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Archives mensuelles : janvier 2018

  • GroupeVeil of Mist
  • Album : Disenchantment
  • Sortie2016
  • LabelAuto Production
  • Style :  Dark Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20

Il est temps de parler de ce premier album de Veil of Mist, combo français originaire de Reims et alentours.
Le groupe est fondé en 2004 et se montre plutôt discret du à beaucoup de remaniement avec seulement deux EP.
C’est en 2014 que le groupe marque son retour avec une formation plus stable et voit en 2016 arriver enfin le premier album.

Première remarque et n’étant pas le seul à l’avoir remarqué et fait remarquer, la qualité de la production. Quelle dommage ! C’est confus et la voix de Amandine n’est clairement pas mis en valeur, écrasée par les guitares et un son très lourd. Cela pose problème, car assez souvent on ne comprend pas clairement ce que chante la demoiselle. C’est bien dommage, car la voix semble bien agréable, haute, sans en faire des tonnes et capable de varier les plaisirs. Dans cette production, à contrario la basse est elle bien présente, ce qui est aujourd’hui assez rare pour être signalé.

Et sinon ? Et bien de négatif sincèrement pas grand chose de plus à signaler.
Outre les performances techniques (qui sont au rendez-vous) ce sont bien les mélodies et la qualité de compositions que l’on retiendra sur ce disque, laissant espérer pour la suite du haut niveau.
Si les influences sont nombreuses, passant du Black au Heavy Progressif, ou bien encore le Metal Alternatif, on dénote ici et là des sonorités qui n’auraient pas fait tache sur des albums de Lacuna Coil (le premier EP), Paradise Lost, Opeth, Moonspell, voir Anathema sur certaines lignes de guitare ou bien encore The Gathering époque Anneke (« Ghost of Winter »).
Oui les compositions sont vraiment excellentes et c’est indéniablement la force de ce groupe.
Car les titres passent, avec délectation en regrettant que cette production vienne gâcher la chose. « I Shall Not Die Alone » est vraiment l’un des mes coups de cœur. C’est sans nul doute, le titre le plus sombre et agressif de Disenchantment, mais c’est celui qui démontre le mieux les talents de composition des Marnais. Plus ‘Pop’ il y a aussi « Scarecrow » avec sa guitare très mélodique parsemé de riff très mélancolique. L’album navigue entre ses deux sentiments, sérénité (« Sham Existance », dont le refrain est très beau) et malaise (« Shareholder of Your Ruin »).

Vivement le prochain disque, mieux produit, il est évident que Veil of Mist réussira à percer.
Le groupe qui a sus se faire un nom et de l’expérience en Europe grâce à quelques festivals et mérite amplement une reconnaissance dans son propre pays.


Tracklist:
01. Fané
02. Scarecrow
03. La Cohorte des Esseulés
04. Sham Existence
05. Weight Of Regrets
06. Heiress To Melancholia
07. Ghosts Of Winter
08. Pretium Doloris
09. Death In Your Eyes
10. Shareholder Of Your Ruin
11. I Shall Not Die Alone

  • GroupeSteven Wilson
  • Album :  To The Bone
  • Sortie2017
  • LabelSW Records
  • Style :  Pop
  • Site Web : www
  • Note : 17.5/20

Steven Wilson, l’une des personnalités les plus convoitées du monde du Metal et du Rock revient parmi nous avec un nouvel album solo. Le précédent Hand. Cannot. Erase est paru en 2015. Très occupé avec ses nombreux groupes et projets, Steven Wilson trouve de même le temps de travailler sur un nouveau disque solo. La surcharge de travail ne semble pas lui faire peur et c’est mieux ainsi, car la qualité est toujours au rendez-vous.
Lorsque l’on parle d’album solo avec Steven Wilson, ce n’est pas vraiment le cas, puisqu’une multitude de musicien l’accompagne. En effet, pour To the Bone, Steven Wilson s’est entouré de 17 musiciens et voix ainsi que du London Session Orchestra. Tout ce petit monde étant réparti sur les 11 compositions de cet album.

