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Hugh Grunt

  • Groupe : Automb
  • Album : Esoterica
  • Sortie2018
  • Label : Satanath Records/ Final Gate Records
  • Style : Black /Death
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Fruit d’une collaboration entre Satanath Records et Final Gate Records, l’album du jour « Esoterica » nous est proposé par le groupe américain Automb formé en 2017 qui sévit dans un black metal agrémenté de la lourdeur du death metal.

Pendant un peu plus de 40 minutes, les morceaux se déroulent dans une ambiance des plus sombres, avec une rythmique principalement violente, résidant d’ailleurs comme l’axe de violence le plus impactant dans l’oeuvre tant le travail rythmique est aussi carré que lourd.

Le travail des mélodies de guitares est également bien mis en avant, et d’ailleurs concernant le chant des grattes puis du travail proposé on retrouve les influences des groupes de brutal black scandinaves à la Marduk ou encore Dark Funeral.

L’apport d’un clavier pose une ambiance assez mystique et assombrit encore l’atmosphère comme sur « Blood Moon » et son côté très mélancolique dans l’ exécution. Le tempo y est d’ailleurs plus lent que sur les autres titres qui eux distribuent un côté plus apocalyptique.

Néanmoins, l’énergie qui se dégage du titre a un bon impact de même que pour un titre comme « Frozen » qui se trame dans le même esprit, sur un mid tempo lourd et mélancoliquement mélodique.

On appréciera l’esprit guerrier de « Summoning The Storm » puis ce chant également éraillé et agressif. A noter que le chant est déclamé par une dame qui gère fort bien son art et ces vocaux savent se poser aisément à l’ambiance destructrice.

Les riffs s’enchaînent rapidement et les rythmiques n’arrêtent à aucun moment la distribution de raclées.

Citons aussi « Mourned » qui est une véritable guerre tant les riffs se font agressifs.

Le morceau alterne sur un passage très épique où le solo vient se poser de manière plus atmosphérique, puis le passage lourd mené par une batterie assez tribale vient vous remettre la grappin dessus pour vous replonger dans le tourbillon chaotique et brutal. Ici aussi, on appréciera les petites touches de claviers venant apporter un aspect assez intriguant, englobant les passages.

Le brutalité s’intensifie aussi sur le titre d clôture : « Into Nothingness » qui effectivement expédie l’auditeur dans le néant à la fin de l’album.

Des mélodies assez glaciales et une rythmique emplie de blasts, de contre temps, des variations plus lourdes s’imposent en break également et le chant se fait toujours aussi barbare.

Bien que n’étant que la première œuvre d’Automb, il est à noter que les membres sont déjà forts d’une expérience bien corsée (certains ayant bossé avec des combos comme Necrophagia et Morbid Angel. Les amateurs de violence rythmique mais mélodique apprécieront cet album qui renferme de très bonnes ambiances et qui assure dans son exécution diabolique.

Album bigrement appréciable.


Tracklist:

  1. Esoterica (Intro)
  2. Horned God
  3. Summoning The Storm
  4. Mourned
  5. Call Of Hekate
  6. Blood Moon
  7. The Forest
  8. A Lamentation
  9. Frozen
  10. Into Nothingness

  • Groupe : Necroheresy
  • Album : Asylum
  • Sortie2017
  • Label : Symbol Of Domination/Wings Of Destruction/Darknagar Records
  • Style : Death/Thrash
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Penchons nous sur une production Symbol Of Domination en collaboration avec Wings Of Destruction et Darknagar Records qui nous mène droit en Slovaquie avec le death/thrash bien lourd de Necroheresy.

Le combo slovaque propose avec cet album 1 intro et 9 titres d’un death/thrash des plus rageurs au son massif et pesant.

Dès le départ le ton est donné, l’ambiance du premier titre en est au film d’horreur oppressant et c’est vraiment l’effet provoqué par l’album entier.

En plus de mélodies old school entraînantes, le groupe alourdit le ton usant d’une double pédale lourde à souhait, tâtez donc un peu du titre « Satan My Master » et osez en sortir indemne tant le ton y est grave . Les riffs sont lourds, les rythmiques tapent grassement et violemment et la voix sort des plus profondes des abysses unissant un chant death ultra gras accompagné de cris plus bestiaux.

