Quoi de neuf ?
Calendrier
octobre 2017
L M M J V S D
« Juil    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  
Archives

Hugh Grunt

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

  • GroupeViolent Life Violent Death
  • Album : V-EP
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleCrust’n’roll/Hardcore/Black
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Un petit détour aux USA avec les énergiques Violent Life Violent Death qui vous allez le découvrir ne sont pas venus pour veurrer les tartines mais plutôt en balancer après les avoir enduites de béton armé.

Premier Ep d’à peu près 17 minutes, ce « V-EP » s’avère être un concentré de boost dans lequel s’allient un crust rock’nroll des familles à la violence vive et au groove bien dingo, un hardcore old school qui sent bon la sueur projetée d’un pit déchaîné pour ce côté lourd et dansant, puis un black metal essentiellement au niveau de ces gutturalisations haineuses à souhait.

Agressif mais dansant c’est ce que pourrait ressortir de titres comme « Swollen Hearts » et de ce rock’n’roll burné et explosif quasi streetpunk/crust. Le titre déborde d’une pêche et provoque sans doute des mosh pits où tous se cartonnent. On saura d’ailleurs apprécier ce passage lourd à souhait bien hardcore dans ce titre

« Shallow Veins » vogue sur les même flots à entendre cette alliance de rock’n’roll old school et de parties moshpit à l’ancienne. Le côté entraînant est à son apogée, nul besoin de soli à gogo, ici c’est le groove et l’efficacité des variations qui fait le boulot et ce de manière plaisante.

La folie tourne à l’extrême sur la décalée « Sharp Suits » et ses contre temps bien hystériques. On pourrait rapprocher ce qui se passe à du Mathcore à la Converge et ce titre s’avère comme étant aussi dérangé que brutal. Les grattes démentes varient de façon schizophrène sur des rythmiques dingues alors que le chant vocifère comme un beau diable.

« Straight Teeth », titre d’ouverture avait déjà bien posé les bases brutales et fulgurantes qui nous laissent sur le carreau ensuite. Parfait mélange colérique de crust/punk et de hardcore, ce morceau représente au même titre que « Silver Eyes » le morceau bagarre de ce Ep.

Les deux morceaux doivent également déchaîner en live, véritables appels au pogo et au crachat de molaire. Amis de la castagne, voici de quoi vous abreuver.

Une bien plaisante première production pour ce groupe à la violence groovy.

Sachant varier à bon titre entre les styles cités au dessus, ils savent proposer une formule efficace qui sait en imposer.

Vivement la suite.


Tracklist:

  1. Straight Teeth
  2. Swollen Hearts
  3. Silver Eyes
  4. Shallow Veins
  5. Sharp Suits
Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook11

  • GroupeMantras
  • AlbumPsychedelic Stoner Blues Maze
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleStoner/Doom/ Psychédélique
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

La région poitevine signe son retour dans nos pages telle qu’elle nous avait laissée avec The Bottle Doom Lazy Band, c’est à dire sur une note fort embrumée.

Et là où ce n’est pas étonnant, c’est que l’on y retrouve Pierre de TBDLB qui assure ici le chant et la gratte.

Ce sera sans surprise, au vu du nom de ce 1er long Ep de 41 minutes que dès les premières notes de « Smokes », c’est un doom stoner ultra planant aux tons orientaux, qui renforcent l’aspect désertique, qui s’annonce psychédélique à souhait et qui s’impose ici.

Le ton s’alourdit ensuite sur un groove très lancinant où fuzz et wah wah s’allient gracieusement.

Puis le chant démarre avec ce timbre de voix qui ne sera pas sans rappeler Danzig. La maîtrise vocale est bien présente et ce ton apporte beaucoup à l’ambiance des morceaux, imposant ce côté chaleureux.

Un rythme festif s’ensuit de manière bien doom traditionnel, ce dernier ne sera pas sans déplaire aux adorateurs de Reverend Bizarre.

Un psychédélisme lourd prend la mainmise sur ce cd et l’on trouve d’ailleurs dans ce morceau ce genre de passage posé aux mélodies de basse qui bercent aisément l’auditeur au gré de la rythmique, qui elle, laisse flotter la barque.

