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Groleg

  • Groupe : Tracera0101814860_16
  • Album : L.A. ?
  • Sortie : 2012
  • Label : Cool Green Recordings
  • Style : Stoner / Grunge
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


Ce mini album ressort quatre années après sa sortie initiale, pour bénéficier d’une distribution plus large en raison du succès que connait Tracer, power trio australien mené par les frères Brown, qui se partagent les vocaux sur ce format court qui fleure bon les années soixante-dix, le désert et les cactus. Tracer fait parler le riff tournant et fait référence à toute la frange désert rock initiée par Kyuss.

Le groupe fait ici immanquablement penser aux cadors du genre que sont Fu Manchu et Unida ; On pense aussi à un Karma To Burn qui aurait dégoter un vocaliste. C’est notamment le cas sur l’entêtant « End of the samurai » qui hypnotise avec sa grosse basse en lead. « All look de same« , quant à lui, démoule par sa rapidité et ses sonorités tout droit échappées du Soundgarden des débuts. Le chant est le plus souvent haut perché, avec cette facette abrasive qui rend les mélodies corrosive et entraînante. Des titres comme l’excellent « Wrecking ball » par exemple rendent hommage à la puissance et la rage des années soixante-dix, avec un son très actuel cependant. « Get free » est le titre le plus stoner du disque plaçant la lourdeur et la langueur au premier plan, rendant ainsi hommage aux canons du genre.

Ce mini album offre des guitares grasses et une basse ronde qui invitent au headbanging effréné. Trente minutes de cassage de nuque en somme! Tracer a enfanté un petit retour en arrière assez délicieux. Pas révolutionnaire mais fort plaisant.

 


Tracklist :

01. End of the Samurai
02. Don’t Forget My Name
03. Wrecking Ball
04. Get Free
05. All Look The Same
06. Such a Waste
07. Sleep By The Fire

 

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  • Groupe : Nodrama
  • Album : The Patient
  • Sortie : Avril 2012
  • Label : Coroner Records
  • Style : Metal Moderne
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

 


 

Nodrama est un quintette espagnol, basque pour être précis, qui existe depuis 2005 et qui à travers cet album, s’inscrit dans un style que je qualifierai de métal moderne, où les voix claires font référence aux leaders du genre, ainsi qu’à leur musique d’ailleurs. Cette dernière s’appuie sur des riffs très saccadés et des refrains ultra mélodiques. Les mélodies sont puissantes. Il faut dire que les guitares sont très incisives et les soli maîtrisés. « The Tail Nailed Fish » ou encore « Bite » se construisent sur une rythmique hyper saccadée qui ensuite bascule sur un couplet presque AOR. N’y allons pas quatre chemins, les cinq Espagnols font du In Flames et du Soilwork ! « Visions« , par exemple, fait quelques incursions sur les territoires les plus mélodiques de Likin Park ! « Power of Lavihness« , quant à lui, pourrait être issu directement d’un disque d’In Flames. Je pourrai multiplier les exemples à loisir, mais à quoi bon. Je crois que vous avez cerné de quoi je parle. Il est évident que tout ceci est propre et bien exécuté, mais ne laisse aucune place à l’originalité. Comme j’ai pu en discuter récemment avec mon ami Pascal le Maudit: quand on traîne un peu sur le net à la recherche de nouveaux talents, et bien les groupes hispaniques ou ibériques se contentent de faire du In Flames. La règle se vérifie ici malheureusement ! Dommage !

Nodrama, avec The Patient n’invente pas la poudre, pas plus que la mèche qui va avec et il est un groupe qui doit absolument se détacher de ses influences scandinaves.

Sympa mais pas de quoi s’accrocher au pinceau !


Tracklist :

01. The Bite
02. Tail Nailed Fish
03. Visions
04. One More Step
05. Power Of Lavishness
06. Waiting
07. Undefined
08. The Patient
09. All Behind
10. Believer
11. Untouchable Treasure

Le Groleg arrive à un âge où il aime vivre de nouvelles expériences ! Quand j’ai vu que Cannibal Corpse passait dans la bonne ville de Rouen, je me suis dis: « pourquoi pas ! », me ravisant aussitôt car je ne pouvais décemment pas imposer un tel supplice à mon épouse. Finalement ce concert, nous l’avons vécu, car ma chère et tendre m’a offert ce joli cadeau pour la Saint-Valentin. Belle preuve d’amour ! On ne peut pas dire que j’écoute le quintette tous les jours, mais j’apprécie de manière ponctuelle cette sauvagerie maîtrisée.

