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Groleg

AUTOPSY Macabre eternal

  • Groupe : Autopsy
  • Album : Macabre Eternal
  • Sortie : Mai 2011
  • Label : Peacevill Records
  • Style : Death Metal Old School
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


Ce  Macabre Eternal  signe le retour d’Autopsy, un des piliers du Death Metal de la fin des années quatre-vingt.  Un cinquième album marque le rabibochage de Chris Riefert et Eric Cutler, duo mythique du passé discographique du groupe. Ce retour correspond également à  une sorte d’arrêt dans le continuum espace/ temps, car il s’agit ici de death metal old school qui évoque le Scream Bloody Gore  de Death ainsi que le Seven Churches de Possessed.  
Ceux qui aiment les soli à la Hanneman/King seront à la fête. Ce retour n’est pas un feu de paille, puisqu’il est explosif et sert véritablement les nostalgiques de death de la fin des années quatre-vingt. C’est old school et ça pue la sueur, la vermine et l’horrifique. La formation disséqueuse se détache totalement du carcan technique pour viser l’immédiateté et l’efficacité. « Dirty Gore Whore » est un maître étalon du genre naviguant entre bourrinage et break obligatoire. Reifert beugle comme de coutume, tandis que la musique ne s’encombre pas de détails superflus. On envoie un gros riff et on balance un break et basta. Tous les titres sont malsains et contiennent des soli jouissifs. C’est d’ailleurs ce dernier détail, qui m’a fait m’attacher à ce disque. En tout cas, rien de neuf sous le soleil floridien et c’est tant mieux car ce  Macabre Eternal  rend justice au genre et fait le boulot.

Autopsy signe un retour gagnant, nostalgique certes mais qui fera sans doute bien plaisir aux esgourdes de feu Chuck Schuldiner.


Tracklist:
 01. Hand Of Darkness
02. Dirty Gore Whore
03. Always About To Die
04. Macabre Eternal
05. Deliver Me From Sanity
06. Seeds Of The Doomed
07. Bridge Of Bones
08. Born Undead
09. Sewn Into One
10. Bludgeoned and Brained
11. Sadistic Gratification
12. Spill My Blood

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  • Groupe : The Scintilla Project
  • Album : The Hybrid
  • Sortie : 2014
  • Label : UDR
  • Style : Heavy metal conceptuel
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

The Scintilla Project est un groupe auquel participe Biff Byford en tant que chanteur. Le Britannique s’est accoquiné avec le producteur de Saxon Andy Sneap, qui reprend du service derrière la guitare comme au bon vieux temps de Sabbat, distillant au passage de belles interventions lead. J’avais oublié à quel point il était doué à l’image d’un Roy Z. Le groupe se complète avec la section rythmique des puissants Balance Of Power.

Ce qui ne devait être au départ qu’un titre pour une BO de film finit par devenir un disque entier, dédié au film Scintilla, qui rappellera par certains aspects les œuvres de Vanden Plas dans ses parties les plus heavy. Ce disque rappellera aussi évidemment les parties les plus sombres de Saxon, celui de la dernière période. On peut aussi retrouver au cœur de ce « Hybrid » la noirceur de Queensrÿche à travers l’implication rythmique de ce phénoménal batteur qu’est Lionel Hicks. Les nappes synthétiques nombreuses rappellent également le quintette américain sur le très sombre « Beware the children », titre qui va faire office de single du haut de ses sept minutes entêtantes. « Permanence » permet d’introduire la facette opératique de la formation qui se prête au concept développé avant que le chaos n’intervienne à travers un riff puissant et un déluge de notes. On est sur les terres du heavy progressif à la Vanden Plas indéniablement ! Biff Byford survole ce disque et l’éclabousse de toute sa classe vocale, notamment dans les passages épiques sur le très beau « Permanence » au refrain imparable ou encore sur l’excellent « Life in vain ». La formation est à l’aise, créant un power métal efficace et dynamique. « Pariah » vous rappellera sans doute le heavy à la Maiden époque X Factor, puissant à la limite du speed. Le disque s’achève par « No rest for the wicked », issu de l’excellent Call to arms de Saxon.

