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  • Groupe : Squidhead
  • Album : Cult[ist]
  • Sortie : Mars 2018
  • Label : Phenix Promotion
  • Style : Death / Cthulhu Metal / Death Indus / Thrash Death
  • Site Web : www
  • Note: 17,5/20

Voilà une formation Belge qui affectionne tout particulièrement Cthulhu ce qui n’est pas pour me déplaire. 
Le groupe, devrais-je plutôt dire le one man band (oui oui) propose une musique musclée orienté Death Indus et vraiment puissante. 
J’ai vraiment été impressionné par la puissance du son. La production est magistrale est claque au sol. Je pense que certaines gosses pointures dans la scène Metal aimeraient posséder un son aussi énorme. Je suis sans voix. 
Cela fait maintenant un petit moment que je n’avais pas écouter ce genre de Metal et j’avais un peu peur de ne pas apprécier. Et puis finalement j’avoue avoir été scotché par la musique de Squidhead

Outre Meshuggha (fortement) ou bien Fear Factory (moins visible), j’ai pas mal pensé à SYL durant l’écoute de Cult[ist]. C’est technique, mais pas trop, c’est brutal mais pas trop et c’est mélodique juste comme il faut. Je pense notamment à « Whisper of the Deep » qui se trouve être la synthèse de tout l’album en matière de musique proposée. Ce titre m’a d’ailleurs pas mal fait penser à Hypocrisy sur les albums Virus ou The Arrival. Cette façon de mélanger intelligemment claviers oppressants, guitares jouées hautes et ce chant Death est un vrai bonheur. Cette composition marque d’ailleurs une certaine accalmie sur le disque. Car tout du long il faut avouer que ça cogne assez fort. 
Respect aussi sur certains solo, comme ceux de « Whisper of the Deep » et de « Verbis Diablo » qui m’ont époustouflés. 

La qualité générale de Cult[ist] force incontestablement le respect. Après juste un Ep paru en 2014, ce premier album annonce vraiment une carrière énorme car le potentiel de Squidhead semble infini. Il sera peut-être difficile de faire mieux si ce n’est aussi bien lors de la prochaine salves de riffs accompagnant le prochain album, mais pour le moment juste whaou, du grand art monsieur  Pierre « Pish » Minet !!
40 minutes de Death, 40 minutes de pur bonheur. 


Tracklist:
01. « Abyssal Worshippers »
02. « Mantra of Insanity »
03. « Awakening »
04. « Lucid Nightmares »
05. « Mad Painter »
06. « Whispers of the Deep »
07. « Torn Skies »
08. « Verbis Diablo »

  • Groupe : Follow the Cipher
  • Album : S/T
  • Sortie : Mai 2018
  • Label : Nuclear Blast
  • Style : Heavy Metal / Power Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15,5/20

Jeune formation Suédoise, Follow the Cipher est né de l’idée de Ken Kängström (Compositeur et producteur pour Sabaton) de créer un groupe à la musique différente de la scène Metal habituelle. S’est entouré de Karl Löfgren à la batterie, Viktor Carlsson à la guitare, Jonas Asplind à la basse et de la chanteuse Linda Toni Grahn que l’homme part en 2014 à l’aventure. Quasiment immédiatement Nuclear Blast a reniflé un potentiel fabuleux avec cette formation. 

Je ne vous cacherais pas que avec quelques écoutes je n’ai pas trouvé tant d’originalité que ça chez les Suédois. Certes ce qu’ils proposent est varié tout au long de la rondelle, mais de là à dire que l’on tient là quelque chose d’original, il ne faut pas déconner. 
Peut-être que certains membres ont de la bouteille, mais moi aussi et je peux garantir, que si les titres sont bons (certains vraiment excellents) on ne m’y trompera pas sur les influences. 