L’esprit est caverneux dans l’ensemble des titres, c’en est rien de l’évoquer pour un titre comme « Four Rooms Of Sanatorium » où l’ambiance sombre pèse, avec des hystéries vocales, des soli jaillissant de nulle part et cet atmosphère difficilement respirable qui englobe le tout.

Nous pourrions aussi évoquer « Battle Of Sokolovo » et son ambiance guerrière sur fond de death thrash bien brut où les vocaux alourdissent l’ambiance déjà destructrice  ou encore « Mortal Addiction » et son côté old school à souhait, limite rock’nroll lourd où l’on pourrait y retrouvé un côté rappelant Abscess.

Il y a aussi le caterpillar « Blind Monk » et son aspect détonnant. Pure violence en veux tu en voilà !

Des breaks plus mélodiques viennent alléger la destruction déjà bien entamée mais la fureur reprend ensuite de plus belle.

L’album propose une ambiance lourde sur un tableau où le death et le thrash croisent le fer mais s’allient néanmoins à merveille.

Tu veux un peu de violence malsaine? Jette toi sur cet album !


Tracklist:

  1. Intro
  2. Silence Before The Storm

  3. Four Rooms of Sanatorium

  4. Consecration

  5. Battle of Sokolovo

  6. Mortal Addiction

  7. Blind Monk

  8. Satan My Master

  9. Asylum

  10. Portent

  • Groupe : Rescue Rangers
  • Album : Divisive
  • Sortie2019
  • Label : Klonosphere
  • Style : Stoner rock grungy
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

 


Production de l’écurie Klonosphere, nous allons nous attarder sur l’album des marseillais de Rescue Rangers qui fait suite à deux précédentes galettes.

Nous avons ici 11 titres plutôt énergiques et accrocheurs ù le style varie d’un rock grungy avec des accents un peu stoner ici et là également épicé par des touches plus hardcore/punk.

L’ambiance qui se dégage de cet album ne sera pas sans déplaire aux nostalgiques de la scène des 90s, puisque l’on retrouve pas mal de sonorités de cette époque.

Pas mal de passages rappelleront Helmet ( à noter que l’album est d’ailleurs produit par Page Hamilton), voire encore des passages qui ne seront pas sans rappeler Foo Fighters, Nirvana ou encore Gallows notamment pour le chant bien rageur.

Mention spéciale à « Delicious & Refreshing » et son atmosphère très noise/rock ainsi que ce genre de refrain qui reste en tête.

A ce titre, Rescue Rangers sait proposer un album empli de ce types de mélodies accrocheuses tant vocales qu’au niveau des mélodies.

Les morceaux sont relativement courts, n’excédant au plus que 3 minutes environ et renferme un dynamisme certain.

La palme du titre le plus pêchu revient à « Authority » qui sait tarter comme il faut de par ce rock’n’roll stoner bien puissant qui, sans aucun doute, doit assurer l’ambiance en concert.

La palme du titre le plus accrocheur revient elle à « Tradittore » avec son côté bien Nirvana et qui pousse au mouvement de nuque automatique.

« Loving Your Servitude » tend plus vers le rock et comme « Accelerate » , ce titre devrait faire plaisir aux amateurs de la bande actuelle de Mr Dave Grohl.

On pourra souligner également la très bonne « Refined Barbarians » qui alterne entre un hardcore lourd et groovy et des refrains très cobainiens ou encore « Peachy Boy » et ce trip à la Melvins.

L ‘album se laisse écouter d’une traite et sait proposer des choses intéressantes dans ce mélange de rock trempé dans le grunge noisy d’une part et dynamique de l’autre. Bon travail !


Tracklist:

  1. Delicious & Refreshing
  2. Accelerate
  3. Loving Your Servitude
  4. Authority
  5. Divisive
  6. Easy On The Eyes (Ice Cream)
  7. Peachy Boys
  8. Carnilove
  9. Concrete City
  10. Tradittore
  11. Refined Barbarians

  • Groupe : Feed Them Death
  • Album : No Solution/Dissolution
  • Sortie2018
  • Label : Grimm Distribution/Exalted Woe Records
  • Style : Brutal death/Grind
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Une sortie de chez Grimm Distribution, il y avait un petit moment que nous n’en avions évoqué dans nos pages et pour l’album en question, le label s’est allié à Exalted Woe Records.

