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Hugh Grunt

 

000defrag

  • Groupe : Defragment
  • Album : EP
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death Metal Hybride
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

 


 

Oyé, Oyé voici Boulogne sur mer qui redébarque par chez nous. Defragment abordent dans nos pages l’air de rien avec cet air innocent et ce premier deux titres proposé après presque un an d’existence.
Le combo rassemble des membres de formations qui parleront sans doute aux personnes du coin comme As A Burning Heaven et C.o.n.t.r.a.s.t. , par conséquent on peut déjà s’attendre à une bonne expérience antérieure acquise.

Et c’est donc ce qui va se produire dès le premier titre. Déjà, pour anecdote, il s’agit du premier jet des boulonnais et on sera aisément frappé par la très bonne production très nette qui renforce la puissance des deux titres.

Allez donc coller une étiquette au groupe. La base est assez death mais on voyage sur les terres du deathcore, du djent, du post black, du power southern metal enfin le tout dans une ambiance aussi lourde que dynamique.

Du travail il y en a, et un acharnement très conséquent.

« Enemies » rassemblera bon nombres d’amateurs de combos metal différents. On peut penser à Fear Factory, Scarve, Devin Towsend, Gojira.

Ca sonne certes très metal actuel mais la fusion entre les différents styles exploités prend effet avec une aisance assurée et un plaisir pour l’auditeur de bon travail bien exécuté.
Jonglant entre agressivité avec le côté core du début aux rythmiques pachydermiques et le côté épique qui se situe au noyau du titre et qui s’avère tout simplement majestueux. Je vois déjà pas mal de zombies avoir le sourcil se lever avec le petit clin d’oeil à 28 jours plus tard discrètement incorporé !

Des mélodies qui s’enchaînent en ayant le mérite de vous rester dans le crâne, un chant qui sait s’ancrer avec maîtrise dans les ambiances proposés et cette batterie trigguée qui martèle jusqu’ à ce que saignement des oreilles s’annoncent.

Un véritable impact, un bel impact même.

Le travail vocal est à saluer. Comme dit ci dessus, il s’adapte parfaitement au jeu. Voix death rageuse, passage plus black et chant clair aussi burné qu’épique, le travail apporté ici participe pleinement à la défragmentation de votre cerveau.

Pas d’ennui dans l’écoute globale, ce qui s’avère être déjà une très bonne note en plus du côté accrocheur.

Accrocheur, nous reprendrons ce terme pour ce riff très southern metal que l’on trouve dans « Visceral » avec son groove from Hell digne d’un Down, B.L.S. qui hume bon le bourbon.

Le titre était pourtant parti sur une course très folle décorée de pains dans la tronche. Mais ce titre possède une folie certaine dans l’ampleur.
Brutalité, groove, côté progressif, c’est un plaisir à l’écoute.

Il est très difficile de croire à l’écoute des deux titres qu’il ne s’agit que de leur toute première sortie. C’est vous dire si le combo s’avère prometteur. Pour leur coller une étiquette, si vous y tenez à tout prix, on pourra leur accorder celle de Metal Hybride et Moderne.
A découvrir donc et à supporter.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine

 


Tracklist :

01. Enemies
02. Visceral

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  • Groupe: Doppelgänger
  • Album:  Anatomy Of Melancholy
  • Sortie: 2013
  • Label : Send The Wood
  • Style: Rock Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 


Doppelgänger nous viennent droit de Seine et Marne, et c’est sous le label Send The Wood Music qu’ils proposent ce premier album sorti en 2013 qui propose huit titres d’un rock metal qui sonne très scène américaine et qui groove à gogo.

Rock Metal ou Metal Rock, le combo parvient à varier au cours de ces titres des instants rock’n’roll à d’autres plus pêchus au côté donc métal plus confirmé.

Une bonne énergie se dégage de titres comme « Dream About The End » avec ces grosses guitares, ce tempo qui donne envie de jumper. On pourra penser à des formations comme Godsmack, un petit soupçon de Raging Speedhorn aussi dans la démarche, et le chant varie entre vocaux hurlés et un chant clair se rapprochant un peu du heavy.

C’est accrocheur comme pour exemple sur « Let Them Talk » et son départ très accrocheur qui ne sera pas sans rappeler une formation comme Soil avec ensuite toujours cette touche à la Raging Speedhorn pour cette ambiance groovy au chant alterné.

Les titres proposés sont variés avec ce dynamisme positif que l’on trouve dès le premier morceau « This fuckin nightmare is real » titre qui doit prendre toute son ampleur en concert tant l’ambiance balancée par le combo ravira autant les fans de MetallicaDisturbed et d’autres groupes issus de la scène rock metal de 1995/2000.