Ce Scintilla Project est une bien belle surprise qui permettra aux amateurs de bon heavy de se régaler avec ce « Hybrid » qui se révèle à chacune des écoutes.

 


 

Tracklist :
 
01. Scintilla (One Black Heart)
02. Beware The Children
03. Permanence
04. Some Nightmare
05. Angels
06. Pariah
07. The Damned And Divine
08. Life In Vain
09. No Rest For The Wicked

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  • Groupe : Saxon
  • Album : St.Gorge’s day sacrifice/ Live in Manchester
  • Sortie : 2014
  • Label : UDR
  • Style : Hard Rock et heavy metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Comme c’est de tradition chez Saxon, on fête la fête nationale le plus souvent possible par un concert, le 23 avril, jour de la saint George, vous savez celui qui a terrassé le dragon. Cette prestation date de 2013, a été saisie sur le vif à Manchester et mixé par Andy Sneap, le désormais Monsieur mettant en son Saxon. Et de quelle façon !

Il s’agit du énième live de Saxon,lui, qui multiplie les sorties comme Jésus multipliait les pains. Evidemment, ce live n’est pas une révolution mais il nous permet de nous envoyer une excellente prestation de ce formidable groupe de concert. Il faut dire que le répertoire des Britishs s’y prête à merveille. Ce set s’articule en deux temps pour deux heures de heavy dynamique, réparties sur deux cds. La première heure fait la part belle à des nouveaux titres et des petites raretés. Quant à la deuxième heure, elle sème les classiques à tour de bras. C’est bien simple, on peut chanter une bonne heure, sans compter les futurs classiques que contient la première rondelle. Pour parfaire cette setlist ultra efficace, la mise en son est impeccable et percutante. Biff y chante comme au premier jour. Paul Quinn et Doug Scarrat semblent au sommet de leur art, se répondant à merveille, lors de leurs duels. La basse de Nibbs Carter dynamite ce set par son attaque. Quant à Nigel Glockler, il assure toujours un boulot d’enfer même s’il nous dispense un solo de batterie classique et dispensable, qui fait un peu retomber la dynamique de ce concert. Ce dernier met au premier plan les titres issus de Sacrifice. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui ouvre le bal, comme un marteau pilon. Déjà un classique ! La bonne surprise vient de « Made in Belfast » qui passe remarquablement l’épreuve de la scène, titre qui ne nous avait pas enthousiasmés sur disque. Le groupe frappe fort en début de set avec le tellurique « Wheels of terror » notamment. Le groupe faisant la part belle aux surprises avec notamment le très rare « Conquistador ». Le groupe n’hésite pas non plus à sortir les belles pièces à la bravoure certaine comme le très émotionnel « Broken heroes ». Comme je l’annonçais en début de chronique, le cd 2 est un best of live du groupe, avec les incontournables dont la superbe reprise de Christopher Cross, « Ride like the wind » à la sauce heavy. En tous cas, le groupe envoie à la file « Crusader », toujours un grand moment de bonheur épique, « Stand up and fight » et le reste du live mythique qu’est « The eagle has landed ». Terrifiant de justesse et d’efficacité, cette prestation met tout le monde d’accord.

Conclusion : Saxon demeure une bête de scène. Il faut dire que le groupe a un paquet de billes à envoyer. Les fans seront ravis par ce St.Gorge’s day sacrifice/ Live in Manchester tout comme les amateurs de bon heavy. Ceux qui ne connaissent pas ce monument qu’est Saxon, peuvent commencer par ça. Deux heure de pur bonheur !


