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Archives mensuelles : juin 2017

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  • Groupe : Hitwood
  • EP : As a Season Bloom
  • Sortie : 2017
  • Origine: Italie
  • Label : Auto-production
  • Style : Melodic Death Metal/ Post-Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

Hitwood est un projet solo de l’italien Antonio Boccellari crée en 2007, qui a pour but de créer une sonorité unique par le mélange de sonorités Death Metal Mélodique à des sonorités Post-Metal. Dans cet EP gratuit de 23 minutes qu’est « As a Season Bloom« , le musicien se donne pour défi d’exprimer, en 4 musiques distinctives, ses émotions sur chaque saison de l’année, et cela en proposant une musique moins tournée Metal qu’à l’accoutumée.
Cette chronique ne s’attardera pas sur l’aspect technique mais plus sur l’interprétation des sentiments, de ce que peuvent transmettre les instruments d’Antonio: Cet EP ne se veut pas une force technique, ni même une prouesse musicale, mais c’est un projet d’abord poétique, personnel, et je vais donc suivre l’artiste là ou il veut nous mener.

L’EP commence donc comme l’année, sur le Printemps avec « The Spring Glare When Green Shine The Brightest« , morceau de presque 7 minutes avec pas mal de sonorité Post-Rock, traduisant un sentiment de bonheur simple, une complaisance dans une nature renaissante et verdoyante. La fin, plus énergique grâce à un rythme de guitare, renforce l’idée d’une mémoire figée dans le temps, lié à cette saison: Un petit sentiment de mélancolie ou de nostalgie peut se sentir lors de ce passage. C’est une musique plutôt joyeuse, jonchée de nostalgie par-moment: L’idée d’un Printemps comme un renouveau, mais qui pourtant regarde derrière lui afin de pouvoir continuer le prolongement de la vie.

Vient ensuite l’Été pendant 4min30 avec « Memories From a Gentle Summer Evening« . Ce morceau possède plus de sonorité Folk, et qui comparé à l’ancien titre qui était principalement en guitare électrique, et un morceau à la guitare accoustique la majeure partie du temps, soutenu par un violon nostalgique. Le titre aiguille bien les sentiments mis en avant dans le titre: Des émotions de l’ordre de la Mémoire, du souvenir. La lenteur du morceau et les instruments amplifient parfaitement cet aspect mélancolique. La fin du morceau voit la guitare électrique sortir du silence et se lier tout à la fin du morceau par des percussions plus lourdes, mettant ainsi terme à la « remémorisation » du souvenir.

Les temps obscurs arrivent, et c’est à l’Automne de tomber dans nos oreilles pendant 4min40 avec « Catch the Autumn Scent« , un morceau plus Death Melodic (ndr: un genre qui s’apprête bien à l’Automne au final). Un morceau plutôt lent et une batterie plus présente. Le morceau inspire un Automne venteux et pluvieux, plus sombre que les deux saison précédents (Cpt.Obvious) mais c’est un son plutôt combattif, qui transmet des émotions moins nostalgiques que les deux précédents.

Arrive la fin de l’année et donc l’Hiver pendant 6mins25 avec « Awake by a Winter Blast« , un titre qui démarre directement par une musique rapide avec une batterie frénétique, totalement connotée Black Metal. Le son est froid, la guitare électrique est plus rapide et les riffs sont plus courts, qu’on peut aisément comparé à la faible longueur des journées hivernales. Les sentiments sont au final assez sombres, le morceau est même froid, difficile d’y déceler quelque chose hormis une impression de ténèbre constant…

Au final, cet EP d’Hitwood est ce qu’on appelle une oeuvre atypique: La force de la musique ne se traduit pas dans la technicité mais dans la transmission d’émotion et par la manière dont l’artiste y parvient. Après avoir chroniqué pas mal de bon groupe qui possédait une âme ou une touche particulière, je dois dire que cet EP m’a très agréablement surpris et a réveiller en moi un intérêt pour ce projet qu’est Hitwood. La note est subjective, mais je ne vois nul moyen d’être objectif avec cette oeuvre tant le but n’est pas de toucher les oreilles, de faire bouger la tête ou les pieds mais bel et bien l’imagination, la mémoire et le coeur. La meilleure idée qu’on peut se faire de cet EP au final, c’est de l’écouter soi-même et de s’en faire un propre avis; mais pour ma part, le pari est entièrement réussi


