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Hugh Grunt

  • Groupe : Svet Kant
  • Album : Loneliness
  • Sortie2013
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death progressif et technique
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Svet Kant est une formation qui nous vient tout droit d’Argentine, et avec « Loneliness », nous voguons sur huit titres d’un death metal aussi progressif que mélodique.

Introduit par un morceau instrumental à la guitare folk –« The Peace within loneliness »– et bien posé, le ton se durcit avec « The Radical Cleansing » où l’on retrouve des passages bruts et bien death où la batterie n’hésite pas à tabasser, le chant death est éraillé et les structures bien techniques sont maîtrisées.

Un côté original dans les composition résident également dans les alternances au chant clair (qui déstabilisera peut être certains auditeurs).

 

L’aspect progressif est vraiment la ligne maîtresse de ce projet, il suffira d’ailleurs d’en juger avec les diverses variations tels les passages avec arpèges où revient la folk.

L’ensemble des huit longs titres sait garder en haleine avec des idèes intéressantes.

Notons aussi le très bon « An Infinite Curse » qui met en avant également la maîtrise technique du groupe avec ce deth bien trempé d’énergie puis toujours ces riches changements.

Les mélodies de guitare s’amusent entre elles, liées de manière logique lors de certains passages ‘question-réponse’.

Du barré en masse également sur « A Redundant Humanity » qui après un démarrage en trombe enchaîne sur un instant plus posé et arpégé. Véritable schizophrénie musicale, les enchaînements des différents moments se font sans problème et les  parties agressives envoient vraiment du lourd.

 

« Nature’s Hatred » sait également offrir du pesant qui tâche dans ses moments dynamiques. Les rythmiques se déchaînent et se font toujours bien barrèes alors que les mélodies suivent cette folle lignée.

 

Un bon moment aux multiples visages que l’on passe avec Svet Kant, les amateurs d’Opeth en nettement plus fou apprécieront.


Playlist:

  1. The Peace Within Loneliness
  2. The Radical Cleansing
  3. An Infinite Curse
  4. Delivering Beasts
  5. The Redundant Humanity
  6. To Demonize The Unknown
  7. Smothered By This Race
  8. Nature’s Hatred

  • GroupeEvil Nerfal
  • Album : Bellum Est Pater Omnium
  • Sortie2018
  • Label : Grim Distribution-Morbid Skull Records
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

L’Amérique du Sud nous appelle ce jour afin de nous présenter une de ses hordes black metal underground avec Evil Nerfal, sévissant depuis 2007 et qui propose ce second album sorti chez Grimm Distribution en collaboration avec Morbid Skull Records.

Ici c’est un black metal aussi mélodique qu’agressif qui flaire bon l’old school qui nous est balancé.

Il est donc certain que si tu es, cher lecteur, un auditeur lambda, satanique est ta soirée lorsque tu écoutes cet opus.

Du blast des plus démoniaque et schizophrène se déchaîne comme pour exemple sur «En Las Fauces del Demonio (Taedium Demoni) ».

Le morceau est excellent et agrémenté de parties variées de manière très probante.

Les mélodies lacèrent et alternent rapidité pour venir ensuite sur des parties plus posées sans pour autant amener de répit

Un passage aux arpèges se voit suivit de lignes variant l’ascendant et le descendant avec brio.

Des cassures de rythmes puis la double qui mitraille à cœur joie afin d’imposer un côté des plus massifs.

Vocalement, le chant est bien malsain et old school. On pensera sur certains passages à Agathodaimon. On pourra apprécier aussi un final au chant clair incantatoire.

On accrochera aussi à « Vestigial (Manifiesto de Misantropia) » et cette fougue écrasante, hargneuse et énergique.

Le black metal est bien maîtrisé au point de vue mélodies qui se font riches au grès des différentes atmosphères.

Il y a quelque chose d’épique dans ce titre mais également ce côté qui vous écrase aisément au pavé.

Sur ce titre comme sur d’autres d’ailleurs, il y a ce côté à la Abigor qui ravira les amateurs dudit combo autrichien.

L’instrumentale de l’album « Satanic Madness Black Metal Unleashed (Instrumental) » se pose tel une ode au black metal d’antan de la scène scandinave avec ces mélodies très mélodiques et ces changements de rythmes variant blast beats et passages plus apaisés.

« In Endless Torment » fait également bien le boulot.