Ça débute d’ailleurs de très belle façon avec un « Enter the Cipher » vraiment excellent où l’on découvre au passage les talents de vocaliste de la demoiselle. Une belle voix, qui a du potentiel, et qui arrive tout de même à se démarquer de certaines de ses consœurs (notamment  Brittney Hayes de Unleash the Archers ou Asselia Scoletti de Temperance). Les mélodies de claviers et riffs de guitares me font fortement penser à Firewind. Bon certes l’influence est bonne, mais là pour le coup c’est flagrant. A contrario, cette composition est un véritable bonheur. Le refrain est une bonne claque. C’est presque Pop comme pourrait le faire Amaranthe. Et l’apport vocal de Viktor Carlsson un plus indéniable. j’ai cru que c’était Devin Townsend qui avait posé sa voix, tant le Suédois est ressemblant et performant. La suite de l’album est plus classique et malheureusement moins percutante. Ce premier morceau laissait pourtant espérer du très lourd. Attention, ce n’est pas mauvais c’est juste que c’est nettement pas au niveau de « Enter the Cipher ».

« My Soldier » met les orchestrations plus en avant. C’est aussi une belle composition. Mais une fois de plus l’influence évidente de Within Tempation est assez marquée. Pas évident de ce démarquer en 2018. Pourtant Certaines formations y arrivent bien, sans trop mettre en avant cette fameuse volonté de ‘différence’. Unleash the Archer en est un bon exemple, tout comme Borealis avec son dernier album. La performance vocale de Linda Toni Grahn est sur un titre de ce genre vraiment remarquable. 
« Winterfall » est plus lente et lorgne vers un Heavy plus doux, mais d’une banalité terrifiante. A la première écoute j’ai pu deviner où allait être les break et les chœurs. Pas terrible tout de même. 
Plus loin dans l’album « Play with Fire » sort franchement du lot. Orchestrations et mélodies font un travail vraiment efficace. La puissance vocale de la chanteuse éclate au grand jour. C’est clairement l’une des grandes autre surprise de ce disque. Derrière un grand titre comme celui-ci il faut évidemment mettre le paquet. Malheureusement « I Revive » tombe à plat. Une fois encore influencé par Firewind avec ses beaux claviers le titre est mou et n’est sauvé que par un bon refrain. 
Avant de terminer l’album par la reprise de Sabaton « Carolus Rex » composé à l’époque par Ken Kängström et ma foi à peine plus excitante que l’originale, Follow the Cipher nous gratifie d’une bonne claque dans la gueule avec « Starlight » avec moults invités tous remarquables. Joakim Brodén (Sabaton), Nils Patrik Johansson (Astral Doors), Johnny Lindkvist (Nocturnal Rites) et Ronny Hemlin (Tad Morose) sont venus pousser la chansonnette avec Linda et le résultat est très réussi et surtout vraiment convainquant. Malheureusement le titre très inspiré par Dragonland époque Starfall est court, trop court ! Voilà une composition qui méritait bien d’atteindre les 7 ou 8 minutes. 

Clairement, pour un premier album, Follow the Cipher fait assez fort. C’est l’une des surprises de ce début d’année. Il ne restera clairement pas dans mes disques remarquables de 2018, mais je n’oublierai pas de partager cette belle découverte à qui veut découvrir un groupe sympa et passer avec lui un agréable moment. 


Tracklist :
01. Enter The Cipher

02. Valkyria
03. My Soldier
04. Winterfall
05. Titan’s Call
06. The Rising
07. A Mind’s Escape
08. Play With Fire
09. I Revive
10. Starlight
11. Carolus Rex

  • Groupe : Chris Bay
  • Album : Chasing the Sun
  • Sortie : Février 2018
  • Label : SPV
  • Style : AOR / Pop / World Music
  • Site Web : www
  • Note: 16,5/20

Vous connaissez tous plus ou moins mon amour pour Freedom Call et particulièrement pour son chanteur Chris Bay, un type vraiment cool, toujours souriant, du moins en concert et aux interviews. C’est le genre de type qui voit toujours de façon positive et je crois que ça s’entend fortement dans son groupe de Speed Metal. Durant toutes ces années à la tête de Freedom Call il a composé pas mal de titres Speed et d’autres nettement moins Heavy, plus Rock, plus calibrés pour la radio. Certaines compositions ont pu facilement se greffer aux albums alors que d’autres étaient bien trop ‘douces’ pour avoir leur place.

Chasing the Sun regroupe donc toute une sélection de compositions non choisi pour se retrouver sur un disque de Freedom Call.
Chris Bay a t’il eu raison de regarder dans une autre direction, quitte à laisser pas mal de fans du groupe sur le coté du chemin ?

