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  • Groupe : Disturbed
  • Album : Evolution
  • Sortie : Octobre 2018
  • Label : Reprise Records
  • Style : Morden Metal, Hard US, FM
  • Site Web : www
  • Note: 14.5/20

Disturbed… mine de rien ce groupe commence à faire partie des vieux briscards dans le genre Hard et Metal et va sans doute, comme à chaque fois faire couler beaucoup d’encre, ou du moins faire beaucoup parler sur les réseaux sociaux. Si les amateurs du groupe en parlent en bien pour le moment, les notes vues ici ou là sont plutôt quant à elles mitigées.
Après le succès de sa reprise de « The Sound of Silence », le groupe de Chicago a vu son panel de fans évoluer et de toute évidence cela se ressent, Disturbed a changé et semble vouloir s’assurer une reconnaissance plus populaire que par le passé. A la première écoute, je me suis dit que Disturbed était en roue libre se contentant de faire ce qu’il sait faire de mieux, de gros riffs et de belles mélodies. Et puis les écoutes s’enchaînant, mon impression a pris une autre direction. Le groupe a effectivement changé son fusil d’épaule pour se rapprocher d’un Metal moins dur et clairement plus ouvert au monde. Plus facile d’accès ? Je n’irai pas jusque là, car quelques titres sont encore bien Heavy et percutant, avec des riffs vraiment durs, mais la multitudes de ballades ou de morceaux plus ‘doux’ prouvent bien que quelque chose a changé. Immortalized semble proche et loin à la fois.
Attention, la qualité est toujours au rendez-vous, car à part le premier morceau sur lequel je n’ai absolument pas accroché, le reste de l’album est vraiment bien foutu.
Si vous aimez les dernières productions de Nikki Sixx par exemple, je pense que ce Evolution pourrait vous intéresser. On reste dans cette production massive, à la rythmique puissante, voire indus, à la basse lourde qui donne un tempo lent et pesant. Après, le reste est orienté Folk, où la guitare acoustique prend une place plus importante. On cherche la direction que veut prendre Disturbed, qui a le cul entre deux chaises, mais personnellement cela ne m’a pas dérangé plus que ça.
Je ne peux pas dire que Disturbed prenne de risques avec ce nouvel album, car finalement s’il était annoncé comme un changement d’orientation, on se retrouve bel et bien avec une simple évolution.
L’édition Deluxe contient quatre titres supplémentaires dont « The Sound of Silence » interprété en live en compagnie de Myle Kennedy. Personnellement je trouve que le groupe insuffle au titre une sonorité proche des chansons de Noël et ça a du mal à passer. Le reste de cette édition limitée est totalement inutile; « This Venom » est une composition passable, le remix de « Are You Ready est insignifiant, alors que la ballade « Univited Guest » est quant à elle totalement vide, inefficace et stérile. Bref, c’est une purge.


Tracklist:
1. « Are You Ready »
2. « No More »
3. « A Reason to Fight »
4. « In Another Time »
5. « Stronger on Your Own »
6. « Hold on to Memories »
7. « Saviour of Nothing »
8. « Watch You Burn »
9. « The Best Ones Lie »
10. « Already Gone »
11. « The Sound of Silence » Live Feat Myles Kennedy (Deluxe Edition)
12. « This Venom » (Deluxe Edition)
13. « Are You Ready » ( Sam de Jong Remix) (Deluxe Edition)
14. « Univited Guest » (Deluxe Edition)

  • Groupe : Dol Ammad
  • Album : Cosmic Gods : Episode II Astroatlas
  • Sortie : Juillet 2018
  • Label : Auto Prod
  • Style : Indus / Orchestral / Metal / Opera
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

Ceux qui m’entourent et qui écoutent le même style musical, connaissent très bien ma passion pour les productions de Thanasis Lightbridge, un compositeur Grec que j’affectionne tout particulièrement pour sa sympathie et sa sincérité.
Ce compositeur aux multiples facettes et aux vidéos toujours étonnantes, a su aux fils des années glaner de l’expérience dans le domaine de la musique en variant les plaisirs. Dol Theeta, Dol Kruug et Dol Ammad son trois facettes de Thanasis qui représentent son état d’esprit. Chaque formation, chaque projet apportant sa pierre à l’édifice que le Grec construit au fil du temps. Electro, Indus, Symphonique, Metal, Techno, Synthétique, Orchestral… difficile de classer l’homme et ce qu’il fait avec chacun de ses groupes. Le sait-il lui-même ? Je le crois car si tout est lié, rien ne se croise ou ne s’entrechoque. Dol Theeta, Dol Kruug et Dol Ammad, tout est à sa place, parfaitement agencé et rien ne dépasse jamais.

Nous n’avions pas eu beaucoup de nouvelles de Dol Ammad depuis la sortie de l’excellent Cosmic Gods : Episode I Hyperspace, mis à part un étonnant single arrivé sur Youtube, rendant hommage à John Williams, le compositeur de la bande son de Star Wars, avec le titre « Duel of the Fates » que vous pouvez regarder ici . Thanasis est fan, mais je ne m’attendais pas à entendre un jour une telle reprise, un tel hommage. A quand Vangelis ou JM Jarre ?