Tracklist:

          1. A Spring Glare When Green Shine the Brightest
          2. Memories From a Gentle Summer Evening
          3. Catch the Autumn Scent
          4. Awake by a Winter Blast

 

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  • Groupe : Faderhead
  • Album : FH1
  • Sortie : 2006
  • Origine: Allemagne
  • Label : Accession Records
  • Style : EBM / Futurepop / Synthpop
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Faderhead est le nom de scène de Sami Mark Yahya, producteur de musique EBM allemand. Après avoir sorti son premier morceau « The Protagonist » dans la compilation « Advanced Electronic Vol.3« , il obtient un contrat avec Accession Records pour sortir son premier album « FH1« , le commencement de sa carrière. Aujourd’hui reconnu dans la scène Electro allemande, adulé et détesté à la fois par la « scène gothique » (Faderhead tourne assez souvent au festival M’Era Luna et au Wave-Gotik-Treffen) et suite à son dernier single « Know Your Darkness« , faisons une petite rétrospection de « FH1« , son premier succès !

Album de 9 morceaux (mais de 11 en réalité, avec « Burning/Dancing » et « Disappear » caché à la fin), d’une quarantaine de minute (54min avec les morceaux cachés), il commence de suite avec le morceau qui est à l’origine de cet album « The Protagonist« : Gros égotrip dançant et entrainant partant dans un délire plutôt hollywoodien. Suivi par la suite par « The Beat Has Started« , un morceau plutôt léger, aux lyrics simplètes, qui explique bien à elle seule pourquoi Faderhead est contesté dans la « scène gothique »: Une image légère, assez proche du « Clubber-kéké » qu’on connait tous, trop éloigné de l’image « dark » et sombre que veulent se donner certains membres de la communauté gothique.

L’album est un beau mélange d’EBM et de Futurepop, on y retrouve des lyrics pas ultra profonde ou déprimante, des beats intéressants comme dans « O/H Scavenger » ou « Melt Into Your Eyes« , des morceaux plutôt léger avec « Vanish » et « Disappear » ou groovy comme « Naughty H » et même une touche d’exotisme avec « Mattaku« , le featuring avec Myoonji Sadamune qui donne sa voix et son japonais de Yakuza à des beats pachidermes. Mais l’album porte aussi ses quelque morceaux douteux et peu intéressant tel « Hey Girl » ou « The Line« , qui semble un peu anedoctique tant ils sont durs à qualifier mais qu’on pourrait ranger à titre de rapidité dans la case « Pas terrible ».

La force de FH1 est vraisemblablement dans sa légéreté: La plupart des sons ne sont pas prises de tête, ne cherche pas à suivre une image prédominante et possède clairement une patte qu’on ne trouve pas ailleurs. Les morceaux s’enchainent facilement, sont entêtants et font hôcher la tête au rythme des beats et du groove. Cet album est quitte-ou-double: Soit on apprécie, soit on le déteste; Mais c’est clairement accessible pour ceux et celles qui veulent écouter de la musique électronique sans prise de tête, sans soucis d’image ou de recherche d’une complexité musicale à la Tool. Personnellement, un petit coup de coeur que j’écoute régulièrement quand je dois bouger, lunette de soleil et crête en l’air…


Tracklist:

      1. The Protagonist
      2. The Beat Has Started
      3. Naughty H
      4. The Line
      5. O/H Scavenger
      6. Mattaku (feat.Myoonji Sadamune)
      7. Vanish
      8. Melt Into Your Eyes
      9. Hey Girl
      10. Burning / Dancing (+ Disappear)
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  • Groupe : Trepid Elucidation
  • Album : Upcoming Reality
  • Sortie : 2017
  • Origine: Portugal
  • Label : Mosher Records
  • Style : Technical Death Metal
  • Site Web : www
  • Site Label: www
  • Note : 11/20

Trepid Elucidation est un groupe de Death Metal Technique crée en 2012 à Lisbonne par le batteur Francisco Marques, rejoint par le guitariste João Jacinto, le bassiste Renato Laia et du vocaliste Diogo Santana (qui est aussi avec le groupe Analepsy). Après avoir joué dans les fest’ portugais les plus underground, ils sortent leur premier album « Upcoming Reality » sous le label Mosher Records. Composé de 6 morceaux pour une durée totale de 37 minutes (ce qui fait pas moins de 5 minutes par morceau), le groupe pioche ses inspirations parmi Death, Obscura, Decrepit Birth entre autre.

