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Hugh Grunt

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  • GroupeLava Invocator
  • Album : Mörk
  • Sortie2017
  • Label : Satanath Records/ More Hate Productions
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Satanath Records continue à nous présenter son panel de productions avec aujourd’hui un détour en Ukraine en compagnie de Lava Invocator sur lesquels nous n’avons que très peu d’informations si ce n’est que « Mörk » est leur premier album.

La galette propose ici sept titres (sont une intro) d’un black metal sous tous les angles, jonglant entre l’atmosphèrique et glacial, le plus brutal et thrash ou encore le plus doom et mélancolique.

L’intro « Awaken » démarre sur une note ambient au clavier cristallin progressant sur une montée où s’enchaînent les instrus par des mélodies venues du blizzard et du blast vif à souhait.

Evoquant les différentes facettes du black metal délivrées par le combo ukrainien, « Dark Thunder Sky » est un bel exemple de black metal typique de l’Est.

Une grande présence des claviers pour renforcer cet aspect hivernal et l’aspect planant un peu à la manière des fameux Lucifugum, du blast endiablé, des mélodies longues, le tout entrecoupé de breaks plus guerriers et épiques. La voix, quant à elle, vocifère par des gargarismes efficaces et malsains.

La touche brutale et décidemment plus thrash s’opère sur des titres comme « Totenkampf » ou encore « Gestapofallos ».

Distribution de baffes, riffs hachoirs, grosse double pédale qui déroule et voix bien haineuse, l’auditeur restera sur le carreau malgré quelques interludes épiques où s’exprime le soliste (sur « Totenkampf »). Les amateurs de formations comme Carpathian Forest auront sans doute le sourire figé et de la mousse aux lèvres à l’écoute de ces titres plus destructeurs.

Malgré son début tonitruant un peu à la Enochian Crescent, « Empyrium et Nihil » varie ensuite sur quelque chose de plus ‘épique’. Avec quelques pics de blasts. Nous évoquions Enochian Crescent pour le début, mais avec du recul, c’est l’ensemble du titre qui nous remémorera le combo norvégien. De bons changement au niveau des ambiances et des mélodies accrocheuses font la force de ce dernier.

La touche mélancolique et plus doom se projette dans « Black Dawn » où le tempo se voit plus posé mais néanmoins empli de lurdeur avec cette double pédale pesante et écrasante mais encore dans « Mörk » et son côté assez inquiétant au niveau de l’atmosphère avec entre autres quelques passages en choeurs grégoriens.

L’aspect guerrier et épique est également mis en avant avec ce quelque chose qui ne sera pas sans rappeler Bathory, Satyricon (old), Maniac Butcher ou encore Agmen.

Un retour ensuite à une impitoyable brutalité où le batteur se fait plaisir dans les martèlements, une basse qui bourdonne bien, puis des mélodies toujours aussi accrocheuses.

Un album de black aux variations plaisantes qui nous vient du grand Est et qui ravira les fans du style en quête d’un rafraîchissement brutal.


Tracklist:

  1. Awaken

  2. Empyrium et Nihil

  3. Gestapofallos

  4. Black Dawn

  5. Dark Thunder Sky

  6. Totenkampf

  7. Mörk

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  • GroupeBurtul
  • Album : Bottom Astral
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Brutal Death Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

Et revoici Satanath Records qui nous envoie un groupe bien gras de leur chère Russie : Burtul.

Ambiance brutale et bien trempée, c’est avec cet album sorti en 2014 baptisé « Bottom Astral » que la distribution de claques en provenance de l’Est se fera.

Aucun chichi, de la brutalité à l’état pur : celle qui tâche et qui dégouline encore après impact.

Son bien underground avec tout ce charme de l’Est, des blasts qui tabassent, du son de grattes ultra béton et une voix gutturale des abysses.

Prenons pour exemple dans un premier temps ce morceau au titre évocateur « The Brutal » démarrant avec lourdeur puis des breaks assez barrés, un peu dans un trip à la Pungent Stench, avant de dérouler une formule qui hume bon l’old school : un départ down tempo ouvrant sur beaucoup plus d ‘énergie et du blast à n’en plus pouvoir.