Cette seconde partie de Cosmic Gods intitulé Astroatlas reprend les principes du premier épisode. A savoir de belles orchestrations, de splendides voix d’opéra, comme d’accoutumé des chanteuses et chanteurs lyriques Grecs, des riffs puissants sur lesquels je reviendrais un peu plus tard, une batterie et une rythmique très industrielle et enfin des passages oniriques d’une douceur sans égale.

Ce second épisode est malheureusement et contrairement à son prédécesseur disponible uniquement en digital sur BandCamp. Dommage que l’on n’ai pu avoir cette belle pochette en version vinyle comme l’a été Hyperspace, mais niveau budget, je comprends que cela soit un peu serré pour un seul homme. On peut toujours espérer, car vraiment je serai fier de voir un tel disque trôner à côté de son grand frère.

Passons au contenu. Le titre d’ouverture donne immédiatement le tempo. Je crois que c’est l’un des plus beaux morceaux composés par Thanasis. Quelle performance, autant vocale que musicale. C’est puissant, très mélodique, les arrangements sont grandiloquants mais nullement pompeux. Certaines lignes de claviers sont franchement incroyables, très discrètes, au casque c’est un régal. Que dire aussi du solo de guitare qui vous frappe et vous fait dresser les poils. Dommage qu’il n’y en ait pas plus sur l’album. Je crois d’ailleurs que c’est le plus plus gros défaut de ce disque, la quasi absence de solo de guitare. Certes Astroatlas n’en a de prime abords pas la nécessité, mais je crois qu’il aurait pu devenir un joyaux encore plus brillant avec de belles lignes de guitares sur des solos placés ici et là tout au long de l’album.
Pour les metalleux un peu frileux d’entendre toute cette rythmique Industrielle je conseille fortement l’écoute du petit bijou qu’est « Astroatlas » envoyant loin derrière des groupes de Symphonique Orchestral. De plus avec ses riffs tout droits importés d’un disque de Blind Guardian, Dol Ammad assomme son auditoire. Quelle merveille que ce brassage de musique de toute provenance et de tous styles. Comment ne pas s’étonner de l’efficacité du break sur « Replicant Paradox » aux claviers presque 70’s.

Ecoute après écoute, je découvre de plus en plus de choses sur cet album. Des mélodies finement placées, des sons cachés qui ne s’identifient pas aux premiers coups et je prends de plus en plus de plaisir à chercher et à découvrir certaines choses. Cela permet aussi de trouver, à contrario, des petits défauts, car outre ce manque de solos, je regrette aussi que Thanasis n’ai pas choisi une composition avec un chanteur unique, comme il avait pu le faire par le passé avec DC Cooper. Bon évidemment les deux titres où le chanteur de Royal Hunt pose sa voix sont pour moi parmi les plus beaux titres de toutes ma cdthèque, donc je suis un peu impartial … Mais si ce n’est pas lui, pourquoi pas un autre ? Oui, une composition avec un chanteur aurait pu amener à une bouffé d’air frais dans tout ce dédale de voix et de sons. Enfin, dernier reproche, et j’arrêterai là, parfois, Thanasis a trop voulu en faire. Les compositions deviennent complexes, car il y a trop de sons qui nous arrivent dans les oreilles, trop d’effets. Je pense notamment aux bidouillages sur « Nebula 71 » où il aurait peut-être été bon de laisser la rythmique et le clavier travailler seuls (autour des 3,15), histoire de respirer un peu.

Côté production, le résultat est clairement à la hauteur de mes attentes. C’est monstrueux et j’aimerai bien qu’un jour Jean Michel Jarre puisse sortir un disque avec une production aussi massive et efficace. J’imagine très bien Chronologie être remixé avec cette qualité de production, il suffit d’ailleurs d’entendre le plus aérien, « Biobomb » pour en être convaincu. D’ailleurs Thanasis a su influer à cette composition un esprit cataclysmique sans pour autant être brutal.
L’album se conclu, comme il l’avait commencé, à savoir sur une longue piste dépassant les 7 minutes. Le titre est lui aussi très beau, avec des voix magnifiques, un beau solo de guitare et des mélodies à faire dresser les poils (les dernières minutes sont magistrales et n’ont rien à envier au mastodonte Trans Siberian Orchestra).

Thanasis Lightbridge rend donc un très bon album. Je le mettrai à égalité avec Hyperspace, malgré quelques regrets. Il se rattrape par les émotions et la puissance qu’il dégage, à tout point de vue.
En espérant ne pas attendre 6 années de plus pour avoir un nouveau disque de Dol Ammad, je vais aller de ce pas me réécouter toute la discographie de ce Monsieur.


