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Angel

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Un édito de Ankh Veynaris peut il s’exonérer du regret perpétuel inhérent à la pauvreté du sens profond des œuvres aussi métal soient elle ?

L’imagination …. à l’instar des filons d’or que l’on cherchait désespérément dans les rivières ou au fin fonds des mines du Klondike à genoux devant son tamis ou sa pioche émoussée par tant de coups assénés sur les pierres à la seule force de l’espoir. Cette fantasmagorie perdue au milieu de cette multitude d’objets sophistiqués qui permettent une soit disant ouverture à la communication mais qui en réalité révèlent juste un manque pattant d’originalité, Vous penseriez que si d’aventure, je quémandais que l’on me dessina un mouton, j’eusse alors une déficience mentale ? Le fait de vouloir pour un instant, être ce petit prince perdu sur une planète de plus en plus petite est-il de nature à placer un mendiant en mal de poésie parmi les exclus du système ? Faites nous rêver ! Prouvez nous que tout n’a pas été dit et qu’il y a encore une infinités d’histoires à raconter à ces enfants que nous ne sommes plus. Dans les années 1950/60 un personnage est né pour les besoins d’une chaîne de télévision, Une cabine de police et quelques robots en forme de boites de conserves vidées de chili con carné et le Dr Who voyageait dans le temps à l’aide du célèbre Tardis. Les débuts chaotiques de la série soumis déjà aux dictas de l’audimat furent des périodes terribles pour les auteurs constamment sur la sellette. Et puis un jour dans le bus les mômes se sont déguisés en « dalek » en criant « extermination » et l’aventure dure encore aujourd’hui. C’est la substance romanesque et non les effets spéciaux qui ont portés aux nues chacun des épisodes. Ce que je tente péniblement de faire comprendre c’est que l’on a besoin tous autant que nous sommes et quel que soit notre age de s’évader sans chercher à comprendre si il y a un fond tangible à l’histoire du moment qu’elle joue sur les cordes de nos émotions et les harmonies de notre sensibilité. Alors certes … !! Ankh Veynaris en a assez des quêtes perdues alors que les batailles sont gagnées entre hobbits idiots ou autres personnages férues d’art martiaux affublés d’armures rutilantes qui ne résistent pas à l’haleine des dragons ou la libido exacerbé de la pulpeuse Daenerys Targaryen insensible au feu nonobstant celui qu’elle a au fion. Bref !…….

Vous voyez ou je veux en venir ? Non ? Vos textes, Vos thèmes ! Travaillez moi ça ! Sérieusement beugler des âneries ne vous pose aucun traumatisme de conscience ? Vous vous pointez en live devant un public de plus en plus disparate qui s’étiole de jour en jour et vous vous posez encore la question du pourquoi ? Lisez vos textes ! (Si ce n’était pas pour un webzine sérieux je rajouterai : Bordel de dieu ) Et que je te cache la merde au chat avec des paroles écrite dans un anglais à peine approximatif et déblatéré comme un chameau sous extas elevé en Laponie du sud ! Et que je te parle de performances vocales comme si c’était le saint graal du chant sans jamais faire référence à l’impact que la voix peut avoir sur l’auditeur. Et que je me plaint des commentaires d’internautes qui dans un excès d’intelligence propre aux supporter de foot prétendent que les chanteuses de metal sont toutes des putes (en grande majorité … pour ne pas être trop excessif quand même ) et que la seule différence c’est que les prostituées sont plus axées sur la performance orales ! Bref ….. ! Ne pensez vous pas qu’il est temps de laisser tomber les artifices et de donner à nos œuvres une forme de légitimité sensorielle ? Oui ! Sensorielle car si vous avez du talent vous pouvez offrir à ceux qui vous écoutent l’impression que les cinq dons de la natures sont en alertes.

Dessines moi un moutons, s’il te plaît ! J’en ai marre de me faire grave ièch en allant te voir en concert. Tu vois mon gratteux il était comme toi, conventionnel et chiant mais je savais qu’il cachait un être profond et sensible alors je lui ait mis une claque sur le groin et il a osé montrer son âme et ses rêves d’enfants. Il m’a dessiné un taureau, des arènes, des indiens et des shamans… Tout en instrumental. Il a fait de sa guitare un crayon avec lequel il a écrit un recueil illustré. Alors j’espère que cet édito sera cette baffe que je ne peux pas venir donner à tous ceux qui dissimulent le vrai trésor qu’il ont en eux.