Le 106 est une fort belle salle, très convenablement remplie pour ce concert de niche ! Ayant passé toute la durée de la première partie au bar autour d’un cola, je peux juste vous dire qu’il s’agissait de death français qui n’a pas attiré mon oreille. Il faut dire qu’en la matière, je suis très exigeant ! Chose intéressante, la salle est équipée d’un studio de radio et nous assistons à l’interview de Paul Mazurkiewicz, batteur et parolier du groupe, qui évoque l’amour immodéré de la formation floridienne pour le gore et l’horreur. Il ne faut pas omettre que tout cela est du troisième degré et que les cinq gaillards n’ont jamais mangé personne.

Cannibal Corpse fait son entrée sur scène au son de « High velocity impact spatter » et « Sadistic emeodiment« , dignes représentant de ce tourbillion death grind qu’est « A Skeletal domain« . Le son est puissant, carré, équilibré et George « Corpse Grinder » Fisher, éructe comme un porc que l’on égorge alors qu’il est sur la position essorage 1400 tours. Bonjour les cervicales ! Paul Mazurkiewicz impressionne derrière son kit. Cet homme est une véritable machine, qui ne connait pas l’à peu près ! Ces blasts ébranlent l’assistance, tandis que la basse du virtuose Alex Webster aligne les accords les plus improbables. Ces quarantenaires s’éclatent sur scène, pour preuve: leurs larges sourires, ainsi qu’un Fischer qui n’hésite pas à communiquer largement avec son public. Mais Cannibal Corpse, c’est aussi et surtout un mur de guitares qui pour une oreille experte évoque des mélodies bien charpentées. Les duettistes que sont Rob Barrett et Pat O’Brien sont d’une efficacité redoutable en rythmiques rasoirs et leurs soli font référence aux canons du genre. On pense beaucoup à Hanneman/King en plus torturés, prolongements extrêmes de la paire Downing/Timpton. Les titres s’enchaînent et mettent K.O une assistance qui prend du plaisir sur des rythmes qui poussent au headbanging effréné. Le groupe ne faiblit pas un seul instant et assure merveilleusement son travail de sape. Le club des cinq délivre ainsi une violence explosive, terriblement addictive. On mouille le t-shirt à l’image d’un groupe qui transpire et qui vit sa musique. Les classiques se suivent, jusqu’au tube ultime qu’est « Skull full of maggots » et son refrain repris par une assistance qui connait sur le bout des doigts le répertoire. Après une heure et quart de violence pure et de riffs acérés, Cannibal quitte la scène avec le sentiment du devoir accompli. Il faut dire que la foule semble être contente de la soirée qu’elle a passée.

Cannibal Corpse est venu et a vaincu. Quant à moi, j’ai été ravi d’assister à cet événement !

  • Groupe : Peter Matuchniak
  • Album : Uncover Me
  • Sortie : 2012
  • Label : 
  • Style : Rock progressif
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

 

Peter Matuchniak est un artiste solo multi-instrumentiste qui oeuvre dans le créneau très encombré des adorateurs du rock progressif des pionniers. C’est-à-dire que la musique du Monsieur fait sans cesse référence à Genesis, celui de Peter Gabriel et Steve Hackett, ce dernier semble avoir marqué durablement le style d’écriture de notre artiste. C’est plus que flagrant. L’auditeur pense aussi très souvent au répertoire de la carrière solo de Steve à de nombreuses reprises. De plus, « Uncover me » évoque plus qu’à son tour les circonvolutions floydiennes, celles les plus évanescentes. Evidemment, les compositions sont fort sympathiques mais font référence sans cesse à des artistes qui dans le genre ont déjà tout inventé. Alors, on peut saluer l’hommage, mais en revanche pour l’originalité il faudra repasser. La présence vocale de Nathalie Azerad, sur les titres plus folks et médiévaux, rappelle une musique héritée de la Renaissance à la Blackmore’s Night. Il est à noter que la batterie est assurée par l’excellentissime Jimmy Keegan, tout en délicatesse et en finesse. « Uncover me  » est certes un disque plaisant mais celui-ci donne la fâcheuse impression d’avoir été entendu un nombre incalculable de fois. Dommage !