Personnellement j’ai toujours apprécié ses morceaux plus easy listening sur les albums de Freedom Call et c’est avec un certain intérêt que je me suis porté sur ce mystérieux Chasing the Sun.
Chris a posé tout d’abord un premier single fin 2017, « Radio Starlight » où il expliquait parler de ces titres qui à la radio restent en tête durant des heures. J’avoue ne pas avoir accroché au début. Trouvant le titre un peu trop facile. Mais au final, intégré à l’album, il ressort comme un très bon morceau de Pop avec un ‘lalala‘ très efficace.
Et d’ailleurs, comme tout bon titre de Freedom Call, la mélodie est une part importante des compositions de Chris Bay. Ici forcement c’est le cas aussi. Le tour de force d’ailleurs et sur des titres pas forcement très excitants, c’est d’avoir placé des mélodies vocales ou musicales, des sons, des refrains qui marquent, qui restent et qui perdurent tout ça dans un débordement de joie.

La preuve avec la première moitié de l’album. « Flying Hearts » est clairement Pop, voir AOR. Claviers omniprésents, jolies mélodies, un chant pas trop haut, et un beau solo de gratte final en font une belle mise en bouche. Ceux qui n’étaient pas convaincu peuvent avec un tel titre être rassuré. Ensuite, Chris qui aime les sonorités écossaises fait un tour de force en plaçant un « Light my Fire » très simple, mais d’une efficacité sans limite. Comment ne pas siffloter, ne pas se dandiner à l’écoute de cette compo? Les paroles sont simples et jolies, sans chichi. C’est cool, tout simplement.
Arrive ensuite « Move On » avec ses trompettes qui rappellent les premiers albums de Freedom Call. Comme le titre précédent, c’est la mélodie qui fait le travail. Chris ne force pas son talent et le refrain va forcement faire un carton en concert. Le clavier presque disco tranche avec les riffs lourds des guitares, pourtant ça marche bien. Je ne vous cacherai pas que ce titre et le précédent passe en boucle dans ma voiture.

Par cet album Chris Bay chercherai t’il à prouver que la Pop peut être autre chose que ce que les gros labels nous font écouter sans relâche à la radio et à la télé ? En tout cas, je suis certains que des esprits ouverts pourrait apprécier sans sourciller de tels morceaux.
Idem pour « Silent Cry » avec son intro Pop avec une voix féminine est un pur chef d’oeuvre. Il aurait pu cartonner durant les années 90 à l’époque où des groupes comme Breeders, Pearl Jam ou Stilskin faisaient la une des charts.
« Hollywood Dancer » est très sympa aussi et possède une mélodie qui me rappelle une chanson connue, mais dont je ne me souviens pas du titre. Ici Chris Bay n’a pu s’empêcher de placer des ‘hohoho’ si caractéristique de Freedom Call. Presque cette composition aurait pu se retrouver en bonus sur Beyond.
Je suis un peu plus mitigé concernant « Keep Waiting » même si j’avoue que ce titre à du charme. « Misty Rain » et « Bad Boys » iraient parfaitement s’ajouter sur un album de Gotthard ou de Bon Jovi, car bien Hard Rock. Définitivement Chris Bay est un compositeur multi-tâche, car il faut avoir du talent pour ne pas se louper lorsque l’on va voir dans des contrés éloignées.
Si la seconde moitié de Chasing the Sun est moins dansante (avec « Misty Rain » ou « Hollywood Dancer »), moins émotive  (« Keep Waiting ») il ne reste pas moins que Chris a réussi à me convaincre  en variant les plaisirs. Encore une autre corde à son arc avec « Where Waters Flow In Heaven » une compo posée et douce, vraiment très éloignée de Freedom Call. Enfin, le premier disque solo de Chris Bay se termine par une ballade, que dis-je, un slow vraiment très réussi, « Love Will Never Die ».

Il y a fort à parier qu’il y aura des déceptions à l’écoute de Chasing the Sun, mais le guitariste chanteur de Freedom Call avait prévenu. 
Si vous avez envie d’un petit vent de fraîcheur au volant de votre voiture, plutôt que d’ouvrir la fenêtre ou de baisser la clim, prenez le temps d’écouter Chasing the Sun, cela vous fera le plus grand bien.