Principalement mid tempo, la double pédale se fait lourde, les mélodies de gratte et de basse hachées alors que la voix vocifère diaboliquement d’un ton caverneux. Progressivement le titre évolue vers un aspect plus heavy et se termine sur une note épique et guerrière.

On se prend aussi en pleine face l’explosive « Foedus Versus Deus (Against The Great Drone History) » et ses notes incontrôlées qui s’enchaînent inlassablement. L’ambiance est aussi violente que mélodique. Matraquage et découpe sont d’actualité sur une cadence infernale.

Une sympathique découverte colombienne avec Evil Nerfal qui sait proposer un black metal des plus méphistophéliques et avec de bonnes idées. Les ambiances varient efficacement et la Colombie ne sera pas cette fois symbole de la paix tant ce black metal s’avère guerrier.


Playlist:

  1. Coriolan (Overture)
  2. Fuck Off Jesus Christ
  3. In Endless Torment
  4. Foedus Versus Deus (Against The Great Drone of History)
  5. En Las Fauces Del Demonio (Taedium Daemoni)
  6. Agon (Bellum Est Pater Omnium)
  7. Satanic Madness Black Metal Unleashed (Instrumental)
  8. Sathanas Kingdom Rises
  9. Vestigial (Manifiesto de Misantropia)
  10. Egmont (Finale)

  • GroupeTHINK
  • Album : s/t
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Hardcore Metal Indus
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Un petit tour en région parisienne avec le premier opus des gaillards de THINK qui officient déjà depuis 2011. Les membres n’en sont pas à leur coup d’essai dans la mesure où chacun a déjà pu gagner une solide expérience dans diverses formations telles que No Return pour Tanguy qui a occupé le poste de chanteur de 1992 à 1997, Denonciator pour Nob et Seb,puis ADX, entre autres, pour Klod.

C’est donc ici l’alliance de gars déjà bien forgés qui proposent cet album de sept titres dans une mouvance Metal Hardcore Indus avec également ce petit côté punk présent notamment dans le chant. A ce propos, le chant est proposé dans la langue de Molière.

C’est « Une autre vie » qui fait guise d’introduction courte, lourde à souhait avec un groove bien prononcé et avec ce chant qui en est à l’énergique déclamation.

Le groove et la lourdeur sont deux pièces maîtresses de THINK . Et c’est encore plus indéniable sur un titre comme « Serpent » par exemple.

La rythmique et les riffs de l’intro sont ultra catchy. Simples mais catchy.

Alors, les passages où se posent les couplets accompagnés de cette basse bien en avant raviront sans doute les fans de formations comme Lofofora mais THINK renferme tout de même une bestialité supérieure.

De bonnes variations rythmiques savent faire jongler rage et accroche ou encore dissonance et tarte dans la tronche.

En terme d’accroche dès le départ du morceau, on peut évoquer « Blackout » aussi qui a le don de faire remuer les cervicales.

Du groove encore, en veux tu, en voilà.

Les variations vocales sont aussi à souligner dans ce titre oscillant entre chant discursif assez malsain avec un flow efficace et parties plus chantées posant un aspect plus épique.

On appréciera aussi le passage empli de folie et complètement décalé rythmiquement qui injecte une énergie des plus appréciables.

Beaucoup de dynamisme aussi sur « Elle serait là,si lourde » qui s’avère bien hardcore à souhait.

Les riffs sont efficaces et une fois de plus vos mouvements de tête se feront automatiquement au gré de l’avancement dans ledit titre.

Le morceau doit déchaîner les fosses en live avec ses bonnes parties ‘pain dans la tronche’ des familles.

Il y a tant de travail dans cet album, et l’on ne pourra que reconnaître la maîtrise de chacun des membres.

Chacun est bien à sa place et se complète.

Le Hardcore Indus des parisiens pourra vous rappeler Voïvod par moment mais le combo sait se démarquer avec des idées plus personnelles.

Sept morceaux efficaces et un très bon premier jet qui nous rend impatient pour la suite.


Playlist:

  1. Une autre vie
  2. Elle serait là, si lourde!
  3. Serpent
  4. Tour droit
  5. le désert
  6. Blackout
  7. Humain

 

  • GroupeGarhelenth
  • Album : About Pessimistic Elements & Rebirth Of Tragedy
  • Sortie2017
  • Label : Satanath Records/ The Eastern Front
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 


Un retour du label russe Satanath Records dans nos pages qui nous propose aujourd’hui une co-production avec le label The Eastern Front, et c’est en Arménie que nous poserons nos valises avec Garhelenth combo iranien localisé dans ce pays.