Tracklist:
01. « Force of Freedom »
02. « The Nova Temple »
03. « Planet Doomsday »
04. « Astroatlas »
05. « Replicant Paradox »
06. « Nebula 71 »
07. « The Healer »
08. « Biobomb »
09. « Silent Arrival at the Alpha Leonis Lighthouse »

  • Groupe : Gioeli / Castronovo
  • Album : Set The World on Fire
  • Sortie : Juillet 2018
  • Label : Frontiers Records
  • Style : FM / AOR / Hard Rock Mélodique
  • Site Web : www
  • Note: 15,5/20

Qui aurait pu imaginer Johnny Gioeli et Deen Castronovo se réunir à nouveau après l’excellent premier album de Hardline Double Eclipse sorti en 1992 ? Sincèrement pas moi. Mais cela fait sans doute longtemps que chez Frontiers on y pense !! Voilà, c’est maintenant chose faite et le résultat n’est franchement pas dégueulasse, bien au contraire.

Je ne vais pas revenir sur l’historique de chacun, Gioeli chez Axell Rudi Pell et le père Deen Castronovo principalement connu pour son talent chez Journey. Il a participé à tellement de chose, que je ne vais pas tous les énumérer ici. Aujourd’hui, le batteur est membre de The Dead Daisies et de Revolution Saints où par ailleurs nous avons pu découvrir que le monsieur était aussi très bon vocaliste.

Le projet, de cette réunion, mené par Alessendro Del Vecchio se veut très équilibré entre les deux voix. Pour compléter ce talentueux duo l’italien s’est entouré du bassisteNick Mazzucconi (que l’on peut entendre dans Sunstorm notamment) ainsi que le guitariste de Hardline, Mario Percudanti.

Je ne vous cacherai pas qu’à la première écoute, ou du moins sur le premier morceau, « Set The World on Fire », je suis resté de marbre. Heureusement la suite m’a rassuré, mais même après plusieurs écoutes, cet ouverture d’album n’est clairement pas la meilleure composition du disque. La suite est bonne, mais c’est seulement à partir de la reprise de Lady Antebellum « Need You Now » que tout s’accélère et que l’album atteint un tout autre niveau de qualité. « Ride of Your Life » très teinté Journey est une bombe mélodique, comme seul d’ailleurs le groupe sus nommé sait le faire. Castronovo me bluffe vocalement. Il ne dénote tout simplement pas face à ses anciens comparses vocalistes. « Mother » plus FM sait faire mouche, avec un duo au top. Le mélange prend divinement bien. « Run of your Life » plus direct me fait beaucoup penser à Pride of Lions dans ses riffs acérés et avec ce duo rappelant Jim Peterik et Toby Hitchcock. Il est comme « Ride of your Life » l’une des plus belles compos deSet the World on Fire.

Un peu agacé d’entendre Gioeli dans les compositions de Axell Rudi Pell, toujours identiques d’album en album, j’ai pris un certain plaisir à redécouvrir cet excellent chanteur dans une musique différente. Je l’avais découvert avec Hardline, puis avec Crush 40 et l’entendre sur l’excellent et puissant « Remember Me » est un vent d’air frais pour moi. Quel bonheur !

Forcément, les ballades sont aussi au rendez-vous. Elles sont elles aussi de qualités. J’ai tout particulièrement apprécié la dernière (qui clôt l’album au passage) « Let Me Out », qui sans égaler les pépites acoustique de Mr Big, ont su éveiller un moi un certain moment de bien être. « It’s All About You » n’est pas en reste, mais reste selon moi trop classique. Pourtant les harmonies sont belles et la performance vocale n’est pas en reste, mais je crois qu’entendre Gioeli sur ce genre de compo me rappelle encore une fois trop Axell Rudi Pell.

Set the World on Fire est un bon disque. Il prouve qu’une fois de plus ce pouvoir unique chez Frontiers à façonner des duos reste inaltérable.
Cet album ne sera pas le disque FM de l’année, mais de par ses qualités il pourra vous faire passer de très bons moments (au pluriel car oui, vous risquez de l’écouter plusieurs fois).

 


Tracklist:

01. « Set the World on Fire »
02. « Through »
03. « Who I Am »
04. « Fall Like an Angel »
05. « It’s All About You »
06. « Need You Now »
07. « Ride of Your Life »
08. « Mother »
09. « Walk with Me »
10. « Run for Your Life »
11. « Remember Me »
12. « Let Me Out »

  • Groupe : Squidhead
  • Album : Cult[ist]
  • Sortie : Mars 2018
  • Label : Phenix Promotion
  • Style : Death / Cthulhu Metal / Death Indus / Thrash Death
  • Site Web : www
  • Note: 17,5/20

Voilà une formation Belge qui affectionne tout particulièrement Cthulhu ce qui n’est pas pour me déplaire. 
Le groupe, devrais-je plutôt dire le one man band (oui oui) propose une musique musclée orienté Death Indus et vraiment puissante. 
J’ai vraiment été impressionné par la puissance du son. La production est magistrale est claque au sol. Je pense que certaines gosses pointures dans la scène Metal aimeraient posséder un son aussi énorme. Je suis sans voix. 
Cela fait maintenant un petit moment que je n’avais pas écouter ce genre de Metal et j’avais un peu peur de ne pas apprécier. Et puis finalement j’avoue avoir été scotché par la musique de Squidhead