 
Tracklist :
CD 1 :
01. Sacrifice
02. Wheels Of Terror
03. Power And The Glory
04. Made In Belfast
05. Rock ‘N’ Roll Gypsy
06. And The Bands Played On
07. I’ve Got To Rock (To Stay Alive)
08. Night Of The Wolf
09. Conquistador
10. Broken Heroes
11. Guardians Of The Tomb
 
CD 2 :
01. Never Surrender
02. Ride Like The Wind
03. Crusader
04. Stand Up And Fight
05. Dallas 1 PM
06. 747 (Strangers In The Night)
07. Wheels Of Steel
08. Strong Arm Of The Law
09. Denim And Leather
10. Princess Of The Night
 

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  • Groupe : Ian Anderson
  • Album : Homo Erraticus
  • Sortie : 2014
  • Label : K Scope
  • Style : Rock progressif et folk
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

On ne présente plus Ian Anderson, leader de Jerthro Tull, qui finalement fait ici du Tull, en y incorporant une dose de folk supplémentaire, mais aussi un peu plus de riffs.

Homo Erraticus est un disque sans conteste qui ravira les plus ouverts d’entre vous, tant il est printanier et rafraîchissant : à l’image du martial et joyeux Enter the United qui rappellera l’aspect le plus folklorique de l’œuvre de Fish. Ian conserve ce brin de voix à la fois mécanique et mélodique, qui le rend aussi attachant car unique. Le maestro nous fait une nouvelle fois voyager grâce à sa flûte en lead et son talent de compteur musical, même si les passages narratifs en fin de disque sont pesants et inutiles. En tout cas, ceux qui aiment Psychotic Waltz devraient s’y retrouver, même si ici les velléités métal ne sont pas trop à l’ordre du jour. Evidemment, l’orgue Hammond déborde de partout et c’est ce qui fait le charme de l’écriture de l’Ecossais. Ian reste donc un formidable dramaturge musical puisque il chante mais narre tel le ménestrel au coin du feu.

Ce disque est évidemment conceptuel et fait le tour de l’histoire britannique à travers la vision d’un personnage de fiction. Au cours de ce périple musical, Ian Anderson n’hésite pas à muscler son répertoire à l’aide de guitares presque abrasives sur « The turnpike Inn » notamment où encore sur « New blood », rappelant la dynamique de Aqualung et son « Crossed eyed Mary », repris en son temps par Iron Maiden (Steve Harris est un fan du célèbre agronome). La constante de ce disque est que : de manière récurrente, nous retrouvons des structures mélodiques qui évoquent les mélopées médiévales ou baroques comme sur « The pax Britannica ». Même si la guitare solo fait de rares apparitions, lorsqu’elle est de sortie, elle fait des merveilles, tant elle se révèle aérienne comme sur « After these wars » par exemple. Les chansons ici conservent une touche progressive chère à Jethro Tull, mais cependant demeurent dans un format n’excédant pas les cinq minutes.

Ce Homo Erraticus est une bonne surprise et est ce que l’on attend de lui : un disque de rock prog folk divertissant.


 

Tracklist :

Part 1: Chronicles
01. Doggerland 
02. Heavy Metals 
03. Enter The Uninvited 
04. Puer Ferox Adventus 
05. Meliora Sequamur 
06. The Turnpike Inn
07. The Engineer 
08. The Pax Britannica 

Part 2: Prophecies
09. Tripudium Ad Bellum
10. After These Wars
11. New Blood, Old Veins

Part 3: Revelations
12. In For A Pound 
13. The Browning Of The Green
14. Per Errationes Ad Astra
15. Cold Dead Reckoning

 

 

 

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  • Groupe : Judas Priest
  • Album : Redeemer of Souls
  • Sortie : Juillet 2014 
  • Label : Sony / Colombia
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

Visiblement la deuxième moitié de l’année 2014 sera métal car Judas Priest fait un retour discographique assez fracassant avec ce Redeemer of Souls, qui fait suite à un album concept qui avait divisé et qui moi m’avait enchanté le très décrié Nostradamus. Beaucoup d’événements se sont succédés ces six dernières années pour le Priest, notamment le départ surprise de K.K Downing lors de la trournée d’adieu de la formation. En effet, le « Epitath Tour », immortalisé en dvd a révélé à la face du monde tout le talent de l’intérimaire Richard Faulkner, qui depuis a été définitivement intégré au groupe et qui au travers de son talent de compositeur, a sans doute permis à Judas Priest de repartir de plus belle. Ce dernier est à n’en pas douter un guitariste qui sied parfaitement à la twin attitude de cette machine à tubes heavy qu’est Judas Priest.