Tracklist:
01. Flying Heart
02 Light my Fire
03. Move on
04. Radio Starlight
05. Silent Cry
06. Hollywood Dancer
07. Keep Waiting
08. Misty Rain
09. Where Waters Flow In Heaven
10. Bad Boyz
11. Love Will Never Lie

  • Groupe : Burn the Sun
  • Album : Crack of Dawn [EP]
  • Sortie : Aout 2014
  • Label : Autoproduction / Bandcamp
  • Style : Stoner Rock
  • Site Web : www
  • Note: 16,5/20

Nous voici avec un petit groupe Grecque qui pratique un très bon Stoner Rock, inspiré par Kyuss ou bien encore Fu Manchu.
Pas évident de juger sur 5 titres et seulement 30 minutes de musique, mais avec ce premier EP ces Grecques se placent déjà parmi les groupes à suivre de près.
Ce qui est évident, c’est qu’après leur première démo, et cet EP le groupe maîtrise déjà très bien son sujet.
Une musique langoureuse, voluptueuse (« Crack of Dawn ») surfant par moment avec le sludge (« Desert FLowers » et ses 12 minutes)et une sonorité très Desert Rock, Burn the Sun porte vraiment bien son nom, c’est chaud bouillant !

Cet EP risque de vous brûler le crane à son écoute à bord d’une vieille mustang décapotée sur une longue route américaine désertique et  ensoleillée. Cette phrase vous semble déjà lue sur ce site et ailleurs ? Oui en effet, elle est classique et facile à transposer dès que l’on parle de Desert Rock ou de Stoner, pourtant, je crois que c’est bien que tout le monde ressent lorsque l’on écoute ce genre de musique. 

 Un groupe si jeune, formé en 2010, avec seulement quelques concerts et une seule démo, qui te sort un tel EP, c’est vraiment bon signe. Le groupe n’ayant pas donné de signe de vie sur sa page Facebook depuis plus d’un an n’annonce rien de bon. Mais on ne sait jamais, une belle surprise peut toujours arriver. En tout cas je serais là pour écouter ça et vous en parler, car un petit diamant est en train de naître. 


Tracklist:
01. Crack of Dawn0
02. O.C.D
03. Bitchslap4. Thriallis
05. Desert Flowers

  • Groupe : Borealis
  • Album : The Offering
  • Sortie : Mars 2018
  • Label : AFM
  • Style : Metal Orchestral, Power Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 19,5/20

Quelle claque mes amis !
J’écoute Borealis depuis Fall From Grace et après la sortie de l’excellent Purgatory en 2015, j’attendais avec impatience l’arrivée de leur nouvel album. Et je ne suis pas déçu. C’est clairement la meilleur surprise de ce début d’année. Après ma chronique de Ostura, où j’ai mis une pièce sur le fait que The Room allait être l’un des disques de l’année, je crois que je peux rajouter The Offering à ma liste.

Clairement, si vous aimez Evergrey, Borealis va vous botter les fesses avec un Metal bien plus puissant. Les Canadiens vont bien plus loin que les Suédois en matière d’orchestrations, et l’égale en matière d’émotions. Si le dernier disque de Evergrey était déjà très fort, avec des qualités quasi inégalées pour le groupe, Borealis élève encore le niveau.

Depuis que j’ai le promo entre les oreilles, je ne pense qu’à lui. Et si la première écoute m’a laissé un goût de trop peu, dès la seconde ça a été la révélation. Pas de longueurs inutiles, pas de démonstrations, pas de grandiloquences veines, c’est carré, c’est sans bagout, en tout point excellent, cela frôlerai presque avec la perfection. Appuyé par une production puissante et des arrangements dignes d’un véritable orchestre, The Offering est en un mot, grandiose.

On peut parler de Evergrey, mais j’ai aussi pensé des formations où l’on a pu entendre Jorn Lande par le passé. Dans le chant certes, car Matt Marinelli se rapproche vraiment de Jorn et de Tom Englund, mais aussi dans certaines mélodies (« Sign of No Return » qui pourrait sortir tout droit d’un album de Beyond Twilight).

Si certaines compositions peuvent apparaître de prime abord classiques dans leurs constructions, je pense qu’elles méritent que l’on s’y attarde un peu plus, car c’est vraiment très bien façonné. Ce coté puissant ou vraiment glacials de certains passages sont agrémentés de telles façons qu’une mélodie ou une orchestration viennent adoucir ou réchauffer le tout. « River » est du niveau de l’incomparable et unique album de Mundanus Imperium, The Spectral Spheres Coronation. Certains passages ont une touche progressive que l’on ne retrouve que chez Andromeda ou sur Astronomica le dernier album de Crimson Glory.
Comment ne pas frissonner sur les orchestrations et la puissance de « Into the Light » ou bien sur le refrain très musclé de « Forever Lost » ?