Concernant le groupe, nous avons à faire à un one man band basé en Angleterre Feed Them Death formé par un ancien membre d’Antropofagus qui déjà ne proposait pas dans la dentelle.

Car sur les 12 titres proposés (dont une intro et une outro), c’est un grind/death brutal et bestial qui est offert dans la plus pure des traditions.

Blasts à gogo et mélodies assassines font bon office, et vocalement le chant hurlé et furieux s’associe aisément à un chant guttural bien death.

La brutalité s’exécute déjà dès l ‘intro avec la rythmique qui mitraille, pas mal de breaks accentuent le côté hystérique de l’oeuvre. Les chants eux se disputent férocement le bout de gras et du gras, il y en a.

Les mélodies sont agressives et s’enchaînent naturellement dans la pratique du massacre.

L’ensemble est balancé directement sans détour et le death grind est puissant.

On appréciera pleinement un titre comme « Terrific Gods Caravan » qui démarre presque, par rapport au reste de l’album, en mid tempo avec les vocaux parlés avant de repartir dans une vélocité de riffs violents, une double pédale qui se démène puis les variations de chant grassement vociférées.

« Penance In The Wrong Direction » est aussi bien fournie en matière d’alternance dans la violence. Entre les passages ou la double assomme et ceux plus lourds où les riffs tranchent puis ce chant aigu qui ici accentue pas mal le côté éraillé, nous avons ici encore une bonne forme de démence plaisante.

L’album laissera pour sûr des traces et il sera sans doute apprécié des amateurs de formations comme Terrorizer ou Brutal Truth (avec un côté death plus prononcé).

Encore une bonne bande son à se mettre après une journée peu reluisante ! Fort !


Playlist:

  1. Cadavoracity I (intro)

  2. Exposed Parading Dissent

  3. Bloodshed Theatre

  4. The Horrific Balance

  5. Terrific Gods Caravan

  6. First Time Dead

  7. Prosperity_Captivity

  8. Doctrine Of Approximation

  9. Penance In The Wrong Direction

  10. Inception In Rot

  11. Divide and Conquer

  12. Cadavoracity II (outro)

  • Groupe : Marche Funèbre
  • Album : Death Wish Woman
  • Sortie2018
  • Label : Grimm Distribution/CSR
  • Style : Doom/Death
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 


Le groupe du jour nous vient de Belgique et le ton est donné dans une ambiance doom/death metal pour ce Ep sorti en fin 2018 par Marche Funèbre formé en 2008 et déjà fort de de sept sorties cumulant 1 Ep, 1 single, 2 splits et aussi 3 albums. .

Nous avons ici quatre titres d’un doom/death metal à l’ancienne fort en mélodies ainsi qu’en atmosphères variables néanmoins empli d’une forte mélancolie.

Au niveau rythmique, l’ensemble est proposé principalement en mid-tempo même si l’on saura apprécier des accélérations comme pour « Broken Wings » par exemple.

Concernant le point de vue vocal, on se place sur un panel intéressant entre voix death bien caverneuse, cris plus black puis chant clair qui ne sera pas sans rappeler My Dying Bride, voire même quelques intonations à la Reverend Bizarre.

On retrouve la recette des combos de l’époque dans cet Ep bien exécuté.

On saura également souligner l’énergique et plus hargneuse « Death Wish Woman » qui aborde le doom death de manière un peu plus brut. Ici, les passages mid tempo sont plutôt utilisés sur les passages plus épiques et la structure instrumentale tend plus vers le black/death à entendre plus de lourdeur et de double pédale qui déroule.

Les mélodies sont toujours aussi bien enchaînées et la variation du chant apporte une bonne touche aux différents passages.

Nous avons également le morceau le plus long « A Departing Guest » proposé forcément sur une touche beaucoup plus progressive.

Nous évoquions auparavant le chant de Reverend Bizarre, et de ce fait je ne saurais que conseiller aux amateurs du sieur Albert Witchfinder de laisser l’oreille sur ledit titre.

On reste dans un ensemble très mélodique et accrocheur, et l’appréciation grandit au gré des divers tableaux proposés ici au sein d’un seul et même titre. On voyage entre parties bruts avec certains retours à l’apaisement par le biais de riffs longs.

Le combo propose également une reprise d’un groupe pilier du genre avec « As I Die » des anglais de Paradise Lost et force est de constater que Marche Funèbre sait s’approprier cet hymne du doom death sans singer l’originale et c’est là aussi le côté intéressant d’une reprise : lorsque le groupe y inclut sa propre personnalité.