Inutile de s’attarder plus longtemps : indéniablement Redeemer of Souls est un bon disque de Priest qui fait la part belle à la synthèse de tout ce que les Britanniques nous ont offert depuis plus de quarante-ans. Le seul bémol que j’émettrais à l’encontre de ce disque musicalement inspiré, c’est une production un peu décevante qui parfois manque de percussion et de punch. Un Chris Stangarides aurait sans doute fait des merveilles de ces compositions sans failles. Nous les fans, on aime le Priest tout d’abord pour la voix de Rob Halford, millle fois imitée, mais jamais égalée ou presque (Hommage doit être rendu à Tim Owens qui avait sauvé le quintette et avait perpétué de la plus belle des façons l’héritage).

Ici, Rob ne force pas sa voix et s’est adapté au changement de celle-ci chantant moins dans les aigus, même si « Crossfire », titre vigoureux qui rappelle la période « Painkiller », lui permet de pousser des cris suraigus. Ce qui ressort également de ce disque, ce sont les duels de guitares de Glenn Tipton, toujours aussi fin et magnifique et Richie Faulkner, qui lui se situe entre respect et folie.

C’est « Dragonaut » qui ouvre les hostilités avec son riff incisif ainsi que son refrain imparable, tout comme « Halls of Valhalla » ou encore « Sword of Damoclmes » qui sont amenés à devenir des hymnes heavy metal. « Marched of the Damned » est sans doute le titre qui pourrait être un des plus populaires de ce disque, tant sa dynamique fait mouche. Il s’agit du titre heavy par excellence.

A plusieurs reprises, cet opus fait ressortir l’aspect le plus rock du groupe. Le Priest se prend même à faire du Dream Theater sur le pont de l’excellent « Down in Flames ». Inspiration ou pompage ? Peu importe, le titre est un petit bijou, suivi immédiatement par cette perle qu’est « Hell and Back ».


Tracklist:
01. « Dragonaut »
02. « Redeemer of Souls »
03. « Halls of Valhalla »
04. « Sword of Damocles »
05. « March of the Damned »
06. « Down in Flames »
07. « Hell & Back »
08. « Cold Blooded »
09. « Metalizer »
10. « Crossfire »
11. « Secrets of the Dead »
12. « Battle Cry »
13. « Beginning of the End »

 

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  • Groupe : Saga
  • Album : Sagacity
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : Ear Music
  • Style : Rock Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


Sagacity est déjà le deuxième disque de Saga signant le retour de Michael Sadler au chant, après un 20/20 rassurant et un intermède Rob Moratti très satisfaisant.

Ce Sagacity  s’inscrit dans la veine du Saga que l’on connait, c’est-à-dire : mélodique, choral, dansant et progressif. Cependant, la formation semble avoir décidé de complexifier sa musique à l’aide des cassures rythmiques surprenantes et déroutantes, comme en attestent « Let It Slide » et l’entraînant « Vital Signs », deux titres loin d’être immédiats mais qui s’inscrivent dans la tête au fur et à mesure des écoutes, tout comme le très lumineux et très quatre-vingt « Wake Up ». Cependant, ce qui choque sur ce disque dès sa première écoute, c’est d’avoir affaire à une fâcheuse production, un peu brouillonne et qui sature. Le heavy et complexe « Go With the Flow » en fait les frais, lui qui contient de belles parties mélodico-acoustiques. Le titre manque donc à l’arrivée de profondeur. C’est le cas aussi de « Forget to Breath » au fort potentiel en live. Il faut dire, à décharge ou à charge, que le disque a été mixé à distante alors que le groupe était en tournée.