Pour ceux qui ne connaissent pas Steven Wilson en solo, sachez que cela ne ressemble à aucun autre groupe dans lequel on peut le retrouver. Ça musique est moins progressive que dans Porcupine Tree, moins electro et plus Pop que dans No Man ou Blackfield et n’a à fortiori rien à voir avec Storm Corrosion son projet en compagnie de Mikael Åkerfeldt, de Opeth.

Non, Steven Wilson présente ici un véritable disque de Pop. Un véritable chef d’oeuvre musical. Personnellement et vous le savez plus ou moins tous, je ne suis pas fervent de Pop et je préfère écouter du Jazz ou du Blues, mis à part une poignées de formations telles de Stereophonics par exemple.

To the Bone est donc un petit bijou de mélodie. Ça s’écoute sans fin. La présence de voix féminine sur trois titres apportent un plus non négligeable.
C’est doux, mélodique. Les influences… franchement on s’en fout, d’ailleurs je n’en ai pas trouver où du moins mes connaissances en Pop ne me permette pas de les trouver. Je pense forcement plus à No-Man ou Blackfield, mais c’est plus dû au son ou aux guitares. Quelques fois je pense aussi à NoSound lors des phases planantes (« Refuge »).
Après plusieurs écoutes, c’est « Pariah » qui m’a le plus marqué. Chaque écoute me fait dresser les poils sur tout le corps.
Par moment on flirte avec le Rock, comme sur « People Who Eat Darkness ». Steven nous propose aussi un peu de Brit Pop comme sur « Permanating » plaisant mélange entre Stereophonics et Franz Ferdinand, histoire de varier un peu les plaisirs .

 

Une belle réussite donc, avec comme d’habitude chez Steven Wilson, une production magistrale.
A écouter sans fin.


Tracklist:

01. To The Bone
02. Nowhere Now
03. Pariah
04. The Same Asylum As Before
05. Refuge
06. Permanating
07. Blank Tapes
08. People Who Eat Darkness
09. Song Of I
10. Detonation
11. Song Of Unborn

  • GroupeThreshold
  • Album :  Legends of the Shires
  • Sortie2017
  • Label : Napalm
  • Style :  Metal Progressif
  • Site Web : http://www.thresh.net
  • Note : 18.5/20

Jusqu’au décès de Andrew «Mac» McDermott, j’étais un grand amateur de Threshold. Presque un passionné ; J’étais du genre à acheter leurs live album ou albums d’inédits sur le site officiel, dont le superbe coffret Paradox.
Le retour de Damian Wilson -pour remplacer Mac-, que j’adore pourtant m’a un peu refroidi. Je n’avais pas trop accroché à March of Progress, et j’ai, du fait, complètement fait abstraction de son successeur For the Journey. C’est sous l’impulsion de Angel que j’ai jeter une oreille sur Legends of the Shires. Pourtant avec beaucoup d’appréhension puisque l’un des albums que j’aime le moins des Anglais n’est ni plus ni moins que Psychedelicatessen avec  au micro Glynn Morgan. Et le problème est là, puisque la paire Karl Groom / Richard West a décidé de faire revenir ce vieux compagnon aux affaires.