Ankh Veynaris

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  • Groupe : The Ersatz
  • Album : Kill The False Inside You
  • Sortie : Réédition 2015
  • Label : Finisterian dead End
  • Style : Alternative Shock Industrial
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

L’Âme Immortelle à Paris en Octobre ! J’en rêve déjà ! En première partie, The Ersatz, un groupe Nantais créé en 2011. XXVII au chant, GGDRAZYL aux claviers et à la guitare, BOIGA à la guitare, HELLSHEEP à la batterie.

Style : Shock Industrial

Influences : Marylin Manson, NIN, The CNK… etc…

C’est en 2013 que sortira ce Kill The False Inside You, réédité cette année sur le label Finisterian Dead End, qui arrive à nous proposer quelques bons groupes. The Ersatz est sympa mais il va manquer le petit truc qui fait que… et puis on a parfois l’impression de tourner en rond et d’entendre et réentendre la même musique, une musique froide et très industrialisée avec un petit manque de puissance dans le chant. Peut-être que le mixage y est pour quelque chose… manque de puissance que l’on ressent la plupart du temps, pourtant j’ai testé l’écoute sur plusieurs supports : voiture, PC, chaine hifi…

Non, il n’y a pas que des mauvais côtés. Les français ont mis du cœur à l’ouvrage et on ne peut que les en féliciter. Il y a de la recherche, l’envie de faire bien. Les ambiances sont malsaines et futuristes, froides à souhait… le chant dérange, perturbe. The Ersatz cherche à nous ouvrir les yeux sur la vie d’aujourd’hui, contrôlé par tout, pour qui nous n’existons pas, seulement sous la forme d’un numéro (de sécu…?). On nous contrôle, on nous guide, mais jamais (rarement, parfois, des fois…) nous n’allons vers la voie dont nous rêvons…

Musicalement, certains passages sont même plutôt pas mal comme sur « Hybrid Children », ou sur l’obsédant « Winterguts ». Faut-il aimer et apprécier les sons mécaniques et industriels… Et même si nous avons une impression de déjà vu, l’album est plutôt bien conçu.

The Ersatz à du potentiel. Ce Kill The False Inside You est (était) un premier essai. Une production plus puissante permettrait de mieux mettre en valeur les capacités du groupe car capacité il y a !


Tracklist :

01. Exordium
02. Intruder Under My Skin
03. Mind’s Nails
04. Dead Space Parasite
05. One More Scar
06. Obey Industry
07. Hybrid Children
08. Embryo Born From Fire
09. Spasm Of Paranoia
10. Put To Death
11. Winterguts
12. System Failure
13. Kill The False Inside You
14. Peroration

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  • Groupe : Waverly Lies North
  • Album : A Soul In The Void
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Brennus Music
  • Style : Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 16.5/20

 

Il est d’excellentes découvertes et Waverly Lies North en fait partie. A l’origine thEkEEpEr devait les chroniquer mais il a eu le malheur de me passer l’album pour que je l’écoute. Depuis il tourne en boucle dans ma voiture et il n’a jamais réussit à le récupérer. J’ai d’ailleurs eu du mal à l’en extirper pour le chroniquer.

Pour faire court et rapide, le groupe nous vient du côté d’Abbeville en Picardie ! Tout commence avec 2 frères, jumeaux de surcroît, Edouard (batteur) et Julien (guitare). Le line up aujourd’hui s’est complété avec Eric au chant, Jérôme à la basse, Antoine à la guitare lead et Audrey en tant que soprano. Le groupe navigue dans les eaux troubles du fantastique et de l’horreur. Déjà le nom du groupe, Waverly devrait parler à certains. Il s’agit du sanatorium de Waverly Hills au Kentucky (USA) considéré comme étant l’un des endroits les plus hantés des États-Unis, et où il existerait une activité paranormale très développée. Du coup l’univers du groupe tourne autour de la hantise, le surnaturel, le fantastique…

Waverly Lies North propose un métal sympho bien burné où des influences comme Symphony X se font bien sentir. Bon bah du coup j’accroche direct. Je suis fan de Symphony X et Waverly Lies North lui rend bien hommage et mélange ici métal et musique classique de bien belle manière. Quelques touches de death en sus et le tour est joué. Mais comment le groupe a t-il su que de un, j’adorais Symphony X et que de deux, le Requiem, l’oeuvre inachevée de Mozart (terminée par son élève Franz-Süssmayer) était ma pièce musicale classique préférée ? Car oui, le groupe a su intégré un des plus beau passage du Requiem et à même réussit à l’amplifier et l’embellir. La puissance apportée est magnifique et toute la compo est sublime. Vous cherchez de quel morceau je parle ? Et bien du magnifiquement, sublimement beau « Cherish No Hope ». Eric a une voix vraiment dantesque, et je présume que sa formation d’opéra n’y est pas pour rien. Le duo qu’il forme avec Audrey est vraiment très bon notamment sur le très bon « Aria Nocturna ». Interventions rares mais très remarquées de la demoiselle qui tout comme Eric, maîtrise vraiment bien son organe !