On retrouve des ambiances plus posées un peu à la Deftones sur « Drunk » ou le rythme mid tempo s’alourdit au cours des parties plus énergiques. Une basse bien présente avec de bonnes mélodies, le chant alterne entre le « parlé » et les cris rageurs.

« I’ m Lost, I’m Dead » est bien efficace également. Le registre ici est plus épique et même planant avec ces arpèges accompagné de ce chant clair. Une ballade rock, (nous évoquions tout à l’heure cet aspect aussi rock plus présent que le coté metal dans certains morceaux et vice et versa!) qui durcit le ton sur le refrain avec la distorsion sur les grattes et le chant hurlé. Le titre s’avère assez intéressant.

C’est une autre ballade que l’on retrouve en guise de dernier morceau « But… » qui pourra rappeler une bonne vielle ballade acoustique à la Guns’n’Roses, preuve donc que Doppelgänger se plaît à explorer différents styles.

Un album plutôt sympa qui va ravir à coup sûr les amateurs de la scène metal rock américaine des années 95/2000, citons GodsmackDisturbedSoil avec donc du groove, un côté accrocheur et plaisant.


 
Tracklist:
  1. This fucking nightmare is real
  2. Dream about the end
  3. Drunk
  4. Schizophrenia, my love
  5. I’m lost, I’m dead
  6. Let them talk
  7. Mr A.
  8. But…

 

 

 

Wealldiel32n

  •  Groupe: We All Die (Laughing)
  • Album:  Thoughtscanning
  • Sortie: 2014
  • Label : Kaotoxin
  • Style: Voyage Death Doom Black Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 18/20

 


 

Mesdames, Messieurs, vous êtes priés d’attacher vos ceintures. Aujourd’hui c’est l’écurie Kaotoxin qui nous paye le voyage avec ce premier album de We All Die (Laughing).

Derrière ce groupe se cache un duo représenté par Arno Strobl et Déhà. Pour les connaisseurs, vous savez sans doute qu’ Arno Strobl a eu de multiples projets dont l’excellent et culte Carnival In Coal , duo (également) très éclectique qui a su marquer bon nombres d’esprits. Ici il s’occupe également du travail vocal avec l’instrumentation gérée par Dehà de COAG, Maladie. A noter également que certaines parties vocales black que nous retrouverons dans cette album sont assurées par ce dernier.

Les présentations étant faite, nous allons pouvoir attaquer le vif du sujet avec donc le contenu de ce premier opus. C’est avec un long titre avoisinant les 35 minutes que le combo décide de nous faire découvrir son monde tant mélancolique que raffiné avec également des côtés plus bruts.

Le décollage se fait en douceur avec cette intro aux arpèges légers sur lesquels le chant typiquement crooner du sire Strobl vient se poser calmement. Le côté progressif étant le mot d’ordre de l’art de W.A.D.L., nous aurons ici une montée en puissance passant d’un aspect mélancolique qui s’aventure vers des contrées plus lourdes et brutes. Un début presque blues, jazz, doom qui part sur un black metal que l’on pourrait rapprocher de la scène Dsbm.

Les chants collent bien a chaque ambiance proposée, la double pédale alourdit le tempo, donnant même plus d’impact à l’atmosphère.

C’est épique, majestueux, les mélodies excellent alors que le chant est accrocheur comme il faut.

Tous les éléments se complètent pour former un bloc très solide.

L’originalité ne faisant aucun doute, le duo incorpore même un cuivre (saxophone si je ne me trompe) dans la partie progressive et jazzy qui démarre vers les huit minutes.

Une excellente alternance des styles permet à ce titre de plus de trente minutes de maintenir celui ou celle qui s’est permis d’embarquer pour ce voyage en haleine du départ à l’arrivée.

Le chant ose aborder des intonations qui pourra plaire autant aux amateurs d’Opeth, de Mike Patton (pour ce côté crooner mentionné ci dessus), Leviathan et Carnival In Coal pardi.

Et que dire de ce passage, ce pont situé à 11:27, bien guerrier limite viking metal qui vient faire ressurgir une énergie certaine avant de se reconcentrer sur cette valse psychédélique.

L’auditeur plane dans les airs sur les nappes de pianos, les riffs hypnotiques tout comme il peut compatir de la colère dégagée par ce titre. Les émotions sont diverses, variées et c’est bien ce qui fait la force dudit morceau et du duo.

Il est totalement impossible de coller à une étiquette tant nous pourrons penser à plusieurs groupes au fur et à mesure de l’avancement du titre. Opeth, Letter Written On Dead Leaves, Ulver, Shining, Solefald (pour le côté fou que l’on trouve dans « The Linear Scaffold » ) nombreux sont les auditeurs qui pourront trouver le bonheur dans l’écoute de cette galette.