Un Ep bien intéressant qui prouve aisément que la vague doom death a encore de bien beau jour devant elle tant ce Ep sait accrocher l’écoute et propose un voyage agréable.


Tracklist:

  1. Broken Wings
  2. Death Wish Woman
  3. A Departing Guest
  4. As I Die (Paradise Lost cver)

  • Groupe : Day Of The Beast
  • Album : First Invocation
  • Sortie2018
  • Label : Autoproduction
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

En ce début d’année 2019, nous nous dirigeons vers les terres nordiques de notre hexagone avec le premier Ep idéal pour accompagner les glaciales températures du moment. Premier Ep proposé par les dunkerquois de Day Of The Beast.

Ce sont trois titres d’un black metal primitif et lourd que nous avons ici, avec des parties qui sauront raviver les oreilles des amateurs d’old school.

Ici, pas de blasts à tout va ni de démonstration technique exacerbée, mais c’est plutôt vers une rythmique plutôt mid-tempo et des rifs assez simples que se tourne le contenu appuyé par un chant rageur à souhait.

Le formule n’en est pas pour autant moins accrocheuse avec pour exemple l’entraînante et colérique « Descent Into Hell » et son intro de basse vrombissante (notons d’ailleurs l’agréable mise en avant dudit instrument sur l’ensemble des morceaux) ainsi que ses variations rythmiques. Passages headbanguesques alternés à d’autres où la double pédale déroule amenant une lourdeur supplémentaire.

C’est donc dans cette lignée que sont exécutés les titres, et l’on pourra également apprécier « Perversion de Sade » et son ambiance très Hellhammer/Celtic Frost.

Ensemble saccadé, riffs longs et au niveau vocal, nous avons une alternance chant black toujours aussi haineux et chant death. On saura aussi apprécier la présences de riffs aux mélodies assez film d’horreur bien oppressantes.

« Bastard Jesus Christ » s’impose également dans cette atmosphère old school. Pas mal de breaks, des pêches massives pour un ensemble diaboliquement accrocheur.

« First Invocation » s’avère être un premier jet sympathique, et l’on appréciera également le visuel pochette et cd qui reste fidèle à l’ancienne école. Avis aux amateurs de black metal cru et gras, ici pas de chichis ni de détour, Day Of The Beast atteint directement la cible.


Tracklist:

  1. Bastard Jesus Christ
  2. Descent Into Hell
  3. Perversion De Sade

 

  • Groupe : Gloomy Grim
  • Album : Obscure Metamorphosis
  • Sortie2018
  • Label : Grimm Distribution/Murdher Records
  • Style : Horror Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Depuis un bon paquet d’années (plus de vingt ans), Gloomy Grim parcourt les sombres sentiers du black metal avec toujours sa propre identité et ce côté film d’horreur mélangé à un black metal qui en a toujours fait sa marque de fabrique.

Toujours debout et bien vivant, le projet mené par Agathon a vu son line up modifié à plusieurs reprises, néanmoins l’originalité est toujours de mise.

Même si la violence est nettement plus directe dans cet Ep, les passages lugubres même s’ils sont moins en avant restent des plus appréciables à l’écoute.

On reste dans un black metal aux vocaux dérangés et dérangeants, teinté de riffs bien thrash à la rythmique lourde comme pour « Stars Above Me » où l’agressivité se distribue à foison, de grosses variations aux aspects plus symphoniques  et toujours sombre à souhait. Les breaks sont aussi lourds qu’oppressants et le piano en fond rappelle que c’est bien à Gloomy Grim que nous avons à faire.

« The Lord Of Light » et « Crawling Saviour » ne sont pas en reste en matière d’agressivité, et l’on retrouve dans  ces deux titres le côté rythmique guerrier qui a su traverser les époques sans lasser l’auditeur.

Mention spéciale d’ailleurs pour « The Lord Of Light » et cet alternance entre thrash bourrin aux guitares endiablées et riffs beaucoup plus mélancolique.

Pour « Crawling Saviour », on saluera ce côté accrocheur aux riffs saccadés puis ces passages beaucoup plus doom à l’ambiance rituelle ainsi que la folie vocale du sieur Agathon vraiment inspiré sur celle-ci.