Musicalement c’est tout aussi puissant. A part l’utilisation de samples (oui je trouve que ça fait pas vraiment naturel, et de nos jours le bio fait maison est une garantie de qualité !!), le groupe fait un sans fautes. C’est intense et c’est bon même si parfois on a l’impression d’avoir déjà entendu certaines rythmiques. Mais on leur passe cette petite erreur de jeunesse tant tout le reste est bien ficelé. Rappelons que ce A Soul In The Void est leur premier album et qu’ils ont su faire ressortir la douceur de la musique classique avec la puissance du métal.

Pour une première c’est réussit, même si on aimerait bien entendre Eric monter plus souvent dans les hauteurs atmosphériques vocales. A tester, à écouter, à recommander au plus grand nombre. Retenez bien ce nom : Waverly Lies North car il va faire un carnage !


Tracklist :

01. The Curse (Lux In Tenebris)
02. A Soul In The Void
03. Cherish No Hope
04. Labyrinth
05. Chimaera
06. Aria Nocturna
07. Gilded Faith
08. Follow The River
09. Final   

Hello les VS. Tout d’abord merci de nous accorder cette interview, et merci pour la découverte. J’avoue qu’avant de voir que vous étiez sur l’affiche du Rock’n Fest à Chauny je n’avais jamais entendu parler de vous ! Dans la foulée j’ai reçu un mail de la part de votre label !
Coïncidence ou non, nous étions fait pour nous rencontrer !

Magic Fire Music: Comme toute rencontre fortuite je vais vous laisser me parler de VS ! Quand, qui, quoi, où, comment et pourquoi ?
Nous avons créé VS (Vanished Souls) entre 2004 et 2005 en région parisienne, mais le projet a beaucoup évolué depuis. L’équipe n’était pas la même qu’aujourd’hui et les compos était plus rock voir Post Rock. Nous étions 3 à avoir cette volonté de monter le projet lorsque nous nous sommes rencontré lors de nos études de musique à Nancy.

Magic Fire Music: On peut définir votre musique comme du post-rock atmosphérique. Pourquoi vous être lancé dans ce genre musical ?
Nous ne qualifierions pas le projet de Post Rock en fait, les groupes qui représentent ce style sont, dans la plupart des cas, instrumentaux avec des mélodies de chant plutôt abstraites avec des structures longues. Il est vrai que nos racines sont assez Post Rock mais nous voulions donner une dimension plus Pop à ce style atmosphérique, avec des couplets et des refrains bien identifiables.

Magic Fire Music: Musique cinégénique ! Etait-ce important pour vous d’intégrer du visuel dans votre univers ? Est-ce que cela vous aide à vous démarquer d’autres groupes évoluant dans le même registre ?
Les groupes dans notre registre intègrent de plus en plus la vidéo à leurs live, se démarquer n’est pas chose aisée. On fait avant tout ce qu’on aime, la démarcation se fera peut être naturellement avec le temps.

Magic Fire Music: Quels sont les réalisateurs qui vous inspirent ?
On adore les ambiances Tim Burton et David Lynch, qui sont parfois pesantes, étranges, irréelles, fantasmagoriques, ….

Magic Fire Music: Vous êtes plutôt images douces ou images fortes ?
Nous aimons les 2 puisque nos morceaux peuvent être alternativement doux et progressivement plus puissants.

Magic Fire Music: Quels sont les pré-requis pour réussir à intégrer du visuel à la musique ?
Notre musique est assez illustrative et cinématographique, donc le fait d’illustrer en image et vidéo fonctionne pas mal.

Magic Fire Music: Vous jouez sur les ambiguïtés que je résumerais par ‘liberté enchaînée’. Est ce que ce que nous vivons au quotidien vous inspire où est ce que vous préférez évoluer dans un mode imaginaire ?
Nous sommes à la lisère entre une satire de la société et une réalité imaginaire, donc on peut dire les 2.
Notre société basée sur la liberté a un prix comme toute chose et c’est sur ce point que l’on appui notre critique. Bien sur nous sommes heureux de vivre dans une société de liberté mais il y’a toujours des abus, c’est typiquement Humain.

