir de pluie, une dame avec un parapluie, tromper par son conjoint rattrapée par son passé pervers qui lui rendra la monnaie de sa pièce.

… 15/ Thanatic Eyes – Euthanatized ?

MADMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAX

… 16/ Breakdust – Sad Evolution ? Dans tout les bons clubs et salles à taille humaine, en tête d’affiche partout.

… 17/ The Witch – From Here to Underground ? Une épée à la main, un héros qui taille dans le tas, que demander de plus ? Ça sent bon la castagne et c’est tout.

… 18/ 4th Circle – Neverending Madness ? On arrive le jour de l’exécution d’un homme aux cheveux longs (parce que c’est badass) avec une barbe hirsute (parce que c’est badass) avec le regard rempli de haine mais à la fois de pitié (parce que c’est badass) et le tout en slow-motion (parce que le slow-motion c’est TROP badass.)

… 19/ Moonclovers – Le Syndrome de Zorro ? Dans un clip en noir et blanc, avec un mec complétement fou et ses potes hipsters qui font la teuf’ dans le parc communal.

Pourquoi écouter …

… 1/ Magoa – Betraying Grace ? Parce que se tailler un featuring avec Shawter c’est la classe (and thanks à lui qui m’a permis de découvrir et Magoa et Heart Attack au passage) et aussi parce que le groupe mêle bien les parties électros aux riffs lourds et franchement rien que pour ça, moi je leur donne un pouce vert !

… 2/ Locomuerte – Ronque ? T’en connais beaucoup des groupes français qui chantent espagnols ? Parce que moi non, et ça le fait grave, en plus d’avoir un fond instrumental bien Thrash, un de mess coups de cœur de la compilation !

… 3/As The Storm – Fail to Rise ? Parce que ça hume bon le In Flames début des années 2000 voir même avant, et que rien que pour ça, ils devraient être tête d’affiche avec la bande à Anders en première partie.

… 4/ Blood Reign – D.O.C. ? Ce morceau me rappelle méchamment la période Licensed to Thrash de Loudblast, donc rien que ça c’est une bonne raison.

… 5/ High-School Motherfucker – Another Hangover ? Sur la route vers le Hellfest, c’est le genre de tube qui fait un carton ! Avec ses rythmiques Punk et ses cœurs, y’a largement de quoi s’imaginer une caméra sur l’avant de la bagnole en accélérée, et c’est là tout l’esprit du groupe, une autre bonne découverte.

… 6/ Temple of Silence – Beginning of the Rage ? Avec son refrain en voix claire + cœurs qui enchaine directement sur un passage basse pour revenir sur un truc gras et lourd, on alterne entre tout ça, et la recette marche, et le tout agrémenter d’un solo F1, on adore.

… 7/ Jimm – A l’intérieur ? Personnellement, je ne suis pas fan, mais les vrais fans de Punk risque foncièrement d’apprécier ce morceau chanté en français, avec une ligne de basse tout de même sympa avec un texte qui passe tout aussi bien, why not.

… 8/ Soul Tripper – Hatred’s Bewitchment ? Parce que Pantera. Parce que Dimebag Darrel. Parce que Phil Anselmo. Si vous aimez Pantera (et trop peu ne peuvent pas ne pas aimer) vous adorerez Soul Tripper.

… 9/ Show Aniki – Show Aniki ? Encore une fois pas fan, mais si vous aimez Seether ou encore Linkin Park (Early Period) vous risquez d’accrocher sur le groupe.

… 10/ Broken Mirrors – Nightmare in Mind (pt.2) ? CLAVIER EPIQUE, RIFFS LOURDS, CLAVIER EPIQUE, RIFFS LOURDS
Rhem blague à part faut avouer que ce  » Nightmare in Mind (pt.2)  » et son clavier ajouté en fond de riffs guitare ultra-puissant vaut le coup d’être écouter.

… 11/ [STOMB] – The Consuming Insiders ? Sans me rappeler Meshuggah (en fait si) dans son intro, le groupe sait faire monter la tension avant d’envoyer la sauce comme à la fin d’un astiquage … Et en fait non, on part sur quelque chose d’ambient, un peu frustrant au final, mais le morceau le fait bien quand même, à écouter.

… 12/ Positiv Hate – Oceans of Sadness ? Soyons un peu chauviniste, ils sont de la région, avoir un groupe de la région sur la compil’ Doowet ça le fait ! En plus ils ne sont que deux, donc à voir ce que le duo pourra nous pondent à l’avenir.

… 13/ Duck Explosion – In the Inside ? Parce que le nom du groupe c’est Explosion de Canard, y’a pas à chercher plus loin. Sinon parce que ça propose une pause dans une compil’ ô combien assez bourrine.

