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Bonjour Steve ! Comment vas-tu ?

Steve : Je vais très bien ! Je suis très content d’être là aujourd’hui.

Le dernier album de Marillion est un chef d’oeuvre, je l’ai trouvé magnifique. Combien de temps le groupe a mis pour le réaliser ?

Steve : Au total on a du travaillé sur cet album pendant neuf mois je pense. Ca faisait plus longtemps que ça entre cet album et le précédent mais avec les tournées et tout ça, on a travaillé dessus seulement quelques mois.

Qui a écrit les paroles ?

Steve : C’est Steve qui a écrit les paroles pour cet album. Auparavant ce n’était pas seulement lui, mais pour cet album tout est de lui.

L’illustration de l’album semble très classique en comparaison avec celles des précédents. Est-ce que le groupe voulait faire quelque chose de différent ?

Steve : Oui, en fait on a plusieurs manières de travailler. Et tout dépend du type de chanson qu’il y a, si c’est plutôt comme des cinématiques ou très épisodique. Et dans cet album par exemple il y a de très longs morceaux comme « El Dorado », « The Leavers », qui est le morceau le plus long de l’album d’ailleurs, et « The New Kings ». Je pense qu’on voulait vraiment se concentrer sur le contenu des morceaux, plutôt que sur la complexité de l’illustration.

Je trouve drôle que le titre ne soit pas du tout joyeux et optimiste, alors que l’album est très doux et beau. Je ne pense pas être la seule qui s’attendait à entendre quelque chose de beaucoup plus sombre ! Et j’ai été également très surprise par rapport au titre et au fait qu’il y ait un juron dedans …

Steve : C’est vrai que le titre est très négatif en comparaison avec le reste. Je trouvais ça bien qu’il exprime ces sentiments de tristesse et de malheur, plutôt que forcément l’atmosphère des morceaux. Et pour le choix du titre, au début nous n’étions pas tous d’accord. Peter n’aimait pas trop qu’il y ait une insulte dedans par exemple. Mais nous l’avons finalement choisi car avec le contexte de l’album et des paroles, cela ne posait aucun problème, c’était lié.

Et pourquoi l’avoir crée sous forme d’acronyme ?

Steve : C’était aussi pour souligner un thème très présent dans l’album, qui est la peur. F.E.A.R n’est pas seulement « Fuck Everyone And Run », c’est aussi un thème très vaste que nous avons exploité dans notre travail. Sans parler du morceau « Living In Fear » qui est plus que représentatif de ce que je suis en train de dire, puisqu’il parle de surmonter une / des peur(s).

Peut-on dire que F.E.A.R est un concept album ?

Steve : Pas vraiment, je ne dirai pas que c’est un concept album.

L’album se compose de deux séries de cinq morceaux et une série de quatre morceaux, peut-on dire que c’est une histoire avec ses chapitres ?

Steve : Oui tout à fait ! C’est tout à fait ça. Cet album a une approche cinématique. Il y aussi le fait que lorsque tu fais un disque en Amérique, tu es payé en fonction du nombre de morceaux présents sur l’album. Tous les musiciens ont ce souci et c’est pour cette raison que tout est divisé, très souvent. Et de toute façon, on a toujours aimé faire des sections comme ça.

Pour moi, l’album est basé sur le concept de l’évolution : on a l’El Dorado, les « Leavers » et ensuite les « New Kings », donc, une nouveauté. Tout semble être en mouvement constamment, tout semble évoluer et progresser. Peux-tu m’en dire plus ?

Steve : Tout à fait. Pour ce qui est de « The Leavers », cela représente le fait d’être un musicien, le fait que la vie est une succession de choses sans fin. Voyager partout, aller de salles en salles, rouler de nuit à travers les pays. Dans un sens, tu perds un peu tes repères, à force de faire ça tout le temps. Ca montre aussi le fait que nous les musiciens serions incapables de travailler dans un bureau entre quatre murs, car ce qu’on vit est une forme de liberté, nous sommes en mouvement constamment. Dans un sens, nous vivons dans deux mondes. Parfois sur la route, notre famille nous manque, mais une fois qu’on rentre à la maison, après un certain moment, voyager, faire des concerts, être sur la route manque également, ce sont deux choses vitales.

Qu’est-ce que le groupe a cherché à accomplir avec cet album ?

Steve : Nous cherchons à dominer le monde !!! (rires). Nous voulons simplement faire du mieux que nous pouvons. C’est notre dix-huitième album studio, et nous voulons vraiment faire au mieux afin que ça reste en mémoire à la fin de notre carrière. Je ne dis pas que cet album est mieux que les autres ou quoi que ce soit, nous essayons simplement de nous surpasser à chaque fois.

Penses-tu que cet album est le plus abouti ?

Steve : Oui, je pense que dans un sens c’est l’album le plus complet que nous ayons fait. Il est très important dans notre carrière.

Y-a-t-il des invités sur cet album ?

Steve : Non, pas vraiment. Nous avons des musiciens professionnels en ce qui concerne les instruments à cordes par exemple, mais pas de guests « connus », si je puis dire. Ces musiciens sont très importants dans l’album car ils amènent un souffle nouveau à la musique, ils apportent leur petite signature.

Passons à quelque chose d’un peu plus personnel maintenant. Mon père a vu Marillion dans les années 80 en live, et aujourd’hui sa fille fait l’interview du groupe. Quel effet ça te fait de voir que le groupe réuni encore et toujours plusieurs générations ?

Steve : C’est fantastique ! C’est génial ! Bon ça me fait prendre un petit coup de vieux mais bon (rires). Non non je plaisante. J’essaye toujours de faire de mon mieux pour ne pas me sentir vieux car c’est ce qui fait le charme de ce métier aussi, le fait de ne pas avoir besoin de grandir. Et de voir les enfants des fans attirés par notre musique montre qu’on est toujours là et qu’on fait encore de la bonne musique !

Quels sont les prochains objectifs du groupe ?

Steve : Accomplir cette prochaine tournée comme il se doit ! Elle commencera d’abord avec des shows aux Etats-Unis et au Canada, et ensuite nous serons en Europe. Et nous jouerons trois dates en France, dont une à l’Elysée Montmartre. Ca va être génial, Paris est une de mes villes préférées. Chaque concert ici est magique.