Magic Fire Music: On peut remarquer que vous intégrez beaucoup d’instruments dans votre musique : violon, piano, percu, ukulélé… ça rend votre musique très riche. Cela vous permet-il de capter encore plus l’attention du public ?
Il est vrai que visuellement en Live il se passe beaucoup de choses du fait que nous changeons souvent d’instrument, mais nous ne l’avons pas forcément réfléchi de cette manière. Les morceaux se sont construit et composé comme ca, c’est ce que nous avions en tête.

Magic Fire Music: J’imagine que la scène est l’aboutissement souhaité par tout groupe. Comment la ressentez-vous ? Où et avec qui aimeriez-vous jouer ?
Il est toujours très agréable de partager ses Live avec un publique réceptif et attentif, c’est l’aboutissement.
Nous aimerions jouer avec beaucoup de groupes et d’artistes, pour citer des exemples nous dirions Other Lives, Sigur Ros, Bjork, Radiohead, Pink Floyd (s’ils refont une tournée), …etc….

Magic Fire Music: Nous n’allons pas partir sans parler du Rock’n Fest à Chauny qui va se dérouler le 28 mars dans l’Aisne ! Connaissez-vous le coin ? Comment êtes-vous arrivés sur l’affiche ?
Nous sommes 2 à habiter en Picardie (DriX et Svein) et occuper un peu le terrain dans cette région puisque nous sommes accompagnés par L’Ouvre Boite de Beauvais et sommes en étroite relation avec le Patch de Picardie.
Le programmateur nous avait vu à la finale des Inouis du Printemps de Bourges (région Picardie) et nous avait proposé de jouer à ce Festival. Notre tourneur, GoneProd, a finalisé le booking.

Magic Fire Music: Comment réagit le public habituellement à votre musique ? Aimez-vous interagir avec lui ?
Le public est en général calme et attentif, mais nous avons quelques points clés dans notre set pour justement aller chercher cette interaction avec le publique.

Magic Fire Music: Parlons un peu des événements que nous avons vécus depuis le début de l’année. L’attaque de Charlie Hebdo, l’attaque du magasin cachère, les sportifs morts pour un jeu de télé-réalité… Que pensez-vous de tout cela ?
Des sujets lourds effectivement. Personne ne mérite la mort et surtout pas pour des divergences idéologiques. Pour faire écho à une question précédente, nous vivons dans une société de liberté qui a un prix du aux abus de certaines firmes et intérêt de quelques gros Lobbies, mais préservons tout de même cette liberté que finalement peu de pays dans le monde peuvent jouir de nos jours.
Nous avons la liberté d’expression….préservons la !

Magic Fire Music: Que pensez-vous des médias ? Ne pensez-vous pas qu’ils ne sont là que pour alimenter et maintenir la psychose ambiante dans ce genre de cas ?
Oui en quelque sorte, c’est une propagande de la liberté et de la démocratie ce qui n’est pas forcément mauvais, mais un peu trop accentuée parfois.

Magic Fire Music: Le cinéma doit avoir une grande place chez vous puisque vous vous en inspirez pour vos visuels. Quels sont les films que vous nous recommanderiez ? Des attentes au niveau des sorties ?
En ce qui concerne les films à recommander nous dirions plutôt les filmographies de Tim Burton, Lars Von Trier, David Lynch, et bien d’autres…. sinon Interstallar mais ce n’est que mon avis.
En ce qui concerne les sorties attendues, Big Eyes doit valoir le coup de se rendre dans une salle sombre… 🙂

Magic Fire Music: Quels sont vos projets à venir ?
Nous avons un nouvel EP qui devrait sortir cette année 2015, les 7 titres sont déjà composés et nous jouons déjà 4 de ces titres en Live.

Magic Fire Music: Encore merci, au plaisir de vous rencontrer lors du Rock’n Fest et je vous laisse le mot de la fin !
Au plaisir de se croiser lors d’un concert et peut être même boire un verre après le Live 😉

Luciferland

  • GroupeMandragora Scream
  • Album : Lucifer Land
  • SortieNovembre 2012
  • Label : Lunatic Asylum Records
  • Style : Dark Goth Rock
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


N’en déplaise à la terre entière, j’aime bien ce groupe et j’aime bien ce qu’ils font, j’apprécie la voix androgyne et atypique de Morgan Lacroix. Certes certains morceaux du groupe ne resteront pas dans les anales, notamment « Anubis » ici présent, mais on peut tout de même relever et féliciter la singularité de ce groupe.