De temps à autres, une poignée de groupes arrivent à composer des titres qui propulsent l’album au rang d’imparable, d’immanquable, de culte même. Je pense rapidement comme ça à Lost Horizon avec « Highlander (The One) », longue composition, très travaillée, absolument intemporelle… La dernière pièce de The Offering, « The Ghost of innocence » et ses 8 minutes 45 élève l’album a un rang supérieur. Je pense qu’elle rejoint ces titres dont se souviendra encore dans de nombreuses années.
Quel beau morceau ! Un duo qui fait dresser les poils, un refrain grandiose et un final tambour battant sans négliger des orchestrations à rendre jaloux Kamelot, whaou! Comment ne pas céder à la grâce d’un tel titre? Comment ne pas succomber à la déesse Metal après avoir entendu une telle merveille ?

The Offering est dors et déjà parmi mes albums de l’année.
Hautement recommandé aux personnes aimant le Metal Orchestral, tout simplement.


 Tracklist:
01. The Fire Between Us
02. Sign Of No Return
03. The Offering
04. River
05. The Second Son
06. The Devil’s Hand
07. Into The Light
08. Scarlet Angel
09. The Awakening
10. The Path
11. Forever Lost
12. The Ghosts Of Innocence

  • Groupe : Ostura
  • Album : The Room
  • Sortie : Février 2018
  • Label : Universal
  • Style : Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 18,5/20

 

Je me suis intéressé à ce groupe grâce à ça pochette magnifique (tout comme comme les deux singles digitaux) et je n’ai pas été déçu. C’est encore un peu tôt pour lui décerner le titre d’album de l’année, mais il y a quelque chose de sympa dans cette formation Libanaise, qui n’en est qu’à son deuxième album. Et à l’écoute de The Room, de se dire que ce n’est que le deuxième … c’est fort !!

Ostura est une formation originaire du Liban. Le groupe se compose de Elia Monsef et Youmna Jreissati au chant, Danny Bou-Maroun aux claviers et à l’orchestration, Alain Ibrahim aux guitares et Alex Abi Chaker à la batterie. Voilà pour le groupe, mais sur The Room, il y aussi son petit lot d’invités,  Arjen Anthony Lucassen et Michael Mills au chant, Thomas Lang à la batterie, Dan Veall à la basse, l’ami Marco Sfogli à la guitare ainsi que Ozgur Abbak à la guitare, Yamane Al Hage et Jokine Solban au violon, Nobuko Miyazaki à la flûte, Mohannad Nassar au oud et Roger Smith au violoncelle.  Du Lourd !! Rajoutez à cela l’orchestre philharmonique de Prague et l’orchestre du film libanais et voilà un combo gagnant.
Tout ce beau monde donne un savant mélange de Metal Progressif de haute volé agrémenté d’une production surpuissante signée, comme il se doit par Jens Bogren (Katatonia, Symphony X…). Musicalement comme dit plus haut, Ostura (qui signifie Legende en Arabe) aurait tendance à se rapprocher de mes regretter Grecques Wastefall, avec un Prog vraiment puissant, aux gros riffs et surtout à se brassage mélodique avec des harmonies symphoniques somptueuses. 

Les paroles sont émouvantes et profondes. Le concept se penche sur le coté le plus obscure de notre personnalité et ce que nous sommes face à la transformation du monde, une transformation qui nous échappe. C’est l’histoire d’une fille recluse s’enfermant dans une pièce et commençant à se faire ses propres histoires, à chercher après le pourquoi de son exclusion et essayer de mieux se connaître. 
Jamais facile de retranscrire tout ça. Mais heureusement les mots et les mélodies font le travail, c’est magnifique.