Outre Meshuggha (fortement) ou bien Fear Factory (moins visible), j’ai pas mal pensé à SYL durant l’écoute de Cult[ist]. C’est technique, mais pas trop, c’est brutal mais pas trop et c’est mélodique juste comme il faut. Je pense notamment à « Whisper of the Deep » qui se trouve être la synthèse de tout l’album en matière de musique proposée. Ce titre m’a d’ailleurs pas mal fait penser à Hypocrisy sur les albums Virus ou The Arrival. Cette façon de mélanger intelligemment claviers oppressants, guitares jouées hautes et ce chant Death est un vrai bonheur. Cette composition marque d’ailleurs une certaine accalmie sur le disque. Car tout du long il faut avouer que ça cogne assez fort. 
Respect aussi sur certains solo, comme ceux de « Whisper of the Deep » et de « Verbis Diablo » qui m’ont époustouflés. 

La qualité générale de Cult[ist] force incontestablement le respect. Après juste un Ep paru en 2014, ce premier album annonce vraiment une carrière énorme car le potentiel de Squidhead semble infini. Il sera peut-être difficile de faire mieux si ce n’est aussi bien lors de la prochaine salves de riffs accompagnant le prochain album, mais pour le moment juste whaou, du grand art monsieur  Pierre « Pish » Minet !!
40 minutes de Death, 40 minutes de pur bonheur. 


Tracklist:
01. « Abyssal Worshippers »
02. « Mantra of Insanity »
03. « Awakening »
04. « Lucid Nightmares »
05. « Mad Painter »
06. « Whispers of the Deep »
07. « Torn Skies »
08. « Verbis Diablo »

  • Groupe : Follow the Cipher
  • Album : S/T
  • Sortie : Mai 2018
  • Label : Nuclear Blast
  • Style : Heavy Metal / Power Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15,5/20

Jeune formation Suédoise, Follow the Cipher est né de l’idée de Ken Kängström (Compositeur et producteur pour Sabaton) de créer un groupe à la musique différente de la scène Metal habituelle. S’est entouré de Karl Löfgren à la batterie, Viktor Carlsson à la guitare, Jonas Asplind à la basse et de la chanteuse Linda Toni Grahn que l’homme part en 2014 à l’aventure. Quasiment immédiatement Nuclear Blast a reniflé un potentiel fabuleux avec cette formation. 

Je ne vous cacherais pas que avec quelques écoutes je n’ai pas trouvé tant d’originalité que ça chez les Suédois. Certes ce qu’ils proposent est varié tout au long de la rondelle, mais de là à dire que l’on tient là quelque chose d’original, il ne faut pas déconner. 
Peut-être que certains membres ont de la bouteille, mais moi aussi et je peux garantir, que si les titres sont bons (certains vraiment excellents) on ne m’y trompera pas sur les influences. 

Ça débute d’ailleurs de très belle façon avec un « Enter the Cipher » vraiment excellent où l’on découvre au passage les talents de vocaliste de la demoiselle. Une belle voix, qui a du potentiel, et qui arrive tout de même à se démarquer de certaines de ses consœurs (notamment  Brittney Hayes de Unleash the Archers ou Asselia Scoletti de Temperance). Les mélodies de claviers et riffs de guitares me font fortement penser à Firewind. Bon certes l’influence est bonne, mais là pour le coup c’est flagrant. A contrario, cette composition est un véritable bonheur. Le refrain est une bonne claque. C’est presque Pop comme pourrait le faire Amaranthe. Et l’apport vocal de Viktor Carlsson un plus indéniable. j’ai cru que c’était Devin Townsend qui avait posé sa voix, tant le Suédois est ressemblant et performant. La suite de l’album est plus classique et malheureusement moins percutante. Ce premier morceau laissait pourtant espérer du très lourd. Attention, ce n’est pas mauvais c’est juste que c’est nettement pas au niveau de « Enter the Cipher ».

« My Soldier » met les orchestrations plus en avant. C’est aussi une belle composition. Mais une fois de plus l’influence évidente de Within Tempation est assez marquée. Pas évident de ce démarquer en 2018. Pourtant Certaines formations y arrivent bien, sans trop mettre en avant cette fameuse volonté de ‘différence’. Unleash the Archer en est un bon exemple, tout comme Borealis avec son dernier album. La performance vocale de Linda Toni Grahn est sur un titre de ce genre vraiment remarquable. 
« Winterfall » est plus lente et lorgne vers un Heavy plus doux, mais d’une banalité terrifiante. A la première écoute j’ai pu deviner où allait être les break et les chœurs. Pas terrible tout de même. 
Plus loin dans l’album « Play with Fire » sort franchement du lot. Orchestrations et mélodies font un travail vraiment efficace. La puissance vocale de la chanteuse éclate au grand jour. C’est clairement l’une des grandes autre surprise de ce disque. Derrière un grand titre comme celui-ci il faut évidemment mettre le paquet. Malheureusement « I Revive » tombe à plat. Une fois encore influencé par Firewind avec ses beaux claviers le titre est mou et n’est sauvé que par un bon refrain. 
Avant de terminer l’album par la reprise de Sabaton « Carolus Rex » composé à l’époque par Ken Kängström et ma foi à peine plus excitante que l’originale, Follow the Cipher nous gratifie d’une bonne claque dans la gueule avec « Starlight » avec moults invités tous remarquables. Joakim Brodén (Sabaton), Nils Patrik Johansson (Astral Doors), Johnny Lindkvist (Nocturnal Rites) et Ronny Hemlin (Tad Morose) sont venus pousser la chansonnette avec Linda et le résultat est très réussi et surtout vraiment convainquant. Malheureusement le titre très inspiré par Dragonland époque Starfall est court, trop court ! Voilà une composition qui méritait bien d’atteindre les 7 ou 8 minutes. 