« Sirens » suit sur un ton bien groovy seventies limite funky, avec une certaine sensualité. Le tableau serait facilement celui d’un strip bar qui sentirait bon l’herbe de Provence et le bourbon.

La ligne de basse se répète parallèlement au rythme, mais l’ambiance que provoque cet air entêtant s’avère excellente.

Le style desert session en plus doom est complètement incontournable dans l’ensemble de cet Ep.

Force est de constater que Mantras laisse nettement plus de champ au côté instrumental et sur les aspects ultra planants que sur les lignes vocales, mais comme mentionné ci dessus, ces interventions ont le mérite d’être placées au bon moment posant ce bonus à l’ambiance générale.

Pour le troisième titre, les gaillards proposent un morceau live au son bien propre principalement instrumental où le chant, sur la première moitié, ne s’exprime que par brèves nappes. Ce titre « The Hangman Blues » sait allier pour le premier passage un bon vieux stoner des familles dansant pour ensuite imposer plus de vocaux alors que l’ambiance revient plus sur quelque chose de planant ou la gratte s’en donne à cœur joie et où le psychédélisme se voit décupler.

L’atmosphère revient sur l’aspect dansant du départ au groove pachydermique sur lequel Dyonisos danserait volontiers la gigue.

Nous parlions de doom traditionnel en début de chronique, c’était sans évoquer encore le morceau de clôture « Chinggis Khaani Magtaal » où se mêlent didjeridoo, violon et percus.

Ce titre propose une ambiance sur lequel l’auditeur se verra téléportée sur les steppes à hauteur d’Oulan Bator.

« Psychedelic Stoner Blues Maze » : ce titre ne pouvait être mieux choisi pour imager ces 4 titres fort plaisants.

Le trip se fait poussiéreux, lourd mais sait également faire flotter l’auditeur sur un nuage vert au gré des kaléidoscopes.

Un très bel effort pour une première production à conseiller aux plus baroudeurs d’entre vous.

 


Tracklist:

1. Smokes

2. Sirens

3. The Hangman Blues (Live)

4. Chinggis Khaanii Magtaal (Traditional)

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook8

  • Groupe : Exterminas
  • Album : Dichotomy
  • Sortie2015
  • Label : Satanath Records/ Metallic Media
  • Style : Death/Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

C’est en collaboration avec Metallic Media que Satanath Records nous envoie une nouvelle troupe malfaisante en la personne des italiens d’Exterminas et notamment cet album « Dichotomy » qui propose un black metal varié avec une grosse touche heavy.

Huit titres composent cet album et la traversée se fait dans un black metal aux allures épiques, belliqueuses et bourré de mélodies trempées dans le heavy tout en restant fidèle à la scène scandinave de death/black mélodique scandinave des 90’s.

Les riffs sont accrocheurs, galopants et collent parfaitement à cette rythmique qui impose quelques blasts bien vifs.

On pourra retenir « In Apotheosis of Pandemonium » avec ces variations justes, cette voix qui elle ne sera pas sans rappeler The Meads Of Asphodel.

Les passages alternent entre des riffs scandinaves à souhait, du blast et du passage bien guerrier.

Les mélodies s’allient sur le rythme d’une double effrénée, et des breaks plus liés poussent au headbang.

L’album conserve cet esprit général, usant d’une atmosphère sombre, aux énergies injectées variablement.

Selon les passages, on se plaira à retrouver quelques influences à la Behemoth sur « God’s Hammer », du Dissection aussi sur ces riffs enjoués mais noirs à souhait et encore Skymning pour ces passages plus heavy poussant à guerroyer comme par exemple sur « Upheaval seems Anathema ».

Pour revenir à « God’s Hammer », plusieurs tableaux sont proposés dans la mesure où l’on alterne des instants dynamiques à d’autres plus progressifs, lourds et lancinants.

Les variations au gré de l’album sont bien dosées et annihilent toute forme d’ennui comme pour «  Wandering from Death’s shore »

« Wandering from Death’s shore » propose un côté beaucoup plus constant dans sa rythmique qui se fait lourde par la double et lancinante et l’on vogue lentement dans un climat héroïque.