Encore une fois ici, grâce à cette producion, nous découvrons encore d’autres terres où le métal underground se pratique.

Sept titres d’un black metal dissonant constituent cet opus, introduit par « Pessimistically (Abolish The Idols) », intro aux airs lugubres qui laisse présager une certaine folie maladive et inquiétante.

Toutefois, le combo arménien ne se contente pas uniquement de cette atmosphère en sachant amener une tournure décidément plus épiquement guerrière.

Ces variations s’affirment sur les riffs galopants et un peu heavy comme sur « Destruction Of The Will », « Moral To Pessimist » ou « To Impersonal Mankind ».

La rythmique est entraînante et les mélodies bien affûtées.

On perçoit cette variation également au point de vue vocal. Si principalement, nous avons à faire à un chant typiquement black et grinçant, on trouve des passages chantés décuplant l’aspect épique. Pour en revenir à l’excellent « To Impersonal Mankind », les amateurs de Shining apprécieront les vocalises bien oppressantes.

Sur « Perspective Of Exorbitant », nous retrouvons cette alliance tant belliqueuse que malsaine. Les passages alternent aisément avec ce début digne d’une marche au combat et la suite plus rythmiquement lourde et où les mélodies de grattes se font un peu plus atmosphériques, quant au chant, il revient sur deux chants clairs apportant un côté héroïque.

Mention spéciale au morceau « Self Humiliation » qui se pose comme le plus lourd, avec ces rythmiques bestiales, cette dissonance de riffs qui obscurcissent l’ambiance dès les premières notes, puis ce chant variant un aspect hargneux à un autre diabolique et hérétique à souhait.

Encore une découverte très sympathique avec Garhelenth qui se posent comme un combo savant maîtriser son black metal en l’agrémentant d’ambiances efficaces. A surveiller


Playlist:

  1. Pessimistically (Abolish The Idols)
  2. Destruction Of The Will
  3. Foolish Conscience
  4. Self-Humiliation
  5. To Impersonal Mankind
  6. Moral To Pessimist
  7. Perspective Of Exorbitant

  • GroupeLava Invocator
  • Album : Mörk
  • Sortie2017
  • Label : Satanath Records/ More Hate Productions
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Satanath Records continue à nous présenter son panel de productions avec aujourd’hui un détour en Ukraine en compagnie de Lava Invocator sur lesquels nous n’avons que très peu d’informations si ce n’est que « Mörk » est leur premier album.

La galette propose ici sept titres (sont une intro) d’un black metal sous tous les angles, jonglant entre l’atmosphèrique et glacial, le plus brutal et thrash ou encore le plus doom et mélancolique.

L’intro « Awaken » démarre sur une note ambient au clavier cristallin progressant sur une montée où s’enchaînent les instrus par des mélodies venues du blizzard et du blast vif à souhait.

Evoquant les différentes facettes du black metal délivrées par le combo ukrainien, « Dark Thunder Sky » est un bel exemple de black metal typique de l’Est.

Une grande présence des claviers pour renforcer cet aspect hivernal et l’aspect planant un peu à la manière des fameux Lucifugum, du blast endiablé, des mélodies longues, le tout entrecoupé de breaks plus guerriers et épiques. La voix, quant à elle, vocifère par des gargarismes efficaces et malsains.

La touche brutale et décidemment plus thrash s’opère sur des titres comme « Totenkampf » ou encore « Gestapofallos ».

Distribution de baffes, riffs hachoirs, grosse double pédale qui déroule et voix bien haineuse, l’auditeur restera sur le carreau malgré quelques interludes épiques où s’exprime le soliste (sur « Totenkampf »). Les amateurs de formations comme Carpathian Forest auront sans doute le sourire figé et de la mousse aux lèvres à l’écoute de ces titres plus destructeurs.

Malgré son début tonitruant un peu à la Enochian Crescent, « Empyrium et Nihil » varie ensuite sur quelque chose de plus ‘épique’. Avec quelques pics de blasts. Nous évoquions Enochian Crescent pour le début, mais avec du recul, c’est l’ensemble du titre qui nous remémorera le combo norvégien. De bons changement au niveau des ambiances et des mélodies accrocheuses font la force de ce dernier.