« Blasphemer » fait également bien plaisir à l’écoute avec cette basse en avant qui impose encore plus de burnes à cette formule déjà bien grasse. Les grattes sont tranchantes et l’on appréciera également les variations de passages énergiques et ceux plus groovy.

Dans la catégorie ‘sans répit’, je demande « Rape » et cette ambiance qui ne sera pas sans déplaire aux fans de Cannibal Corpse. Le batteur s’en donne à cœur joie sur la double et les blasts dès le départ puis alterne avec des coupures digne d’un puissant Panzer.

L’énergie explose dans ce titre et éclabousse à coup de napalm. Le genre de titres qui doit imposer plusieurs séjours à l’hosto pour ceux qui osent pogoter sur ces douces mélopées.

Brutal, le death metal proposé par ces russes sent bon l’Est. C’est du lourd, du bien corsé et les adorateurs de la scène accrocheront pour sûr, les autres, eux, resteront sur le carreau avec tout au moins quelques contusions.


Tracklist :

  1. Hospes

  2. Death’s Agony

  3. Rape

  4. The Brutal

  5. Burbah

  6. Ahnenerbe

  7. PZ Panzer

  8. Luftwaffe

  9. Osvenism

  10. Blackster Get Up At War

  11. Blasphemer

  12. Battle In Heaven

  13. Bottom Astral

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  • GroupeMouldered
  • Album : Chronology Of A Rotten Mind
  • Sortie2017
  • Label : Satanath Records/ More Hate Prods/Butcher Entertainment
  • Style : Brutal Death Technique
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 

Nous ne présentons plus le label russe Satanath Records, véritable habitué de nos pages, qui fera de chaque auditeur un véritable globe trotter de l’underground. La production sur laquelle nous nous attarderons aujourd’hui a vu le jour en collaboration avec More Hate Productions et Butcher Entertainment.

Nous nous rendons en Amérique du Sud et plus particulièrement en Colombie, accueillis brutalement par Mouldered.

Déjà, dans un premier temps, la pochette attirera l’oeil des afficionados du death metal old school. Effectivement, quelque chose n’est pas sans rappeler la pochette du très culte « Scream Bloody Gore » de Death. Le style proposé, quant à lui, brutalisera l’audience sans répit.

La puissante volée viendra vous coller au mur par le biais de riffs dégoulinants, de blasts frénétiques et de grognements affamés à l’odeur de chair fraîche qui se profile.

« Mind Control » marie un groove dès son départ empli de lourdeur et alterne sur des breaks où assomment les blasts.

On retrouve également du solo de gratte à l’ancienne puis des variations de passages sacrément bonnes.

On retrouve une touche américaine dans les titres proposés avec cette petite ambiance à la Suffocation par exemple.

On se prend un impact important également sur « Genocide » avec toujours cette alternance entre passage massif et parties plus rentre dedans et brutales. La basse, bien en avant, ne sera pas sans rappeler Mr Di Giorgio. Le chant, lui, s’avère répugnant et putride et il est accompagné ici et là de choeurs plus criards.

Mouldered tape sec également avec un titre comme « Succubus » où tous les éléments du brutal death old school sont rassemblés pour vous faire passer un instant des plus douloureux, notamment au niveau cervical.

Mouldered propose donc sa sentence en huit morceaux pour vingt cinq minutes de molestation, allant droit au but, sans détour pour quelconque émotion sinon le désir de vous faire passer un cruel (plus d’un) quart d’heure (sud) américain.

Les vieux briscards apprécieront pour sûr.


Tracklist :

  1. I’m Legion

  2. Death

  3. Mind Control

  4. Succubus

  5. Prision

  6. Zombiefication

  7. Genocide

  8. Chronology Of A Rotten Mind

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  • Groupe Putridity Pleasure Party
  • Album : Godless
  • Sortie 2017
  • Label : Autoproduction
  • Style : Slam/Brutal Death
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Petit crochet vers le Calaisis avec aujourd’hui un one man band aussi gras que dégoulinant pour tous les amateurs de brutal death/slam : Putridity Pleasure Party.