Tracklist :

01. Falling Ash
02. Running Blind
03. Uncover Me
04. Down In New Orleans
05. Running Back To You
06. London Vibe
07. Lionheart Betrayed
08. Sandcastles
09. Across The Pond
10. Rising Sun
11. Hippy In The Rain

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  • Groupe : Pleïad
  • Album : Lights in a Cave
  • Sortie : 2015
  • Label : AutoProduction
  • Style : Pop Rock Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

Pléïad est une formation Rhodanienne qui a forgé sa réputation sur une forte et imposante expérience du live ainsi que sur mini Lp sorti en 2012. Ce quatuor fait montre de ses talents artistiques dans une niche rock/pop/prog qui s’inscrit dans la droit lignée d’Oceansize et consort, en plus lumineux cependant. En résumé Pléïad pourrait avoir comme cousins, les excellents Biffy Cliro. Mais, c’est sans doute aller un peu vite en besogne que de limiter cette formation à ces deux influences certaines mais digérées. Assumée ? Ca il faudra leur demander ! Cependant, d’un point de vue formel, il faut noter qu’à de nombreuses reprises, l’auditeur parcourt des terres très énergiques qui côtoient une certaine complexité rythmique. Par exemple, « Rain and Fire » pourrait s’apparenter à un Sieges Even, celui de « Sens of Change » et à son avatar actuel Subsignal. Pléïad joue également très souvent sur les ambiances à travers une musique faite de mélopées entrecoupée de riffs ravageurs et d’un chant criard mais pas trop, façon néo, sur « Game of Thrones » ainsi que sur l’antinomique « Mute ». La musique a fondamentalement un côté assez groovy ; un peu à la patte d’un Izz, en raison notamment d’un basse ronde qui ressort bien dans le mixe, ainsi que grâce à des chœurs savamment mis en place. Je pense que les gaillards connaissent et apprécient Spock’s Beard ! D’ailleurs, un parallèle, un raccourci entre ce dernier et Pléïad est évident, car nos Frenchies possèdent une botte secrète celle d’avoir trois chanteurs même si c’est Thomas Francioli qui assure le lead, permettant ainsi aux mélodies d’être parfois proches du canon. En parlant de lead, il n’est pas commun de retrouver une basse en lead sur un titre. C’est le cas sur le très entraînant « Hansel and Gretel ». Quant au clavier, très présent, il apporte aussi un charme new-wave à certaines chansons comme sur « Something Inside » par exemple!

Lights in a Cave est donc un disque tout en nuances, lumineux, mélancolique, qui ravira sans aucun doute ceux qui aiment les belles mélodies et les musiques pas forcément immédiates. Pléïade est un groupe à suivre de près ! Une bien belle surprise dans ma boîte aux lettres en tout cas.


Tracklist:

  1. « Hansel & Gretel »
  2. « Disequilibrium »
  3. « A caveman and the Light »
  4. « Game of Thrones »
  5. « Something Inside »
  6. « Superego »
  7. « Rain & Fire »
  8. « Mute »

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  • Groupe : Spock’s Beard
  • Album : Live at Sea
  • Sortie : 2014
  • Label : Spock’s Beard . com
  • Style : Prog classieux en live sur un bâteau
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Mike Portnoy et Derek Sherinian se sont transformés en agence de voyage, proposant une croisière sur le Norweigian Pearl, afin de faire la fête au progressif, à travers l’événement musical qu’est « The Progressive Nation at Sea ».
Une belle opération où les formations renommées se sont succédées sur la scène du Stardust Theater. La manifestation a été un franc succès, en revanche sera-t-elle reconduite à l’avenir ? Nul ne le sait, puisque les fans ont tellement été pris par les concerts, qu’ils n’ont rien consommé ou presque: du coup la compagnie n’a pas fait son beurre comme sur d’autres événements du même type.