La touche mélancolique et plus doom se projette dans « Black Dawn » où le tempo se voit plus posé mais néanmoins empli de lurdeur avec cette double pédale pesante et écrasante mais encore dans « Mörk » et son côté assez inquiétant au niveau de l’atmosphère avec entre autres quelques passages en choeurs grégoriens.

L’aspect guerrier et épique est également mis en avant avec ce quelque chose qui ne sera pas sans rappeler Bathory, Satyricon (old), Maniac Butcher ou encore Agmen.

Un retour ensuite à une impitoyable brutalité où le batteur se fait plaisir dans les martèlements, une basse qui bourdonne bien, puis des mélodies toujours aussi accrocheuses.

Un album de black aux variations plaisantes qui nous vient du grand Est et qui ravira les fans du style en quête d’un rafraîchissement brutal.


Tracklist:

  1. Awaken

  2. Empyrium et Nihil

  3. Gestapofallos

  4. Black Dawn

  5. Dark Thunder Sky

  6. Totenkampf

  7. Mörk

  • GroupeBurtul
  • Album : Bottom Astral
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Brutal Death Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

Et revoici Satanath Records qui nous envoie un groupe bien gras de leur chère Russie : Burtul.

Ambiance brutale et bien trempée, c’est avec cet album sorti en 2014 baptisé « Bottom Astral » que la distribution de claques en provenance de l’Est se fera.

Aucun chichi, de la brutalité à l’état pur : celle qui tâche et qui dégouline encore après impact.

Son bien underground avec tout ce charme de l’Est, des blasts qui tabassent, du son de grattes ultra béton et une voix gutturale des abysses.

Prenons pour exemple dans un premier temps ce morceau au titre évocateur « The Brutal » démarrant avec lourdeur puis des breaks assez barrés, un peu dans un trip à la Pungent Stench, avant de dérouler une formule qui hume bon l’old school : un départ down tempo ouvrant sur beaucoup plus d ‘énergie et du blast à n’en plus pouvoir.

« Blasphemer » fait également bien plaisir à l’écoute avec cette basse en avant qui impose encore plus de burnes à cette formule déjà bien grasse. Les grattes sont tranchantes et l’on appréciera également les variations de passages énergiques et ceux plus groovy.

Dans la catégorie ‘sans répit’, je demande « Rape » et cette ambiance qui ne sera pas sans déplaire aux fans de Cannibal Corpse. Le batteur s’en donne à cœur joie sur la double et les blasts dès le départ puis alterne avec des coupures digne d’un puissant Panzer.

L’énergie explose dans ce titre et éclabousse à coup de napalm. Le genre de titres qui doit imposer plusieurs séjours à l’hosto pour ceux qui osent pogoter sur ces douces mélopées.

Brutal, le death metal proposé par ces russes sent bon l’Est. C’est du lourd, du bien corsé et les adorateurs de la scène accrocheront pour sûr, les autres, eux, resteront sur le carreau avec tout au moins quelques contusions.


Tracklist :

  1. Hospes

  2. Death’s Agony

  3. Rape

  4. The Brutal

  5. Burbah

  6. Ahnenerbe

  7. PZ Panzer

  8. Luftwaffe

  9. Osvenism

  10. Blackster Get Up At War

  11. Blasphemer

  12. Battle In Heaven

  13. Bottom Astral

  • GroupeMouldered
  • Album : Chronology Of A Rotten Mind
  • Sortie2017
  • Label : Satanath Records/ More Hate Prods/Butcher Entertainment
  • Style : Brutal Death Technique
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 

Nous ne présentons plus le label russe Satanath Records, véritable habitué de nos pages, qui fera de chaque auditeur un véritable globe trotter de l’underground. La production sur laquelle nous nous attarderons aujourd’hui a vu le jour en collaboration avec More Hate Productions et Butcher Entertainment.

Nous nous rendons en Amérique du Sud et plus particulièrement en Colombie, accueillis brutalement par Mouldered.

Déjà, dans un premier temps, la pochette attirera l’oeil des afficionados du death metal old school. Effectivement, quelque chose n’est pas sans rappeler la pochette du très culte « Scream Bloody Gore » de Death. Le style proposé, quant à lui, brutalisera l’audience sans répit.

La puissante volée viendra vous coller au mur par le biais de riffs dégoulinants, de blasts frénétiques et de grognements affamés à l’odeur de chair fraîche qui se profile.

« Mind Control » marie un groove dès son départ empli de lourdeur et alterne sur des breaks où assomment les blasts.