Déjà 1, Mandragora Scream navigue dans les eaux troubles d’un dark goth rock à tendance électro. Les gros musclés en bon machos qu’ils sont diront de suite que ce sont les chochottes qui écoutent ça. 2, c’est une femme qui est au chant. Alors là, les super machos vont se plaindre qu’il n’y a pas assez de testostérones à leur goût… Bref se groupe à tous pour vous irriter… ou pas…

C’est bien connu en France on est jamais contents, on est difficiles… Ailleurs les chroniques que l’on peut lire sont plutôt honorables pour le groupe, car oui, le groupe mérite quand même quelques éloges. Et je commencerais avec « Lucifer’s Ballade ». Le clavier aux senteurs de clavecin est vraiment sympa et Morgane propose de belles nuances dans sa voix. Outre ce titre, le son de Mandragora Scream est un peu plus moderne et électro, le tout mêlé à quelques sonorités classiques. Du beau travail. Ce sont des titres comme «  Hekate – En Erebos Phos » qui font apprécier le groupe. Le chant quasi érotique apporte une touche sensuelle à l’écoute. Terry Horn n’est pas en reste et apporte une belle empreinte vocale notamment sur «  The Veil of Neith », un morceau vocalement puissant. Le duo avec Morgane est bon (« Lamia », « Love for Endymion »…)

Nous avons droit à un essai un peu plus pop avec « Médusa » et je dois avouer que c’est assez convaincant.

J’avoue qu’à la longue on se lasse. Point de variation musicale, le tempo reste sur la même oscillation… et 14 titres comme ça c’est un peu long. Certains instrus se trouvent aussi trop en retrait. C’est le cas de la guitare sur de nombreuses pistes de l’album. Une batterie mieux mise en avant donnerait un plus de ‘corones‘ que les gros machos pourraient apprécier.

Ne vous en déplaise, je continue à apprécier ce groupe et j’invite les amateurs de voix atypiques à découvrir ce groupe !


Tracklist :

01. The Chant of Furies
02. Hekate – En Erebos Phos
03. Persephone
04. Anubis
05. The Illusionist
06. Medusa
07. The Veil of Neith
08. Six Grains of Pomegranate
09. Night’s Master (Azhrarn & Sivesh)
10. Lamia
11. Love for Endymion
12. Lucifer’s Ballade
13. Titan – Extraterrestrial Suicide
14. Lucifer’s Lullaby

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  • GroupeJenny In Cage
  • AlbumThe Perfect Side Of Nonsense
  • SortieFévrier 2015
  • Label : Autoproduction
  • StyleRock
  • Site Web : www
  • Note : 16.5/20

 


J’avais commencé la chronique de Solid Liquid Ether à l’époque comme suit : « Il était une fois, dans la belle ville de Paris, un groupe de rock composant une musique simple, planante et pleine d’émotions … ».

Aujourd’hui, Jenny In Cage nous propose son second album, The Perfect Side Of Nonsense, et il faut le dire il vraiment pas mal, et vous l’apprécierez d’autant plus si vos goûts vont vers des groupes comme Muse, Placebo, Radiohead, Deftones ou encore Queens of the Stone Age…

Nouvel album, nouvelle formation et financement participatif ! José Castillo à la batterie, Julien R. au chant, Pascal Giudicelli pour les guitares, Thomas Conraux à la basse. Maintenant que les présentations sont faites nous allons pouvoir passer à la partie qui nous occupe ici : la musique. Ici pas d’extravagances inutiles, tout est calibré, paramétré pour donner à l’auditeur un plaisir auditif immense. C’est propre et sans fausses notes. Basse, guitares et batterie sont bien calibrées. Aucun instrument ne prend le dessus sur un autre. Un trio instrumental performant. Quand au chant je ne peux que vous dire qu’il est vraiment bon. Douceur arrive à rimer avec rage, et le rendu est bon. Quelques effets par ci par là et hop c’est en boite. Julien a un bel organe et le montre. Il a un grain de voix intéressant qui se mélange parfaitement à la musique de Jenny In Cage.

Les compositions s’enchaînent et à aucun moment ne faiblissent. Simple, souvent planant et rempli d’émotions… J’en reviens à mon intro… Des titres efficaces. On en redemande !


 

Tracklist : 

  1. City of White Houses
  2. Carpe Diem (Modern Vampires)
  3. Just a Toy Boy
  4. God(s)
  5. The Perfect Side of Me
  6. Broken Boy Untold
  7. Not Communicate 
  8. One More Day on Earth
  9. A Beautifull Wrong
  10. In the End
  11. Shade of Memories
  12. The Lonely Man of the Cotton Field (hidden track)

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  • GroupeSedona Sunrise
  • AlbumL’Eglise
  • SortieDécembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • StyleClassique Rock / pop
  • Site Web : www
  • Note : 17.5/20

Vous aimez la bonne musique ? Vous aimez le rock, la pop, le classique ? Et vous on vous mélangeait tout ? Vous obtiendriez Sedona Sunrise

Ce premier album, qui fait suite à la démo Ironic Melodies, vraiment très sympa se nomme L’Eglise ! Un petit côté mystique peut-être ?