Pour ma part, je vais vous parler du deuxième concert que donna Spock’s Beard mark III, le 21 février 2014. Le groupe affiche une belle vigueur présentant son dernier album et son nouveau chanteur le très efficace et charismatique Ted Leonard. Le groupe est heureux d’être là et le fait savoir, même si Ryo Okumoto désormais est plus sage, et ne monte plus sur ses claviers. Ted Leonard, très bon guitariste aussi, assure formidablement et semble plus motivé avec cette formation qu’avec celle d’Enchant. Alan Morse, guitariste fin et fougueux, met le feu par sa douce folie et son jeu hors du commun, à la fois cristallin et très versatile. Dave Meros est toujours aussi efficace et flegmatique, tandis que Jimmy Keegan affiche une belle frappe ainsi qu’un beau brin de voix. Il serait tant que cet immense batteur soit reconnu à sa juste valeur !
Le set est relativement court mais d’une grande intensité faisant honneur au dernier album au travers de ses désormais déjà classiques que sont « Something Very Strange », « Hiding Out », oeuvre de Leonard et « Waiting for Me ». L’air Neal Morse n’est évidement pas oubliée avec le très beau « Waiting on the Wind ». Evidemment, sachant que Neal Morse était présent sur le navire, notamment avec Transatlantic, la réunion était inévitable et ce fut fait sur cette ballade incontournable et imbattable qu’est « June ». Ted Leonard y opère une belle passe d’armes vocale avec Neal.
La fiesta s’achève par le tube prog qu’est « The light ». Dix-neuf minutes virevoltantes qui signent la quintessence du groupe. Le bémol car il y en a un: Ted Leonard ne participe pas à cette fête, lui qui c’est merveilleusement approprié cette pièce. Dommage, car le chanteur du groupe c’est lui et non Neal. Humilité de Ted, ou caprice de Neal ? Quelqu’un pourrait-il me donner l’info ? En tout cas, ce concert est très agréable à regarder et à écouter malgré un temps de jeu façon festival. Ce concert et d’autres vont-il donner lieu à un retour progressif de Neal dans la formation ? Peut-être ! Mais en tout cas, il ne faut pas omettre que Ted Leonard a sauvé la formation du naufrage et qu’il serait judicieux de continuer à lui faire confiance, car c’est un artiste majeur.

 


Tracklist:
01. « Something Very Strange »
02. « Hiding Out »
03. « Walking On The Wind »
04. « Waiting For Me »
05. « June »
06. « The Light »

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  • Groupe : Steel Panther
  • Album : Balls Out
  • Sortie : Mars 2012
  • Label : Universal Republic
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


 

Sapés comme Poison et des textes très orientés,  c’est ça Steel Panther. Le quatuor américain, de par son image, semble être  un groupe tout droitement issu de la fin des quatre-vingt. Cependant, le look et l’humour ne font pas tout. En effet, le groupe possède certes de fortes individualités, notamment un Michael Starr, à la voix puissante et un Satchel totalement flamboyant derrière la six cordes, mais ne dégage pas une originalité transcendante, se contentant d’être un immense shakeur où se croisent toutes les grandes gloires du Hair Metal, faisant ainsi sensiblement penser aux géniaux Slaughter à de très nombreuses reprises.
Steel Panther fait donc un Hard Rock festif et explosif, mais tape aussi dans le répertoire le plus velu de Bon Jovi, notamment sur « Just Like Tiger Woods » et « That’s What Girl are For ». « If you Really Love me » est carrément du gros Def Leppard à tous les niveaux, de la composition au jeu. Tout ceci est bien sympathique car gonflé par une production énorme et un Satchel impérial en soli, car faisant fumer la Gibson à chacun de ses interventions priapiques .  Satchel, c’est en réalité le génial Russ Parish que l’on a vu du côté de Fight et Jeff Pilson. Excusez du peu ! Alors évidemment ça claque mais le mimétisme avec certaines formations et gênant. Par exemple, « If Won’t Suck Itself » est du Mr Big tout craché, vous savez celui de « Addicted to That Rush ». Steel Panther fait office de véritable phénomène mais me laisse de marbre car faisant trop référence à mes artistes préférés.

Un disque qui évidemment s’écoute à fort volume mais qui est assez dérangeant. Balls Out a certes des couilles mais pas assez grosses pour proposer quelque chose d’original. Steel Panther est fait pour la scène mais sur disque il faudra repasser car l’originalité est au niveau zéro.
Pour résumer : le roi de ce disque demeure Satchel et ceux qui ont dit bien fort que Michael Starr était David Lee Roth, qu’ils retournent donc chez l’auto rhino !