Les chanceux qui auront acquis cet album en version digipack, sur les 1000 premières copies, se verront récompensés d’un morceau revisité d’ Amy Winehouse.

Et c’est une version bien personnelle que nous propose le groupe là, avec une touche groovy à souhait, le morceau est rendu ici assez chaleureux. Un bel hommage proposé ici conservant la touche imposée par le premier morceau.

Classieux ! C’est le mot qui ressort de cette écoute fort agréable d’un album qui s’ avère excellent. Un travail énorme, une maîtrise totale et un avis très positif qui ressort du tout. A noter que la suite vient tout fraîchement de sortir toujours sous la même écurie et qu’elle s’appelle « Tentoonstelling ».

A suivre donc !

 


Tracklist:

1. Thoughtscanning
2. Back To Black (Amy Winehouse cover)
 
 

 

 

 

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  •  Groupe: Fomento
  • Album:  To Persevere Is Diabolical
  • Sortie: 2012
  • Label : Coroner Records
  • Style: Death Thrash Core
  • Site Web : www
  • Note: 16/20
 

 

Et voilà que l’Italie décide de sévir à nouveau dans nos pages. Après entre autres Carcharodon et Bleeding Eyes, c’est Fomento qui vient poser sa touche dans une démarche nettement plus brutale puisque c’est un death très thrash brutal que nous imposent les gaillards.
C’est ce deuxième album, de 2012 auquel nous allons nous attaquer, pour ne pas dire que c’est eux qui nous attaquent avec ce dernier.

Très lourd, c’est l’effet porté par les rythmiques très écrasantes bien que dynamique. Jugez par vous même la puissance de la double pédale sur un titre comme « The Skeleton Coast » qui balance des patates thrash à souhait avec ces breaks encore plus broyeurs. La double est diaboliquement cinglante et l’impact de l’ensemble est porté par ce chant rageur qui ne sera pas sans rappeler celui d’ Altar.

Bon nombre de formations différentes pourront trouver leur bonheur dans ce groupe. Je pense à Slayer, Testament, Hatebreed, Morbid Angel (sur certains breaks lourds et décalés).

Une énergie déborde de titres comme « Monster Mobster » où les mélodies efficaces varient entre thrash brutal incisif, et un death mélodique écrasant tout sur le passage.

« In The Sixth Day » présente également de sérieux arguments pour décrocher plus d’une tête. Un savant mélange entre Morbid Angel (les fans sauront d’entrée de quoi je parle) et Hatebreed. Digne d’une bataille sans fin, massacrant les ennemis, l’heure est à la destruction. La guerre est lancée. Puissant, violent, avec ce batteur qui se donne à cœur joie pour assommer l’auditeur et ces riffs tant incisifs que lourdingues.

« Desecrators » impose également le respect avec cette montée en puissance dès le début, ce chemin jusqu’ à l’explosion de par le blast, la double, et le riff rentre dedans.
Des choeurs imposent une certaine hardcore touch, et ce titre vous martèle littéralement le tympan.
Sorti il y a deux années déjà, cet album impose le respect. Peut être pas des plus originaux, mais avec une maîtrise certaine et sans pitié. Enérgique, puissant, brutal, la douleur imposée par cette galette est plaisante à subir !


Tracklist:
01. Beware The Ides Of March
02. The Skeleton Coast
03. Devil’s Trill
04. The Dysteleological Argument
05. Predominance
06. Monster Mobster
07. Desecrators
08. Blood Pact
09. The Mud Machine
10. In The Sixth Day
11. Necropotency
12. On My Father’s Grave (Bonus Track)

 

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  •  Groupe: Defeat The Earth
  • Album:  Beyond Creation
  • Sortie: 2014
  • Label : Aucun / Autoproduction
  • Style: Brutal Death Core
  • Site Web : www (facebook)
  • Note: 17/20 

 

 

 


 

Amis de la brutalité impitoyable, prosternez vous car voici venir les esprits dérangés de Defeat The Earth. Second effort avec une bonne production ultra massive et caterpillaresque.

Que ceux qui aiment se prendre des mandales de béton armé s ‘approchent car ils seront servis avec cette galette qui va en trouer plus d un.

Ca arrache, c ‘est dynamique à souhait.

On apprécie tout d’abord le côté bien mélodique qui risquera de rassembler tous les amateurs d’ All Shall Perish et consorts. L’ensemble est aussi lourd qu’une tonne de béton dans une semelle.