« The Dawn Of Deceit », dernier titre de cet album de huit titres, s’avère comme le morceau le plus long mais également le plus accrocheur avec ce départ en force sur ces mélodies et rythmes capiteux.

L’aura nous plonge en plein combat et les variations y posent une trêve au ton plus groovy et malsaine avant de replonger l’auditeur sur une percutance encore plus lugubre et acérée.

Un album plaisant et bien effectué par les maléfiques italiens d’Exterminas, huit bons hymnes d’un voyage infernal et épique qui ravira les amateurs de death black mélodique et heavy.


Tracklist :

  1. God’s Hammer
  2. Unleashing the Cruelty
  3. Collapse Into Time
  4. Swallowing the Gravity
  5. Upheaval seems Anathema
  6. Wandering from the Death’s shore
  7. In Apotheosis of Pandemonium
  8. The Dawn of deceit
Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook8

  • Groupe : Temple Of Nihil
  • Album : Soul Extremist
  • Sortie2016
  • Label : Symbol Of Domination Productions/Narcoleptica Productions
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 Petit voyage sur les fertiles terres de Russie avec les maléfiques Temple Of Nihil qui proposent cet Ep de 4 titres sorti comme fruit d’une collaboration entre Symbol Of Domination et Necroleptica Productions .

Le groupe russe propose un black metal aussi polaire que pernicieux.

Le travail est mis en avant au niveau des ambiances en prenant soin des les rendre moribondes au possible.

C’est « Devilution » qui ouvre le bal avec son tempo lent et lourd, les mélodies l’accompagnant dans cette maudite valse, la basse bien mise en relief avec ce son massif et claquant, puis la voix purement black qui possède ce timbre, ce grain éraillé qui ne sera pas sans rappeler les norvégiens de Gehenna.

Un break vient violenter brièvement le trajet avec une accélération rythmique ici et là et il permet de nuancer le black metal rampant pour lui insuffler une dose supplémentaire d’énergie par des blasts sans merci.

Pour clore ce morceau, on revient sur cette envoûtante mélodie où s’expriment les soli de guitare.

« Ov Spiders » se fait nettement plus brute et violente. Sans concession, le batteur impose un incessant martèlement de ses fûts sans oublier de dérouler à la double pédale s’accordant même des accélérations sur un rythme déjà costaud.

Des changements s’opèrent, plus lourds, décalés aux nombreux breaks et accentuent un aspect assez épique. Les passages diffèrent, donc, mais fusionnent comme il faut.

« Iblis » vous mène droit à l’autel, prêt pour le sacrifice avec un départ aussi tonitruant que le morceau précédent.

L’ambiance du titre est pesante et les rythmes, eux, tabassent de manière schizophrène par saccades et décuplent l’aspect fou et féroce de Temple Of Nihil.

Les coups frénétiques s’allient à d’autres plus barbares. On sent par le profil des morceaux que le combo a su puiser au plus profond des entrailles de la Bête pour maîtriser l’art de l’inquiétante intrigue qui prend cours.

L’éponyme « Soul Extremist » démarre sur un rythme catchy avec des mélodies efficaces comme on peut les apprécier chez un groupe comme Dissection.

Temple Of Nihil joue bien la carte en s’accaparant de l’auditeur par des riffs et rythmes entêtants avant de le brutaliser par des passages soit plus violents, soit oppressants et morbides.

Une bonne production nous arrivant donc de Russie de la part de ces deux labels.

Quatre titres bien ficelés qui, par ce black sombre, mélodique, varié et inspiré risquent de bien plaire aux amateurs du genre.


Tracklist :

  1. Devilution
  2. Ov Spiders
  3. Iblis
  4. Soul Extremist
Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook4

  • Groupe : Scolopendra Cingulata
  • Album : Kuoltuu Kaikin Kohetah
  • Sortie2015
  • LabelNarcoleptica Productions/ More Hate Productions
  • Style : Raw Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Un détour vers une destination jusqu’alors encore inédite dans nos pages puisque c’est au Kazakhstan que nous poserons notre attention.