Derrière ce projet, Andy Berrier propose déjà avec « Godless » son second opus puissant et lourd.

Déjà fort d’une première galette nauséabonde, revoici huit nouveaux actes de torture tant emprunts de groove que de blasts puis des vocaux gras à souhait.

Véritable caterpillar massif sur « Nauseating Human Putrefaction », l’auditeur se plaît à voguer sur cette rivière de slime puante guidé par des riffs saccadés et incisifs tels les scalpels de tout chirurgien sadique qui se respecte.

Les vocaux sont graveleux, et les textes sont les fruits d’une poésie datant de l’ère necro-romatique.

Le temps n’est pas à l’apaisement sur « New Obsession Conception » et ses variations efficaces. Les rythmiques déroulent impitoyablement, alternées par du groove plus ‘abordable’. Un break pachydermique poursuit son assommante quête avec succès et cette lignée éléphantesque vient d’ailleurs même clore ce titre.

Riche en variation, l’album sait proposer « Workship Lucifer » nettement moins slam et plus axé sur un brutal death plus mélodique. Une touche orientale dans le morceau ravira les adorateurs de formations telles que Nile ou encore les canadiens de Necronomicon.

Des breaks saccadés et hystériques viennent participer à la brutalisation d’un auditeur déjà bien mal en point.

Mention spéciale donc pour ce morceau qui s’avère être le plus accrocheur et à l’approche différente.

« I Satan » se pose également comme une autre facette de P.P.P.

De bons changements encore au niveau des breaks puis une approche plus black metal opère ici. De bonnes mélodies malsaines et infernales imposent cet aspect efficace et prometteur.

« Voices » renferme également cette aura inquiétante et maladive, au rythme sombre et lourd. Riffs poisseux, l’ensemble de l’atmosphère ambiante semble vous attirer vers des profondeurs embrumées .

Les pratiquants d’ headbang s’y donneront à cœur joie sur « Godless » ou encore « Serial Corpse Fucker » où fusionnent passages brutaux et d’autres slam as fuck comme disent les djeunz. Tartine de bitume à foison pour les gourmands.

L’impitoyable aventure touche à son apogée sur « Bitches Disfigurement » toujours avec, vous l’aurez deviné, une poésie distinguée. Du gras qui tâche et hume bon les entrailles pourrissantes avec une puissante alliance vocale. Le titre démonte et vous laissera une blessure béante et purulente.

Second effort du gaillard et c’est encore une fois prometteur.

Plus varié que son prédécesseur, « Godless » laisse encore présager du très bon pour l’avenir. D’ailleurs le troisième opus est sorti récemment et je ne saurais que conseiller à tous les amateurs d’art gras de ce jeter d’urgence sur ce qui est jusque maintenant cette trilogie horrifique.


Tracklist :

  1. Serial Corpse Fucker

  2. Nauseating Human Putrefaction

  3. Godless

  4. Bitches Disfigurement (feat Kev Helle)

  5. Workship Lucifer

  6. I, Satan

  7. New Conception Obsession

  8. Voices

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  • GroupeViolent Life Violent Death
  • Album : V-EP
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleCrust’n’roll/Hardcore/Black
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

Premier Ep d’à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s’avère être un concentré de boost dans lequel s’allient un crust rock’nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d’un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

Agressif mais dansant c’est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock’n’roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d’une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d’ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock’n’roll old school et de parties moshpit à l’ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c’est le groove et l’efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

La folie tourne à l’extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s’avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

« Straight Teeth », titre d’ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.


Tracklist:

  1. Straight Teeth
  2. Swollen Hearts
  3. Silver Eyes
  4. Shallow Veins
  5. Sharp Suits
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  • GroupeMantras
  • AlbumPsychedelic Stoner Blues Maze
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleStoner/Doom/ Psychédélique
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

La région poitevine signe son retour dans nos pages telle qu’elle nous avait laissée avec The Bottle Doom Lazy Band, c’est à dire sur une note fort embrumée.