… 14/ Slatsher – The Adamant ? Là on a la tension qui monte et là ça sort ! Amateur de riffs en saccades vous serez servi aussi, pas spécialement fan encore une fois car un peu trop déjà entendu, mais à écouter pour se faire une bonne idée.

… 15/ Thanatic Eyes – Euthanatized ? Parce que c’est la première fois que j’entends une basse recouvrir les guitares sur un morceau, mais que ça le fait. Enfin juste pour l’intro  » lol.  » Sinon ceux qui aiment le bon rentre-dedans, prenez votre pied dans ce cas.

… 16/ Breakdust – Sad Evolution ? Parce que ce groupe joue sur la Mainstage du Hellfest après avoir  » battu  » les autres groupes dans le cadre du SFR Live Contest au Corner l’an dernier, parce que leur Thrash est Technique tout en restant accessible à tous, parce que leur premier album est une boucherie monstrueuse, un des groupes à sensations de ma chaine hi-fi.

… 17/ The Witch ? Même raison que pour Positiv Hate. (ouais désolé je me répète sur ce coup-là mais c’est la fin de la chronique et je commence à être à court) Un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal, et si vous aimez le rentre-dedans un poil Venom avec des parties  » calmes  » vous prendrez votre pied également.

… 18/ 4th Circle – Neverending Madness ? Parce qu’en général, les femmes dans le Metal Sympho sont des mannequins, et que ça s’arrête-là pour moi, car oui je suis un homme, et le Symphonic passe pas. (ou alors si mais après des milliers d’écoutes, et si j’ai rien d’autre à écouter.)

… 19/ Moonclovers – Le Syndrome de Zorro ? Parce que le texte est rigolo tout en étant un peu contestataire. Mais c’est surtout rigolo de retrouver ce genre de titre sur une compilation Metal.

Bref voilà 38 raisons d’écouter la compilation 2014 Doowet, profitez bien de cet été sans trop d’excès et Keep Faith ! \m/ \m/

 

Death Eaters

  • Groupe : Frontal
  • Album : Death Eaters
  • Sortie : 2014
  • Label : Season of Mist
  • Style : Thrash-Technique
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

Thrash Technique, France. Un album bourru sans défauts techniques.

Qu’il est bon de voir un nom qui me parle dans cet album ! Ayant connu le groupe grâce à son batteur, (cf: Morgan Berthet) et ayant reçu de la patronne l’album en question afin d’en écrire un papelard dessus, c’est après moultes écoutes que je me penche enfin dessus en ce matin tout gris.

Je passe mon tour sur la blague  » une musique sur tous les fronts  » par contre …

Même si c’est un peu à ça qu’on a affaire, car Death Eaters c’est un album sans aucuns défauts techniques, avec du trémolo qui suit des swip (« New Journey« ) et qui envoie juste derrière un riff carré aux influences clairement assumées Gojira qui se ressent sur certains morceaux plus que d’autre tout de même (« Inferno« ) , sans pour autant un faire pompage honteux, et ça le fait un max.
On peut vous parler de quoi aussi ? Du titre éponyme à l’intro très Rock’n’Roll basse/guitare/batterie, avec un chant me rappelant certains titres de Pantera ? Spécialement dans l’intonation et le rythme et qui est le seul titre avec du chant clair, absolument bien géré ? Oui je le fais parce que tout le monde attends le titre éponyme de l’album, et autant dire qu’encore une fois, aucune déception à l’horizon.

Outre les rythmes cassés et ses breaks qui allègent les compos pour ne pas en faire juste des blocs techniques pures (« At War With Myself« ) ou encore de ses tapping cosmique (« No Pride« ), on a une basse qui ressort pas trop mal, ajoutant cette petite touche grasse sur des morceaux qui sonnent relativement claires sans grosse disto bien grasse qu’on pourrait retrouver dans d’autres groupes comme Revocation ou pour la base, Slayer.
Il fallait donc une prod’ bien chargée tout de même pour un album de cette carrure et c’est chose faite, malgré le fait que les cuivres se cachent assez souvent au dépit de grosses guitares qui entrainent les compos quasiment à elles toutes seules par moment.