Des Mosh parts de furieux comme sur « Day To Day » où mélodies suivent parfaitement et furieusement cette double qui n’est décidément pas humaine. Un droïde, une vraie furie, ce batteur vous collera tous au carreau.

Les amateurs de combos tels que Gojira pourront se retrouver également dans les breaks aussi saccadés que groovy inclus dans les titres.

On prend un réél plaisir à se faire tabasser par les rythmiques délurées où le blast vous troue le cerveau (prenez « Utopist » comme exemple). Véritable mitraillette décapante, l’effet ultra carré des mélodies et rythmiques vous collera une baffe puissante.

La brutalité est de mise, certes et le groupe en joue beaucoup mais nous ne saurions renier cet aspect groovy. Les mélodies qui pourront sembler complexes mais qui néanmoins ont le respect d’attirer notre accroche du début à la fin.

Le genre de tarte qui te semble lourde au ventre mais qui cependant te rafraîchit le cerveau par le biais ici de mélodies épiques.

Ici on casse de la brique, que dis je on explose même les enclumes avec une énergie maléfique. Véritables spartiates, ils n’ont pas de pitié pour les 300.

Mangez vous une biffle sur « Sexual Headcase », appréciez et on n’en parle plus !

Mélodies, breaks qui donnent envie de tout exploser à coups de poings, blasts extraterrestres, instrumentation lourde, on se prend une véritable poignée de hargne.

De bien bonnes claques sur des titres tels que l’éponyme «  Defeat The Earth » où claques et lowkicks s’enchaînent jusqu’au K.O. de l’auditeur mais également sur « Brutal has just begun » où la folie engendre l’hystérie. Hargne vocale excellemment maîtrisée, groove ultra patate, l’arrachage de crâne se fait en deux temps trois mouvements.

C’est un réel plaisir de goûter à la puissance de  Defeat The Earth qui nous font l’honneur de cette première production déjà ultra prometteuse. A noter que le groupe a su se renforcer une réputation ne faisant pas défaut suite à une expérience scénique confirmée. Alors tous les amateurs du lourd mélodique brutal et catchy as fuck se pointent ici, la claque est là ! Et Nevers Say die !

 


Tracklist:
  • sub
    • Groupe : Substans
    • Album : Becoming
    • Sortie : 2013
    • Label : Aucun / Autoproduction
    • Style : Death / Thrash
    • Site Web : www
    • Note : 15/20

 

 


 

Amateurs de Death/Thrash, ne soyez pas timides. Approchez, approchez, vous ne serez pas déçus.

Les Rouennais de Substans ici présents se sont formés en 2003 et proposent ce Ep de cinq titres dix ans après leurs premiers pas après déjà deux galettes et quelques changements de line up.

Cinq titres qui se suivent donc en balançant un death thrash très accrocheurs, fruits d’influences aussi bien old que new school.

Accrocheur, le groupe l’est dès le départ des riffs de « Lost In Wasteland » titre bien varié en lui même avec sa puissance thrash dès le départ. Riffs saccadés et ambiance un peu Kreator au départ qui sait donc varier les plans sur des passages un peu plus mid tempo.

Vocalement, le ton rappelle un peu celui d ‘ Oderus Urungus (rip) de Gwar ou même Gorefest (sur certaines intonations de « J.E.R.N.I. » par exemple). En évoquant ces vocaux, il faut savoir qu’ils sont assurés par un bougre déjà passé oar nos pages puisqu’il s’agit du vociférateur de Yuck.

Le Crossover death thrash présenté par le combo fait dans l’efficace. Pour évoquer à nouveau « J.E.R.N.I. » on pourrait penser à un mix entre Accuser et Gojira (sur la partie plus posée). Les amateurs de Gojira se plairont également sur le titre qui suit « Sadistic Love » qui oscille du blast, au saccadé en passant par des passages un peu plus psychédéliques.

Les riffs restent en tête et les gars gèrent bien l’affaire avec ces 5 titres pour nous tarter à coup de double où même nous injecter une sacré touche rock’n’ roll « The Great Escape » s’avère presque dansante et le batteur martèle à foison.

Le début lourd de « We Are »paraît un peu comme le calme massif avant la tempête.

La guitare solo se déchaîne, les mélodies elles sont agressives et presque martiales mais encore hypnotiques sur le passage planant du titre.

Un bien bon EP donc de la part des gaillards qui assurent une maîtrise technique dans ce death/thrash des plus sympathiques et varié qui doit valoir le détour en concert avec de bonnes bières et qui ravira tant les ‘anciens’ que les plus jeunes.


Tracklist:
  1. Lost In Wasteland
  2. J.E.R.N.I.
  3. Sadistic Love
  4. The Great Escape
  5. We Are