The Room est ambitieux pour un jeune groupe, car certes les invités sont prestigieux, mais le concept qui tourne autour de l’album est pour le moins tout autant casse gueule. Mais les Libanais, de façon très intelligentes  (de la même façon que Orphaned Land d’ailleurs) n’a pas eu peur d’ajouter des sonorités orientales pour donner de la profondeur à leurs compositions. Ce mélange de voix, d’ambiances, de sentiments et d’émotions est assez souvent dangereux. L’auditeur peut s’y perdre et ne pas trop comprendre où veut en venir la musique.
Chose étonnante, à la première écoute, durant les premières secondes je me suis dit que ça allait être génial, puis sur les deux ou trois morceaux, j’ai déchanté. C’était bon, mais pas autant qu’espéré. C’est en milieu d’album environ que j’ai compris que c’était du très lourd. Et plus on avance dans The Room et plus ça devient grand. Étonnant ressenti. 

The Room, album vendu si j’ai bien compris comme un Cinematic Score Metal est loin, très loin de Rhapsody. Il est même idiot de comparer leur musique, tant les Italiens et les Libanais ne jouent pas sur le même tableau. 

Je n’irai pas dans le détail des titres, je vous laisse découvrir The Room, mais sachez que au fil des écoutes on en découvre encore et encore. Signe des grands albums, sans aucun doute.


Tracklist:
01. « The Room »
02. « Escape »
03. « Beyond the New World »
04. « Let There Be »
05. « Erosion »
06. « Only One »
07. « Morning Light »
08. « Deathless »
09. « Darker Shade of Black »
10. « The Surge »
11. « Duality »
12. « Exit the Room? »

  • GroupeAxel Rudi Pell
  • Album The Ballads V
  • Sortie : Avril 2017
  • Label : SPV
  • Style : Ballades Rock / Ballades Metal
  • Site Web : www
  • Note: 11,5/20

Au rythme effréné d’un album tout les deux ans, Axel Rudi Pell est un compositeur qui ne s’arrête jamais d’écrire.  Album après album malheureusement le souffle s’éteint et seuls quelques titres de-ci de-là arrivent à rappeler qu’il a été par le passé un bon compositeur. A défaut il reste un excellent guitariste et il a aussi la chance d’avoir avec lui Johnny Gioeli (Hardline), un chanteur hors du commun, qui reste un fervent lieutenant depuis déjà 1997, un record.

De temps à autre, histoire de nous faire patienter Axel et sa bande nous sortent un petit extra, si ce n’est pas un live, ça sera un best of de ballades.
Ici, ce sont les six derniers albums de l’Allemand qui nous sont présenter, avec pas moins de cinq inédits. Whaou, ça m’en décroche la mâchoire. Il n’empêche que malgré ces quatre morceaux, The Ballads V ne reste intéressant que pour les fans les plus extrêmes du groupe germanique.
On notera donc d’entrée d’album, « Love Holding On », où Johnny Gioeli partage le micro avec Bonnie Tyler. Sincèrement, c’est le meilleur morceau de la rondelle. Le duo est d’une belle efficacité je dois l’avouer d’autant le timbre de voix de nos deux vocalistes et assez similaire car bien éraillé.
Autre petite surprise, une reprise de Ed Sheeran, dont l’original fait la clôture du deuxième épisode du Hobbit. Je reste quelque peu pensif sur l’utilité d’une telle reprise. Je ne trouve cette composition réellement belle, donc, pour le coup… bof. Toujours parmi les reprises, on retrouvera ce cher Neil Young, avec « Hey Hey My My », joliment réinterprétée? Ça reste jolie, mais bien en deçà de l’original. Axel nous propose en fin d’album de redécouvrir Deep Purple avec « Mistreated » enregistré live et que l’ont peu déjà entendre sur le live Magic Moments. Enfin, et j’en finirai avec les inédits, « On the Edge Of Our Time », longue pièce de près de 8 minutes où Axel Rudi Pell nous replonge dans ses habituelles chansons mielleuses que l’on peut entendre une fois par album sur la presque totalité de sa longue discographie.

Le reste… et bien vous l’avez déjà entendu, ailleurs, sur les albums de votre blondinet barbu préféré.
Je ne viendrai pas à débattre sur l’utilité d’une telle compilation en 2017, alors que l’on peut se faire sois-même une clé usb ou un long best-of en mp3. C’est le choix de l’artiste, donc je le respecte, mais personnellement, ce genre de compil je n’en vois plus trop l’intérêt, surtout que Axel nous propose déjà sa cinquième… J’ai hâte d’être à la sixième dites donc… vivement 2024.