Si l’objectif de Death Eaters est bien d’apporter du nouveau à la scène Metal française, c’est chose faite, avec ses compos qui font mouche dans pratiquement chaque oreille, c’est un festival technique qui est au programme, peu importe l’instrument. Entre riffs saccadés, tremolos, breaks justement posés ou ambiance dans les moments plus « calmes », Frontal frappe fort avec ce premier album.
Attention cependant, car il ne sera sûrement accessible à une poignée dû à l’accent mis sur la technique, en gardant tout de même les aspects qu’on a tous envie d’entendre ; une musique lourde avec une vraie gueulante derrière, et c’est ce qui peut le rendre accessible même aux non-initiés. Une des bonnes surprises de l’année dernière. (Et attention aux petites fautes comme avec le  » h  » oublié pour le dixième titre)


 

Setlist :

01. Kronos

02. No More Safety

03. One to Kill them All

04. Inferno

05. Rise Above

06. New Journey

07. Death Eaters

08. At War With Myself

09. No Pride

10. Psychopath Army

11. Mind Control

Killed in action

  • Groupe : Kill Me This Monday
  • Album : Killed in Action
  • Sortie : 2015
  • Label : Season of Mist
  • Style : Rock-Alternatif
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

Rock-Alternatif, Dunkerque.  » Madame, seriez vous disponible pour un flirt ? « 

Kill Me This Monday … C’est un peu ce que l’on ressent à la sortie du week-end, après un bon gros samedi imbibé (de concerts ou pas eh eh) ou alors tout simplement le nom d’un groupe du Dunkerquois formé fin 2010 nous proposent son premier album en début de mois d’Avril, après la sortie d’un petit EP 3 titres en 2013. D’ailleurs pour ceux qui seraient déçus de ne pas avoir pu choper le dit EP, vous retrouverez les 3 morceaux sur la galette, donc ne le soyez pas s’il vous plait !

Au niveau des 3 titres, aucune différence, aucune retouche, pas de remasterisation, donc hop rien à dire là-dessus et on passe à la galette.

Que dire de cette nouvelle sortie Klonosphere ? Déjà quand on suit le collectif, c’est qu’un nombre incroyable de bons albums sont sorties chez eux, est-ce que les KMTM réussiront le pari ? Il semblerait bien que oui, effectivement. Entre ses riffs typés bien Rock et ses compos, par moment mid-tempo et qui apporte un peu de lourdeur sans l’être trop pour autant comme « Fat Bottom Sandwich » ou alors ses morceaux bien rapide faisant référence à mes deux premiers Alter Bridge dans ma ludothèque, le groupe alterne entre les ambiances et met en place quelque chose de cohérent, de personnel.
On notera également l’apparition de quelques touches électro de temps à autre, qui ne sont pas exagérés et se placent bien dans les compos. Outre cela, le chant parlé/hurlé est bien géré, aucune faute n’apparaît aux oreilles, même après de multiples écoutes. (le meilleur exemple et le plus réussi, vous le trouverez avec « War » qui clôture l’album.) La production est bien réalisée, quoi que la batterie aura tendance à être un peu en dessous de la guitare de temps en temps et seuls les cuivres se démarqueront le plus, mais ce n’est pas non plus gênant dans l’écoute intégrale.
Tiens, pour revenir sur l’ambiance, on traversera les univers planants (Broken by the Tide, outro de Fat Bottom Sandwich) ou on passe à quelque chose de beaucoup plus festif (Crying for Help, Gravity) d’un moment à un autre, le mélange est bien distillé, même trop.

L’impression d’un retour aux années collèges avec mes disques de Sum41, Alter Bridge et autre Nirvana s’est bien fait ressentir sur tout le long de l’album, et ce genre de nostalgie émouvante est capable de faire de bonnes choses, surtout quand tout est travaillé et que ça passe tout seul. Un bon album signé par les Dunkerquois, qui ont véritablement la niack autant sur scène que sur CD allant jusqu’à rappeler ses bonnes vieilles scènes de film à l’eau de rose avec le héros qui retrouve l’amour de sa vie sous une pluie torrentielle … il ne reste plus qu’à voir ce que le futur leurs réservent.


Tracklist :

01. Gravity
02. Like A Porn Movie
03. Ashab
04. Copycat Conspiracy
05. Broken By The Tide
06. Killed in Action
07. Fat Bottom Sandwich
08. Crying for Help
09. As Definite
10. War

Murmuration

  • Groupe : Sick Sad World
  • Album : Murmuration
  • Sortie : 2014
  • Label : Send The Wood Music
  • Style : Post-Hardcore
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

 

Post-Hardcore, France. Un album varié, sans pour autant être une grosse surprise.

Sick Sad World nous vient tout droit des fonds nantais, fondé en 2007. Partant à la base d’un Punk/Metal prononcé, le groupe a su évolué autant musicalement que sur son line-up pour devenir la formation de Post-Hardcore mélangeant un genre par-ci, par-là pour se construire, et ce qu’on peut en dire c’est que ça reste drôlement efficace.