Sagacity souffre également d’erreurs de casting : pourquoi avoir confié le chant de « It Doesn’t Matter (Who You Are)» à un Jim Gilmour très limite alors que Sadler aurait certainement transcendé ce morceau et rebelote avec « Press 9 », titre qui repose sur le quasi acapella et qui donc ne peut souffrir de l’à peu près. Et dix de der avec le refrain catastrophe, du pour tant très emphatique « The Futher You Go », à l’envolée imparable. Que Gilmour s’occupe de ses claviers et rien de plus ! La production ne met pas assez relief le jeu de Mike Thorne pas plus que le basse qui semble parfois un peu sous mixée alors que la guitare de Ian Crichton demeure lumineuse et incisive.

La fin du disque est correcte mais pas transcendante, le groupe semblant faire du remplissage même si « Luck » possède un bon refrain et un pont ludique au clavier. Je suis plutôt dur car « I’ll be » est l’archétype du titre extravagant et grandiloquent, qui permet au groupe de se lâcher en faisant référence au bagage hérité de la musique classique. Sadler y est impérial soutenu par des chœurs de haute tenue.

Sagacity  s’achève de manière positive grâce à cette pièce lumineuse Un indispensable en live ? Ca serait bien ! Et un passage en France si possible !? L’édition limitée du disque est complétée par un « Saga hits », excellent live de 2013 ne contenant que des incontournables que je vous laisse redécouvrir et qui peut faire office de très bon best of light.

Saga, à travers ce Sagacity montre qu’il en a encore sous la pédale et qu’il sait toujours être inventif, même si A.C.T avec son Circus Pandemonium  semble intouchable. L’élève ayant dépassé le maître sur ce coup là. La leçon qu’il faut retenir c’est que la précipitation peut amener à certaine erreurs irréparables une fois le disque dans les bacs. Il faudra donc revoir la production et demander à Gilmour d’éviter le lead vocals.


 

Tracklist:
01. Let It Slide 
02. Vital Signs 
03. It Doesn’t Matter Who You Are 
04. Go With the Flow
05. Press 9
06. Wake Up 
07. Don’t Forget to Breathe 
08. The Further You Go 
09. On My Way 
10. No Two Sides 
11. Luck 
12. I’ll Be

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  • Groupe : Yes
  • Album : Heaven and Earth
  • Sortie : Juillet 2014
  • Label : Frontiers Records
  • Style : Rock Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


J’avais été enthousiasmé par Fly From Here, un disque de haute tenue, avec un Benoit David en remplacement de Jon Anderson au sein de cette institution qu’est Yes. Benoit est désormais reparti chez Mystery et voici que Jon Davison de Glass Hammer le remplace, pour un mimétisme vocal encore plus flagrant. Donc de ce côté là aucune surprise, Jon Davison est impeccable et ne bouleverse en aucun cas nos habitudes auditives, en revanche Heaven and Earth est un disque en demi-teinte.

Davison semble être venu à la rescousse des papys qui manquent d’inspiration, car s’est impliqué pleinement dans la composition de ce disque. « Believe Again » qui introduit le disque dispose d’une belle mélodie mais manque un peu de fantaisie et Steve Howe semble avoir été bridé. Ses interventions lumineuses se font désormais très discrètes. « The Game » porte la patte Squire et fait référence aux œuvres que ce dernier a écrites avec Sherwood, qui a enregistré le disque, tout comme le bancal « In World Of Our Own », qui contient lui un refrain raté. « The Game » est un titre à la belle mélodie mais qui tourne en rond et qui aurait mérité d’être plus concis. C’est sans doute « Step Beyond » et son gimmick de clavier qui tire son épingle du jeu, sur ce millésime 2014. Ses cassures de rythmes donnent au titre un aspect intéressant et aventureux. Encore une fois Steve Howe semble avoir perdu de sa fougue.