Clairement, pour un premier album, Follow the Cipher fait assez fort. C’est l’une des surprises de ce début d’année. Il ne restera clairement pas dans mes disques remarquables de 2018, mais je n’oublierai pas de partager cette belle découverte à qui veut découvrir un groupe sympa et passer avec lui un agréable moment. 


Tracklist :
01. Enter The Cipher

02. Valkyria
03. My Soldier
04. Winterfall
05. Titan’s Call
06. The Rising
07. A Mind’s Escape
08. Play With Fire
09. I Revive
10. Starlight
11. Carolus Rex

  • Groupe : Chris Bay
  • Album : Chasing the Sun
  • Sortie : Février 2018
  • Label : SPV
  • Style : AOR / Pop / World Music
  • Site Web : www
  • Note: 16,5/20

Vous connaissez tous plus ou moins mon amour pour Freedom Call et particulièrement pour son chanteur Chris Bay, un type vraiment cool, toujours souriant, du moins en concert et aux interviews. C’est le genre de type qui voit toujours de façon positive et je crois que ça s’entend fortement dans son groupe de Speed Metal. Durant toutes ces années à la tête de Freedom Call il a composé pas mal de titres Speed et d’autres nettement moins Heavy, plus Rock, plus calibrés pour la radio. Certaines compositions ont pu facilement se greffer aux albums alors que d’autres étaient bien trop ‘douces’ pour avoir leur place.

Chasing the Sun regroupe donc toute une sélection de compositions non choisi pour se retrouver sur un disque de Freedom Call.
Chris Bay a t’il eu raison de regarder dans une autre direction, quitte à laisser pas mal de fans du groupe sur le coté du chemin ?

Personnellement j’ai toujours apprécié ses morceaux plus easy listening sur les albums de Freedom Call et c’est avec un certain intérêt que je me suis porté sur ce mystérieux Chasing the Sun.
Chris a posé tout d’abord un premier single fin 2017, « Radio Starlight » où il expliquait parler de ces titres qui à la radio restent en tête durant des heures. J’avoue ne pas avoir accroché au début. Trouvant le titre un peu trop facile. Mais au final, intégré à l’album, il ressort comme un très bon morceau de Pop avec un ‘lalala‘ très efficace.
Et d’ailleurs, comme tout bon titre de Freedom Call, la mélodie est une part importante des compositions de Chris Bay. Ici forcement c’est le cas aussi. Le tour de force d’ailleurs et sur des titres pas forcement très excitants, c’est d’avoir placé des mélodies vocales ou musicales, des sons, des refrains qui marquent, qui restent et qui perdurent tout ça dans un débordement de joie.

La preuve avec la première moitié de l’album. « Flying Hearts » est clairement Pop, voir AOR. Claviers omniprésents, jolies mélodies, un chant pas trop haut, et un beau solo de gratte final en font une belle mise en bouche. Ceux qui n’étaient pas convaincu peuvent avec un tel titre être rassuré. Ensuite, Chris qui aime les sonorités écossaises fait un tour de force en plaçant un « Light my Fire » très simple, mais d’une efficacité sans limite. Comment ne pas siffloter, ne pas se dandiner à l’écoute de cette compo? Les paroles sont simples et jolies, sans chichi. C’est cool, tout simplement.
Arrive ensuite « Move On » avec ses trompettes qui rappellent les premiers albums de Freedom Call. Comme le titre précédent, c’est la mélodie qui fait le travail. Chris ne force pas son talent et le refrain va forcement faire un carton en concert. Le clavier presque disco tranche avec les riffs lourds des guitares, pourtant ça marche bien. Je ne vous cacherai pas que ce titre et le précédent passe en boucle dans ma voiture.