Les sombres élus du jour sont Scolopendra Cingulata, et suite à deux premières démos déjà proposées, c’est un Ep 4 titres d’un peu plus de vingt cinq minutes sorti en 2015 chez More Hate Prod et Narcoleptica Prod puis distribué par Satanath Records (qui prouve que la solidarité underground fait toujours bon effet) auquel nous avons à faire aujourd’hui.

Les quatre morceaux composant cet opus balancent un black metal bien raw qui sent bon la froideur des pays de l’Est.

L’esprit underground domine et suinte des titres avec un départ lugubre dès l’intro de « Помрут – Все Хорошими Станут » à l’arpège dissonant et lent dans un esprit très DSBM avant de démarrer en tapant sec sur un black mélodique à souhait et cette basse mise en avant qui vrombit comme il se doit  ainsi que cette voix qui respire bon l’esprit slave (on pourra penser ici aux tchèques de Maniac Butcher).

Le morceau, qui est d’ailleurs le plus long des quatre (dépassant les neuf minutes) sait tirer son épingle du jeu an offrant les variations nécessaires pour maintenir l’attention.

Les mélodies sont accrocheuses et l’auditeur se trouve emporté à mis parcours par un passage ambient où le clavier se forge une place importante à l’ambiance projetée avant de repartir sur ces riffs guerriers et ces blasts bien vifs.

Les deux titres suivants conservent cet esprit black metal traditionnel à entendre des mélodies toujours entraînantes mais également des variations dans les structures des titres.

Même si le rythme de « Шакалы » reste sur une constante tout au long du morceau à entendre sur un mid tempo sans trop de blast, le groupe pose un passage dans l’esprit folk sur la fin du titre. L’atmosphère dudit titre est épiquement glaciale.

Concernant « Ветер Войны », le titre joue sur un aspect plus énergique où les blasts mitraillent et le clavier pose une touche bien symphonique soulignant vouluptueusement les riffs de gratte et de basse et de cette cohésion globale résulte quelque chose de sombrement malsain.

« Меч Смерти Клеймор » clôt cet Ep et force est de constater que ce titre se démarque des précédents.

On retrouve une intro similaire à celle du titre d’ouverture c’est à dire un arpège de guitare qui démarre sur un fond sonore de blizzard et le tempo se remplit du groove dans une mouvance assez doom 70’s.

On pourra penser à Carpathian Forest dans l’esprit du titre avec cette alternance entre cette partie presque dansante au groove endiablé qui ensuite vient se fondre sur une partie purement black metal où le tempo accélère radicalement avec ces blasts secs, puis les riffs liés et répétitifs qui portent haut l’esprit de dépravation.

Une bien bonne découverte nous venant du grand Est, qui sait préserver l’essence de l’underground.

Le Ep accroche et il saura aisément détourner tout esprit pur qui s’aventure sur ce chemin.


Tracklist :
 01. Помрут – Все Хорошими Станут  

02. Ветер Войны

03. Шакалы

04. Меч Смерти Клеймор

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

  • Groupe : Sleepy Sun
  • Album : Maui Tears
  • Sortie2014
  • Label : Dine Alone Records
  • Style : Rock psychédélique/ Stoner
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Si vous allez à San Francisco et que vous y croisez Sleepy Sun, alors vous constaterez que le psychédélisme de l’époque y est resté.

En effet, par le biais de ce beau digipack, c’est un album de neuf titres d’un peu plus de trois quart d’heure américain d’un rock stoner bien enfumé que nous propose le combo.

Alors si vous êtes dans l’espoir de vous faire brutaliser les neurones, il vous faudra patienter une future chronique car pour l’heure, nous allons nous enfoncer dans un nuage kaléidoscopique qui planera un bon moment.

Des grattes bien gonflées au fuzz puissant, de la wah wah qui dure, des passages planants et de la mélodie entêtante.

A ce titre, nous pouvons déjà saluer « Galaxy Punk » qui s’avère être la plus catchy de cet album.

Un son bien saturé mais aussi un couplet aussi accrocheur que le refrain. On navigue en pleines années 60/70 avec cette ambiance assez T Rex et glam rock.