Et finalement ce nouvel album de Threshold est juste une véritable claque !!!
Je ne saurai vous dire où se situe ce disque dans la discographie des Anglais dans mon cœur, mais sachez qu’il est haut placé. Legends of the Shires est un putain de condensé de la carrière de Threshold.
La maîtrise du sujet  n’est plus à démontrer, depuis 1993 la formation britannique n’a plus rien à prouver. Ici, concrètement il n’y a rien à jeter et sur les 2 disques que contient cet album. Threshold se plait à sortir de gros riffs et d’excellentes mélodies. C’est souvent Heavy comme à l’époque de Clone ou de Critical Mass et c’est aussi très progressif et mélodique comme à l’époque de Extinct Instinct ou Psychedelicatessen. 
Vocalement je suis vraiment bluffé par la performance de Glynn Morgan. L’homme assure autant sur les titres puissants (« Small Dark Lines » / « Snowblind ») que sur les titres plus doux (« State of Independance »). J’avais justement beaucoup de peur concernant son timbre si particulier sur la musique de Threshold, le Threshold des années 2000-2010 évidemment. Le Threshold plus rentre dedans qu’à l’époque où Glynn Morgan tenait le micro.
Coté musique, c’est toujours le pied total. Le groupe assure toujours autant. C’est technique et c’est agréable à l’oreille. Ça ne surjoue pas et surtout ce n’est jamais ennuyeux. Et c’est la force incontesté et incontestable de Threshold surtout lorsque Mac a rejoint la formation (je pense notamment à Falling Away issu de Critical Mass).

Legends of the Shires est ni plus ni moins que l’un des albums majeurs de 2017 en matière de Metal Progressif. Et je suis par la même occasion, très heureux de réécouter Threshold.

 


Tracklist :

CD1 :
01. The Shire (Part 1)
02. Small Dark Lines
03. The Man Who Saw Through Time
04. Trust the Process
05. Stars and Satellites
06. On the Edge

CD2:
01. The Shire (Part 2)
02. Snowblind
03. Subliminal Freeways
04. State of Independence
05. Superior Machine
06. The Shire (Part 3)
07. Lost in Translation
08. Swallowed

  • GroupeBurtul
  • Album : Bottom Astral
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Brutal Death Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

Et revoici Satanath Records qui nous envoie un groupe bien gras de leur chère Russie : Burtul.

Ambiance brutale et bien trempée, c’est avec cet album sorti en 2014 baptisé « Bottom Astral » que la distribution de claques en provenance de l’Est se fera.

Aucun chichi, de la brutalité à l’état pur : celle qui tâche et qui dégouline encore après impact.

Son bien underground avec tout ce charme de l’Est, des blasts qui tabassent, du son de grattes ultra béton et une voix gutturale des abysses.

Prenons pour exemple dans un premier temps ce morceau au titre évocateur « The Brutal » démarrant avec lourdeur puis des breaks assez barrés, un peu dans un trip à la Pungent Stench, avant de dérouler une formule qui hume bon l’old school : un départ down tempo ouvrant sur beaucoup plus d ‘énergie et du blast à n’en plus pouvoir.

« Blasphemer » fait également bien plaisir à l’écoute avec cette basse en avant qui impose encore plus de burnes à cette formule déjà bien grasse. Les grattes sont tranchantes et l’on appréciera également les variations de passages énergiques et ceux plus groovy.

Dans la catégorie ‘sans répit’, je demande « Rape » et cette ambiance qui ne sera pas sans déplaire aux fans de Cannibal Corpse. Le batteur s’en donne à cœur joie sur la double et les blasts dès le départ puis alterne avec des coupures digne d’un puissant Panzer.

L’énergie explose dans ce titre et éclabousse à coup de napalm. Le genre de titres qui doit imposer plusieurs séjours à l’hosto pour ceux qui osent pogoter sur ces douces mélopées.

Brutal, le death metal proposé par ces russes sent bon l’Est. C’est du lourd, du bien corsé et les adorateurs de la scène accrocheront pour sûr, les autres, eux, resteront sur le carreau avec tout au moins quelques contusions.


Tracklist :

  1. Hospes

  2. Death’s Agony

  3. Rape

  4. The Brutal

  5. Burbah

  6. Ahnenerbe

  7. PZ Panzer

  8. Luftwaffe

  9. Osvenism

  10. Blackster Get Up At War

  11. Blasphemer

  12. Battle In Heaven

  13. Bottom Astral