A l’origine du projet, David Vesper au piano et au chant, et Julien Vesper à la guitare. Pour cet album ils ont su s’entourer de nombreuses personnes : Lek Sinman  pour les guitares, Marin Arondel à la basse, Laurent Hunziker au saxophone, Hyanryo Hyan Ryu au violon, Luca De Bernardi pour le chant lyrique ténor, Fé Avouglan  pour le chant lyrique soprano, Nathan Seyesser et Anne Chenet  pour la partie chœurs.

Tout ce petit monde a été réuni pour nous proposer L’Eglise, un album très réussit où des influences Pink Floydiennes rencontrent des influences plus Radiohead et des influences classiques, le tout dans une ambiance douce et décontractée. L’atmosphère qui se dégage de la musique de Sedona Sunrise est puissante et se mêle avec volupté à la délicatesse des lignées mélodiques. Tout tend à renforcer cet effet. Les lignes de piano sont tout simplement majestueuses et associées à la guitare cela donne quelque chose de détonnant comme sur le superbe morceau d’intro, « Misty Misteries ». De plus le chant est empli d’émotions et arrive totalement à nous emmener dans un univers loin, loin, d’ici… Écoutez «  Swan’s Paradise » et fermez les yeux. L’ajout de chant féminin est tout bonnement sublime. Une grande force de Sedona Sunrise est de nous proposer des passage musicaux intense comme avec le magnifique « Android Love Song ».

Même les interludes sont travaillés et offrent de nouvelles perspectives comme avec le clavecin sur « Interlude – Les Sombres ».

Je suis totalement fan de l’instrumental « Prélude N°2 (in B) – Un Automne à Florence » que je trouve vraiment délicieux.

« Venetian Bagatelle » est un peu le tout en un. Un long morceau composé de plusieurs parties aussi belles les unes que les autres, certaines très aériennes et planantes… Un peu comme « Anything At All » qui clôture l’écoute.

On a aussi droit à des morceaux plus rock dans l’âme comme avec « The Remnants », que le saxo vient agrémenter de bien belle façon ou encore avec « Where The Ocean Meets The Land » et « Last Season ». Le saxo est vraiment un très bel instrument trop peu usité dans le monde rock/métal, et Sedona Sunrise à su l’intégrer joliment à ses compos.

En bref et pour conclure, on tient ici un très bon album de pop/rock/classique/chant trop bien qui fait planer/ et tout et tout… Sedona Sunrise est à écouter au calme et les yeux fermés. Détente assurée !

 


 Tracklist :

01. Misty Mysteries
02. The Remnants
03. Swan’s Paradise
04. Android Love Song
05. Interlude – Les Sombres
06. Moon Swings
07. Where The Ocean Meets The Land
08. Prélude N°2 (in B) – Un Automne à Florence
09. Venetian Bagatelle
10. In Art Of Wine
11. Last Season
12. Anything At All

 

 

 

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  • Groupe : Spamjam
  • Album : Our Day One [EP]
  • Sortie : Janvier 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock Classieux
  • Site Web : wwwNote : 16.5/20

 Ils sont 6 ! Et oui de nos jours on trouve peu de groupes composés d’autant de membres. Il faut remonter quelques années en arrière pour trouver des formations aussi nombreuses. Et pourtant, Spamjam y arrive parfaitement. On retrouve donc, Bérangère Jullian au chant et aux claviers, Renaud Camiglieri à la basse, Jean-Jacques Pauthe à la batterie, François Jacquot à la guitare et au chant, Christian Bouchard à la guitare et Christian Vallée à la guitare et au synthé.

Les influences sont nombreuses et se situent autour de Radiohead, de Talking Head, et de tant d’autres… chacun apportant sa petite influence perso.