Si l’on prend « Words », rassurez vous, les substances feront toujours effet car l’on reste dans le psychédélisme mais le morceau est proposé en semi folk au rythme lancinant. Ce titre bien posé diffère des autres et ce clavier de fin appuie bien l’atmosphère flottante.

On retrouve une touche similairement posée sur « Outside » avec la présence d’une guitare folk encore et l’on pourrait penser à du City and Colour qui balancerait un morceau complètement seventies. La voix se voit emplie de reverb et les airs de guitares prennent des airs blues/country.

« The Lane » se fait également pleine de nostalgie avec cette rythmique jazzy/rumba. Les guitares bien éthérées définissent un aspect atmosphérique pour l’ambiance qui se fait plus légère et les lignes de basse sont bien présentes et groovent à cœur joie.

« Everywhere Waltz » possède plus d’une facette aussi, et elle les dévoile progressivement en incorporant au fur et à mesure du parcours une hypnose psyché menée par cette ligne de basse qui bourdonne bien et ces sons de guitares dissonantes. Le titre est bien approprié à ce morceau dans lequel on retrouve une rythmique de valse qui oscille sur le jazzy.

On prend part à deux parties : l’une plus brute avec les lourdes guitares, puis l’autre où celles ci se font plus discrètes de par leurs arpèges plus légers.

L’hypnose évoquée ci dessus se profile dès les notes de basse et le chant accompagné de choeurs enfume le reste.

Le voyage intersidéral s’opère parfaitement sur le long morceau éponyme « Maui Tears ».

Le démarrage sonne doom toujours avec cette basse qui guide rythmiquement le titre, puis le ton général se fait rock, avec un long break jam où la guitare s’amuse à rendre le titre encore plus inspiré par Morphée et Dionysos car il enivre l’auditeur qui s’abandonne et plonge dans l’oubli. Des flûtes viennent s’ajouter puis un harmonica. Avec Sleepy Sun, chacun en a pour son compte.

Découvrant Sleepy Sun avec cet album, l’envie qui se présente après son écoute approfondie est de découvrir leurs précédentes productions.

Et si c’est votre cas également, il est certain que vous ressentirez ce besoin, d’autant plus si vous êtes friands des 70’s.

Un album très sympathique de ces américains.


Tracklist:

  1. The lane

  2. Words

  3. Everywhere Waltz

  4. Outside

  5. 11:32

  6. Thielbar

  7. Slowdown

  8. Galaxy Punk

  9. Maui Tears

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

  • Groupe : Rückwater
  • Album : Bonehead
  • Sortie2016
  • Label : Inverse Records
  • Style : Stoner rock alternatif
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Rückwater arrive fraîchement de Finlande et le combo nordique ne donne pas dans le black metal mais dans un stoner rock alternatif avec une touche grungy assez prononcée.

Pour ce 3eme Ep, le groupe nous laisse découvrir six titres de ce stoner rock varié où plusieurs groupes viendront à l’esprit de l’auditeur attentif.

On y trouvera ici et là quelques zestes d’Alice In Chains, de Soundgarden, de Dozer, d’Acrimony et j’en passe.

Si déjà à la lecture de ces noms, votre esprit se voit intrigué alors vous ne serez pas déçu par « Bonehead » qui nous délivre un sentiment agréable à l’issue de l’écoute.

Rückwater sait alterner des passages rock’n’roll assez bluesy comme sur « Once More With Feeling » et son début qui vous emmène par ce riff magique dans un bayou bien poisseux.

Le son lourd des grattes fait bien le boulot, la rythmique accroche tout au long et l’ensemble avec ces vocaux bien énergiques posent une ambiance presque hard rock stoner 70’s.

Petit instant pêchu et barré pour « No Gain » qui déborde donc d’énergie avec des structures qui ne seront pas sans rappeler Queens Of The Stone Age avec ces choeurs, ces riffs décalés et saccadés ainsi que pour les riffs liés des parties encore plus patate.Un esprit très rock’n’roll ici encore qui pourra plaire aussi aux amateurs de The Zico Chain.

En évoquant ci dessus Alice In Chains, vous ne serez pas surpris de cette allusion à l’écoute de « Labyrinth » et encore plus de son refrain toujours aussi prenant.