Par cet album Chris Bay chercherai t’il à prouver que la Pop peut être autre chose que ce que les gros labels nous font écouter sans relâche à la radio et à la télé ? En tout cas, je suis certains que des esprits ouverts pourrait apprécier sans sourciller de tels morceaux.
Idem pour « Silent Cry » avec son intro Pop avec une voix féminine est un pur chef d’oeuvre. Il aurait pu cartonner durant les années 90 à l’époque où des groupes comme Breeders, Pearl Jam ou Stilskin faisaient la une des charts.
« Hollywood Dancer » est très sympa aussi et possède une mélodie qui me rappelle une chanson connue, mais dont je ne me souviens pas du titre. Ici Chris Bay n’a pu s’empêcher de placer des ‘hohoho’ si caractéristique de Freedom Call. Presque cette composition aurait pu se retrouver en bonus sur Beyond.
Je suis un peu plus mitigé concernant « Keep Waiting » même si j’avoue que ce titre à du charme. « Misty Rain » et « Bad Boys » iraient parfaitement s’ajouter sur un album de Gotthard ou de Bon Jovi, car bien Hard Rock. Définitivement Chris Bay est un compositeur multi-tâche, car il faut avoir du talent pour ne pas se louper lorsque l’on va voir dans des contrés éloignées.
Si la seconde moitié de Chasing the Sun est moins dansante (avec « Misty Rain » ou « Hollywood Dancer »), moins émotive  (« Keep Waiting ») il ne reste pas moins que Chris a réussi à me convaincre  en variant les plaisirs. Encore une autre corde à son arc avec « Where Waters Flow In Heaven » une compo posée et douce, vraiment très éloignée de Freedom Call. Enfin, le premier disque solo de Chris Bay se termine par une ballade, que dis-je, un slow vraiment très réussi, « Love Will Never Die ».

Il y a fort à parier qu’il y aura des déceptions à l’écoute de Chasing the Sun, mais le guitariste chanteur de Freedom Call avait prévenu. 
Si vous avez envie d’un petit vent de fraîcheur au volant de votre voiture, plutôt que d’ouvrir la fenêtre ou de baisser la clim, prenez le temps d’écouter Chasing the Sun, cela vous fera le plus grand bien.


Tracklist:
01. Flying Heart
02 Light my Fire
03. Move on
04. Radio Starlight
05. Silent Cry
06. Hollywood Dancer
07. Keep Waiting
08. Misty Rain
09. Where Waters Flow In Heaven
10. Bad Boyz
11. Love Will Never Lie

  • Groupe : Burn the Sun
  • Album : Crack of Dawn [EP]
  • Sortie : Aout 2014
  • Label : Autoproduction / Bandcamp
  • Style : Stoner Rock
  • Site Web : www
  • Note: 16,5/20

Nous voici avec un petit groupe Grecque qui pratique un très bon Stoner Rock, inspiré par Kyuss ou bien encore Fu Manchu.
Pas évident de juger sur 5 titres et seulement 30 minutes de musique, mais avec ce premier EP ces Grecques se placent déjà parmi les groupes à suivre de près.
Ce qui est évident, c’est qu’après leur première démo, et cet EP le groupe maîtrise déjà très bien son sujet.
Une musique langoureuse, voluptueuse (« Crack of Dawn ») surfant par moment avec le sludge (« Desert FLowers » et ses 12 minutes)et une sonorité très Desert Rock, Burn the Sun porte vraiment bien son nom, c’est chaud bouillant !

Cet EP risque de vous brûler le crane à son écoute à bord d’une vieille mustang décapotée sur une longue route américaine désertique et  ensoleillée. Cette phrase vous semble déjà lue sur ce site et ailleurs ? Oui en effet, elle est classique et facile à transposer dès que l’on parle de Desert Rock ou de Stoner, pourtant, je crois que c’est bien que tout le monde ressent lorsque l’on écoute ce genre de musique. 

 Un groupe si jeune, formé en 2010, avec seulement quelques concerts et une seule démo, qui te sort un tel EP, c’est vraiment bon signe. Le groupe n’ayant pas donné de signe de vie sur sa page Facebook depuis plus d’un an n’annonce rien de bon. Mais on ne sait jamais, une belle surprise peut toujours arriver. En tout cas je serais là pour écouter ça et vous en parler, car un petit diamant est en train de naître. 


Tracklist:
01. Crack of Dawn0
02. O.C.D
03. Bitchslap4. Thriallis
05. Desert Flowers

  • Groupe : Borealis
  • Album : The Offering
  • Sortie : Mars 2018
  • Label : AFM
  • Style : Metal Orchestral, Power Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 19,5/20

Quelle claque mes amis !
J’écoute Borealis depuis Fall From Grace et après la sortie de l’excellent Purgatory en 2015, j’attendais avec impatience l’arrivée de leur nouvel album. Et je ne suis pas déçu. C’est clairement la meilleur surprise de ce début d’année. Après ma chronique de Ostura, où j’ai mis une pièce sur le fait que The Room allait être l’un des disques de l’année, je crois que je peux rajouter The Offering à ma liste.

Clairement, si vous aimez Evergrey, Borealis va vous botter les fesses avec un Metal bien plus puissant. Les Canadiens vont bien plus loin que les Suédois en matière d’orchestrations, et l’égale en matière d’émotions. Si le dernier disque de Evergrey était déjà très fort, avec des qualités quasi inégalées pour le groupe, Borealis élève encore le niveau.

Depuis que j’ai le promo entre les oreilles, je ne pense qu’à lui. Et si la première écoute m’a laissé un goût de trop peu, dès la seconde ça a été la révélation. Pas de longueurs inutiles, pas de démonstrations, pas de grandiloquences veines, c’est carré, c’est sans bagout, en tout point excellent, cela frôlerai presque avec la perfection. Appuyé par une production puissante et des arrangements dignes d’un véritable orchestre, The Offering est en un mot, grandiose.