Et puis si, sincèrement vous désirez vous faire un beau moment de tranquillité en écoutant de belles ballades, prenez un disque de Blues signé Gary Moore, ça sera bien plus agréable. 


Tracklist:
01. « Love Holding On »
02. « I See Fire » (Ed Sheeran Cover)
03. « On The Edge Of Our Time »
04. « Hey Hey My My » (Neil Young Cover)
05. « Lived Our Lives Before »
06. « When Truth Hurts »
07. « Forever Free »
08. « Lost In Love »
09. « The Line » (live)
10. « Mistreated » (live, Deep Purple Cover)

  • GroupeBlind Ego
  • Album Liquid
  • Sortie : Octobre 2016
  • Label : Gentle Art Of Music
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note: 14,5/20

C’est le retour de Blind Ego. Surement Kalle Wallner a du trouver un petit moment de temps libre au près de RPWL pour s’éclipser. Nous n’avions pas eu de nouvelle de cette formation depuis Numb en 2009 et c’était bien dommage, car Numb et Mirror étaient deux album sympathique. Mirror de 2007 était plutôt Rock Progressif à la façon d’un Kino ou d’un Arena alors que Numb était plus puissant, plus Heavy. Pour Liquid il en sera un peu des deux.

Tantôt Rock, sans trop entrer dans l’univers Progressif, tantôt plus Hard Rock en flirtant avec le Metal, Kalle Wallner a chercher a lier les deux mondes.
Mal lui en à pris diront certains et c’est peut-être vrai car on ne sait pas trop sur quel pied danser. Cependant, aucun titre n’est mauvais, ni même moyen. Le niveau est là et on nul doute que Kalle Wallner maîtrise son sujet.

Bien entouré vocalement (Erik Blomkvist (ex Platitude), Arno Menses (Subsignal), et Aaron Brooks), le guitariste de RPWL nous délecte de belles notes et mélodies tout au long de cet album.
Si l’album n’égale pas les merveilles de RPWL, on ne peut pourtant pas ignorer ses qualités et on passera un très bon moment à son écoute. C’est le minimum vous me l’accorderez, mais certains n’en sont pourtant pas capable. Un bon moment qui donnerai même l’envie de le réécouter une seconde fois d’affilé. Mais pas plus et malheureusement c’est exactement le genre de galette à finir ranger parmi les autres et ne plus jamais ressortir malgré les premiers ressentis.


Tracklist:
01. A Place In The Sun
02. Blackened
03. What If
04. Not Going Away
05. Never Escape The Storm
06. Tears And Laughter
07. Hear My Voice Out There
08. Quiet Anger
09. Speak The Truth

  • GroupeOrphaned Land
  • Album Unsung Prophets & Dead Messiahs
  • Sortie : Janvier 2018
  • Label : Century Media
  • Style : Metal Oriental / Heavy Metal / Metal Progressif / Doom / Death Metal / Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note: 18,5/20

Allez, je vous refais l’historique, rapidement…
Orphaned Land
 est une formation Israélienne qui fête ses 25 ans d’existence.

Le groupe est l’un des pionniers en matière de Metal Oriental au coté de Melechesh. Il mélange Folk, Death Metal ainsi que du Doom. Les racines orientales sont très présentes dans la musique de la formation Israélienne et le folklore musical y est tout naturellement prédominant. Coté texte Orphaned Land met l’accent sur  un message de coexistence pacifique entre juifs et musulmans.

Cela parle beaucoup de religion, quelle soit Musulmane ou Chrétienne, ou Juive bien évidemment. La bible, sur l’album Mabool, qui parle de Noé, ou ici sur le nouvel album Unsung Prophets & Dead Messiahs qui parle du concept philosophique de la caverne de Platon (Source Wikipedia:  Elle expose en termes imagés les conditions d’accession de l’homme à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance). Le groupe veut par ses textes raconter le destin de GandhiMartin Luther King ou Jésus Christ, des messies morts ou des révolutionnaires condamnés ou tués par ignorance selon le chanteur Kobi Farhi.


Les années passent et les albums aussi et il semble que les Israéliens préfèrent adoucir la chose. Plus de voix claires, plus de mélodies, plus progressifs aussi par moment.