L’ambiance bluesy fait son retour sur la première partie posée du titre.

Suite à quoi, le ton se durcit pour nous offrir un passage lourd et bigrement dansant tant le groove en déborde.

Le chant hausse le ton avec une maîtrise certaine et le titre s’avère comme le plus accrocheur de ce Ep avec ces deux excellentes nuances proposées.

Les choses se fortifient avec ce qui est le morceau le plus sévèrement burné de cet Ep « Super Frustration ».

Le morceau se démarque radicalement des précédents dans la mesure où ici l’ambiance est plutôt dans un thrash/punk déchaîné où les vocaux laissent place à quelques gutturalisations bien barbares.

Le morceau est court et pulse à foison et les finlandais prennent plaisir et se lâchent à grands coups de riffs répétitifs et de rythmique dynamique.

« Bonehead » revient sur des sentiers plus tranquilles mais ne délaisse pas pour autant un côté rock’n’roll des familles. L’ambiance sonne assez hard rock 70’s avec cette force de riffs catchy et de rythme qui forcent au headbang.

On pourra penser à Kiss pour ce côté très abordable mais entraînant ou encore des français de Zoe.

L’instant finlandais se termine sur « Flame Doesn’t Cast A Shadow » qui, lui aussi, se démarque de l’ensemble des titres proposés jusqu’ici.

Nettement plus progressif que ses prédécesseurs, le titre dépasse les neuf minutes.

Plusieurs parties composent ce morceau.

Dès le début, le chant se fait plus posé et rock/grunge et pour l’ensemble musical on se dirige sur ce que l’on pourrait approcher d’un grunge/rock progressif.

C’est ensuite qu’un psychédélisme envahit la pièce avec des dissonances planantes avant de terminer sur un passage totalement instrumental tout aussi progressif.

L’atmosphère est plus détendue, le down tempo prend le contrôle accompagné par des arpèges légers.

Les saturations des guitares et leur son fuzzy s’empare de l’ensemble et monte en puissance au fur et à mesure de l’avancement. Des passages noise s’ajoutent à la fête histoire d’emmener l’auditeur toujours plus en hauteur pour l’y maintenir jusqu’à la fin du voyage.

Un troisième Ep très varié et entraînant qui saura ravir les amateurs de stoner rock, de rock’n’roll, de grunge.

Vingt cinq minutes environ qui passent naturellement dans une ambiance intéressante.


Tracklist:

  1. Once More With Feeling
  2. No Gain
  3. Labyrinth
  4. Super Frustration
  5. Bonehead
  6. Flame doesn’t cast a shadow

 

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook8

  • GroupeMorkulv
  • Album : Where Hollowness Dwells
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Horror Raw Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Pour la chronique suivante, nous nous aventurerons dans les sombres contrées espagnoles pour faire les frais des méfaits des infernaux Morkulv

Ce sont déjà deux âmes expérimentées en diverses tortures qui composent ce duo dans la mesure où nous y retrouvons Funedeim de Svipdagr, The Funeral Rites et Alldead puis Wulfheim de Wulfheim, Umbra et Svartden.

Avec cet unique album sorti en 2014 sous la bannière de Satanath Records, le duo propose un black metal axé sur des ambiances horrifiques et maladives avec la présence (ou devrais je dire l’omniprésence) du clavier qui s’impose comme étant l’un des éléments clés de cette atmosphère inquiétante.

L’intro « Prologue-Mork » offre dès son départ un aperçu du flippant moment qui sera à subir dans une ambiance qui ne sera pas sans rappeler Denial Of God après quoi s’enclenche donc un black metal ultra raw au son de gratte old school à souhait, la voix, quant à elle se fait aussi grinçante que tranchante et l’atmosphère qui règne possède un plus avec cet aspect putridement noisy.

Plusieurs passages s’allient dans cette barbarie espagnole

Certains se font bien martiaux dans la rythmique comme pour « Red, dark…infinite » ou « Prayer-The Fear », alors que d’autres posent une certaine mélancolie comme « The Quiet Voice ».

Vous l’aurez compris, l’agressivité du combo ne se pose pas tant dans un florilège de blasts incessants mais bel et bien plus dans un travail dirigé sur des ambiances plus oppressantes les unes que les autres.