On retrouve également du solo de gratte à l’ancienne puis des variations de passages sacrément bonnes.

On retrouve une touche américaine dans les titres proposés avec cette petite ambiance à la Suffocation par exemple.

On se prend un impact important également sur « Genocide » avec toujours cette alternance entre passage massif et parties plus rentre dedans et brutales. La basse, bien en avant, ne sera pas sans rappeler Mr Di Giorgio. Le chant, lui, s’avère répugnant et putride et il est accompagné ici et là de choeurs plus criards.

Mouldered tape sec également avec un titre comme « Succubus » où tous les éléments du brutal death old school sont rassemblés pour vous faire passer un instant des plus douloureux, notamment au niveau cervical.

Mouldered propose donc sa sentence en huit morceaux pour vingt cinq minutes de molestation, allant droit au but, sans détour pour quelconque émotion sinon le désir de vous faire passer un cruel (plus d’un) quart d’heure (sud) américain.

Les vieux briscards apprécieront pour sûr.


Tracklist :

  1. I’m Legion

  2. Death

  3. Mind Control

  4. Succubus

  5. Prision

  6. Zombiefication

  7. Genocide

  8. Chronology Of A Rotten Mind

  • Groupe Putridity Pleasure Party
  • Album : Godless
  • Sortie 2017
  • Label : Autoproduction
  • Style : Slam/Brutal Death
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Petit crochet vers le Calaisis avec aujourd’hui un one man band aussi gras que dégoulinant pour tous les amateurs de brutal death/slam : Putridity Pleasure Party.

Derrière ce projet, Andy Berrier propose déjà avec « Godless » son second opus puissant et lourd.

Déjà fort d’une première galette nauséabonde, revoici huit nouveaux actes de torture tant emprunts de groove que de blasts puis des vocaux gras à souhait.

Véritable caterpillar massif sur « Nauseating Human Putrefaction », l’auditeur se plaît à voguer sur cette rivière de slime puante guidé par des riffs saccadés et incisifs tels les scalpels de tout chirurgien sadique qui se respecte.

Les vocaux sont graveleux, et les textes sont les fruits d’une poésie datant de l’ère necro-romatique.

Le temps n’est pas à l’apaisement sur « New Obsession Conception » et ses variations efficaces. Les rythmiques déroulent impitoyablement, alternées par du groove plus ‘abordable’. Un break pachydermique poursuit son assommante quête avec succès et cette lignée éléphantesque vient d’ailleurs même clore ce titre.

Riche en variation, l’album sait proposer « Workship Lucifer » nettement moins slam et plus axé sur un brutal death plus mélodique. Une touche orientale dans le morceau ravira les adorateurs de formations telles que Nile ou encore les canadiens de Necronomicon.

Des breaks saccadés et hystériques viennent participer à la brutalisation d’un auditeur déjà bien mal en point.

Mention spéciale donc pour ce morceau qui s’avère être le plus accrocheur et à l’approche différente.

« I Satan » se pose également comme une autre facette de P.P.P.

De bons changements encore au niveau des breaks puis une approche plus black metal opère ici. De bonnes mélodies malsaines et infernales imposent cet aspect efficace et prometteur.

« Voices » renferme également cette aura inquiétante et maladive, au rythme sombre et lourd. Riffs poisseux, l’ensemble de l’atmosphère ambiante semble vous attirer vers des profondeurs embrumées .

Les pratiquants d’ headbang s’y donneront à cœur joie sur « Godless » ou encore « Serial Corpse Fucker » où fusionnent passages brutaux et d’autres slam as fuck comme disent les djeunz. Tartine de bitume à foison pour les gourmands.

L’impitoyable aventure touche à son apogée sur « Bitches Disfigurement » toujours avec, vous l’aurez deviné, une poésie distinguée. Du gras qui tâche et hume bon les entrailles pourrissantes avec une puissante alliance vocale. Le titre démonte et vous laissera une blessure béante et purulente.

Second effort du gaillard et c’est encore une fois prometteur.

Plus varié que son prédécesseur, « Godless » laisse encore présager du très bon pour l’avenir. D’ailleurs le troisième opus est sorti récemment et je ne saurais que conseiller à tous les amateurs d’art gras de ce jeter d’urgence sur ce qui est jusque maintenant cette trilogie horrifique.