Le disque dans son ensemble fait beaucoup appel aux interventions acoustiques, œuvres de Davison, ces dernières magnifiant cette voix incroyable. Bien souvent, lorsque l’on écoute le disque on semble avoir affaire à une œuvre en solo de Jon Anderson, c’est le cas notamment avec « To Ascend ». Jusqu’ à présent, Alan White se révèle discret lui qui est le cœur rythmique de la machine Yes. C’est Jon Davison qui s’est chargé de composer le titre fleuve « Light of ages » qui vaut pour la performance vocale de ce dernier il y tutoie les anges ! En revanche, le titre ne semble pas avoir de cohérence et paraît être un assemblage d’idées mélodiques mises bout à bout. « Heaven and Earth » manque de la grandiloquence des claviers de Wackeman père et fils car Geoff Downes nous avait habitués à mieux sur le disque précédent, fait, il est vrai, d’idées non utilisées dans les années soixante-dix. Je passerai sur « It Was All We Knew » anecdotique et sans saveur. Mais qu’arrive-t-il donc à Steve Howe« Subway Walls » qui clôt le disque affiche une certaine profondeur mais est dénué de direction cohérente. C’est un titre à tiroirs mais ceux-ci ne sont pas de la même commode.

Heaven and Earth est un disque très moyen pour Yes même si on peut être optimiste quand à la survie du groupe car Jon Davison semble être désormais le moteur de ce mythe, il faudrait cependant que ses camarades de jeux retrouvent un semblant d’inspiration et ne se contente pas d’abuser du copier/ coller.


 Tracklist:
01. « Believe Again »
02. « The Game »
03. « Step Beyond »
04. « To Ascend »
05. « In a World of Our Own »
06. « Light of the Ages »
07. « It Was All We Knew »
08. « Subway Walls »

 

A groupe exceptionnel, lieu mythique ! Dream Theater est ce soir à l’Olympia comme Led Zeppelin quarante-cinq ans plus tôt. C’est donc la consécration pour les cinq de New-York qui repassent par la capitale parisienne pour la deuxième fois cette années pour ce Along for the Ride Tour, c e dernier coïncidant avec les quinze ans de Scenes From A Memory  et les vingt ans de Awake .

La set-list de ce soir fait donc honneur à ces deux monuments de la discographie du Théâtre du Rêve, le groupe n’hésitant pas à ne jouer aucun titre de Images and Words. Nous pouvons donc nous réjouir de cette liste de titres hors « tubes ». L’Olympia est plein ce soir et la chaleur, au premier degré du terme, du lieu n’est que le reflet du set incandescent qu’offre le groupe à l’assistance chauffée à blanc. Dès l’entame, à la suite de la vidéo égrainant toutes les pochettes du groupe, le heavy et dynamique « The Enemy Inside » met tout le monde d’accord, de par son riff et son refrain évidents et efficace. Le groupe affiche une forme olympique même si sur ce titre James LaBrie semble un peu à la peine. Un peu de thé au miel et James retrouve sa voix qui fait partie intégrante du style D.T.

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Le son est énorme et les images qui défilent sur l’écran rendent ce set poignant. Le Majesty Cab servant de fil conducteur à l’ensemble de la set-list. Première surprise : le groupe se lance dans un titre fleuve : « The Shattered Fortress », titre qui raconte les déboires de Portnoy avec l’alcool sur fond de noirceur et de profondeur musicales. Le groupe brille lors de ce titre à tiroirs où les ambiances se succèdent. Superbe ! James LaBrie y est incroyable, s’appropriant les parties vocales des nombreux artistes qui à l’origine intervenaient sur ce titre. Mike Mangini, derrière son kit impressionnant, rajoute tout un tas de nuances, absentes du titre originel. Il fera de même tout au long du set. Un régal pour les oreilles et les yeux ! « On the Backs of Angels » devient un classique, tandis que « The Looking Glass » semble se dessiner comme tel. C’est d’ailleurs l’occasion d’entendre dans le mixe, le flegmatique John Myung, qui n’est pas là pour rigoler derrière sa basse à je ne sais combien de cordes ! C’est lui qui booste l’excellent « Trial of Tears » ; titre épique et riche en bouleversements.