Le clavier en est un élément incontournable et l’on pourrait aisément faire le lien avec les premiers Emperor ou encore Tartaros en nettement plus cru.

Morkulv enchaîne donc au gré des morceaux un festival d’ambiances instrumentales déroutantes abordées sous divers aspects : brutaux, angoissants ou plus épiques (comme pour « The Lake Of The Dead » et ses airs de Bathory).

Les morceaux sont également, pour certains, constitués de breaks plus atmosphériques qui savent mettre l’emphase sur une tournure mystérieuse, lugubre et emplie de suspense.

Les adorateurs d’art maléfique seront également charmés par un morceau comme « Oath-The Unseen » qui sait également reprendre une forme épique évoquée ci dessus et aussi par « Iron Throb » qui s’impose comme le titre le plus varié tant sur un aspect vocal qu’instrumental tout en conservant sa force nauséeuse.

Un très bon album très dérangeant proposé par deux esprits pernicieux.

Les espagnols savent retranscrire un état cauchemardesque que les plus possédés apprécieront pleinement.


Tracklist:

  1. Prologue-Mork
  2. Red, dark…infinite
  3. The quiet voice
  4. Prayer-The fear
  5. Where hollowness dwells
  6. The lake of the dead
  7. The shadow traveler
  8. Conjuration- A blood ritual
  9. Oath- The unseen
  10. Iron throb
  11. Epilogue- Ulv
Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook5

  • Groupe : Nihilistinen Barbaarisuus
  • Album : Madness Incarnate
  • Sortie2016
  • Label : Symbol Of Domination Productions
  • Style : Black Metal Atmosphérique/Ambient
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Un passage aux USA avec Nihilisten Barbaarisuus (qui en finnois signifie barbarité nihiliste) actifs depuis 2012. Précédemment, le groupe a déjà sorti 2 albums, 2eps puis un single et c’est sous la bannière de Symbol Of Domination que nous les retrouvons aujourd’hui.

Concernant le genre, le combo propose un black metal à l’atmosphère des plus glaciales avec des passages plus atmosphériques voire ambient.

Le froid domine donc pour cet Ep et ce dès « Traversing the frozen North » à l’aspect très cristallin où le son et les mélodies de guitares glacent le sang. Cette ambiance est d’ailleurs décuplée sur « Immaculate Deconception », nettement plus brutale où les effets sonores paraissent telle un blizzard qui s’abat sur nous.

Le deuxième titre en question voit cette agressivité atténuée par un break léger où dominent les arpèges, et l’on revient à ce fatal souffle de givre nuancé par des parties plus heavy.

« Virgin Essence » poursuit dans cette atmosphère mais propose néanmoins un aspect plus dansant. Les claviers soutiennent bien les mélodies, leur permettant de glisser aisément dans une fluidité naturelle. La rythmique ralentit pour poser un aspect plus épique.

Le chant, tout au long des titres, (sauf pour « Comte Sponville ») est typiquement black metal et bien éraillé.

Pour « Comte Sponville », justement, l’ambiance est à l’instrumentale avec des tons folk aux riffs répétitifs. La mélodie du début se fait posée, puis les accélérations la font évoluer vers quelque chose de plus épique. Pas de gros son ici, juste des arpèges mélodiques pour apaiser l’atmosphère et espérer le dégel qui vous permettra de retrouver vos esprits.

Une sortie intéressante, où les ambiances glaciales dominent, un black métal mélodique et atmosphérique qui saura plaire aux amateurs du genre.


Tracklist :

  1. Traversing the frozen North
  2. Madness Incarnate
  3. Virgin Essence
  4. Immaculate Deconception
  5. Comte Sponville

 

Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on Facebook1

  • Groupe : The Bottle Doom Lazy Band
  • Album : Lost’N’Drunk
  • Sortie2015
  • Label : Emanes Metal Records
  • Style : Doom Traditionnel
  • Site Web : www
  • Note: 17/20

Un passage dans le Poitou avec l’une des références du doom français The Bottle Doom Lazy Band. Déjà 11 ans qu’ils sont actifs et ils proposent cet album sorti en 2015 sous la bannière du très bon label nordiste Emanes Metal Records.