Et c’est en janvier que leur EP, Our Day One a vu le jour. 5 titres de rock classieux pour 26 minutes de plaisir auditif…

Rock, mais pas que. Comme dit plus haut chacun apporte sa petite influence et on le ressent dans la musique. Un peu pop, un peu jazzy, un peu bluesy… Spamjam permet au rock de rencontrer d’autres univers musicaux. Mais Spamjam ce n’est pas que ça. C’est une voix, celle de Bérangère. Une voix vivante et vibrante. Une chant vraiment doux et puissant à la fois. Une chant, une voix qui emporte et transporte… Et puis Spamjam c’est aussi une belle musicalité, des compositions qui enchantent et font rêver, de belles envolées, une rencontre des genres…

Our Day One est parait-il un début et que d’autres titres vont suivre. Je dois avouer que si ils sont de la trempe de ceux là je signe de suite pour les écouter. J’ai ici particulièrement apprécié un titre comme « Don’t Tell Me ». Tellement plein de tendresse et de chaleur tout comme le sublime « La Colmena ». Le reste navigue sur des touches plus aériennes, blues et jazz. Ce sont 5 titres plein de fraîcheur que pourront apprécier les amateurs du genre. Un groupe à suivre et à découvrir de toute urgence !!


Tracklist :

01. Our Day One
02. Mindless Search
03. Don’t Tell Me
04. Toxic Lovers
05. La Colmena

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  • Groupe : Foreign
  • Album : The Symphony Of The Wandering Jew (Part 1)
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock/Metal Opéra
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

 

Un opéra rock metal made in France et fichtrement bien fait ! Ca vous tente ? Je suis sûre qu’en ce dimanche vous avez le derrière confortablement installé sur votre canapé et qu’il ne vous manque qu’un peu de bonne musique pour passer une journée parfaite. Ne cherchez plus dans votre discographie ou sur le net, j’ai ce qu’il vous faut… enfin, j’ai… non… Foreign !! La qualité est au rendez-vous, la belle musique aussi, et je ne vous parle même pas de la floppée d’invité qui va investir votre salon.

Mais je vais trop vite dans le vif du sujet. Parlons un peu de ce projet pharaonique !! Aux commandes Ivan Jacquin (qui incarne le juif errant et qui gère tous les claviers), et ensuite c’est un liste sans fin d’invités :

Florian Pothiat (Ahasver), Stéphane Van De Capelle (Ar’Brionn), Thierry Marquez (Jesus-Christ), Chloé Albares (Nymphelis), Jeannick Valleur (Lady Jane), Cathy Bontant (Poppee), Camille Borrelly (Hephtalia), Carole Rakotovel (Medeïvel), Geoffrey Baumont (Barabbas) et Marie Desdemone Xolin (Marie-Madeleine) aux chants ; Amelie GuillotAlexandra PoinsotAurore BravoJeremy ChevauxRaphael Favereaux, Julien BravoJérôme DavidMartine BariodPatrice DuchêneChloé Albarès, Estelle JanotJeannick ValleurChristophe Cognard pour les choeurs, Thierry CharletHenri-Pierre Prudent pour la partie batterie ; Jean-Philippe Ciman, Jeremy Chevaux et Olivier Gaudet pour les basses ; aux guitares (électriques et acoustiques) Stéphane BouveretPatrice CulotOlivier GaudetClaude HJérôme Perrier ; à la harpe, Stephane Van de Capelle ; pour les flûtes, Laurence Conort ; au dulcimer, Olivier Goyet ; le violoncelle est attribué à Marion Oudin ; le violon à Mathilde Armansin et Didier Gris ; le hautbois est entre les mains de Rachel Ruaux ; tandis que l’accordéon se voit laissé à Jérôme Perrier ; et pour finir le sitar est proposé Olivier Gaudet. Ivan s’occupe quant à lui des persussions avec Djembé, derbuka, batôn de pluie, tambourin, grelots… et autres.

L’histoire ? Même si vous trouverez tout ce que vous devez savoir sur le digipack, je vais vous raconter quelques trucs. Il était une fois, il y a de cela une quinziane d’année, Yvan, amateur des livres de science fiction et d’Heroic Fantasy (comme bon nombre d’entre nous j’en suis certaine) est tombé sur l’Histoire du Juif Errant de Jean d’Ormesson. Bouleversé, c’est ainsi qu’il ressortira de sa lecture, et c’est à partir de là que l’esprit d’Yvan s’est mis en marche. De là naîtra, l’histoire de Ahasvérus, un cordonnier devenu immortel à cause d’un verre d’eau… et puis, ainsi va la vie. D’autres projets, mais toujours des livres, Eugène Sue, Alexandre Dumas, Guillaume Apollinaire… De nouveaux personnages : Marie-Magdala, Poppée femme de Néron, Medeïvel, Lady Jane, Hephtalia une sombre impératrice, une nymphe folle, un ménestrel, Jésus…

2000 ans d’histoire retracée… Ne pas s’éparpiller, être concis… Réussir a intégrer des éléments divers et variés : éléments orientaux, médiévaux, folk, metal, un peu de musique classique, de musique celtique… rester cohérent avec tout ça.