Depuis le début de la soirée, une nouvelle fois celui qui impressionne, est John Pettrucci avec ses interventions au millimètre. Quel poignet magique ! Son jeu est toujours aussi incisif et précis. D’ailleurs, il n’hésite pas à renvoyer les balles que lui envoie le Magic Wizzard, Jordan Rudess, qui lui aussi est totalement déchaîné, même si son clavier portable finira par le lâcher. En 2013 Dream Theater, avec son album éponyme, renoue avec l’instrumental. « Enigma Machine » remplit parfaitement son rôle, laissant à chacun le loisir de démontrer tout son talent. Mike Mangini en profite pour balancer un solo court et amusant sur fond de vidéo façon dessin animé, où tout en combattant un dragon, les cinq tombent sur un cadavre. Les mauvaises langues disent qu’il s’agit d’une personne très importante dans l’histoire du combo et ça c’est pas bien ! Les quatre instrumentistes sont ovationnés et enchaînent sur cette belle ballade qu’est « Along for the Ride », où James rayonne. Le groupe tape ce soir dans l’épique et pas dans ses tubes. « Breaking all Illusion » donne le frisson tant ce titre résume à lui seul l’art Dream Theater, notamment cette fameuse envolée portée par un Petrucci qui tutoie les anges. Premier frisson et ce n’est pas le dernier. C’est ainsi que se termine l’acte 1, avant l’entracte d’un quart d’heure qui retrace l’univers Dream de façon loufoque à l’aide d’images tirées de « Youtube ».

Après l’interlude, le public devient dingue au son de « Puppies on Acid » qui annonce les vingt ans de Awake. Cette intro toujours aussi roborative, tenue par le maestro des touches sert de pont au diptyque ultra rasoir qu’est l’enchaînement « The Mirror/ Lies ». John Myung est à l‘honneur grâce au magnifique « Lifting Shadow off a Dream », titre à la fois technique et atmosphérique. James LaBrie atteint alors des sommets de justesse. La soirée est sous le signe des titres fleuves notamment avec cette perle qu’est « Scarred ». Deuxième frisson. Frisson 3 : Jordan Rudess introduit le magnifique et inédit en concert « Space-dye Vest », magnifique composition de Kevin Moore qui a auguré ensuite la carrière solo du claviériste. Titre que Portnoy n’a jamais voulu jouer en live. Que le contentieux doit être lourd ! En tout cas, le groupe s’approprie à merveille ce titre notamment en intervenant de façon crescendo, John Petrucci se permettant même d’y coller un solo. Grand moment ! Je crois que les die-hard fans sont à terre. Moi, j’ai la langue qui traîne par terre ! Le groupe m’achève et l’assistance aussi avec le colossal « Illumination Theory », qui bénéficie d’un interlude classique qui pourrait être joué par un orchestre classique comme à Boston, je crois. C’est à ce moment là la fête à la luciole ! Le titre repart de plus belle, avec un James LaBrie explosif et un Petrucci incisif. C’est sans doute lui qui impressionne le plus, tandis que Mangini demeure impérial sourire rivé aux lèvres. C’est ainsi que l’acte 2 prend fin ! Au bout de deux heures et demies, c’est déjà le temps des rappels et c’est « Metropolis part II » qui est à l’honneur avec comme point d’orgue, le tourbillon « Dance of Eternity ». Mike y donne le tournis. Les quatre s’amusent comme des fous. « Finaly Free » clôt les débats : apothéose explosive !

Quelle soirée les amis ! J’ai même glissé à ma Marinette qu’il s’agissait sans doute, d’un des trois meilleurs concerts de Dream auxquels il m’a été donné d’assister. Mon premier : restant évidemment spécial et c’était sur le « Awake tour ». Dream Theater a ce soir rendu un bel hommage à cette salle mythique qu’est l’Olympia. Revenez vite et dans cette salle s’il vous plait !