On peut parler de Evergrey, mais j’ai aussi pensé des formations où l’on a pu entendre Jorn Lande par le passé. Dans le chant certes, car Matt Marinelli se rapproche vraiment de Jorn et de Tom Englund, mais aussi dans certaines mélodies (« Sign of No Return » qui pourrait sortir tout droit d’un album de Beyond Twilight).

Si certaines compositions peuvent apparaître de prime abord classiques dans leurs constructions, je pense qu’elles méritent que l’on s’y attarde un peu plus, car c’est vraiment très bien façonné. Ce coté puissant ou vraiment glacials de certains passages sont agrémentés de telles façons qu’une mélodie ou une orchestration viennent adoucir ou réchauffer le tout. « River » est du niveau de l’incomparable et unique album de Mundanus Imperium, The Spectral Spheres Coronation. Certains passages ont une touche progressive que l’on ne retrouve que chez Andromeda ou sur Astronomica le dernier album de Crimson Glory.
Comment ne pas frissonner sur les orchestrations et la puissance de « Into the Light » ou bien sur le refrain très musclé de « Forever Lost » ?

De temps à autres, une poignée de groupes arrivent à composer des titres qui propulsent l’album au rang d’imparable, d’immanquable, de culte même. Je pense rapidement comme ça à Lost Horizon avec « Highlander (The One) », longue composition, très travaillée, absolument intemporelle… La dernière pièce de The Offering, « The Ghost of innocence » et ses 8 minutes 45 élève l’album a un rang supérieur. Je pense qu’elle rejoint ces titres dont se souviendra encore dans de nombreuses années.
Quel beau morceau ! Un duo qui fait dresser les poils, un refrain grandiose et un final tambour battant sans négliger des orchestrations à rendre jaloux Kamelot, whaou! Comment ne pas céder à la grâce d’un tel titre? Comment ne pas succomber à la déesse Metal après avoir entendu une telle merveille ?

The Offering est dors et déjà parmi mes albums de l’année.
Hautement recommandé aux personnes aimant le Metal Orchestral, tout simplement.


 Tracklist:
01. The Fire Between Us
02. Sign Of No Return
03. The Offering
04. River
05. The Second Son
06. The Devil’s Hand
07. Into The Light
08. Scarlet Angel
09. The Awakening
10. The Path
11. Forever Lost
12. The Ghosts Of Innocence

  • Groupe : Ostura
  • Album : The Room
  • Sortie : Février 2018
  • Label : Universal
  • Style : Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 18,5/20

 

Je me suis intéressé à ce groupe grâce à ça pochette magnifique (tout comme comme les deux singles digitaux) et je n’ai pas été déçu. C’est encore un peu tôt pour lui décerner le titre d’album de l’année, mais il y a quelque chose de sympa dans cette formation Libanaise, qui n’en est qu’à son deuxième album. Et à l’écoute de The Room, de se dire que ce n’est que le deuxième … c’est fort !!

Ostura est une formation originaire du Liban. Le groupe se compose de Elia Monsef et Youmna Jreissati au chant, Danny Bou-Maroun aux claviers et à l’orchestration, Alain Ibrahim aux guitares et Alex Abi Chaker à la batterie. Voilà pour le groupe, mais sur The Room, il y aussi son petit lot d’invités,  Arjen Anthony Lucassen et Michael Mills au chant, Thomas Lang à la batterie, Dan Veall à la basse, l’ami Marco Sfogli à la guitare ainsi que Ozgur Abbak à la guitare, Yamane Al Hage et Jokine Solban au violon, Nobuko Miyazaki à la flûte, Mohannad Nassar au oud et Roger Smith au violoncelle.  Du Lourd !! Rajoutez à cela l’orchestre philharmonique de Prague et l’orchestre du film libanais et voilà un combo gagnant.
Tout ce beau monde donne un savant mélange de Metal Progressif de haute volé agrémenté d’une production surpuissante signée, comme il se doit par Jens Bogren (Katatonia, Symphony X…). Musicalement comme dit plus haut, Ostura (qui signifie Legende en Arabe) aurait tendance à se rapprocher de mes regretter Grecques Wastefall, avec un Prog vraiment puissant, aux gros riffs et surtout à se brassage mélodique avec des harmonies symphoniques somptueuses. 

Les paroles sont émouvantes et profondes. Le concept se penche sur le coté le plus obscure de notre personnalité et ce que nous sommes face à la transformation du monde, une transformation qui nous échappe. C’est l’histoire d’une fille recluse s’enfermant dans une pièce et commençant à se faire ses propres histoires, à chercher après le pourquoi de son exclusion et essayer de mieux se connaître. 
Jamais facile de retranscrire tout ça. Mais heureusement les mots et les mélodies font le travail, c’est magnifique.