Le défi est relevé et The Symphony Of The Wandering Jew est vraiment sublime. Et ce n’est que la première partie, puisque cet opéra rock/metal sera composé de 3 pièces (vivement la suite).

Foreign nous transporte, nous fait voyager et nous emmène rencontrer diverses cultures : chinoises, celtes, hispanique, orientale… Parler de chaque titre est impossible puisque les compositions forment un tout, un ensemble indissociable. Ce serait comme vous raconter une histoire dans le désordre… On navigue, on sillone un monde fantastique sur le navire Foreign. Prenez place pour la croisière. Laisser vous ensorceler par la musicalité et la beauté de certains passages légers et vaporeux, par les voix mélodieuses, par les choeurs harmonieux et magiques.

Tout est à sa place, tout se combine avec une efficacité redoutable, que ce soit au niveau des instruments ou du chant. Même si certains ne trouveront pas de cohérence évidente entre les morceaux, on parle ici de concept album dont l’histoire en est le fil conducteur. C’est le genre de musique qui ne se raconte pas, car on ne peut pas raconter l’innacontable. Seule une écoute permet de comprendre et de vivre cet album.

Foreign avec ce The Symphony Of The Wandering Jew frappe fort. Une première partie vraiment très interessante qui saura ravir les amateurs d’opéra rock/metal. Le Cd a tourné un bon paquet de fois et a fait de nombreux kilomètres avec moi mais il ne perd pas de sa superbe et chaque écoute est un plaisir évident. Une chronique n’est pas un exercice aisé sur ce genre d’album c’est pourquoi je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille attentive et te tenter l’aventure Foreign.

Un voyage vocal à ne pas rater !!


Tracklist :

01. Ahasverus 
02. Cursed 
03. The Running
04. Eternal Enemies
05. Eternity 1 
06. Xuanzang 
07. The Quest 
08. Juan Esperandios (Lost In Different Lands)
09. Activated 
10. By The Sea 
11. Eternity 2 
12. The Worst Pain Ever Felt 
13. Medeïvel

ep

  • Groupe : The Way I Am
  • Album : Apocalypse ? No Way !
  • Sortie : Novembre 2014
  • Label : Klonosphère
  • Style : Modern Metal
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Vous n’avez pas pu passer à côté de ce groupe. Klonosphère en ont fait une belle promo notamment grâce à la superbe reprise de « Calling You » (Bagdad Café / Out of Rosenheim Cover). Superbe, oui j’ai bien dit superbe. La reprise est vraiment très agréable à écouter et Saturne offre une belle performance.

Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, The Way I Am a été formé par J-War (compositeur multi-instrumentiste) et par Saturne (chanteuse et peintre). Bravic (guitare) et KronicK (basse) vont compléter le groupe qui sortira fin 2014 leur premier EP, Apocalypse ? No Way !

Tout ça c’est bien, mais musicalement ça donne quoi ? Je ne vais pas tergiverser ni passer par 4 chemins. C’est sympa mais sans plus. Il manque encore un peu de maturité au quatuor pour arriver à captiver et à rester ancré dans les têtes. En effet, si « Underground Memories » ouvre très bien le bal avec un bon titre bien construit et agréable, on sent rapidement un petit essoufflement. Le tempo de « No Means No » est sur la même base que son prédécesseur et manque un petit peu de patate. On s’attend à des éclats on reste sur la même ligne. Faut que ça explose un peu plus, que ça crache en pleine tête. Je ferais la même remarque pour « Miss Anger » et « Shine Bright », bien que j’apprécie le petit côté jazzy de certains passage de ce dernier. Grosse déception sur « Run Faster ». Il ne faut pas que Saturne s’essaie dans ce registre. Ça ne lui va pas et le résultat est peu convaincant. Elle a une belle voix et il est dommage de tenter un registre qui ne lui convient pas, mais vraiment pas. Un petit massacre à mon avis. « Answer My Call » est assez sympa à écouter et est un peu plus explosif que les autres morceaux.

En gros, ce groupe à du potentiel, il faut qu’ils arrivent à se lâcher encore plus, mais pas en growlant. Le mix son/chant doit être revu pour enlever cette linéarité sonore. Il faut faire péter les instruments au moment où il faut. Il faut que ça crache, il faut de la puissance.

Musicalement c’est mélodieux et bien construit mais un poil plus de peps serait bienvenu.

Je les attends avec impatience avec un album ou sur scène pour voir si la rage et la puissance qu’il manque à ce Apocalypse ? No Way ! sera de mise.


Tracklist : 

01. Underground Memories
02. No Means No
03. Miss Anger
04. Shine Bright
05. Run Faster
06. Answer My Call