Aloooooors qu’est-ce que ça donnerait si on partait d’une base totalement Post-Hardcore, qu’on y mettrait de temps des passages d’Ambient (l’intro  » Spread Your Wings…  » ou l’intro du morceau  » Prophecy « ) ou alors des passages Sludge (break d’ Obsolete Obstacle) ? Mélangeons tout ça pour la potion magique ! Même si le gout n’est pas très poussé, ça à au moins le mérite d’être original et de proposer quelque chose de sympa à écouter.
Après tout, on sort aussi de ces sentiers pour aller dans quelque chose de plus Rock tout en restant ancré dans des passages Ambiant, un peu comme dans  » Prophecy  » ou la première partie et l’outro de  » Ghost Voice. « 

C’est là qu’on voit que la prod’ est carrée et réponds aux attentes du genre, rien n’étant exagéré et reste à un juste niveau, la basse sonne bien sans pour autant couvrir les autres instruments, même si elle reste un tant soi peu timide. Cependant le manque de justesse dans certains passages clairs (j’entends parler de la voix ic) ainsi que certains breaks qui arrivent un peu comme un cheveu dans la potion sans qu’on comprenne vraiment pourquoi et un peu au hasard sont un peu les erreurs que l’on retiendra de l’album, mais bon, ce n’est pas non plus récurrent.
Après 7 ans d’existence pour en arriver à cet album et une évolution dans son line-up et dans son genre, Sick Sad World offre un album pas mou du genou, qui possède une énergie digne de grands cris à gorge déployée et qui veut se faire entendre. Attention à ne pas trop se perdre dans la jungle de groupes aujourd’hui et à rectifier quelques petites erreurs et le groupe pourrait offrir un pot-pourri pas si pourri que ça …


Tracklist :

01. Spread Your Wings…

02. …And Burn The Crows

03. Obsolete Obstacle

04. Prophecy

05. Rebirth

06. Ghost Voice

07. Missing Bro

08. Old Path

09. Island

Fragments

  • Groupe : Forsaken World
  • Album : Fragments
  • Sortie : 2014
  • Label : Art Gates Records
  • Style : Death-Melodicore
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

Death-Melodique, France. Une attente comblée, voir même plus.

Ah 2014 ! Avec son affiche du Hellfest qui m’a fait baver durant des mois, la création du GoHelle Fest qui a fait carton plein dès sa première édition et l’année qui s’est terminée sur un concert magistrale de Behemoth, The Great Old Ones et Bliss of Flesh … pour les concerts. Voguant entre les déceptions tels que Siren Charms, ou alors entre les excellentes retrouvailles avec un Burial Ground terriblement salée des Louds, un autre groupe attire ma surprise dans ma pile de galettes en attente d’une chronique : Forsaken World. Alors oui, j’ai chroniquer leur premier album et je ne m’arrêterais pas là, maintenant on passe à Fragments, deuxième opus des gens du pays cocorico.

En premier lieu, je m’arrêterais sur la pochette, à l’image de As Time Reflects Our End on reste dans le même trip ; une vision de la fin à venir qui s’y retrouve. Déjà, ça, ça annonce du bon pour la galette. Maintenant qu’en est-il ?

Deux ans plus tard, on a quelque chose de beaucoup plus aboutis que le déjà bon As Time Reflects Our End, avec une galette qui couvre quasiment une heure avec juste quatre chansons de plus, ce qui, à mon sens, rattrape la trop courte durée et le sentiment de rester sur sa faim il y a deux ans. Le mélange Death Melodic avec des touches Metalcore sonnent de mieux en mieux, car cette fois je ne trouve aucun changement trop choquant ou abusif.
En dehors du fait que le groupe sonne toujours aussi bourrin (Death) mais harmonieux en même temps (Melodic) on aura le droit à des moments planants, notamment avec l’enivrant voir hypnotisant « Deadlight’s Station » au 3/4 de l’album, qui offre un moment de répit avant la dernière partie de l’album, à l’image complet de ce deuxième volume. On se remet doucement dans le bain avec « Jigsaw » aux allures un peu gothiques et « For Love of Yesterday » avec l’ajout de voix féminine qui n’est pas de trop (si, je vous l’assure) et qui fait la surprise sur les compositions de la bande. Bonne surprise au demeurant, évidemment.
Les breaks restent accrocheurs et fait partie ce qui fait la force des compos avec les riffs qui s’enchaînent comme des balles et l’ambiance que Forsaken World se force à mettre en place, ou encore les solos présents, même si ces derniers se font plus timides et moins techniques que sur leur première galette.