 

Setlist:
Act 1Photo2550
False Awakening Suite The Enemy Inside
The Shattered Fortress
On the Backs of Angels
The Looking Glass
Trial of Tears Play Video (played with extended intro and guitar solo)
Enigma Machine (with drum solo in the middle)
Along for the Ride
Breaking All Illusions
 
 
 
 
 
 
Act 2
The MirrorPhoto2591
Lie
Lifting Shadows Off a Dream
Scarred
Space-Dye Vest
-Illumination Theory Encore:
Overture 1928 Strange Déjà Vu
The Dance of Eternity 
Finally Free
Illumination Theory piano outro
 
@Photos de Marinette

9 Chambers

  • Groupe : 9 Chambers
  • Album : S/T
  • Sortie : Septembre 2011
  • Label : Ear Music-Edel
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

Qu’est-ce qui se cache derrière 9 Chambers et sa pochette très franc-maçonnerie ? Et bien tout simplement un supergroupe ! Alors évidemment, l’association de musiciens de renommée amène parfois des désillusions. Je vous rassure ici, ce n’est pas le cas. Ce groupe qui se dévoue totalement au hard rock à grosses guitares et qui incontestablement aime le blues, compte en ses rangs les fines lames que sont Ed Mundell (ex Monster Magnet) et Greg Hampton, qui se charge également du chant, dans un registre entre velours et explosivité, un peu à la Chris Cornell. D’ailleurs le groupe m’évoque assez souvent Audioslave, notamment sur le très efficace « What’s It Gonna Get You ». La formation est complétée par Jorgen Carlsson, échappé de Gov’T Mule, et de l’immenseVinny Appice à la batterie.
Avouez que ce line-up a fort belle allure et que c’est le rock qui va en ressortir grandi. Ce disque fait donc honneur à la guitare flamboyante. Il faut dire que les leads y sont omniprésents et lumineux. C’est ce qui fait la magie de titres tels que « All but Done » et« Majick Numbers » qui n’échappent pourtant pas à des plages évanescentes et planantes avec un tellurisme décapant. « Use u up », lui mise sur des atmosphères et une ligne de basse ronflante. Quant à« Other Side of Time » ce titre est de la dynamite, tout comme le très énervé « Cut –n- Run » ! Quelle ligne de basse mes amis !

9 Chambers n’est donc pas linéaire et s’avère sur la durée assez varié. Au premier abord, ce sont les interventions en soli qui marquent tandis que la rythmique de plomb guide le char. Le feeling flirte à tous les étages. « Life Moves On » a le mérite de vous mettre dans l’ambiance de ce Hard Rock qui doit beaucoup au blues comme le démontre également le très binaire « Bury Yourself ». Immanquablement, le timbre de Greg Hampton rappelle le leader de Soundgarden et les tournures rythmiques et mélodiques de certains phrasés d’Audioslave. Que je regrette ce groupe ! « Can’t Turn your Back »est une superbe hard ballade, tout en puissance, qui n’aurait pas fait tâche sur un disque en solo de JSS. D’ailleurs, le chant de Greg s’en rapproche fortement et dégage une belle émotion appuyée par des guitares toujours aussi solides. « Indeed the Sun » démontre que le quatuor sait aussi composer des tubes qui vous restent dans la tête. Un des titres les plus immédiats de ce premier jet. 9 Chambers fait du Hard Rock tinté de blues et se démarque des sorties actuelles en offrant un disque frais qui met un point d’honneur à n’être guidé que par le feeling. A ne pas manquer pour ceux qui n’ont pas honte de dire qu’ils écoutent du Hard Rock, le vrai, celui des origines.

 


Tracklist

01. « Life Moves On »
02. « Majick Number »
03. « One Thing Missing »
04. « Know Your Enemy »
05. « Whats It Gonna Get U »
06. « All But Done »
07. « Bury Yourself »
08. « Cant Turn Your Back »
09. « Other Side Of Time »
10. « Indeed The Sun »
11. « USE U UP »
12. « Cut-N-Runn »
13. « No Escape »
14. « Darker Side Of Sunshine »