Une fois la lecture de l’album lancée, tout amateur de doom traditionnel aura le sourire et cette furieuse envie d’aller s’en chercher une au frigo se fera inévitable.

Le groupe balance lourdement ces ondes enivrantes et enfumées par ces morceaux massifs telle une quinzaine de fûts de vin, mais aux effets planants et euphorisants.

C’est « Smiling Tomb » qui ouvre l’orgie sur une tonalité sombre et Sabbathesque, le chant de Ben est fidèle à lui même ; théâtral et incantatoire, puis le rythme tenu par Guyome de Pulmonary Fibrosis (dont nous reparlerons prochainement) est lourd à souhait.

Les riffs de grattes sont également une force du groupe avec la rythmique hypnotique, les soli qui agissent sur le cerveau comme l’atteinte de votre pic d’alcoolémie avec cette wah wah et cette basse fuzz qui tourbillonnent de façon éthérée.

Le rythme s’accélère et les temps marquent un groove très efficace. On remarquera déjà chez The Bottle Doom Lazy Band cette force à monter en puissance de manière progressive.

Nous évoquions ci dessus le terme ‘traditionnel’ en parlant du doom joué par les poitevins, cet adjectif est on ne peut plus approprié à « Welcome to the nearest grave » où retentit le son entêtant de la cornemuse.

Ses notes mélancoliques introduisent et guident même ce titre où les guitares se font planantes, distordues et où la wah wah injecte une sérieuse dose de psychédélisme et le chant poursuit son office.

Folklorique et enfumé, ce titre laisse petit à petit la brume s’installer dans votre cerveau.

L’hécatombe continue avec « Lost’n’drunk » et ce voyage solitaire au cœur de l’éthylisme se fait hypnotique par cette ambiance aussi oppressante que cradingue et le groove vient ensuite endiabler l’auditeur.

Dansant, boogie aux soli seventies : la formule prend très bien et l’on se fait aisément happer par cette machine en marche.

Le titre allie parfaitement l’occulte et sombre au plus festif et les effets seconds n’en sont que plus appréciables.

Le down tempo poursuit son méfait sur « Endless Crusade » fidèle aux titres antérieurs avec toujours ce labyrinthe sombre aux riffs répétitifs qui relèvent de la sorcellerie et toujours ce chant qui oue énormément dans la touche personnelle de TBDLB.

Le titre prend aux tripes d’un point de vue tant musical que vocal, un peu à la manière du dernier whisky que vous vous êtes enfilé à 5h du mat’ : il vous chamboule l’intérieur prenant soin de vous importuner le cerveau.

« Too old » vrombit dès son départ tel un moteur qui se met progressivement en route et le titre possède une puissance accrocheuse.

Les riffs vous resteront forcément en tête mais ils vous pousseront aussi à headbanguer tout en planant.

Le morceau est tant lourd que psychédélique et le final assomme d’autant plus de par cette rythmique qui balance massivement un côté percutant usant de la double pédale avec hargne.

C’est donc « Practice a last rite » qui viendra vous achever de manière épique et intrigante sur son départ et au fur et à mesure du titre, c’est un véritable tourbillon qui vous emporte, impuissant, au fond du gouffre et dans sa noirceur abyssale.

Bien poisseux, lugubre, avec toujours des soli qui agiront sur vous tel un buvard gobé par inadvertance.

Les dissonances ne vous laisseront pas indemne, la basse,quant à elle, vous aura soigneusement englobé le cerveau après que ses vibrations vous auront fait imploser.

Une belle embuscade en guise de titre final, un belle façon de vous laisser sur le carreau froid et humide, la bile vous dégoulinant sur la joue.

Un bien bon album proposé par le combo poitevin, une belle excursion dionysiaque, du doom traditionnel dans son plus beau costume qui rendra heureux les adorateurs du style qui se doivent donc de posséder cette galette dans leur musicothèque.


Tracklist :

  1. Smiling Tomb
  2. Welcome to the nearest grave
  3. Lost’n’drunk
  4. Endless crusade
  5. Too old
  6. Practice a last rite