Et là où ce n’est pas étonnant, c’est que l’on y retrouve Pierre de TBDLB qui assure ici le chant et la gratte.

Ce sera sans surprise, au vu du nom de ce 1er long Ep de 41 minutes que dès les premières notes de « Smokes », c’est un doom stoner ultra planant aux tons orientaux, qui renforcent l’aspect désertique, qui s’annonce psychédélique à souhait et qui s’impose ici.

Le ton s’alourdit ensuite sur un groove très lancinant où fuzz et wah wah s’allient gracieusement.

Puis le chant démarre avec ce timbre de voix qui ne sera pas sans rappeler Danzig. La maîtrise vocale est bien présente et ce ton apporte beaucoup à l’ambiance des morceaux, imposant ce côté chaleureux.

Un rythme festif s’ensuit de manière bien doom traditionnel, ce dernier ne sera pas sans déplaire aux adorateurs de Reverend Bizarre.

Un psychédélisme lourd prend la mainmise sur ce cd et l’on trouve d’ailleurs dans ce morceau ce genre de passage posé aux mélodies de basse qui bercent aisément l’auditeur au gré de la rythmique, qui elle, laisse flotter la barque.

« Sirens » suit sur un ton bien groovy seventies limite funky, avec une certaine sensualité. Le tableau serait facilement celui d’un strip bar qui sentirait bon l’herbe de Provence et le bourbon.

La ligne de basse se répète parallèlement au rythme, mais l’ambiance que provoque cet air entêtant s’avère excellente.

Le style desert session en plus doom est complètement incontournable dans l’ensemble de cet Ep.

Force est de constater que Mantras laisse nettement plus de champ au côté instrumental et sur les aspects ultra planants que sur les lignes vocales, mais comme mentionné ci dessus, ces interventions ont le mérite d’être placées au bon moment posant ce bonus à l’ambiance générale.

Pour le troisième titre, les gaillards proposent un morceau live au son bien propre principalement instrumental où le chant, sur la première moitié, ne s’exprime que par brèves nappes. Ce titre « The Hangman Blues » sait allier pour le premier passage un bon vieux stoner des familles dansant pour ensuite imposer plus de vocaux alors que l’ambiance revient plus sur quelque chose de planant ou la gratte s’en donne à cœur joie et où le psychédélisme se voit décupler.

L’atmosphère revient sur l’aspect dansant du départ au groove pachydermique sur lequel Dyonisos danserait volontiers la gigue.

Nous parlions de doom traditionnel en début de chronique, c’était sans évoquer encore le morceau de clôture « Chinggis Khaani Magtaal » où se mêlent didjeridoo, violon et percus.

Ce titre propose une ambiance sur lequel l’auditeur se verra téléportée sur les steppes à hauteur d’Oulan Bator.

« Psychedelic Stoner Blues Maze » : ce titre ne pouvait être mieux choisi pour imager ces 4 titres fort plaisants.

Le trip se fait poussiéreux, lourd mais sait également faire flotter l’auditeur sur un nuage vert au gré des kaléidoscopes.

Un très bel effort pour une première production à conseiller aux plus baroudeurs d’entre vous.

 


Tracklist:

1. Smokes

2. Sirens

3. The Hangman Blues (Live)

4. Chinggis Khaanii Magtaal (Traditional)

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  • Groupe : Exterminas
  • Album : Dichotomy
  • Sortie2015
  • Label : Satanath Records/ Metallic Media
  • Style : Death/Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

C’est en collaboration avec Metallic Media que Satanath Records nous envoie une nouvelle troupe malfaisante en la personne des italiens d’Exterminas et notamment cet album « Dichotomy » qui propose un black metal varié avec une grosse touche heavy.

Huit titres composent cet album et la traversée se fait dans un black metal aux allures épiques, belliqueuses et bourré de mélodies trempées dans le heavy tout en restant fidèle à la scène scandinave de death/black mélodique scandinave des 90’s.

