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  • Groupe Putridity Pleasure Party
  • Album : Godless
  • Sortie 2017
  • Label : Autoproduction
  • Style : Slam/Brutal Death
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

Petit crochet vers le Calaisis avec aujourd’hui un one man band aussi gras que dégoulinant pour tous les amateurs de brutal death/slam : Putridity Pleasure Party.

Derrière ce projet, Andy Berrier propose déjà avec « Godless » son second opus puissant et lourd.

Déjà fort d’une première galette nauséabonde, revoici huit nouveaux actes de torture tant emprunts de groove que de blasts puis des vocaux gras à souhait.

Véritable caterpillar massif sur « Nauseating Human Putrefaction », l’auditeur se plaît à voguer sur cette rivière de slime puante guidé par des riffs saccadés et incisifs tels les scalpels de tout chirurgien sadique qui se respecte.

Les vocaux sont graveleux, et les textes sont les fruits d’une poésie datant de l’ère necro-romatique.

Le temps n’est pas à l’apaisement sur « New Obsession Conception » et ses variations efficaces. Les rythmiques déroulent impitoyablement, alternées par du groove plus ‘abordable’. Un break pachydermique poursuit son assommante quête avec succès et cette lignée éléphantesque vient d’ailleurs même clore ce titre.

Riche en variation, l’album sait proposer « Workship Lucifer » nettement moins slam et plus axé sur un brutal death plus mélodique. Une touche orientale dans le morceau ravira les adorateurs de formations telles que Nile ou encore les canadiens de Necronomicon.

Des breaks saccadés et hystériques viennent participer à la brutalisation d’un auditeur déjà bien mal en point.

Mention spéciale donc pour ce morceau qui s’avère être le plus accrocheur et à l’approche différente.

« I Satan » se pose également comme une autre facette de P.P.P.

De bons changements encore au niveau des breaks puis une approche plus black metal opère ici. De bonnes mélodies malsaines et infernales imposent cet aspect efficace et prometteur.

« Voices » renferme également cette aura inquiétante et maladive, au rythme sombre et lourd. Riffs poisseux, l’ensemble de l’atmosphère ambiante semble vous attirer vers des profondeurs embrumées .

Les pratiquants d’ headbang s’y donneront à cœur joie sur « Godless » ou encore « Serial Corpse Fucker » où fusionnent passages brutaux et d’autres slam as fuck comme disent les djeunz. Tartine de bitume à foison pour les gourmands.

L’impitoyable aventure touche à son apogée sur « Bitches Disfigurement » toujours avec, vous l’aurez deviné, une poésie distinguée. Du gras qui tâche et hume bon les entrailles pourrissantes avec une puissante alliance vocale. Le titre démonte et vous laissera une blessure béante et purulente.

Second effort du gaillard et c’est encore une fois prometteur.

Plus varié que son prédécesseur, « Godless » laisse encore présager du très bon pour l’avenir. D’ailleurs le troisième opus est sorti récemment et je ne saurais que conseiller à tous les amateurs d’art gras de ce jeter d’urgence sur ce qui est jusque maintenant cette trilogie horrifique.


Tracklist :

  1. Serial Corpse Fucker

  2. Nauseating Human Putrefaction

  3. Godless

  4. Bitches Disfigurement (feat Kev Helle)

  5. Workship Lucifer

  6. I, Satan

  7. New Conception Obsession

  8. Voices