Tracklist:
01. In The Future
02. Supersonic Sex Machine
03. Just Like Tiger Woods
04. 17 Girls In A Row
05. If You Really, Really Love Me
06. It Won’t Suck Itself
07. Tomorrow Night
08. Why Can’t You Trust Me
09. That’s What Girls Are For
10. Gold-Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride

nazareth - bigdog

  • Groupe : Nazareth
  • Album : Big Dogs
  • Sortie : Decembre 2011
  • Label : Ear Music
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Nazareth est une légende du Hard Rock voire du Rock tout court ! Plus de trois décennies au compteur et toujours le même Blues Rock et Hard Rock coule dans ses veines. Un Hard Rock binaire à faire palir Phil Rudd qui évoque la démarche retenue par la vague des groupes australiens, présents, passés et sans doute à venir, avec cependant un touche bluesy plus prononcée comme en témoigne « Save the World Again », titre qui sort la steel guitare et les sons d’harmonica. Les riffs tournent et la voix est abrasive, façonnée au papier de verre et au malt. Quant à la guitare lead, elle se fait évidemment bluesy et pleine de feeling, un peu à l’image de la deuxième partie de carrière de Cinderella.
Les riffs de Jimmy Murrison soutenus par une batterie métronomique, nous font immanquablement battre du pied, sur  « Radio » notamment. Un « No Mean Monster » montre un aspect plus lumineux et plus rentre-dedans, les vocaux de Dan McCafferty se faisant plus incisifs, plus lame de rasoir. Nazareth reste fidèle  à une démarche musicale qui se place entre Blues et Hard Rock, et qui repose sur des compositions solides tournantes et des rythmiques en bêton. Le chant crasseux au sens noble du terme colle parfaitement à ce Hard Rock à la démarche pachydermique.
Evidemment, la production brute et sèche rend justice au savoir faire de cette formation carrée.

Big Dogs est donc un disque qui confirme la grande forme que tient Nazareth et dame ainsi le pion aux groupes de jeunes loups qui tentent de surpasser les fondateurs. Un petit bémol cependant : un disque qui sur la longueur se répète un peu et qui aurait mérité d’être sans doute plus ramassé, car plus de cinquante minutes, c’est un petit peu longuet pour une musique, qui s’adapte si bien au format vinyle. Un disque qui fleure bon le bourbon et la crasse!


Tracklist:
01. Big Dogz Gonna Howel
02. Claimed
03. No Mean Monster
04. When Jesus Comes To Save The World again
05. Radio
06. Time And Tide
07. Lifeboat
08. The Toast
09. Watch Your Back
10. Butterfly
11. Sleeptalker

 

enchant

  • Groupe : Enchant
  • Album : The Great Divide
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Inside Out
  • Style : Metal Prgressif
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Dire que ça fait dix ans qu’on l’attend celui-là ! On n’y croyait plus, pensant le groupe en sommeil pour toujours. Cependant, Douglas Ott a remis la machine en route, suscitant chez nous espoir mais aussi crainte, car il faut se demander pourquoi ce hiatus. Peut-être qu’un jour le groupe y répondra dans nos pages virtuelles; en attendant profitons pleinement du retour de cette formation qui nous a enchantés par le passé, rivalisant avec Threshold et autres groupes du genre.
La décennie de patience imposée a d’abord été un choc pour moi: la première écoute a été une petite épreuve, trouvant ce disque d’une grande platitude. Ne pouvant en rester là, j’ai multiplié les écoutes et ce The Great Divide s’est révélé à moi comme étant une œuvre d’assez bonne facture mais qui finalement ne signe pas le retour tonitruant que j’attendais, faute sans doute à de mauvais choix de concision ou d’ordonnancement des titres sur la rondelle.