Les riffs sont accrocheurs, galopants et collent parfaitement à cette rythmique qui impose quelques blasts bien vifs.

On pourra retenir « In Apotheosis of Pandemonium » avec ces variations justes, cette voix qui elle ne sera pas sans rappeler The Meads Of Asphodel.

Les passages alternent entre des riffs scandinaves à souhait, du blast et du passage bien guerrier.

Les mélodies s’allient sur le rythme d’une double effrénée, et des breaks plus liés poussent au headbang.

L’album conserve cet esprit général, usant d’une atmosphère sombre, aux énergies injectées variablement.

Selon les passages, on se plaira à retrouver quelques influences à la Behemoth sur « God’s Hammer », du Dissection aussi sur ces riffs enjoués mais noirs à souhait et encore Skymning pour ces passages plus heavy poussant à guerroyer comme par exemple sur « Upheaval seems Anathema ».

Pour revenir à « God’s Hammer », plusieurs tableaux sont proposés dans la mesure où l’on alterne des instants dynamiques à d’autres plus progressifs, lourds et lancinants.

Les variations au gré de l’album sont bien dosées et annihilent toute forme d’ennui comme pour «  Wandering from Death’s shore »

« Wandering from Death’s shore » propose un côté beaucoup plus constant dans sa rythmique qui se fait lourde par la double et lancinante et l’on vogue lentement dans un climat héroïque.

« The Dawn Of Deceit », dernier titre de cet album de huit titres, s’avère comme le morceau le plus long mais également le plus accrocheur avec ce départ en force sur ces mélodies et rythmes capiteux.

L’aura nous plonge en plein combat et les variations y posent une trêve au ton plus groovy et malsaine avant de replonger l’auditeur sur une percutance encore plus lugubre et acérée.

Un album plaisant et bien effectué par les maléfiques italiens d’Exterminas, huit bons hymnes d’un voyage infernal et épique qui ravira les amateurs de death black mélodique et heavy.


Tracklist :

  1. God’s Hammer
  2. Unleashing the Cruelty
  3. Collapse Into Time
  4. Swallowing the Gravity
  5. Upheaval seems Anathema
  6. Wandering from the Death’s shore
  7. In Apotheosis of Pandemonium
  8. The Dawn of deceit
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  • Groupe : Temple Of Nihil
  • Album : Soul Extremist
  • Sortie2016
  • Label : Symbol Of Domination Productions/Narcoleptica Productions
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 Petit voyage sur les fertiles terres de Russie avec les maléfiques Temple Of Nihil qui proposent cet Ep de 4 titres sorti comme fruit d’une collaboration entre Symbol Of Domination et Necroleptica Productions .

Le groupe russe propose un black metal aussi polaire que pernicieux.

Le travail est mis en avant au niveau des ambiances en prenant soin des les rendre moribondes au possible.

C’est « Devilution » qui ouvre le bal avec son tempo lent et lourd, les mélodies l’accompagnant dans cette maudite valse, la basse bien mise en relief avec ce son massif et claquant, puis la voix purement black qui possède ce timbre, ce grain éraillé qui ne sera pas sans rappeler les norvégiens de Gehenna.

Un break vient violenter brièvement le trajet avec une accélération rythmique ici et là et il permet de nuancer le black metal rampant pour lui insuffler une dose supplémentaire d’énergie par des blasts sans merci.

Pour clore ce morceau, on revient sur cette envoûtante mélodie où s’expriment les soli de guitare.

« Ov Spiders » se fait nettement plus brute et violente. Sans concession, le batteur impose un incessant martèlement de ses fûts sans oublier de dérouler à la double pédale s’accordant même des accélérations sur un rythme déjà costaud.

Des changements s’opèrent, plus lourds, décalés aux nombreux breaks et accentuent un aspect assez épique. Les passages diffèrent, donc, mais fusionnent comme il faut.

« Iblis » vous mène droit à l’autel, prêt pour le sacrifice avec un départ aussi tonitruant que le morceau précédent.