 

L’atmosphère horror est mise plus amplement en relief sur « Impressive Physical Sight » avec cette intro qui rappelle la bonne époque des débuts du macabre combo, l’ambiance y est à la fois lourde et oppressante.

Alternance de passages planants, de brutalité explosive, les cauchemars s’enchaînent alors que la troupe Gloomy Grim se plait à réveiller le Malin de par cette suite d’ambiances malsaines et sans pitié.

 

Un nouvel acte de Gloomy Grim qui s’avère encore être à part et plaisant. Le Ep parvient à nouveau à nous faire voyager dans les plus profondes torpeurs avec ce black metal aussi intrigant qu’original. On en redemande !

 


 

Tracklist:

  1. Crawling Saviour
  2. Stars Above Me
  3. The Lord Of Light
  4. Impressive Physical Sight

  • Groupe : Xoresth
  • Album : Vortex Of Desolation
  • Sortie2018
  • Label : Grimm Distribution/The Eastern Front
  • Style : Funeral Doom/Drone
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

Rendons nous ce jour en Turquie afin de découvrir un projet de l’écurie Grimm Distribution (en collaboration avec The Eastern Front), et faisons lumière sur Xoresth, projet fondé en 2013 et qui a depuis sorti déjà une démo, 3 splits et un album.

C’est donc déjà fort d’une expérience que Xoresth propose trois titres pour plus de trente minutes d’un funeral doom lourd, oppressant et malsain.

Ambiances ultra pesantes, l’ensemble est proposé bien sûr dans un tempo des plus lents, le son est dans sa généralité noisy à souhait, empli de dissonances assez drone.

Les vocaux alternent entre growls bien lourds et cris plus black et stridents et ils sont en parfaite symbiose dans cet univers suicidaire et tourmenté.

Un véritable effet d’hypnose ressort par exemple s’un titre comme « Nefes » certes un peu moins bruitiste que ses prédécesseurs, mais les riffs et rythmes vous ayant déjà sérieusement plombé le cerveau, les passages atmosphériques paraîtront eux comme une sacrée bouffée de chloroforme inhalé à plein poumon, cette sensation de froid qui s’empare de votre intérieur suivi de cette chute vers les abysses tout en planant.

L’album vous laissera pour sûr avec une écume abondante autour de la bouche tant l’emprise maladive est nocive sur tous les points. Le rythme est assommant et retentit pleinement au gré de la destruction neuronale, les sonorités dissonantes incluses vous vrillent le cerveau provoquant une certaine nausée et le chant et mélodies malsaines laisseront paraitre quelques messages subliminaux qu’il est souhaitable de ne pas comprendre.

 

Veritable bande son d’un film qui pourrait se dérouler dans un asile désaffecté, l’album de Xoresth sait proposer un funeral doom chargé d’émotions négatives et peux s’avérer être à déconseiller à toute âme sensible ! Malsain, lourd et oppressant


Tracklist:

  1. Illusion Before The Matter
  2. Vortex Of Desolation
  3. Nefes

  • Groupe : Svet Kant
  • Album : Loneliness
  • Sortie2013
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death progressif et technique
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Svet Kant est une formation qui nous vient tout droit d’Argentine, et avec « Loneliness », nous voguons sur huit titres d’un death metal aussi progressif que mélodique.

Introduit par un morceau instrumental à la guitare folk –« The Peace within loneliness »– et bien posé, le ton se durcit avec « The Radical Cleansing » où l’on retrouve des passages bruts et bien death où la batterie n’hésite pas à tabasser, le chant death est éraillé et les structures bien techniques sont maîtrisées.

Un côté original dans les composition résident également dans les alternances au chant clair (qui déstabilisera peut être certains auditeurs).

 

L’aspect progressif est vraiment la ligne maîtresse de ce projet, il suffira d’ailleurs d’en juger avec les diverses variations tels les passages avec arpèges où revient la folk.

L’ensemble des huit longs titres sait garder en haleine avec des idèes intéressantes.

Notons aussi le très bon « An Infinite Curse » qui met en avant également la maîtrise technique du groupe avec ce deth bien trempé d’énergie puis toujours ces riches changements.

Les mélodies de guitare s’amusent entre elles, liées de manière logique lors de certains passages ‘question-réponse’.