Niveau production je n’ai rien à ajouter à ce qui a était dit par rapport à il y a deux ans, même studio, même son. Hormis le fait que cette fois, la production n’en fait pas des tonnes sur les guitares, que la batterie est mis bien plus en avant qu’avant, cette fois la basse fera partie des timides, malgré l’ajout de sampler. Cependant, on sent que le groupe a voulu faire des efforts pour ajouter encore plus de choses, pour nous offrir un album encore plus abouti que le premier, et on peux largement remercier l’effort.

Deuxième album pour Forsaken World, un travail de plus en plus abouti avec la recherche de son propre son, quoi qu’on a tendance encore à avoir encore dans les oreilles ce ressenti d’écoute d’Arch Enemy, les efforts sont plus que louables, et l’on espère que le groupe les portera jusqu’à devenir eux-mêmes, complètement.


 

Tracklist :

01. … And End Never Came
02. ElectroShock
03. Rise For A Better Collapse
04. Ashes of Your Past Beliefs
05. Expect Us
06. Porn Generation
07. Define Your Priorities
08. Deadlight’s Station
09. Jigsaw
10. For Love of Yesterday
11. Our Own Society
12. Fragments of A Modern Extinct Era

As Time Reflects Our End

  • Groupe : Forsaken World
  • Album : As Time Reflects Our End
  • Sortie : 2011
  • Label : Auto-Production
  • Style : Death-Melodicore
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

Death Melodique, France. Forsaken World veut jouer dans la cour des grands, et le dévoile dès sa première galette.

Forsaken World, groupe de MeloDeath nous sort sa première production en 2011, et nous fait profiter d’un groupe puissant, où l’amateurisme semble loin déjà. En effet, en à peine 5 ans de carrières, le groupe a pu déjà partager la scène avec des groupes tels que Belphegor, The ARRS, Hatesphere ou encore Immolation pour ne citer qu’eux. Pour partager de tels têtes d’affiches, qu’est-ce que donne le groupe en studio ?

Et bien, c’est du bon, du très bon. Malgré les touches Metalcore des fois un peu zarbis, l’alchimie fonctionnent bien. Cependant si je dis zarbi c’est parce que y’a des moments ça le fait pas trop (« Near Future » et son break de début) mais y’a des moments où ça t’envoie une bourrasque phénoménale (la montée en puissance sur « My Shelter » est juste mortelle … De toute façon vous l’écouterez celle-là, et même en boucle malgré le fait que vous devez chroniquer l’album, parce que c’est sûrement l’un des meilleurs titres.)

L’espoir de faire une petite pause par un allègement avec l’intro suave à la guitare d' »Artifical Tears » te fait rêver avec ses dissonances Hard Rock digne de Sweet Child O’ Mine ? Tu rêves mon pote ! A la fin de cette intro, tu vas te manger une autre salve de riffs bien sucrés Metalcore, avec une évolution du genre sur tout le morceau. D’ailleurs en parlant d’une chanson des Guns, les solos sont clairement pas là pour faire de la teinturerie, notamment celui de « My Shelter » (quand je vous dis qu’il y a rien à jeter sur celle-là !)

Et pour la production, on a quelque chose de bien massif, qui tient la route sur toute la longueur de l’album, avec une basse bien présente et diversifiée sur tous les morceaux (oui vous pouvez aller vérifier par vous-même) et qui envoie un son bien gras et puissant. Ma seule déception sur ce point, ce sont les cuivres un peu disparates qui feront perdre de l’intensité à la batterie, sinon vous retrouverez le principal mélange guitare/chant en avant, qui écrase tout comme (excusez moi la comparaison, j’ai plus d’idées pour ça) un vrai rouleau-compresseur.

Première galette de Forsaken World, des influences Death Melodic bien typés des groupes des pays scandinaves (Arch Enemy, In Flames, Dark Tranquility et devinez à quel studio il a été enregistrer ? Au Quiet Place Studio, donc niveau référence vous allez être servis.) avec une touche de Metalcore exotique, vous obtenez presque un mélange parfait, car cet album à des défauts, mais est surtout plein de qualités. Dommage que pour le genre on est pas affaire à un plus gros contenu (environ 30 minutes pour 8 morceaux) mais même restreint à des morceaux « courts » Forsaken World démontre qu’il est capable de faire bien, et qu’il pourrait sortir du bac à sable pour jouer dans la cour des grands.


 

Tracklist :

01. 010010110

02. Near Future

03. Crucified Truth

04. My Shelter

05. Forsaken World

06. Artificial Tears

07. Parallel Universes

08. As Time Reflects Our End