L’ambiance du titre est pesante et les rythmes, eux, tabassent de manière schizophrène par saccades et décuplent l’aspect fou et féroce de Temple Of Nihil.

Les coups frénétiques s’allient à d’autres plus barbares. On sent par le profil des morceaux que le combo a su puiser au plus profond des entrailles de la Bête pour maîtriser l’art de l’inquiétante intrigue qui prend cours.

L’éponyme « Soul Extremist » démarre sur un rythme catchy avec des mélodies efficaces comme on peut les apprécier chez un groupe comme Dissection.

Temple Of Nihil joue bien la carte en s’accaparant de l’auditeur par des riffs et rythmes entêtants avant de le brutaliser par des passages soit plus violents, soit oppressants et morbides.

Une bonne production nous arrivant donc de Russie de la part de ces deux labels.

Quatre titres bien ficelés qui, par ce black sombre, mélodique, varié et inspiré risquent de bien plaire aux amateurs du genre.


Tracklist :

  1. Devilution
  2. Ov Spiders
  3. Iblis
  4. Soul Extremist
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  • Groupe : Scolopendra Cingulata
  • Album : Kuoltuu Kaikin Kohetah
  • Sortie2015
  • LabelNarcoleptica Productions/ More Hate Productions
  • Style : Raw Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Un détour vers une destination jusqu’alors encore inédite dans nos pages puisque c’est au Kazakhstan que nous poserons notre attention.

Les sombres élus du jour sont Scolopendra Cingulata, et suite à deux premières démos déjà proposées, c’est un Ep 4 titres d’un peu plus de vingt cinq minutes sorti en 2015 chez More Hate Prod et Narcoleptica Prod puis distribué par Satanath Records (qui prouve que la solidarité underground fait toujours bon effet) auquel nous avons à faire aujourd’hui.

Les quatre morceaux composant cet opus balancent un black metal bien raw qui sent bon la froideur des pays de l’Est.

L’esprit underground domine et suinte des titres avec un départ lugubre dès l’intro de « Помрут – Все Хорошими Станут » à l’arpège dissonant et lent dans un esprit très DSBM avant de démarrer en tapant sec sur un black mélodique à souhait et cette basse mise en avant qui vrombit comme il se doit  ainsi que cette voix qui respire bon l’esprit slave (on pourra penser ici aux tchèques de Maniac Butcher).

Le morceau, qui est d’ailleurs le plus long des quatre (dépassant les neuf minutes) sait tirer son épingle du jeu an offrant les variations nécessaires pour maintenir l’attention.

Les mélodies sont accrocheuses et l’auditeur se trouve emporté à mis parcours par un passage ambient où le clavier se forge une place importante à l’ambiance projetée avant de repartir sur ces riffs guerriers et ces blasts bien vifs.

Les deux titres suivants conservent cet esprit black metal traditionnel à entendre des mélodies toujours entraînantes mais également des variations dans les structures des titres.

Même si le rythme de « Шакалы » reste sur une constante tout au long du morceau à entendre sur un mid tempo sans trop de blast, le groupe pose un passage dans l’esprit folk sur la fin du titre. L’atmosphère dudit titre est épiquement glaciale.

Concernant « Ветер Войны », le titre joue sur un aspect plus énergique où les blasts mitraillent et le clavier pose une touche bien symphonique soulignant vouluptueusement les riffs de gratte et de basse et de cette cohésion globale résulte quelque chose de sombrement malsain.

« Меч Смерти Клеймор » clôt cet Ep et force est de constater que ce titre se démarque des précédents.

On retrouve une intro similaire à celle du titre d’ouverture c’est à dire un arpège de guitare qui démarre sur un fond sonore de blizzard et le tempo se remplit du groove dans une mouvance assez doom 70’s.

On pourra penser à Carpathian Forest dans l’esprit du titre avec cette alternance entre cette partie presque dansante au groove endiablé qui ensuite vient se fondre sur une partie purement black metal où le tempo accélère radicalement avec ces blasts secs, puis les riffs liés et répétitifs qui portent haut l’esprit de dépravation.