Tracklist :

  1. Serial Corpse Fucker

  2. Nauseating Human Putrefaction

  3. Godless

  4. Bitches Disfigurement (feat Kev Helle)

  5. Workship Lucifer

  6. I, Satan

  7. New Conception Obsession

  8. Voices

  • GroupeViolent Life Violent Death
  • Album : V-EP
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleCrust’n’roll/Hardcore/Black
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

Premier Ep d’à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s’avère être un concentré de boost dans lequel s’allient un crust rock’nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d’un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

Agressif mais dansant c’est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock’n’roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d’une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d’ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock’n’roll old school et de parties moshpit à l’ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c’est le groove et l’efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

La folie tourne à l’extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s’avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

« Straight Teeth », titre d’ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.


Tracklist:

  1. Straight Teeth
  2. Swollen Hearts
  3. Silver Eyes
  4. Shallow Veins
  5. Sharp Suits

  • GroupeMantras
  • AlbumPsychedelic Stoner Blues Maze
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleStoner/Doom/ Psychédélique
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

La région poitevine signe son retour dans nos pages telle qu’elle nous avait laissée avec The Bottle Doom Lazy Band, c’est à dire sur une note fort embrumée.

Et là où ce n’est pas étonnant, c’est que l’on y retrouve Pierre de TBDLB qui assure ici le chant et la gratte.

Ce sera sans surprise, au vu du nom de ce 1er long Ep de 41 minutes que dès les premières notes de « Smokes », c’est un doom stoner ultra planant aux tons orientaux, qui renforcent l’aspect désertique, qui s’annonce psychédélique à souhait et qui s’impose ici.

Le ton s’alourdit ensuite sur un groove très lancinant où fuzz et wah wah s’allient gracieusement.

Puis le chant démarre avec ce timbre de voix qui ne sera pas sans rappeler Danzig. La maîtrise vocale est bien présente et ce ton apporte beaucoup à l’ambiance des morceaux, imposant ce côté chaleureux.

Un rythme festif s’ensuit de manière bien doom traditionnel, ce dernier ne sera pas sans déplaire aux adorateurs de Reverend Bizarre.

Un psychédélisme lourd prend la mainmise sur ce cd et l’on trouve d’ailleurs dans ce morceau ce genre de passage posé aux mélodies de basse qui bercent aisément l’auditeur au gré de la rythmique, qui elle, laisse flotter la barque.

« Sirens » suit sur un ton bien groovy seventies limite funky, avec une certaine sensualité. Le tableau serait facilement celui d’un strip bar qui sentirait bon l’herbe de Provence et le bourbon.

La ligne de basse se répète parallèlement au rythme, mais l’ambiance que provoque cet air entêtant s’avère excellente.

Le style desert session en plus doom est complètement incontournable dans l’ensemble de cet Ep.

Force est de constater que Mantras laisse nettement plus de champ au côté instrumental et sur les aspects ultra planants que sur les lignes vocales, mais comme mentionné ci dessus, ces interventions ont le mérite d’être placées au bon moment posant ce bonus à l’ambiance générale.

Pour le troisième titre, les gaillards proposent un morceau live au son bien propre principalement instrumental où le chant, sur la première moitié, ne s’exprime que par brèves nappes. Ce titre « The Hangman Blues » sait allier pour le premier passage un bon vieux stoner des familles dansant pour ensuite imposer plus de vocaux alors que l’ambiance revient plus sur quelque chose de planant ou la gratte s’en donne à cœur joie et où le psychédélisme se voit décupler.

L’atmosphère revient sur l’aspect dansant du départ au groove pachydermique sur lequel Dyonisos danserait volontiers la gigue.

Nous parlions de doom traditionnel en début de chronique, c’était sans évoquer encore le morceau de clôture « Chinggis Khaani Magtaal » où se mêlent didjeridoo, violon et percus.

Ce titre propose une ambiance sur lequel l’auditeur se verra téléportée sur les steppes à hauteur d’Oulan Bator.

« Psychedelic Stoner Blues Maze » : ce titre ne pouvait être mieux choisi pour imager ces 4 titres fort plaisants.

Le trip se fait poussiéreux, lourd mais sait également faire flotter l’auditeur sur un nuage vert au gré des kaléidoscopes.

Un très bel effort pour une première production à conseiller aux plus baroudeurs d’entre vous.

 


Tracklist:

1. Smokes

2. Sirens

3. The Hangman Blues (Live)

4. Chinggis Khaanii Magtaal (Traditional)