L’introductif « Circles » et ses chants digitaux surprennent et vous cueillent à froid avant que sa deuxième moitié ne devienne excitante grâce à un Ted Leonard émouvant et un Douglas Ott qui jongle entre arpèges flamenco et guitares saccadées. Le titre est cependant trop long et aurait mérité sans doute d’être plus direct et percutant, comme « Deserve to Feel » qui est signé du sceau de la pièce la plus rapide de cet opus.
Le titre éponyme est celui qui procure en ce début de disque le plus de frissons car renouant avec le côté épique du quintette avec notamment ces nappes de claviers virtuoses et virevoltantes, mais aussi cette guitare lead qui s’empare de la mélodie avant d’emmener dans une folle cavalcade, un Ted Leonard qui aurait sans doute pu faire encore plus fort, lui qui semble ici s’économiser. Il faut dire que Bill Jenkis demeure un orfèvre en la matière. Douglas Ott détient toujours ce jeu fin qui mène la barque, tandis que bien souvent Ted Leonard chante dans des tonalités assez graves avant de tutoyer les cieux. « Within an Inch » est sans doute le titre made in Enchant même si son pont et son refrain peuvent irriter à la longue; beau solo de claviers cependant: une constante sur ce disque. « All Mixed Up » est assez inhabituel et révèle tout le talent versatile de composition de Ted Leonard, qui embarque ici le groupe dans une complexité froide et qui au fur et à mesure des écoutes devient véritablement accrocheuse. Chaque titre de ce The Great Divide possède toujours ce break en totale rupture avec la dynamique générale du morceau. Déroutant certes, mais terriblement indispensable, notamment en se référant à une sorte de jazz rock maîtrisé. La rythmique est solide et la basse de Ed Platt ressort toujours merveilleusement dans le mixe. « Life in Shadow » charme par sa mélodie lead entêtante et entraînante. Les breaks jazz rock menés de main de maître par Douglas Ott sont le fil rouge de ce disque.
Pour terminer ce tour d’horizon, « Here and Now » débute par une ligne de basse magnifique qui laissait augurer d’un titre un peu moins classique. L’édition limitée du cd comporte un instrumental supersonique du nom « Prognosticator » durant lequel les passes d’armes Jenkis/Ott font merveille. Enchant rivalise ici avec les maîtres du genre, mes chouchous de Dream Theater.

Le disque bonus fourni avec cette édition est un best off du groupe, puisant équitablement dans les huit sorties discographiques du combo.
Le retour d’Enchant avec ce The Great Divide est rassurant mais ne permet pas de se rendre compte de tout le potentiel dont regorge cette somme de talent. The Great Divide nous permet d’apprécier un bon disque de métal prog mais l’attente décadaire laissait augurer un terrible coup de poing, ce qui n’est pas le cas ici, faute à un groupe qui en a gardé sous la pédale, mais on ne sait vraiment pas pourquoi !


 

Tracklist:
01. Circles (7:59)
02. Within An Inch (7:34)
03. The Great Divide (9:03)
04. All Mixed Up (4:12)
05. Transparent Man (6:19)
06. Life In A Shadow (4:58)
07. Deserve To Feel (8:01)
08. Here And Now (7:31)
Bonustrack of Mediabook edition:
09. Prognosticator (8:22)
 
Bonus « Best Of » CD:
01. The Thirst
02. Oasis
03. Pure 
04. New Moon
05. Break
06. Paint The Picture 
07. Under Fire
08. Sinking Sand
09. Comatose 
10. At Death’s Door [Live]

chrome molly

  • Groupe : Chrome Molly
  • Album : Gunpowder Diplomacy
  • Sortie : Janvier 2012
  • Label : Ear Music
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 13.5/20 

 


Vingt-trois ans que la formation britannique n’avait rien sorti. Une longue mise en sommeil, qui a peut-être bien fait d’être interrompue avec ce Gunpowder Diplomacy de facture classique mais efficace. Le quatuor britannique y fait un Hard Rock énergique qui mise sur des refrains très entraînants et qui rappellent souvent la patte mélodique de Winger. Même si on n’est pas au niveau imparable des Américains, Chrome Molly affiche une belle énergie et une vitalité juvénile, qui évoqueront parfois Def Leppard. La basse offre à l’ensemble un groove certain, tandis que la voix légèrement éraillée donne un cachet plutôt attachant à ce Hard Rock classique. John Antcliff est un bretteur qui sied parfaitement à cette musique énergique à travers des soli efficaces et percutants. Le groupe arrive à nous captiver avec des titres entraînants comme le référentiel « Complicated » qui n’aurait pas déparaillé sur un disque du Crüe ou de Skid Row.

Globalement, cette résurrection a le mérite d’exister et d’offrir aux amateurs de Hard Rock, un bon disque qui entre dans les calibres du genre. Chrome Molly fait bien le boulot et son Gunpowder Diplomacy  aussi.

 


Tracklist:
01. Corporation Fear
02. TV Cops
03. Stop Love!
04. Short Sharp Shock
05. Clean Outta Luck
06. Supercharged
07. Complicated
08. All In My Mind
09. Billion Dollar Heart Attack
10. Bulletproof
11. The Runner