Une bien bonne découverte nous venant du grand Est, qui sait préserver l’essence de l’underground.

Le Ep accroche et il saura aisément détourner tout esprit pur qui s’aventure sur ce chemin.


Tracklist :
 01. Помрут – Все Хорошими Станут  

02. Ветер Войны

03. Шакалы

04. Меч Смерти Клеймор

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  • Groupe : Sleepy Sun
  • Album : Maui Tears
  • Sortie2014
  • Label : Dine Alone Records
  • Style : Rock psychédélique/ Stoner
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Si vous allez à San Francisco et que vous y croisez Sleepy Sun, alors vous constaterez que le psychédélisme de l’époque y est resté.

En effet, par le biais de ce beau digipack, c’est un album de neuf titres d’un peu plus de trois quart d’heure américain d’un rock stoner bien enfumé que nous propose le combo.

Alors si vous êtes dans l’espoir de vous faire brutaliser les neurones, il vous faudra patienter une future chronique car pour l’heure, nous allons nous enfoncer dans un nuage kaléidoscopique qui planera un bon moment.

Des grattes bien gonflées au fuzz puissant, de la wah wah qui dure, des passages planants et de la mélodie entêtante.

A ce titre, nous pouvons déjà saluer « Galaxy Punk » qui s’avère être la plus catchy de cet album.

Un son bien saturé mais aussi un couplet aussi accrocheur que le refrain. On navigue en pleines années 60/70 avec cette ambiance assez T Rex et glam rock.

Si l’on prend « Words », rassurez vous, les substances feront toujours effet car l’on reste dans le psychédélisme mais le morceau est proposé en semi folk au rythme lancinant. Ce titre bien posé diffère des autres et ce clavier de fin appuie bien l’atmosphère flottante.

On retrouve une touche similairement posée sur « Outside » avec la présence d’une guitare folk encore et l’on pourrait penser à du City and Colour qui balancerait un morceau complètement seventies. La voix se voit emplie de reverb et les airs de guitares prennent des airs blues/country.

« The Lane » se fait également pleine de nostalgie avec cette rythmique jazzy/rumba. Les guitares bien éthérées définissent un aspect atmosphérique pour l’ambiance qui se fait plus légère et les lignes de basse sont bien présentes et groovent à cœur joie.

« Everywhere Waltz » possède plus d’une facette aussi, et elle les dévoile progressivement en incorporant au fur et à mesure du parcours une hypnose psyché menée par cette ligne de basse qui bourdonne bien et ces sons de guitares dissonantes. Le titre est bien approprié à ce morceau dans lequel on retrouve une rythmique de valse qui oscille sur le jazzy.

On prend part à deux parties : l’une plus brute avec les lourdes guitares, puis l’autre où celles ci se font plus discrètes de par leurs arpèges plus légers.

L’hypnose évoquée ci dessus se profile dès les notes de basse et le chant accompagné de choeurs enfume le reste.

Le voyage intersidéral s’opère parfaitement sur le long morceau éponyme « Maui Tears ».

Le démarrage sonne doom toujours avec cette basse qui guide rythmiquement le titre, puis le ton général se fait rock, avec un long break jam où la guitare s’amuse à rendre le titre encore plus inspiré par Morphée et Dionysos car il enivre l’auditeur qui s’abandonne et plonge dans l’oubli. Des flûtes viennent s’ajouter puis un harmonica. Avec Sleepy Sun, chacun en a pour son compte.

Découvrant Sleepy Sun avec cet album, l’envie qui se présente après son écoute approfondie est de découvrir leurs précédentes productions.

Et si c’est votre cas également, il est certain que vous ressentirez ce besoin, d’autant plus si vous êtes friands des 70’s.

Un album très sympathique de ces américains.


Tracklist:

  1. The lane

  2. Words

  3. Everywhere Waltz

  4. Outside

  5. 11:32

  6. Thielbar

  7. Slowdown

  8. Galaxy Punk

  9. Maui Tears