The Room est ambitieux pour un jeune groupe, car certes les invités sont prestigieux, mais le concept qui tourne autour de l’album est pour le moins tout autant casse gueule. Mais les Libanais, de façon très intelligentes  (de la même façon que Orphaned Land d’ailleurs) n’a pas eu peur d’ajouter des sonorités orientales pour donner de la profondeur à leurs compositions. Ce mélange de voix, d’ambiances, de sentiments et d’émotions est assez souvent dangereux. L’auditeur peut s’y perdre et ne pas trop comprendre où veut en venir la musique.
Chose étonnante, à la première écoute, durant les premières secondes je me suis dit que ça allait être génial, puis sur les deux ou trois morceaux, j’ai déchanté. C’était bon, mais pas autant qu’espéré. C’est en milieu d’album environ que j’ai compris que c’était du très lourd. Et plus on avance dans The Room et plus ça devient grand. Étonnant ressenti. 

The Room, album vendu si j’ai bien compris comme un Cinematic Score Metal est loin, très loin de Rhapsody. Il est même idiot de comparer leur musique, tant les Italiens et les Libanais ne jouent pas sur le même tableau. 

Je n’irai pas dans le détail des titres, je vous laisse découvrir The Room, mais sachez que au fil des écoutes on en découvre encore et encore. Signe des grands albums, sans aucun doute.


Tracklist:
01. « The Room »
02. « Escape »
03. « Beyond the New World »
04. « Let There Be »
05. « Erosion »
06. « Only One »
07. « Morning Light »
08. « Deathless »
09. « Darker Shade of Black »
10. « The Surge »
11. « Duality »
12. « Exit the Room? »

  • GroupeAxel Rudi Pell
  • Album The Ballads V
  • Sortie : Avril 2017
  • Label : SPV
  • Style : Ballades Rock / Ballades Metal
  • Site Web : www
  • Note: 11,5/20

Au rythme effréné d’un album tout les deux ans, Axel Rudi Pell est un compositeur qui ne s’arrête jamais d’écrire.  Album après album malheureusement le souffle s’éteint et seuls quelques titres de-ci de-là arrivent à rappeler qu’il a été par le passé un bon compositeur. A défaut il reste un excellent guitariste et il a aussi la chance d’avoir avec lui Johnny Gioeli (Hardline), un chanteur hors du commun, qui reste un fervent lieutenant depuis déjà 1997, un record.

De temps à autre, histoire de nous faire patienter Axel et sa bande nous sortent un petit extra, si ce n’est pas un live, ça sera un best of de ballades.
Ici, ce sont les six derniers albums de l’Allemand qui nous sont présenter, avec pas moins de cinq inédits. Whaou, ça m’en décroche la mâchoire. Il n’empêche que malgré ces quatre morceaux, The Ballads V ne reste intéressant que pour les fans les plus extrêmes du groupe germanique.
On notera donc d’entrée d’album, « Love Holding On », où Johnny Gioeli partage le micro avec Bonnie Tyler. Sincèrement, c’est le meilleur morceau de la rondelle. Le duo est d’une belle efficacité je dois l’avouer d’autant le timbre de voix de nos deux vocalistes et assez similaire car bien éraillé.
Autre petite surprise, une reprise de Ed Sheeran, dont l’original fait la clôture du deuxième épisode du Hobbit. Je reste quelque peu pensif sur l’utilité d’une telle reprise. Je ne trouve cette composition réellement belle, donc, pour le coup… bof. Toujours parmi les reprises, on retrouvera ce cher Neil Young, avec « Hey Hey My My », joliment réinterprétée? Ça reste jolie, mais bien en deçà de l’original. Axel nous propose en fin d’album de redécouvrir Deep Purple avec « Mistreated » enregistré live et que l’ont peu déjà entendre sur le live Magic Moments. Enfin, et j’en finirai avec les inédits, « On the Edge Of Our Time », longue pièce de près de 8 minutes où Axel Rudi Pell nous replonge dans ses habituelles chansons mielleuses que l’on peut entendre une fois par album sur la presque totalité de sa longue discographie.

Le reste… et bien vous l’avez déjà entendu, ailleurs, sur les albums de votre blondinet barbu préféré.
Je ne viendrai pas à débattre sur l’utilité d’une telle compilation en 2017, alors que l’on peut se faire sois-même une clé usb ou un long best-of en mp3. C’est le choix de l’artiste, donc je le respecte, mais personnellement, ce genre de compil je n’en vois plus trop l’intérêt, surtout que Axel nous propose déjà sa cinquième… J’ai hâte d’être à la sixième dites donc… vivement 2024.

Et puis si, sincèrement vous désirez vous faire un beau moment de tranquillité en écoutant de belles ballades, prenez un disque de Blues signé Gary Moore, ça sera bien plus agréable. 


Tracklist:
01. « Love Holding On »
02. « I See Fire » (Ed Sheeran Cover)
03. « On The Edge Of Our Time »
04. « Hey Hey My My » (Neil Young Cover)
05. « Lived Our Lives Before »
06. « When Truth Hurts »
07. « Forever Free »
08. « Lost In Love »
09. « The Line » (live)
10. « Mistreated » (live, Deep Purple Cover)