Durant l’écoute de Unsung Prophets & Dead Messiahs j’ai beaucoup penser à Moonspell, évidemment dans les moments Death, mais aussi par moment dans certaines phases musicales. 
Extrême et mélodique je crois qu’il est difficile de mélanger aussi bien ces deux palettes de la musique Metal que sur cet album. De plus les sonorités arabisantes de la musique font vite voyager dans ce si lointain Moyen Orient. 

Si Unsung Prophets & Dead Messiahs se ressent comme plus épique que les albums précédents c’est du aux influences orientales présentes du début à la fin du disque. Ce voyage est totalement réussi. L’album n’en est pour autant pas forcement plus complexe. Si chaque titre se veut différent dans sa rythmique ou son intonation musicale, il n’en reste pas moins que tout coule de source. Tout s’imbrique admirablement.
Le très progressif et zen « All Knowing Eye » se veut très planant mais ne fait concrètement pas tache face au très Folk/Oriental « Yedidi » chanté en Hébreu. En fait après plusieurs écoutes Unsung Prophets & Dead Messiahs pourrait même être l’opposé musical des glacials albums de Vintersorg ou Borknagar, tant les compositions quelles soient progressives ou Death sont travaillées.
On appréciera ou pas la présence de Hansi Kursch sur « Like Orpheus ». Perso, j’ai du mal avec sa voix dès qu’elle sort de Blind Guardian et ici cela ne fait exception. Outre Hansi, il y a aussi comme invités, Steve Hackett (Genesis) au solo sur  « Chains Fall To Gravity » et Tomas Lindberg (At The Gates) au chant growl sur « Only The Dead Have Seen The End Of War », fabuleux titre qui n’a rien à envier aux grandes productions de Metal Opéra. 

Plus les écoutes passent et plus j’apprécie ce disque. Toutes ces sonorités, ce patchwork d’influences orientales, sont un régal pour mes oreilles. 
Orphaned Land a fait un travail remarquable.
L’un des joyaux de cette année c’est certain. 


Tracklist:
01.  « The Cave »
02. « We do not Resist »
03. « Propaganda »
04. « All Knowing Eye »
05. « Yedidi »
06. « Chains Fall to Gravity »
07. « Like Orpheus »
08. « Poets of Prophetic Messianism »
09. « Left Behind »
10. « My Brother’s Keeper »
11. « Take my Hand »
12. « Only the Dead Have Seen the End of War »
13. « The Manifest – Epilogue »

 

  • GroupeShakra
  • Album : Snakes & Ladders
  • Sortie : Novembre 2017
  • Label : AFM Records
  • Style : Hard N’Roll
  • Site Web : www
  • Note: 13.5/20

Hé bien vous savez quoi, voilà un album de Shakra que je trouve ennuyeux. Ça faisait longtemps que cela n’était pas arrivé ! A vouloir sortir des albums aussi souvent, il me semble que les Helvètes se soient contentés de peu pour ce Snakes & Ladders. Les compositions sont bonnes, mais il n’y a réellement rien de bien folichon. Où sont donc des titres comme « Hello » ou « Around the World » que l’on pouvait entendre sur l’album précédent
Shakra est en roue libre et un titre comme « The Seeds » m’a à peine fait tapoter des pieds. Et seul « I Will Rise Again » a réussi a éveiller un soupçon d’intérêt. 
Bon, je ne vais pas reprocher à Shakra de faire du Shakra, mais quitte à le faire, autant que ça soit bien fait. Mais franchement l’écoute de Snakes & Ladders me laisse sur ma faim, alors que d’écouter juste le premier titre de Hight Moon éveil en moi l’envie de parcourir des kilomètres à bord de ma voiture (je sais, c’est cliché, mais j’aime ça). Idem pour « Open Water » qui se révèle être une ballade plutôt classique et l’on pouvait clairement s’attendre à mieux de la part des Suisses.

Bon les gars, revenez dans deux bonnes années et prenez le temps de peaufiner tout ça s’il vous plait. Vous être capable de bien mieux. 

 


Tracklist:
01. Cassandra’s Curse
02. Friday Nightmare
03. Snakes & Ladders
04. Something You Don’t Understand
05. The Seeds
06. Rollin’
07. Medicine Man
08. I Will Rise Again
09. Open Water
10. The Race Of My Life
11. Fire In My Veins
12. The End Of Days