Du barré en masse également sur « A Redundant Humanity » qui après un démarrage en trombe enchaîne sur un instant plus posé et arpégé. Véritable schizophrénie musicale, les enchaînements des différents moments se font sans problème et les  parties agressives envoient vraiment du lourd.

 

« Nature’s Hatred » sait également offrir du pesant qui tâche dans ses moments dynamiques. Les rythmiques se déchaînent et se font toujours bien barrèes alors que les mélodies suivent cette folle lignée.

 

Un bon moment aux multiples visages que l’on passe avec Svet Kant, les amateurs d’Opeth en nettement plus fou apprécieront.


Playlist:

  1. The Peace Within Loneliness
  2. The Radical Cleansing
  3. An Infinite Curse
  4. Delivering Beasts
  5. The Redundant Humanity
  6. To Demonize The Unknown
  7. Smothered By This Race
  8. Nature’s Hatred

  • GroupeEvil Nerfal
  • Album : Bellum Est Pater Omnium
  • Sortie2018
  • Label : Grim Distribution-Morbid Skull Records
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

L’Amérique du Sud nous appelle ce jour afin de nous présenter une de ses hordes black metal underground avec Evil Nerfal, sévissant depuis 2007 et qui propose ce second album sorti chez Grimm Distribution en collaboration avec Morbid Skull Records.

Ici c’est un black metal aussi mélodique qu’agressif qui flaire bon l’old school qui nous est balancé.

Il est donc certain que si tu es, cher lecteur, un auditeur lambda, satanique est ta soirée lorsque tu écoutes cet opus.

Du blast des plus démoniaque et schizophrène se déchaîne comme pour exemple sur «En Las Fauces del Demonio (Taedium Demoni) ».

Le morceau est excellent et agrémenté de parties variées de manière très probante.

Les mélodies lacèrent et alternent rapidité pour venir ensuite sur des parties plus posées sans pour autant amener de répit

Un passage aux arpèges se voit suivit de lignes variant l’ascendant et le descendant avec brio.

Des cassures de rythmes puis la double qui mitraille à cœur joie afin d’imposer un côté des plus massifs.

Vocalement, le chant est bien malsain et old school. On pensera sur certains passages à Agathodaimon. On pourra apprécier aussi un final au chant clair incantatoire.

On accrochera aussi à « Vestigial (Manifiesto de Misantropia) » et cette fougue écrasante, hargneuse et énergique.

Le black metal est bien maîtrisé au point de vue mélodies qui se font riches au grès des différentes atmosphères.

Il y a quelque chose d’épique dans ce titre mais également ce côté qui vous écrase aisément au pavé.

Sur ce titre comme sur d’autres d’ailleurs, il y a ce côté à la Abigor qui ravira les amateurs dudit combo autrichien.

L’instrumentale de l’album « Satanic Madness Black Metal Unleashed (Instrumental) » se pose tel une ode au black metal d’antan de la scène scandinave avec ces mélodies très mélodiques et ces changements de rythmes variant blast beats et passages plus apaisés.

« In Endless Torment » fait également bien le boulot.

Principalement mid tempo, la double pédale se fait lourde, les mélodies de gratte et de basse hachées alors que la voix vocifère diaboliquement d’un ton caverneux. Progressivement le titre évolue vers un aspect plus heavy et se termine sur une note épique et guerrière.

On se prend aussi en pleine face l’explosive « Foedus Versus Deus (Against The Great Drone History) » et ses notes incontrôlées qui s’enchaînent inlassablement. L’ambiance est aussi violente que mélodique. Matraquage et découpe sont d’actualité sur une cadence infernale.

Une sympathique découverte colombienne avec Evil Nerfal qui sait proposer un black metal des plus méphistophéliques et avec de bonnes idées. Les ambiances varient efficacement et la Colombie ne sera pas cette fois symbole de la paix tant ce black metal s’avère guerrier.


Playlist:

  1. Coriolan (Overture)
  2. Fuck Off Jesus Christ
  3. In Endless Torment
  4. Foedus Versus Deus (Against The Great Drone of History)
  5. En Las Fauces Del Demonio (Taedium Daemoni)
  6. Agon (Bellum Est Pater Omnium)
  7. Satanic Madness Black Metal Unleashed (Instrumental)
  8. Sathanas Kingdom Rises
  9. Vestigial (Manifiesto de Misantropia)
  10. Egmont (Finale)