« Mais alors, que donne ce scud ? Vaut-il le coups d’oreille au vue des références qu’il met en avant ? »

Et bien, ma réponse face à « Upcoming Reality » n’est que mitigé: Trepid Elucidation nous démontre clairement qu’ils maitrisent la rythmique, que les musiciens se gavent (mention spécial au guitariste qui nous offre de sacré solo comme à la fin de « Unquestionable Death » ), qu’ils savent nous faire des moments très lourd comme dans le titre éponyme « Upcoming Reality » ou « Diminished Into a Spacetime Interval«  ; Cependant, au vue de la durée des titres et sur une écoute entière de l’album, on a vite un sentiment de déjà-entendu, de lassitude: Le groupe n’innove en rien le genre et n’apporte pas quelque chose de très notable, rien qui ne puisse dire que ce qu’il se passe à l’oreille est du TE. Le défaut contemporain de l’art: Le beau, la maitrise, mais le manque d’âme. Après, écouté petit à petit, un morceau glissé joyeusement dans une playlist avec d’autre saveur ça fait sûrement plaisir et ôte ce défaut de lassitude, mais voilà, difficile de passer l’album en boucle dans une voiture par exemple.

TE n’est pas un mauvais groupe: Les morceaux sont bourré de sonorités maitrisés, les musiciens sont talentueux (quoi que, le chant peut poser problème tant il est monotone) sauf qu’il y a un cruel manque d’âme et d’innovation qui peuvent très vite lasser l’auditeur sur cet album. Considérant bien qu’il ne s’agit que du début du groupe, on peut s’attendre par la suite à quelque chose de moins creux, quelque chose qui affinera cette patte TE qui manque tellement à leurs morceaux !


Tracklist:

      1. Unquestionable Death
      2. Upcoming Reality
      3. Beyond Compassion
      4. Diminished Into a Spacetime Interval
      5. Paradigm
      6. Corpse that Breeds
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  • Groupe : Chugger
  • Single : Grinder
  • Sortie : 2017
  • Label : Rambo Music/ GAIN Entertainment Music/ Sony Music
  • Style : Groove/ Death Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13/20
     

 

Groupe crée en 2012 à Gothenburg en Suède, Chugger est un groupe dont la particularité est d’allier leur Death Metal local au Groove des groupes de Rock Sud-Américain, proposant ainsi une musique particulière, comme une sorte de fusion parfaite entre Lamb of God et ZZ Top. En 2017 ils sortent leur nouveau single « Grinder« , accompagné par l’ocassion d’un clip se rapprochant très grandement à « l’histoire » et à l’esthétique du Hillbilly Horror façon Texas Chainsaw Massacre ou encore 2000 Maniacs. L’inspiration sudiste est donc omniprésentRentrons donc directement dans le vif du sujet: Que donne donc ce single de 5min11 ?

 

 

Ne connaissant pas le groupe auparavant (Mea Culpa), je dois dire que la recette du mélange Death-Groove surprend et suffit à attiser la curiosité: Le mélange est parfaitement dosé et donne véritablement un aspect singulier au titre. L’atmosphère lugubre du morceau est bien transmis par les guitares de Robert Bjämyr et Robin Lagerborg ,qui surprend par l’ingéniosité de leurs jeux, la lourde batterie d’Eric Skjuttorp pleine de puissance et les lyrics horrifique chanté gutturalement par David Dahl. Le refrain est diantre efficace avec son riff entêtant et ses « Grinder! » balancé au bon moment et appuyé par une lourde caisse sur les deux syllabes.

 

Ce single fut une bonne surprise pour ma part: Chugger est une perle d’originalité qui étonne par la force de son mélange et par l’ingéniosité de leurs sons, ils tiennent véritablement quelque chose que l’on pourrait affirmer de « frais » tout en prenant du vieux. De plus, le clip est quelque chose de vraiment sympathique à regarder; Peut-être pas aussi immersif qu’un bon vieux clip de Necrophagia qui reste, à mon humble avis, le must en terme de clip horrifique, mais pour du Hillbilly de 2017 on a quelque chose de tout à fait prometteur !

 


Tracklist :

1. Grinder